Récitscruels

Histoires sadiques de l'antiquité aux voyages dans l'espace. ATTENTION : textes extrêmes

30 mars 2007

La jeune fille et la mort

Bien sûr, je revisite le film du même titre, sur la base d'une forme de vision qui m'a traversé l'esprit en montant me coucher un soir. Je me suis installé devant l'ordinateur, peut-être la main guidée par un fantôme, en tous cas, 4 heures après et quasi sans ratures, j'avais littéralement "accouché" de ce texte -toujours le fantasme de l'étudiante gauchiste entre les mains d'une quelconque junte. C'est le visage de Jessica Alba que je vois en permanence en relisant ce texte.

 La jeune fille et la mort

 

Je m’appelle Jessica Marie Rosenkrantz. Demain, je serai morte.

 

Non, si, non, oui, peut-être ; je ne sais plus, j’espère, je crois.

J’ai peur, mais je ne veux plus souffrir.

J’ai peur, mais je me dégoûte.

J’ai parlé, et je dois me taire pour toujours.

 

La lune m’éblouit, moi dont les yeux sont clos toute la journée sous le capuchon infect que mon bourreau fait déposer tous les matins sur ma tête par les gardes de l’école militaire.

 

Je cherche les cratères, Roberto m’a dit qu’en plissant les yeux, au bout d’un moment, ils apparaissaient.

 

Je ne vois rien, rien que le visage de mon bourreau. Ce n’est jamais le même, je ne l’ai jamais vu.

 

C’est une voix grave. Quand il s’est approché la première fois, il venait d’insulter les gardes, et il m’a dit d’une voix enrouée “ bonjour, Jessica ”.

 

Le timbre était chaud, distingué. J’ai cru entendre un ami. Il venait me délivrer.

 

Il s’est penché sur moi, parce que j’ai senti sur mon épaule son souffle léger alors qu’il venait d’exhaler une bouffée de cigarette. C’était du tabac blond. Je le sais, parce que Roberto préfère le cigarillo, et ça me suffoque toujours un peu.

 

Il m’a dit “ tu sais que tu es une étudiante très brillante, Jessica ”. J’ai répondu en tremblant “ je n’ai rien à vous dire ”. 

 

Il m’a tiré doucement les cheveux en arrière.

 

“ Mais arrêtez, vous me faites mal ”

 

Il a continué. Ma nuque s’écrase sur le rebord de la chaise. Je résiste avec mes épaules. Je tire sur les liens qui déchirent ma peau. Je suis nue.

 

Il rit. Il m’a relâché. Il sort. J’ai toujours l’impression que mes cheveux brûlent depuis les racines.

 

Je ne dois pas parler, pas parler, pas parler, pas parler.

 

Ce matin, c’est lui qui est rentré. Je le sais. Il ne fait jamais de bruit, pour me surprendre, il n’a pas de bottes, lui, mais je sais toujours quand il est là. 

 

J’ai froid. Mes pointes de sein sont très dures. Je sais qu’il prend le temps de me regarder.

 

Ils ont attaché mes jambes aux barreaux de la chaise. Je sais que ses yeux sont posés sur mon clitoris.

 

J’ai soif. Je ne peux plus racler ma gorge pour interrompre cette attente. Il se lève, il a déplacé un peu d’air. Je pense qu’il est gros.

 

Je devine qu’il vient à ma droite. Il tourne avec souplesse dans mon dos maintenant, comme un chat.

 

J’ai peur, mais je ne dois pas parler, pas parler, pas parler.

 

J’ai peur et je ne veux pas qu’il remette les électrodes sur mes seins. AHHHHH.

 

“ Jessica, Jessica ” “ tu as mal ? ”.

 

Quelque chose est enfoncé dans mon sein. “ OUIIIII, j’ai mal, espèce de salaud. Non monsieur, excusez-moi, je vous en prie, enlevez ça, s’iiiil vouuus plait ”.

 

“ ça, c’est une épingle, disons assez grosse ”. Il a grasseyé “ assez grosse ” Je le hais “ Ce n’est pas bien méchant, je te rassure ”.

 

Mon sang est en train de couler sur mon ventre. Je le vois. Je l’imagine. Non, je le vois à la lisière du capuchon, la traînée est d’un rouge très sombre qui se détache sur ma peau mate.

 

Elle rentre dans mon nombril. Elle continue de descendre. Elle se répand sur la bouteille cassée qui sort de mon vagin. Elle se mélange avec mes règles.

 

J’ai peur, j’ai peur, je ne dois pas parler, pas parler.

 

Mon sein me fait très mal, maintenant, je pense qu’il a enfoncé un tournevis. Il est très gros, son poids tire mon sein. Je sais qu’il est déformé. Maman, Maman, je veux pouvoir donner le sein, je veux…

 

J’ai peur. Je transpire. Je sens mauvais. Comment peut-il me lécher ?

 

“ Voilà, j’ai guéri la pauvre petite Jessica. ” Il s’est redressé. C’est comme si je l’entendais sourire de son bon mot.

 

Je n’ai plus de forces. Je ne sais plus si c’est bien lui qui a fixé les électrodes sur mes mamelons en les pinçant longuement avec ses ongles.

 

Il a gloussé jusqu’à ce que je hurle, il a ri tant que je hurlais, le cœur fou, les jambes étirées pour me décoller de la chaise, les muscles convulsés.

 

J’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, je ne dois pas parler.

 

Papa se penche sur moi, il me soulève légèrement la tête, il m’emb…

 

AAAAHHH

 

Il a pris le tournevis, il l’a tourné, il le tient toujours.

 

“ Jessica, dis-moi, j’ai juste une petite question à te poser. Mais tu la connais déjà, je crois ”.

 

“ Monsieur, croyez-moi. C’est vrai. Ils ne me l’ont pas dit. Je vous juuuure ”.

 

Ma voix s’est brisée. Je m’affaiblis. Non, cette fois, ce n’était pas lui. Qui c’est lui ?

 

Je ne sais plus, j’ai peur. Je reconnais leurs odeurs. Ils sont deux, j’en suis sûre. Pourquoi ont-ils la même voix ?

 

Je veux partir. J’ai mal. Il caresse mon épaule. Ses doigts se referment autour de mon cou…Il va m’étrangler. Non, non, il veut te faire peur, tu n’as pas parlé, tu ne dois pas parler.

 

“ Jessica, il est temps de nous confier ton petit secret maintenant ”.

 

Son souffle est oppressé, je sais qu’il a très envie de me violer.

 

Il ne le fera pas, parce que mes liens sont en fil barbelé.

 

Sa main descend le long de mon sein, je me rétracte, j’ai peur, et c’est aussi un plaisir. Mon corps réagit. Ma peau a reconnu la première le chatouillement de la main très velue de Roberto.

 

Roberto a levé les yeux au plafond quand il a joui dans ma bouche. Je penche ma tête pour continuer de le rece…

 

YYYYEHHH. Il a refermé sa main sur mon sein. Il l’écrase. Il le presse.

 

“ Arrêtez, Arrêtez, Arrêtez ...s’il vous plait. J’ai trop mal ; je vais mourir. Mammaaan “.

 

Il rit. Il ne répond pas. Mon cœur s’est arrêté de battre. J’ai un vertige. Je ne l’entends plus. Son rire est étouffé. Non, c’est moi qui étouffe. Le capuchon est très lourd maintenant ; non il n’est pas lourd, il l’a resserré.

 

Je ne peux plus respirer. J’ai peur. Je ne dois pas parler. Juste une heure. Juste une heure pour Roberto.

 

Roberto s’assoit à ma table. Ses doigts sont noirs de l’encre des tracts. Il dépose un baiser léger sur mes lèvres.

 

“ JESSICA ”. Il a hurlé dans mon oreille. Je ne m’y attendais pas. Je n’entends plus. Son cri continue de résonner. J’ai très mal à la tête. Je ne dois pas parler, pas parler. J’ai peur…

Pas parler, pour Roberto. Si tu ne parles pas, tu RESTES EN VIE.

 

“ OU TU VEUX MOURIR MAINTENANT ” Il a encore hurlé. Je ne l’entends plus. Il a relâché le lien qui serre le capuchon, mais je ne l’entends plus. Papa, papa, prends ma main, s’il te plait.

 

AAAAAHHHH. Je ne peux plus. Je ne peux plus.

 

Il a pris le tournevis comme un tourniquet. Il l’a enfoncé davantage. Il a tourné. Mon sein s’est déchiré. Le tournevis est tombé.

 

J’ai parlé. Je dois mourir. La lune m’éblouit. Je vais mourir. J’ai peur. Il est rentré. Il s'approche. PAPA, mon capuchon s’est refermé, PAPa, PApa, Papa, pap..

 

Ceci est la photo de Jessica Marie, disparue à LA PAZ mercredi après-midi. Forte récompense pour toute personne qui pourra fournir des informations. Ecrire au journal qui transmettra.

 

Dolorès Etchuan-Rosenkrantz

 

 FIN

 

 00035439

 Sceau officiel
CopyrightDepot.com émis
 le 02 04 04 à 15:12 (HE)

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