Récitscruels

Histoires sadiques de l'antiquité aux voyages dans l'espace. ATTENTION : textes extrêmes

29 mars 2007

Une sale journée

Le deuxième texte, donc, et toujours le même contexte de WWII qui est probablement le plus souvent choisi avec l'Inquisition comme vecteur de ce genre de "littérature".

 

 

 Une sale journée

 (par Alain et Laurent)

 

 

 

Ce matin là, il faisait un soleil magnifique sur Paris. Martine, la quarantaine épanouie, avait ouvert en grand ses fenêtres pour profiter de la fraîcheur matinale. Tout en faisant chauffer son café, elle se remémora le contenu du singulier colis qu' elle avait reçu quelques jours auparavant, et que Mme Fauge, la concierge, lui avait remis avec un drôle d'air, un air un peu narquois qui l' avait étonnée, comme si elle connaissait le contenu du colis.

A l'ouverture de celui-ci, elle avait tressauté, il y avait un petit cercueil orné d' une croix gammée et à l'intérieur, un mot griffonné "salope de collabo, bientôt on te fera la peau". Elle, une collabo ! Martine n' en croyait pas ses yeux.

Certes, elle avait un ami Allemand qui, d'ailleurs, était très cultivé, très francophile et qui n'aurait pas fait de mal à une mouche, alors elle une collabo ? Sûrement pas .

Pourtant, maintenant que les troupes alliées étaient dans Paris, elle ne pouvait s'empêcher de repenser à ces menaces, son ami s'était déjà replié vers le nord, la laissant seule ; elle avait bien perçu un changement chez ses voisines et les commerçants du quartier, des ricanements dans son dos, des conversations qui s'arrêtaient à son passage, et même, elle avait cru entendre des insultes murmurées à voix basse.

"Enfin, ma fille, tu fabules, qui peut te vouloir du mal, tu n'as pas d' ennemi, et tu n'as jamais fait du tort à qui que ce soit", se dit-elle en portant le café sur la table prés de la fenêtre pour bien profiter de cette belle matinée.

Martine finissait sa tasse, lorsqu'elle entendit une rumeur venant du bout de la rue. Elle se pencha à sa fenêtre, et elle vit une troupe gesticuler autour de deux femmes. Plus le cortège s'approchait et plus il lui semblait que tout le quartier était dans la rue.

"Mais qu'est ce qui se passe", se demandait-elle, et le cortège approchant, elle voyait les deux femmes houspillées et elle entendait les insultes proférées à leur encontre. Tout à coup, Martine s'aperçut que tout le monde s'arrêtait devant la porte de son immeuble. "Mon Dieu, se dit elle, pourvu que...." .

Elle n'eut pas le temps de penser davantage, que déjà elle entendait une cavalcade dans l' escalier, on tambourinait à sa porte.

Martine tremblante alla ouvrir et se trouva en présence de deux civils coiffés d' un casque de la guerre de 14-18, un brassard bleu- blanc -rouge sur lequel était tracé à l'encre noire trois lettres- FFI- au bras, brandissant de vieux fusils qui eux aussi avaient du faire la dernière guerre. La concierge les accompagnait, rouge comme une pivoine d' avoir monté les escaliers quatre à quatre. Elle reprit son souffle et désigna Martine d' un doigt vengeur en vociférant :"c'est elle la salope de collabo ! " . Martine n'eut pas le temps d'articuler une syllabe qu'elle se retrouva prise par les bras et descendue par les FFI vers la rue . Martine se retrouva parmi la foule qui accueillit son arrivée par une clameur : "c'est elle, regardez, la voilà la collabo".

Les huées et les insultes assourdissaient Martine qui essayait tant bien que mal de parer les gifles et les coups de pieds que les femmes proches d'elle tentaient de lui donner. Les FFI protégeaient comme ils pouvaient les trois femmes tandis qu' elles étaient amenées vers l'école du quartier toute proche. Martine ne comprenait pas ce qui lui arrivait, elle était en compagnie de deux femmes qu'elle ne connaissait pas et elle se demandait ce qu' elles pouvaient avoir en commun. 

Le cortège arriva devant l'école du quartier, déserte à cette époque de l'année. les grilles étaient ouvertes, et Martine eût juste le temps d'apercevoir, à une dizaine de mètres, une table avec trois FFI assis derrière, leur pistolet mitrailleur sur la table et devant eux des papiers, avant que leurs gardes les fassent aligner devant l'école, nez contre le mur, tête baissée, bras le long du corps et pieds joints.

Martine ne pût s'empêcher de penser qu'elles étaient mises au piquet comme des gamines devant tout le monde et cela lui procurait une sensation inconnue qu'elle n'eût pas le temps d'explorer avant que de la table un nom ne fuse: Poisson !. Sa voisine de droite, une fille blonde assez forte, se dirigea vers la table, et répondit à un interrogatoire bref ponctué par les cris, les rires ou les huées des spectateurs massés dans la cour de l'école. Martine tendait bien l' oreille mais elle n'arrivait pas à saisir ce qui se disait. Bientôt, un autre nom retentit: Maugier !. C'était à elle, Martine se retourna et se dirigea à son tour vers la table, et en croisant la fille blonde, elle vit que celle-ci avait un drôle d'air, mais bon, Martine ne s'alarma pas plus que ça, pour le moment ça n'avait pas l'air d'être bien méchant. Devant la table, le tribunal improvisé semblait détendu, presque bonhomme, cela rassura Martine.

"Eh bien quoi, se dit elle, que peut il m'arriver, je n'ai rien fait de mal ?". L'homme assis au milieu de la table lui demanda de confirmer son identité et son adresse, ce que Martine fit de bonne grâce, et brutalement l'accusation fusa : tu es une collabo !

Martine sentit ses jambes se dérober sous elle, elle tenta bien d'une voix tremblante de dire qu'elle n'avait rien fait, que ce n'était pas vrai, quand elle reconnut la concierge Mme Fauge, le regard goguenard, tendre au tribunal des photos en ricanant : "elle ! pas une collabo ? Regardez, ce sont des photos que j'ai prises dans son appartement, on la voit avec son boche, la salope" ! Martine était livide et elle ne réagit même pas quand la concierge lui releva sa jupe en s' écriant : " Regardez, elle a une culotte en soie la salope, c'est pas une preuve, ça ? Martine entendait les cris et les huées de la foule "salope, salope, à poil la pute, qu'on la tonde".

Sur un geste du tribunal, le silence revint et la sentence tomba: Maugier, tu as collaboré avec le boche, tu vas être punie. Tu es condamnée par le peuple à être tondue et promenée nue dans les rues du quartier, tu seras ensuite conduite en prison et jugée pour ce que tu as fait. Martine était abasourdie, elle se laissa entraîner par le garde vers le mur où elle vit la fille blonde nue, nez contre le mur, tête baissée et pieds joints. Elle ne put s' empêcher de se dire qu'elle avait de grosses fesses très blanches, molles et qui tressautaient à chaque hoquet parce qu'elle pleurait.

Arrivé devant le mur, le garde éructa un sonore : "à poil, salope", qui fit ricaner la foule un bref instant, avant de s'intéresser au sort de la troisième suspecte.

Martine commença par enlever son chemisier, ce qui dévoila un soutien-gorge noir maintenant une poitrine d'un blanc nacré. Elle enleva ensuite sa jupe et apparut une culotte noire aussi, qui galbait une paire de fesses que l'on devinait fermes et rondes à souhait. Bientôt Martine fût nue, et la sensation qu'elle avait ressentie tout à l'heure lui revint.

 "Comment, se dit elle, tu es à poil devant tout le monde, on va te tondre et te faire je ne sais quoi, et tu es excitée, ma parole, l'humiliation te plait ". La troisième pénitente revenait aussi vers le mur et commençait à se déshabiller, tous les regards des spectateurs étaient maintenant tournés vers elles et l' excitation de Martine retomba comme un soufflé. Elle sentait tous les regards fixés sur son corps, elle entendait les commentaires des femmes :" regardez son gros cul à cette salope, ah elle pouvait faire la fière avec ses culottes en soie mais quand il n'y a plus de culotte, y a plus qu'un gros cul".

Martine avait le sentiment que la punition approchant, son excitation d'être vue nue par tout le monde tombait et elle commençait à redouter ce qui allait arriver. Elle entendit dans son dos une voix qui ordonnait : "Tournez vous, salopes, on va s'occuper de vous". Elle se retourna et fit face à la foule, en s'apercevant bien vite que tout le quartier était là, ses voisines, les commerçants du quartier, tous ces gens qui la connaissaient, avec qui elle discutait tous les jours. Martine sentit la honte l'envahir, elle voulut cacher ses seins avec ses mains mais un garde les lui fit lever sur la tête de façon à ce que tout le monde puisse bien la voir nue. Les trois pénitentes, tête baissée, faisaient face à la foule qui ricanait ; "Regardez-les, ces collabos, elles suçaient les bites boches, on va s' occuper de leurs culs maintenant". Martine avait conscience que sa maigre toison ne cachait rien de la naissance de sa fente et elle regretta de s'être partiellement épilée pour plaire à son homme. Les deux autres pénitentes avaient des toisons fournies qui au moins cachaient l'essentiel.

Encadrées par deux gardes, les trois femmes marchaient vers une estrade dressée dans la cour. La foule les suivait, les femmes surtout faisaient des commentaires sur le mouvement des fesses qui rythmait la marche : "Regardez, elles ont les fesses molles les salopes, ah ça se voit qu'elles ont été mieux nourries que nous, ça balance, ça balance, c'est des gros culs de grosses salopes à boches ".

Martine se demandait pourquoi les femmes étaient les plus méchantes ? "ça doit être de la jalousie", se dit-elle .Arrivées devant l'estrade, elles virent une chaise, un banc et trois femmes qui les attendaient en ricanant, en agitant des ciseaux et des tondeuses . 

 

Ses compagnes d’infortune la précédèrent docilement sur l’estrade. Les deux filles du peuple furent dépêchées sans fioritures, avec sobriété. Les coiffeuses manipulaient leur ciseaux avec dextérité, tirant sans violence exagérée les nattes et les longues mèches.

Du vin commençait de circuler, et quelques homme parlaient plus fort en épongeant leur front. L’excitation du début était légèrement retombée, mais les femmes restaient les plus attentives, toutefois elles ne se sentaient pas rivales de ces filles bien ordinaires qui ne parvenaient pas à exciter leurs compagnons.

Les filles s’appliquaient à rester dignes en coopérant de bonne grâce comme si elles s’étaient trouvées dans le salon de coiffure. Les joues en feu, elles serraient juste exagérément leurs jambes en croisant les bras, échangeant des regards de fausse complicité pour banaliser la situation. Puis les tondeuses achevèrent de raser les toisons hirsutes sous de maigres lazzis de la foule.

Les grands lilas aux fleurs mauves diffusaient leurs senteurs apaisantes, on aurait cru un samedi de remise des prix de fin d’année.

Martine avait la désagréable impression d’assister à une mise en bouche, au début d’un spectacle dont elle serait le clou. Elle tentait de rester droite et digne, indifférente en apparence. La main du garde pesant sans vraie raison sur son épaule lui faisait mal, mais elle la troublait étrangement, elle se sentait bizarrement soutenue ainsi.

Les filles redescendirent très vite, trop vite au gré de Martine, et elles se précipitèrent sur les modestes vêtements qu’un résistant leur tendait.

Elle les suivit du regard et son cœur défaillit.

Elles rasaient maintenant les panneaux électoraux, traversant sans encombre une foule échauffée qui commentait abondamment les photos accrochées par Mme Fauge.

Martine se cacha la tête dans les mains. Elle avait accordé à Karl la plus belle preuve d’amour qu’une femme puisse donner à un homme, juste avant son départ, et elle pria de toutes ses forces pour que la photo qu’un prêtre furieux tenait à bout de bras en se dirigeant vers elle ne dévoile pas leurs derniers instants.

C’était bien cela, malheureusement, elle n’en revenait pas que la concierge soit parvenue à prendre toutes ces photos de nuit, avec le Kodak qui avait du la ruiner, perchée sur le balcon. Il lui avait fallu tant de haine pour la piéger de cette façon que Martine frissonna de peur. Jusqu’où serait-elle prête à aller ?.

La maigre mégère n’avait rien raté, et tout le monde éclatait de rire en la voyant investie en son fondement, agenouillée avec les oreillers calés au creux de sa poitrine pour faire saillir sa croupe offerte. Elle ne parvenait pas à reconnaître dans ses propres traits remplis d’une concupiscence animale l’extase charnelle qui s’était déversée en elle en même temps que Karl se répandait dans sa bouche.

La gifle du prêtre la sortit de sa léthargie. Il déchira les photos au grand dam de la foule et s’entretint en aparté avec Mme Fauge. L’air triomphant, sa pire ennemie donna quelques indications aux jeunes résistants.

Martine fut sidérée qu’elle s’autorise à les commander et commença à transpirer abondamment de terreur.

Avec un geste de la main approbateur, le chef des FFI, un grand blond aux cheveux filasse et à la bouche mollassonne, laissa les jeunes hommes revenir quelques instants après porteurs d’un banc d’école. Avant d’avoir pu esquisser le moindre geste de rébellion, Martine fut allongée dos au banc, dont les tâches conservaient une odeur d’encre et de craie, étroitement sanglée avec les poignets et les chevilles douloureusement ramenés sous la planche de bois. Ses seins épanouis retombaient sur les côtés, sa tête pendait douloureusement dans le vide, mais surtout elle offrait le spectacle de sa vulve largement ouverte aux quatre vents.

La tonte de sa magnifique chevelure fut beaucoup plus douloureuse dans ces conditions, car elle se contorsionnait avec l’énergie du désespoir pour épargner à sa nuque le raclement sur la planche, tout en essayant de refermer de son mieux ses cuisses douloureuses.

Ses joues étaient cramoisies par la honte, et son front était blanc de peur. Elle aurait voulu se boucher les oreilles pour ne plus entendre le tombereau d’ordures que proférait la foule. Lorsqu’elle réalisa que la tondeuse qui abandonnait son pauvre crâne lacéré passait au-dessus de ses yeux pour descendre sur son ventre, elle ne put vraiment croire ce qu’elle allait subir.

Le fer légèrement échauffé caressa maladroitement son ventre l’espace d’une seconde. Elle sursauta comme s’il se fut agi d’un tison chauffé à blanc. Le petit cliquètement familier reprit en même temps que ses poils pubiens lui semblaient tous arrachés ensemble.

Elle était rasée à sec, sans lotion astringente, et surtout sans précautions, les mâchoires de la tondeuse semblaient rater à plaisir la mince toison frisée pour mieux s’enfoncer dans ses grandes lèvres dodues. La faucheuse passait et repassait pour s’acharner avec minutie à déplumer sa crête de coq qui violaçait de plus en plus. Parfois, maladresse ou attention particulière, sa vulve était brutalement écartée pour arracher plutôt que tondre un poil rebelle, et elle se convulsait saisie d’une crainte affreuse pour son clitoris, dont certains avaient demandé la tonte avec un gros rire communicatif.

Lorsque son supplice cessa, sa poitrine tressauta encore longtemps de ses sanglots de honte et de douleur.

Le spectacle de ces gros seins qui ballottaient de part et d’autre du banc excitait la foule. Quelqu’un avait ramené un gramophone et la voix gouailleuse de Maurice Chevalier incitait à la rigolade. Une voix lança “ et alors, c’est quand la fessée ? “ Une autre reprit “ sur ses grosses tétasses de salope, alors “ . Tout le monde reprit amusé “ les nichons, les nichons ! ! ”.

C’est Mme Fauge elle-même qui se porta volontaire, et tout le monde eut un petit sourire en se disant que la besogne serait bien faite. Elle choisit soigneusement dans le petit tas de vêtements de Martine sa mince ceinture de cuir rouge avec une fine boucle d’or, qui rehaussait son teint très blanc. Il y avait longtemps qu’elle jalousait le bel objet, et elle se faisait fort de la garder, sûr que la Maugier irait pas lui réclamer après sa punition ! !

 Martine réussit à redresser la tête bien qu’elle ait le soleil en plein dans les yeux. Elle ne parvenait pas à croire que l’ignoble concierge ait pu s’approprier la ceinture que Karl lui avait offerte, et cette dépossession la fit sangloter avant même de réaliser l’usage qu’allait en faire la mégère. A peine eut-elle ravalé ses larmes qu’à contrechamp sur sa droite se détacha un bras levé. Eblouie par le rayonnement intense, elle ne vit la cinglée qu’à la dernière seconde. Elle crut mourir, tant le coup vigoureux écrasa ses glandes autant qu’il érailla les pointes dressées par la peur. L’onde de douleur bestiale se propagea aussi vite qu’une intense sensation de chaleur, qui irradia dans son sexe échauffé. Elle sentait encore littéralement éclater ses mamelles quelques secondes après le premier coup. La concierge la laissa se remettre et passa de l’autre côté du banc en resserrant la boucle autour de son poignet. La ceinture se détendit comme un serpent, de biais, pour viser davantage les pointes de sein, comme pour les décapiter. Le coup avait été moins fort, mais plus précis, les boutons de sein avaient semblé claquer eux-mêmes au vent, l’afflux de sang rendait les pointes encore plus redressées, à la fureur des femmes qui réclamèrent une punition plus visible. Des marques rouges traversèrent les insolents mamelons, au rythme maintenant précipité de la fustigation impatiente de la concierge. 

Martine suffoquait littéralement sous la grêle de petits coups qui l’empêchait de reprendre sa respiration. Elle avait l’impression que ses seins à vif explosaient sous la brûlure du soleil de ce joli mois d’août. Lorsque la Fauge laissa enfin retomber son bras, des gouttes de sang perlaient sur ses pointes oblongues. Martine crut que sa punition était enfin terminée lorsqu’une de ses voisines s’avança à son tour. Elle ne put croire que la vieille grand-mère qu’elle saluait chez le boulanger tous les matins ait un air aussi démoniaque.

L’abominable fustigation reprit entre ses jambes, la faisant affreusement décoller du banc pour retomber lourdement après chaque bond. Les coups visaient la fente sans retenue, et après que les grandes lèvres soient devenues écarlates, la mamie se mit délibérément face à Martine pour que ses coups découvrent la fente qui jutait avec obscénité. Sa cinglée râpait les petites lèvres protubérantes et le rose bourgeon hérissé par la peur. 

Au bout d’un temps qui parut infini à Martine, pantelante de douleur, la mamie finit à son tour par laisser retomber la ceinture.

L’excitation de la foule était retombée, une bonne humeur ambiante montait de la foule mise en appétit par ce petit apéritif. Fini les restrictions, mort aux BOF, on parlerait longtemps de cette journée, même si on n’allait plus voir la Maugier dans les commerces pendant un bon bout de temps.

Des âmes charitables s’apprêtaient à défaire de ses liens la putain du 24 bis, lorsque des crissements de pneu firent se retourner les spectateurs comme un seul homme.

La traction 15 d’un noir de mauvais augure était maculée de boue et portait des traces de balle bien visibles dans les portières. Quatre résistants armés de mitraillettes sten en sortirent, l’air mauvais. Ils portaient un brassard “ FTP ” au-dessus de leurs manches, et leurs mains étaient tâchées de sang. Celui qui paraissait le chef avait un visage tellement patibulaire et excité que la foule, qui connaissait les “ exploits ” des résistants soi-disant communistes en province, s’écartèrent précipitamment.

“ C’est qui le chef ici ?”.

Le grand blond s’avança, un peu timide, c’était un résistant de la dernière heure qui avait surtout voulu échapper au STO. Il savait que les FTP ne plaisantaient pas et il pressentait une sale affaire.

“ C’est moi ”.

“ Paraît que vous avez des collabos à fusiller, ici ? ”.

“ Non, non, juste des horizontales à qui on fait un brin de toilette ”.

“ Pendant que vous faites joujou, nous, on se bat, on a des copains qui ont salement morflé quand on a pris la morgue ”.Il se tourna vers la foule “ Et vous savez quoi ? Dans les caisses, on a trouvé des camarades torturés par les chleuhs ”.

Le visage mauvais s’était transformé en un rictus de haine en se tournant vers la foule.

“ Alors, moi, je dis, faut leur faire même chose, aux putains des boches, qui qu’est pas d’accord ? ”. Les têtes se baissèrent lâchement, la Maugier ne méritait pas de mourir, mais pas qu’on meurt pour elle, les FTP étaient trop dangereux, comme fous ils braquaient dans tous les sens leurs mitraillettes en visant même les toits.

Le chef des FTP s’avança résolument vers Martine, avec des gestes saccadés, comme fou. Il s’empara de la ceinture et Martine ouvrit la bouche avec horreur lorsqu’elle vit qu’il allait la frapper avec la boucle.

La douleur n’avait aucune mesure avec ce qu’elle avait déjà enduré. La bride de la boucle perçait sa chair pratiquement à chaque coup. Avec la force d’un homme qui frappait de toutes ses forces, le communiste s’acharna d’abord sur ses mamelles épanouies, les transformant progressivement en bouillie sanguinolente. Les hurlements démentiels de Martine frappaient la foule de terreur, malade de ce supplice qu’elle n’avait pas réellement voulu. D’énormes bleus percés de dizaines de trous béants déformaient les amples appas. Une pointe de sein disparut brutalement, et les regards la suivirent avec horreur dans la poussière.

La fourche fut l’objet quelques instants supplémentaires des mêmes attentions démoniaques. La boucle pénétrait sauvagement dans les chairs tendres et légèrement renflées sous la congestion de la précédente punition. A leur tour, elles éclatèrent sous la féroce cinglée, pendant que les femmes détournaient les yeux et que les hommes serraient lâchement leurs poings.

Pendant, ce temps, deux résistants ramenèrent ce qu’ils cherchaient dans les bâtiments communaux. Ils faisaient rouler devant eux deux gros pneus enlevés du tracteur de la voirie communale.

Personne ne comprenait ce qui ce tramait.

En les voyant arriver, le communiste laissa retomber son bras fatigué.

L’un des résistants passa sous le banc pour le soulever, tandis que son complice faisait coulisser les pneus. Après que le banc fut reposé, les pneus furent remontés de force au-dessus de la poitrine déchirée de Martine et de son bas-ventre, en écorchant affreusement les pauvres chairs tuméfiées.

La foule restait muette, consciente que l’irréparable allait se produire, sans trouver plus de courage que le grand FFI qui semblait la représenter en quelque sorte.

Il ouvrit la bouche pour protester lorsqu’il vit les jerrycans d’essence passer de main en main, mais il se contenta de déglutir en laissant reposer sa main qui s’élevait en signe de protestation.

“ Bon, ça suffit maintenant ”, vociféra le chef des communistes qui semblaient transformés en fauves, prêts à bondir sur la foule dont le murmure bruissait doucement. Ils relevèrent leurs mitraillettes pendant que leur chef renversait le premier jerrycan.

Martine poussa un hurlement atroce qui dessilla ses yeux embués de larme lorsque l’essence glacée se répandit sur ses plaies vives en la piquant atrocement.

Une bouffée de gros caporal qui se consumait hâtivement flotta de façon irréelle devant ses yeux, puis la cigarette fut jetée sur la flaque qui stagnait sous ses pieds.

 Une seconde après, l’odeur du combustible submergea ses narines, entraînant un réflexe de pure panique qui la fit s’arc-bouter dans ses liens. La seconde d’après, elle entendit un “ wouf ” qui la prévint en même temps que la fumée noire de l’arrivée d’une mort atroce. Elle fut immédiatement pelée vive, ses chairs sanguinolentes et cramoisies craquelant sous la morsure du serpent de flamme bleue qui courait sur son corps ravagé pour venir se lover à l’intérieur des pneus. Lorsque ceux-ci s’enflammèrent pour carboniser le corps d’une jolie jeune femme, la foule eut un mouvement de recul honteux.

Tous hochaient la tête en se disant que la pauvre s’était juste trouvé au mauvais endroit avec la mauvaise personne au mauvais moment. 

 

 FIN

 

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Un hiver 42

Le premier des 2 textes que j'ai coécrit avec  des membres de groupes de "discussion".  Forcément un peu hétérogène, mais j'assume.

 

 

 “Un hiver 42 ”

 par Pascal et Laurent

 

 

 

 CHAPITRE I : Dans la Rue des Martyrs

 

“ C’est bien trouvé, ça, une Rue des Martyrs, comme çha vous faites le travail pour nous, on n’a pas besoin de les chercher ! Ach, sacrés français, fa ”

 

Rüdolph partit d’un grand éclat de rire sinistre dont l’écho enfla dans la pénombre tombante.

Il manqua de glisser sur un tas de tickets de métro et se rattrapa en jurant.

 

“ Schweinhund “ .

 

Il leva la tête et découvrit à la lueur anémique du réverbère la plaque mentionnant la “ Rue aux Juifs ”. Son rire repartit de plus belle et il fut obligé de soutenir son embonpoint à deux mains.

 

Avec des larmes aux yeux, il ajouta :

 

“ Et pourquoi pas une Rue des Communistes ou une Rue des Résistants, ach ? ”.

 

Malgré la bise glaciale de ce 15 janvier 1942, qui plaquait les feutres sur des regards inquiets et les fichus sur des profils sévères, quelques parisiens levèrent les yeux avant de les détourner très vite en changeant de trottoir.

 

L’âcre fumée du gazogène d’un taxi enveloppa quelques secondes deux fantômes qui marchaient maintenant d’un pas décidé vers le bistrot de l’angle de la rue Emile Dutibon et du boulevard Richard Lenoir.

 

Milicien de fraîche date par dépit, après que le maquis toulousain eut refusé ses nobles offres de service, Pascal, dont les solides humanités chez les jésuites l’avaient aidé à franchir rapidement les étapes habituelles, était devenu le bras droit du rédacteur des discours politiques de Darnand.

 

Il avait été dépêché en mission d’observation auprès de la Gestapo française à Paris. A son grand étonnement, et bien qu’elle fut enceinte de cinq mois, son épouse avait insisté pour l’accompagner.

 

Avec l’assurance du conquérant partout chez lui, Rüdolph enfonça plus qu’il ne poussa la porte du petit bougnat.

 

Ils furent presque suffoqués par l’atmosphère enfumée, les relents de vinasse renversée et les parfums bon marché.

 

La grosse Suzon posa un nichon confortable sur le coude de Pascal :

“ Dis donc, t’es allé chez le merlan, beau gars ?

 

“ A chacun son poisson, ma belle ”.

 

Suzon éclata de rire et retourna s’occuper de son client.

 

Rüdolph avait choisi une chaise après avoir fait dégager promptement un couple d’amoureux.

 

Il souleva son képi, se gratta un peu les cheveux en s’épongeant le front avec son mouchoir, et le posa sur le côté de la table :

 

“ Tu vois, Pascal, ça me rappelle……je t’avais parlé de ce camp, dans la Forêt Noire…ach, on s’est bien amusé, tu sais…

 

“ Oui, Rüdolph, je me rappelle dans le détail de tout ce que tu m'as raconté sur ce camp de Schwartzwald, j'en ai même rêvé!! le plaisir d'avoir tout un complexe équipé pour pouvoir s'occuper de ces sous-hommes et surtout de ces sous-femmes!! “.

 

“ Mais... tu sais Rudy, j'ai des relations ici, à Paris, dans la Gestapo et ils ont quelques bonnes installations!! j'ai visité dernièrement un hôtel particulier dans le VIIe, une merveille! L'administratif et le logements de fonction dans les étages, le plus intéressant au sous-sol.

Là, tu as des cellules et surtout plusieurs pièces équipées et insonorisées avec baignoires, poulies, carcans, sièges articulés à vérins, "outils" en tous genres, et comme vous allemands pensez à tout, même un médecin qui peut prolonger les interrogatoires pratiquement indéfiniment !!”.

.

Ach Pascal, tu sais que che n'aime pas trop ces "civils" de la Gestapo, mais je serais vraiment intéressé de voir ça!!! Allez, la Suzon, sers nous encore un petit schnaps!! ”.

 

La Suzon revint avec une bouteille à moitié pleine d'alcool blanc.

 

“ De ta réserve particulière, mein liebling ”, dit elle avec son accent parisien, puis elle versa une large rasade dans les deux verres.

 

“ Au fait, Rudy, tu sais qu'Emilie est montée à Paris?? Elle est heureuse comme tout de voir la capitale, toujours sortie se promener malgré le froid et le mauvais temps, elle fait certainement du lèche-vitrines...Mais je ne suis pas rassuré, peut-être aurais tu un homme ou deux afin de la surveiller discrètement, je ne voudrais pas qu'il lui arrive quelque chose, comme tu le sais, je n'ai pas que des amis !! ”.

 

“ Ach, mais il faut absolument que tu me la présssentes ! Che m’invite demain soir ! ”

 

“ Rüdolph, ce sera un honneur pour nous de recevoir le médecin personnel du Führer ! “.

 

“ Excuse moi, je t‘ ai coupé, tout à l’heure. Reparle moi un peu de Schwartzwald ”.

 

“ Tu sais, ch’est une longue histoire, disons pour aujourd’hui que ch’avais eu tous les pouvoirs pour occuper un vieux château en pleine Forêt Noire et faire des expériences sur la résistance à la souffrance du corps humain ”.

 

Rüdolph enfila prestement une rasade de schnaps et laissa promener un regard rêveur autour de lui . Il s’arrêta sur Suzon, lui rendit son sourire et proféra :

 

“ Ach, Suzon….Elle me rappelle les sœurs Epstein…..juives et communistes ! On me les a confiées en 1938. La plus âgée était grosse, la chienne… “ ,

 

“Che crois bien que c’est moi qui ai inventé les sélections, exprès pour elle. Je la faisais courir dans la neige avec mon doberman aux fesses…Il était dressé pour violer les prisonnières ”.

 

Les yeux de Rüdolph se mirent à briller dans la demi-pénombre, et ce n’était pas uniquement à cause du schnaps.

 

“ Ach, tu aurais fu ses grosses tétasses qui gigotaient dans tous les sens. Elle ne pouvait même pas les tenir, avec les menottes aux poignets, et figure toi….le chien courait plus vite ! “

 

“ Mais c’est avec sa sœur, Sarah che crois, que les gardes se sont bien amusé- Ils la pendaient par les seins et ils la laissaient retomber sans toucher le sol…..De plus en plus haut, alors forcément, à un moment ! Eh bien, tu fois, elle est quand même tombée de trois mètres avant la “ séparation de corps “.

 

Rudolph hennit d’un rire qui faisait trembler ses bajoues avant d’ajouter :

 

 “ Tu sais, Pascal, che feux bien foir ce que les français savent faire, mais jamais plus on ne pourra s’amuser comme ça. On était tranquilles, dans le château, on avait même reconstitué la chambre de tortures dans les souterrains. Un jour, j’ai organisé l’interrogatoire d’une sorcière afec une gitane. J’ai même fait tourner un film en couleur, je te le montrerai ”

“ Bon, on y fa maintenant, rencontrer ton Laurent. Tu es sûr que Bony et Laffont sont au courant ? ”

 

CHAPITRE II : Dans la rue Lauriston

 

Rüdolph avait passablement excité Laurent avec son évocation de ce château "im Schwartzwald", ils sortirent du bistro, la rue était déserte à cause du couvre-feu, la Delahaye les attendait le long du trottoir.

Une fois installés sur la banquette en cuir, il ne fallut pas longtemps au chauffeur pour les conduire rue Lauriston, quelques instants après avoir traversé la place de l'Etoile, ils y étaient.

Ils étaient restés muets tout le long du trajet. La voiture à peine garée, ils en sortirent avant que le chauffeur ait eu le temps de leur ouvrir la portière.

- Ach! bel immeuble! dit Rudy, en s'avançant vers la double porte gardée par deux soldats.

Dans le hall attendaient un planton et un jeune sous-officier, qui se leva et salua raidement. Rudy lui rendit son salut et demanda où se trouvait "Monsieur Laurent".

Le sous-officier fit un signe de tête au planton pour lui intimer l'ordre de leur montrer le chemin. Sans un mot, impatients, ils le suivirent dans un dédale de couloirs et d'escaliers qui s'enfonçaient dans les entrailles de l'immeuble.

-Voici, Messieurs, dit il en frappant à une lourde porte en chêne.

Celle-ci s'ouvrit et Laurent lui même était derrière.

Son visage s'éclaira d'un sourire lorsqu'il les vit, il était en bras de chemise.

-Vous voilà, vraiment gentil de venir me voir si tard, je fais comme qui dirait des heures supplémentaires!!

Il poursuivit:

- je "travaille" actuellement sur une affaire sordide, une jeune femme qui protège ses parents et surtout leur fortune, mais vous allez voir par vous mêmes!

Dans la pièce assez bien éclairée, il y avait une lourde chaise sur laquelle était attachée une fille, fine, peau mate, longs cheveux noirs, beau visage ovale, yeux sombres, longs cils recourbés. Peut être 20-22ans…

Rudy s'approcha et commenta en connaisseur:

-un beau métissage de juif d'Europe centrale et d'Afrique du nord, non ??

La jeune femme ne leva même pas les yeux vers lui, pour l'instant elle n'avait pas l'air d'avoir trop "souffert" de l'interrogatoire de Laurent.

Entre ses cuisses serrées, un buisson de poils noirs brillants, sur son torse, deux mamelles en poires, tétons proéminents et foncés.

-Eh bien Laurent, je comprends que tu aimes faire des heures supplémentaires !! Si tu veux, avec mon ami Rudy on va t’aider... qu’est ce que tu as pour la faire parler, cette jolie salope?

Laurent prit une longue inspiration qui dilata les narines tuberculeuses de son nez de pochard.

“ Venez voir un peu mes appartements…je vous précède ”

Rüdolph lui emboîta le pas pendant que Pascal restait un peu en arrière, le temps d’apercevoir posée sur une tablette, une carte d’identité barrée d’un gros tampon caractéristique : “ ISRAELITE ”. Il fit un pas en avant et découvrit sous la photo de leur patiente le nom : “ Elsa Tourkel ”

Elle avait été magnifiquement mise en valeur par le photographe. On aurait cru le portrait d’une actrice saisie sur le tournage d’un film par une revue spécialisée. Le noir et blanc convenait particulièrement à cette beauté très brune, dont les yeux de biche luisaient dans l’ombre.

Pascal s’arracha à regrets de sa contemplation, et ne put s’empêcher de lever ses yeux sur Elsa.

Elle le dévisageait, dans un regard qui était un mélange de tristesse infinie, de peur et de mépris. Le cœur de Pascal s’accéléra brutalement sous l’effet d’une honte délicieuse et d’une brutale excitation.

 Il détourna la tête comme on arrache un sparadrap de sa peau et rejoignit à grandes enjambées le corridor mal éclairé qui menait à la “ suite princière ”.

L’entresol était immense, mélange du luxe d’un hôtel particulier d’ambassadeur et des fonctionnalités du personnel domestique. Pas de tableaux sur les murs, mais des vases profonds, des plinthes en cuivre, des tissus mordorés ou lie de vin , des parquets en bois qui fleuraient bon la cire et dont les godillots des soudards n’étaient pas parvenu à ternir le brillant assourdi.

Laurent se tenait devant la porte d’une pièce, pouces calés sous ses bretelles passées sur une chemise fripée, qui mettait en valeur un maillot de corps avachi et tâché. Du ton satisfait d’un propriétaire, il énonça

“ çà, c’était à un dentiste juif. On s’en est servi pour lui enlever toutes ses dents en or ! ! Comme quoi il a été rassuré, il a vu que ses outils seraient entre de bonnes mains ! ” Il tapa dans la main de Rüdolph et les deux bedaines gélatineuses s’entrechoquèrent.

C’était le cabinet complet d’un dentiste qui avait été reconstitué autour d’un large fauteuil en cuir qui pouvait être déplacé dans pratiquement toutes les dimensions.

Pascal ressentit une véritable décharge d’adrénaline en s’emparant d’une minuscule ponceuse électrique pour limer les plombages, outil que l’on ne trouvait que dans certains cabinets du VIIIe arrondissement. Il s’imagina un court instant l’appliquer fugacement sur le bourgeon de plaisir d’Elsa et sentit son membre durcir presque instantanément, avec cette qualité très spéciale d’érection qui entraîne immédiatement les premières émissions de liquide séminal.

Quand il rouvrit les yeux, Rüdolph était en train de jouer avec une fraise monstrueuse. Pascal leva un regard interrogateur sur Laurent :

“ Moi aussi, j’ai voulu savoir, et il m’a dit qu’elle avait été faite sur mesure pour soigner les incisives de l’étalon préféré de l’Aga Khan. Alors je lui ai dit qu’elle pouvait aussi bien soigner ses couilles “ .

Rüdolph poussa un juron “ Du gottverdammtes achtloch. Du diable si che ne m’en sers pas sur les nichons de ta pensionnaire ” 

 

CHAPITRE III : Elsa : le supplice

 

Pascal sentait une profonde transformation de son esprit s'effectuer, ou plutôt une révélation de son moi profond, refoulé par des années d'éducation à base de morale chrétienne…

Son esprit se troublait, comme des flashs éblouissants, des images fortes apparaissaient dans sa tête et généraient une chaleur diffuse dans son bas ventre…

Il comprenait maintenant ce qui pouvait l'attirer dans ce rôle que les hasards de cette guerre pouvaient lui procurer et dans ces "fréquentations" pour lesquelles il n'aurait eu en temps normal aucune attirance…

Il était prêt d'avance, maintenant, à accepter de renier toute son éducation pour satisfaire ses pulsions profondes…

D'un ton ferme qui l'étonna lui-même, il dit:

- Bon, Laurent, fais amener Elsa qu'on s'occupe un peu de cette charmante salope !!

- D'accord Pascal, il est déjà assez tard en effet.

Il aboya un ordre en mauvais allemand, ce qui fit sourire l’ami Rüdolph.

Un instant plus tard, un bruit se fit dans le couloir, un pas d'homme seul.. la porte s'ouvrit, mais l'homme était accompagné d'Elsa, pieds nus!…Il la poussa dans la pièce, salua et referma.

Elsa était devant les trois hommes, les yeux baissés, bien que si fière, menottée mains dans le dos, une entrave de cuir entre les chevilles fines.

Laurent l'attrapa par sa chevelure brune et agitant sa tête en tous sens, l'amena vers le fauteuil de dentiste, fauteuil qui avait été équipé de sangles solides.

Il poussa brutalement en arrière la jolie jeune juive, qui s'encastra entre les accoudoirs, aussitôt il sangla les frêles avant-bras puis le front ainsi que les genoux et les chevilles tenus écartés.

-Voilà les amis, elle est prête! Elle vous plaît ??

Rüdolph, le visage cramoisi, s'approcha :

- Sehr schön, dit il en connaisseur, en même temps il examinait Elsa comme un maquignon l'aurait fait d'une pouliche, écartant les lèvres pour voir les dents blanches bien rangées, pinçant et étirant les paupières pour regarder les beaux yeux presque noirs, enfilant ou essayant d'enfiler un gros doigt dans une oreille délicate.

Pascal prit une photo en gros plan du joli minois.

Tu sais, c'est pour le souvenir, parce que quand on en aura fini avec toi, même ta mère ne te reconnaîtra plus!!

En un tournemain, Elsa fut effeuillée par trois paires de mains qui se disputèrent ses sous-vêtements comme un trophée.

Laurent enchaîna :

Elsa Tourkel, vous êtes accusée- il pouffa un peu-vous êtes accusée de participation à un complot terroriste- arrêtez de rire tous les deux, merde- à un complot terroriste avec les traîtres de Londres- bon, vous arrêtez, j’y arriverai jamais !!

Donc, c’est votre père- il se pencha sur un document- Samuel, qui détient les fonds et soutient le réseau…Alors, il est où, le papa ?-

Elsa frémit et détourna son beau visage.

Laurent lui assena une claque retentissante :

J’aime bien qu’on me regarde quand je pose une question !-

Rouge de honte, la joue  cramoisie, Elsa regarda Pascal comme si elle le prenait à témoin. Secrètement réjoui de sa résistance, mais également mal à l’aise, Pascal détourna les yeux.

Rüdolph ajouta :

-Si la temoiselle ne parle pas,…elle fa afoir de gros ennuis-, finit-il en grasseyant.

Il lui saisit un sein qu’il enveloppa fermement en le secouant d’une manière éloquente.

Elsa lui cracha au visage, en se débattant telle une chatte qui protègerait ses petits face à un chien.

Laurent n’eut qu’un pas à faire pour lui assener un formidable revers de la main qui la rejeta en arrière dans le fauteuil. Rüdolph posa une main sur son bras :

-Laisse moi faire, s’il te plait-

Pascal contredit :

-Non, moi d’abord- ça lui avait échappé, il ne savait pas encore comment.

Il se redressa brusquement et s’empara de la meule à poncer. Il tourna la lampe droit dans les yeux d’Elsa en exhibant l’engin.

Les yeux éblouis et remplis d’épouvante, Elsa baissa la tête. Rüdolph lui souleva doucement le menton pendant que Laurent introduisait un bâillon entre ses dents.

Rüdolph appuya sur une pédale, et le fauteuil s’allongea horizontalement. Pascal actionna la meule et se pencha.

Ses doigts fourragèrent un instant dans la motte épaisse de la jeune juive et dégagèrent les grandes lèvres, qu’il parcourut de ses longs doigts racés.

Des soubresauts de plaisir commencèrent à soulever le bas-ventre d’Elsa, qui venait à la rencontre de la caresse intime. Le doigt léger allait et revenait. Progressivement, les corolles d’une tulipe couleur de rose s’entrouvrirent.

Pascal poussa son avantage de plus en plus loin dans la touffeur humide. Il découvrit un pistil hérissé et tremblant quoiqu‘ extrêmement dur.

Lorsque son ongle entra en contact avec le délicat tégument, une onde électrique sembla traverser Elsa au bord du spasme.

C’est le moment que choisit Pascal pour appliquer à la plus basse vitesse la pierre ponce vibrante de la meule sur le clitoris érigé.

Elsa sursauta violemment- Mmmmmmmmhhhhhh -La très courte abrasion n’avait provoqué aucun dommage, mais le clitoris était beaucoup plus gros et très violacé.

Pascal appliqua de nouveau la pointe de la meule, mais en parcourant cette fois les petites lèvres du sommet de la vulve, tout en s’attardant davantage.

Son bras était resté posé sur l’accoudoir. Il sentit les ongles d’Elsa crocher comme des serres dans son poignet.

Il se dégagea vivement en riant comme un enfant étourdi qui joue à faire mal et qui est un peu honteux et excité de réaliser qu’il a franchi la ligne.

Il regarda Rüdolph et Laurent qui l’encourageaient – Allez, vas-y encore, c’est bien- tu t’débrouilles comme un chef, mon p’tit gars, continue-

Pascal se pencha sur les yeux fous emplis d’une supplique muette. Allons, elle pourrait bien en supporter un peu plus.

Pour la troisième fois, il déposa son infernal engin entre les cuisses largement écartées. Les lèvres pleines et dilatées, le rose carmin des muqueuses de la fente meurtrie, constituaient un véritable encouragement aux châtiments les plus extrêmes. 

Après s’être contenté de les effleurer de long en large pendant quelques instants jusqu’à ce que quelques gouttes de sang commencent de sourdre sur les bords les plus minces, Pascal plaqua brusquement la pointe de la meule sur le fragile clitoris, râpant sur toute sa surface le tendre bourgeon de chair.

 

Avec un cri muet de folle, Elsa avait presque rompu son dos, totalement décollé du fauteuil. Un petit geyser de sang jaillit, et Pascal se retira pour ne pas être éclaboussé tandis qu’Elsa s’était évanouie en pissant sur elle.

 

Laurent et Rüdolph se regardèrent avec enthousiasme :

 

-Ach, ch’espère qu’elle ne va pas parler tout de suite…mais si elle parle, on continue quand même ?- Laurent renchérit –rassure-toi, Rüdolph, il n’est pas question que tu lui laisses ses nichons-

 

Chapitre IV : Elsa, la fin

 

Laurent poussa du bout du pied une serpillière étalant plus qu'épongeant la petite mare de sang qui avait jailli entre les cuisses de la jolie brune.

- Tu vois Pascal dit il, c'est peut être le seul côté désagréable de ce travail, il faut parfois faire le ménage soi- même!

Cela fit s’esclaffer Rüdolph, qui décidément était vraiment toujours prêt à rire…

Pascal se retourna - dis Laurent, tu n'as rien pour arrêter l'hémorragie??

-Bien sur, j'ai tout ici! -Il se dirigea vers une armoire métallique vitrée, provenant certainement du même cabinet dentaire que le reste, il l'ouvrit et sans hésiter saisit un flacon en verre brun.

-Tiens, avec ça ce sera parfait!-

Pascal prit le flacon sur lequel figurait une étiquette verte inscrite "acide sulfurique".

Il en versa dans une coupelle en porcelaine, le liquide incolore à la consistance sirupeuse répandit une désagréable odeur; Pascal en imbiba un morceau d'ouate et en tamponna la partie blessée de la vulve, simultanément une légère fumée se dégagea et Elsa poussa un cri horrible.. arrachée à son évanouissement par la brûlure de sa chair intime déjà mutilée…

Le tampon ayant été très imbibé, une coulure suivit les replis de la chatte, trouva l'orifice du con entrouvert, la jolie garce redoublant de cris à peine étouffés par le bâillon, son corps tendu par des spasmes, était couverte d'une sueur abondante...

Rüdolph était cramoisi,

-Ach! che crois qu'on est fait pour s'entendre tous les trois !

Il se tenait derrière le siège, manipulant, malaxant les deux seins offerts, les traces de ses doigts se voyaient en rouge sur la peau laiteuse, il faisait comme machinalement tout en parlant et en observant la séance de torture du clitoris, ça en disait long sur son habitude à s'occuper des appâts féminins !

Elsa se réveilla et tenta immédiatement de se soustraire à l’ignoble poigne de Rüdolph, qui avait tombé la veste et la casquette.

L’odeur âcre de sa sueur et des premières gouttes de foutre qui imbibaient leurs pantalons se mélangeaient aux remugles du sang ferrugineux d’Elsa et aux relents méphitiques de l’acide sulfurique.

Pour la forme, Rüdolph détacha le baîllon d’Elsa.

Mutilée dans sa chair, dans sa plus délicate féminité, Elsa roulait des yeux fous, pleins d’angoisse, le visage convulsé, mouillé de larmes, elle s’étranglait. Elle parvint à peine à proférer :

“ Je vous….supplie…..arrêtez….. j’ai trop mal ”.

Impitoyable, Laurent la coupa “ Chienne, tu vas parler maintenant ? Où est ton vieux ? ”.

Elsa inclina la tête en redoublant de pleurs, sans répondre.

Rüdolph actionna la gigantesque fraise –BZZZZZZZZZZZ – en l’agitant sous ses yeux d’un air menaçant.

Elsa gémit, totalement écartelée entre son amour filial et un redoublement de souffrances qui la rendraient folle, elle le savait.

Rüdolph inclina la fraise d’un air gourmand.

“ Non, non, NOOOOON…pas ça. Je…..vous en prie ”.

Elle parlait maintenant avec un débit accéléré, presque incohérent. Elle dit tout, de la cachette de son père dans une ferme de la vallée du Morin jusqu’aux tableaux qu’il avait emportés, sans oublier aucun détail.

Lorsqu’elle en eut fini de sa logorrhée, Laurent appuya sur un bouton dans l’encoignure de la porte.

Quelque instants après, un jeune milicien ôtait son béret devant lui avec déférence.

- Mon p’tit Lucien, tu vas chercher la Vigue et Rachid, vous faites chauffer la Talbot Lago, et j’arrive dans une demi-heure-.

Rüdolph, la mine désappointée, se tourna vers Laurent :

-Et elle, qu’est che qu’on en fait maintenant ?-

-Elle…on a déjà perdu trois heures par sa faute. Elle est à toi, Rüdy !-

Pascal se recula d’un pas. C’était la première fois qu’il risquait d’assister à un meurtre et il n’était pas encore physiquement préparé à cela. Il tenta de transiger :

-Bon, elle a assez dégusté comme ça, vous ne trouvez pas ?-

Les yeux fous, Rüdolph entendit Elsa hurler “ Arrêtez, je ferai tout ce que vous voudrez. Noooon, ne me faites plus maaaaaaaal ”.

Il remit le bâillon sur sa bouche.

-Cha fa pas, non, tu veux qu’elle aille raconter partout que Laurent s’en met plein les poches ?-

Laurent avait interrogé à sa manière plusieurs jolies personnes coup sur coup, il était effectivement plus intéressé par la perspective d'augmenter sa collection de tableaux et la spoliation était une notion qui n'existait pas encore...

Cela arrangeait très bien Rüdolph qui, lui, était un peu sevré de ces séances de torture où sadisme et sexualité s'entendaient si bien…

 

Vaincu, Pascal baissa la tête. Tiraillé entre répulsion et fascination, il choisit de rester pour voir Rüdolph dans ses œuvres.

 

Elsa geignait sous son bâillon, avec un linge humide Pascal nettoya l'entre jambes, le sang retiré, on voyait mieux la vulve mutilée, les chairs gonflées rouge noirâtre par endroit…

- comment trouves tu le französischer arbeit, demanda t'il ?

-Ach très très bien! Che suis très excité!

Rüdolph se dévêtait d'une main tout en dénouant le bâillon, puis attrapant Elsa par sa crinière, il lui tira la tête sur le côté, amenant sur les lèvres séchées par la souffrance un gland dur et violacé. Sans même chercher à se dérober, la jolie juive ouvrit sa bouche, il en profita pour y enfoncer son membre raide, bloquant les dents avec le manche de son couteau de SS et provoquant des haut-le-coeur, il se branlait avec cette tête comme avec un objet…

Pascal sentit remonter en lui le désir de faire souffrir, de détruire cette chair offerte;

Il décida de s'occuper des mamelles lourdes de la jeune salope, ne pouvant pas frapper pour ne pas gêner Rudy, il se dit que l'acide avait bien fonctionné en externe donc pourquoi pas en injection ?

Reprenant le flacon, il se munit d'une grosse seringue montée d'une longue aiguille, une fois remplie, il saisit de la main gauche le sein droit, approcha la pointe aiguisée, l'acier créa une petite dépression sur la peau puis la perça; l'aiguille s'enfonçait dans la mamelle.

Rüdolph regardait faire, étouffant à moitié Elsa. Pascal pressa le piston injectant au coeur de la glande mammaire le liquide corrosif.

D’abord rien, puis 5 secondes plus tard Elsa s'arc bouta, tentant de "recracher" Rudy (en vain!). La douleur la tétanisait, l'acide rongeait son sein de l'intérieur, Pascal se sentit fier de lui…

On entendit Lucien revenir chercher Laurent qui s'était préparé, long manteau en agneau noir serré à la taille, il avait fière allure, il prit dans un tiroir du bureau son Lüger et glissa dans sa poche deux chargeurs.

- Bon, je vous laisse finir le travail, les amis!! Je vais expédier cette affaire, ce sera plus rapide, du genre une ou deux balles dans la tête que j'offrirai de ta part, Elsa…

Bien qu'à demi inconsciente, la malheureuse entendit ces mots, sachant qu'elle avait condamné à mort son père. Elle souhaitait maintenant mourir le plus vite possible, mais ce n'était pas vraiment l'idée de ces deux nouveaux amis et complices, qu'étaient devenus Rüdolph et Pascal!…

Après avoir longuement éjaculé, Rudölph se reboutonna avec une dextérité étonnante pour un homme de sa corpulence.

Pascal fixa de nouveau le bâillon sur la bouche convulsée d’Elsa, sans parvenir à empêcher un épais filet de sperme de couler sur son menton avec une lenteur troublante.

La mâchoire d’Elsa tremblait spasmodiquement, sans que la mince rigole parvienne à achever sa descente sur sa poitrine martyrisée.

Le “ BZZZZ “ infernal de la fraiseuse tira Pascal de sa contemplation.

Rudölph, les yeux exorbités, les lèvres moussues par le rut, tenait l’effroyable engin dans sa main gauche.

Il redressa hâtivement de l’autre main la mèche épaisse qui dissimulait sa calvitie graisseuse et était retombée sur son monocle.

Il était fièrement redressé, digne héritier des chevaliers teutoniques, implacable descendant des bourreaux de Rothenburg, incarnation de tous les rites paganiques en vigueur dans le premier cercle des fidèles du Führer.

Il abaissa de biais la large tête de la fraiseuse au dessus du mamelon droit.

Une fraction de seconde, rien ne se produisit, avant que la peau satinée, puis la chair même du sein, ne soient happées par le mouvement circulaire. Un trou profond explosa rapidement, d’où sourdait un mélange de sanies, de sang et d’acide, qui brûla la peau hérissée par une spectaculaire chair de poule.

L’odeur suffocante du derme corrodé piqua les narines de Pascal.

“ MMMhhhhhh…..MMMMMMMHHHH…..mmmmmmmiiiiiiii ” gémit la faible voix cassée d’Elsa.

A leur profond étonnement, seuls ses bras s’étaient atrocement contracté sur les poignées du fauteuil.

Mais le bas de son corps n’était qu’agité de vaines contractions, qui rythmaient un écoulement caractéristique entre ses cuisses.

Ses muscles dorsaux, peut-être certaines vertèbres, s‘étaient rompu sous la terrifiante tension.

Pascal fronça les narines délicates de son long visage légèrement chevalin.  

C’était une poupée cassée et souillée qu’étaient en train d’achever les deux tortionnaires.

Rudölph souleva fermement le sein gauche d’Elsa et fora directement dans la délicate aréole. Le bout de sein proéminent sembla se recroqueviller d’abord avant de disparaître, rapidement noyé dans une brume de sang sous l’horrible travail de sape.

Rudölph parvenait à peine à contrôler les spasmes qui soulevaient la poitrine horriblement mutilée.

Il revint attaquer la mamelle gauche par le flanc. Pascal savait que de sa vie, il ne retrouverait jamais la force de l’érection qui le faisait réellement souffrir à son tour.

Il n’était pas très loin de s’évanouir quand ses yeux se rivèrent dans ceux d’Elsa. Il la vit partir alors qu’elle semblait continuer de lui adresser un reproche muet. Il n’oublierait jamais ces pupilles fixes et dilatées. 

 

CHAPITRE V : l’ombre d’un doute

Pascal avait quitté la rue Lauriston vers sept heures, après avoir pris un petit déjeuner composé de délicieux croissants frais et d'un bon café, il se sentait totalement transformé… cette nuit passée en compagnie de Rüdolph et de Laurent lui semblait être comme le point de départ d'une nouvelle vie... il se révélait à lui-même...

Ne sentant pas la fatigue, il marchait, léger, pas l'ombre d'un remord ne venait gâcher l'excitation encore présente créée par la torture d'Elsa…

Il se posa juste la question de savoir ce que Laurent ferait des "restes" de celle qui n'avait eu finalement comme tort que d'avoir été juive, jeune et riche...

Il croisait des gens affairés qui se rendaient à des occupations certainement moins excitantes, il se prit à sourire, sentant son pantalon se gonfler...

Au cours du petit-déjeuner, ses deux amis avait accepté son invitation à dîner, ce serait en toute simplicité, à la bonne franquette, l'occasion pour Pascal de faire connaître son épouse.

Laurent, de son côté, avait raccompagné Rüdolph en bas du perron, une Mercedes noire attendait, un chauffeur en uniforme allemand impeccable tenaIt la portière arrière ouverte. Les deux hommes se donnèrent une franche accolade, se quittant sur la promesse de se retrouver bientôt pour d'autres "jeux"!..

Laurent remonta prestement le large perron, rejoignit son bureau et s'assit, songeur… il relut pour la troisième fois un rapport concernant les activités d'un groupe terroriste (résistant, disent certains français), un nom avait particulièrement attiré son attention, Brun, le même nom que Pascal, et Emilie le prénom, le même que celui de la femme de Pascal, bien sûr il était certain qu'il s'agissait de la même personne.. il se gratta la tête.. soupira et décrocha son téléphone..

Après ce coup de fil, il soupira de nouveau, se sentant mieux, il était chargé du dossier et avait carte blanche de sa hiérarchie.

Quel pouvait être le degré d'implication dans ce réseau de la femme de ce Pascal, si sympathique, et qu'il savait, sentait, réellement acquis à la Grande Cause?

Il en saurait certainement davantage en allant donc dîner chez les Brun, d'ici là il aurait le temps d'enquêter et de définir un plan avec Rüdolph...

Pascal continua ainsi, sans s'en rendre compte il arriva rue d'Aumale, devant l'immeuble où se trouvait son appartement.

Sa concierge balayait devant la porte cochère, il la salua à peine puis emprunta l'escalier sous la voûte, montant degré par degré l'escalier qu'il gravissait d'habitude quatre à quatre jusqu'au troisième.

Il mit la clef dans la serrure et pénétra dans l'entrée, faisant grincer le parquet bien ciré. A ce bruit, Emilie sortit de la cuisine en robe de chambre bleu foncé, son gros ventre tendait le lainage en avant, faisant du coup ressortir la cambrure d'un dos se terminant en un beau fessier.

Le son de sa voix fit sortir Pascal de son état second ;

-Où étais tu, chéri?? je me suis inquiétée. Je sais que tes responsabilités te demandent beaucoup de présence mais tout de même…as tu au moins déjeuné ??

- Oui, répondit Pascal, avec Rüdolph et Laurent, tu sais, ils sont devenus de vrais amis, dit il d'un ton enthousiaste, et tu vas bientôt les connaître!! Je les ai invités à dîner après demain, nous allons bien faire les choses! Je verrais bien foie gras en entrée, ensuite une bonne volaille rôtie, et bien sûr fromage avant un vacherin à la framboise... tu sais où trouver tout ça, n'est ce pas mon amour?? Pour le vin, champagne et je crois avoir encore quelques bouteilles de La Tâche 36, Rüdolph adore le bourgogne!!

Il embrassa sa jolie femme dans le cou et se dirigea vers la salle de bain afin de prendre une bonne douche.

Il n'entendit pas que sa femme avait aussitôt décroché le téléphone…

“ Marie ?…Oui, c’est moi…il vient de rentrer. J’ai juste quelques instants ”, chuchota-t-elle, sa bouche mutine collée contre le combiné.

Une ride de contrariété souleva ses sourcils bruns si expressifs.

“ NON ! C’est impossible…à quelle heure ? ”

Sa bouche forma un ô d’étonnement.

“ Qu’est ce qu’on peut faire…c’est affreux ! ”

Sa respiration devint plus oppressée, elle fit d’abord le geste de s’éponger le front, puis sembla vaciller et trouva par miracle le temps de s’asseoir sur une chaise, les jambes coupées par l’émotion.

Elle caressa machinalement son ventre arrondi comme pour en absorber toute l’énergie vitale dont elle avait besoin pour surmonter les terribles nouvelles qu’une voix mêlée de longs sanglots était en train de lui assener.

“ Ecoute… il faut qu’on la tire de là…je ne sais pas comment, je vais sûrement trouver un moyen ”.

Sa voix retomba quelques instants.

“ Il faut qu’elle tienne le coup…Pascal connaît quelqu’un à la Milice…je dois faire sa connaissance bientôt…je vais tâcher de le faire parler…savoir où ils la retiennent…peut-être qu’on arrivera à la faire évader ? ”

“….. En attendant, reste bien cachée, toi aussi ”.

Pascal passa sa tête par l’encoignure de la porte.

“ Chérie…passe moi une serviette…si tu ne veux pas que j’inonde encore le parquet ! ”.

Emilie reposa brutalement le combiné, juste un peu trop tard…

Pascal se renfrogna un peu lorsqu’elle déplia la serviette et épousseta les brins de lavande séchée qui la parfumaient agréablement.

“ Alors, ton amant ne te laisse plus tranquille ? ”.

Emilie partit d’un rire de gorge légèrement forcé et faussement complice.

“ Que veux-tu…dans mon état, ce sont les seules relations qui nous restent ! ”.

Elle accompagna sa tirade d’une volte presque gracieuse eu égard à sa corpulence et tourna les talons. Pascal la connaissait assez pour savoir qu’il ne tirerait plus rien d’elle dans l’instant sur le sujet.

Il se dirigea devant le miroir pour se raser, contempla le rasoir d’un regard vide, puis fixa son reflet un long moment en posant les mains de chaque côté de la cuvette en faïence.

Sortant de cette espèce de torpeur, il se redressa, décidant de ne rien faire, il savait qu'Emilie aimait bien jouer de sa jalousie…

 

Il passa dans la chambre, sortit un complet gris et une chemise blanche bien repassée par la future jeune maman, si maniaque dans la tenue de son intérieur.

 

Une fois habillé, il noua une cravate rouge sombre, cette couleur lui fit revoir le sang d'Elsa et provoqua une chaleur dans son bas ventre…

 

Il prit son portefeuille sur la commode, machinalement il en vérifia le contenu, à sa grande surprise il s'aperçut que les papiers serrés dans les soufflets en cuir avaient été mélangés...

Il se rendit dans la cuisine où se tenait sa femme :

 

- Dis chérie, tu as eu besoin de quelque chose dans mon portefeuille ??

Absolument pas, dit elle en rosissant et en baissant légèrement les yeux…

Pascal se sentit perdre pied…que se passait-t-il ??

Une fois de plus, il décida ne pas réagir…

 

Bon, je dois déjà retourner au travail, je compte sur toi pour acheter ce que tu trouveras de mieux pour mes amis, dit il en embrassant Emilie sur le front.

 

Elle entendit la porte se refermer, attendit que le bruit des pas s'évanouisse et décrocha le téléphone.

 

-Marie? c'est moi.. non je n'ai rien trouvé concernant Elsa et sa famille, par contre Pascal a invité deux de ses amis très haut placés, un allemand et un français, je suis sûre d'en savoir davantage bientôt!..

Elle n'entendit pas le très léger déclic provoqué par l'écoute de la ligne…

Laurent raccrocha également, un léger sourire aux lèvres…

 

CHAPITRE VI : Retour Rue Lauriston

 

Le contraste était saisissant entre Kader, kabyle très grand avec les pupilles dilatées par le kif, d’une maigreur effrayante, presque ridicule dans sa veste étriquée, et Lucien, paysan râblé avec des bretelles de grand-père, placide, mais dont les petits yeux durs et rusés démentaient la bonhomie apparente de son large visage plat et rougeaud.

Ils avaient cueilli Emilie à l’entrée du métro et réquisitionné un taxi.

Dans la rue Lauriston, le chauffeur avait redémarré sans même attendre un pourboire.

Engoncés dans leurs épais manteaux de cuir vert-de-gris impeccablement cirés, ils avaient fumé pendant tout le trajet, et Emilie toussait encore en suivant les couloirs qu’avait emprunté Pascal quelques heures plus tôt.

Après d’interminables détours, le petit cortège se retrouva devant une pièce qui aurait pu être un cabinet dentaire, et dont filtraient des relents insupportables.

Au grand soulagement d’Emilie, ses gardes du corps entrèrent dans la pièce d’en face.

Elle reconnut d’abord, avec une joie rapidement mêlée d’horreur, des voix un peu plus loin.

Sitôt franchi un vestibule dont le papier peint moisi tombait en lambeaux, elle distingua d’abord la silhouette élancée de son mari au fond d’une cave, à moitié éclairée par un néon à la lueur incertaine et blafarde, qui laissait presque dans l’ombre un homme entre deux âges, dont les mains reposaient avec une affection paternelle sur les épaules de Marie.

Marie, attachée sur une chaise, hagarde, comme si elle émergeait d’un cauchemar.

 

Pascal s’adressa durement à elle :

 

“ La seule chose qui peut encore vous sauver, c’est que tu donnes ton réseau… ”.

 

Marie le coupa “ Je n’ai rien dit, ne parle pas, surt-“ L’homme au visage invisible avait garrotté brutalement de ses mains le cou de Marie.

 

Pascal reprit d’un ton las “ Tu parles, et on la libère… et pour nous, …on verra après. Je ne sais pas où j’en suis ”.

 

Emilie se précipita pour délivrer Marie. Laurent l’avait relâchée. Marie, une jeune ouvrière communiste d’une vingtaine d’années, avait gardé la fraîcheur et la simplicité de sa Bourgogne, son teint rose s’alliait merveilleusement à sa silhouette accorte et robuste de belle plante.

Elles pleurèrent silencieusement ensemble. Emilie, la première, se redressa et tourna les talons sans un mot.

 

Sur un signe de Laurent, Kader et Lucien entourèrent Marie et saisirent brutalement ses fins poignets. Elle poussa un petit jappement de douleur et trébucha en avant. Laurent claqua une gifle sur ses lèvres qui projeta en arrière son noble visage baigné de larmes. Il posa ses mains sur le col de sa robe et tira lentement pour jouir du viol de sa pudeur.

Un vieux soutien-gorge, trop étroit et émouvant dans sa modestie, révéla les formes épanouies de la jeune femme.

Laurent savoura la honte de Marie, qui gardait les yeux baissés. Lorsqu’il insinua ses doigts sous les bretelles, elle tenta de s’échapper dans un bref sursaut inutile.

Les attaches glissèrent, révélant deux seins pleins aux larges aréoles nacrées, qui glissèrent par dessus l’humble gaine. Laurent se détourna pendant que les duettistes finissaient le travail.

 Recroquevillée sur sa chaise, Emilie observait la scène avec dégoût. Elle détourna la tête, mais Pascal prit doucement son menton par la main et ramena fermement son regard dans la bonne direction.

“ Regarde, regarde bien et ne baisse pas les yeux…non. C’est à cause de toi tout ça ”.

 Ils firent tomber Marie d’une bourrade. Lucien enfonça un genou dans son ventre pour la plaquer sur le ciment glacé tandis que Kader réunissait dans son dos, par deux paires de menottes, ses poignets et ses chevilles, ligotées aux extrémités d’une barre métallique longue d’environ un mètre.

La longue crinière blonde fut torsadée en une natte épaisse et liée très étroitement aux menottes avec une fine cordelette.

Une chaîne glissée par dessus la poutre centrale et passée dans les menottes fut tirée dans un cliquetis qui résonna de façon étrangement sinistre.

 Marie fut soulevée jusqu’à un peu plus d’un mètre et demi du sol, le fessier étant tiré plus haut de quelques dizaines de centimètres.

 Son dos était arc-bouté à l’extrême, supplice déjà atroce, car les rotations irrégulières de la chaîne la contraignaient à d’incessantes compensations de son corps pour soulager la tension extrême qui risquait de briser sa nuque.

Ses bourreaux s’en aperçurent rapidement. D’un pas vif, Laurent s’avança en se retournant tout contre le visage crispé. “ Tiens, fume, c’est du belge ”, proféra-t-il dans un gros rire de soudard éméché après avoir libéré sa flatulence.

Il se retourna vers Emilie avec un sourire sardonique.

“ Alors, Madame Brun, toujours rien à dire ? ”.

Emilie baissa les yeux, affreusement crucifiée par l’horrible dilemme.

“ Comme vous voulez, au moins profitez du spectacle ! ”.

Il se retourna soudainement et d’un revers de main, il fustigea le sein droit. La claque sonore fit tressauter le tétin et provoqua deux tours complets de la chaîne. La giration s’accomplit ensuite en sens inverse, jusqu’à ce que le corps revienne à sa position initiale. 

Marie laissa échapper ses premiers petits gémissements, et de son corps splendide complètement tétanisé sourdaient maintenant de minces rigole de sueur qui clapotaient dans le silence tendu.

Alors commença un infernal ballet de gifles, claques et coups de poing assenés sur ses lourdes mamelles, qui pendaient telles des pis. Ses bourreaux ne s’interrompaient que par lassitude, saisissant l’occasion pour les pétrir à pleines mains, en enfonçant leurs ongles endeuillés dans les glandes fragiles.

Des cris stridents ponctuaient maintenant les gémissements continuels qui avaient gagné en intensité dramatique. 

Les premières suppliques suivirent rapidement. “ Arrêtez-ça, j’ai troooop mal ”

“ Asseeeeez. Noooon ”.

Puis les sanglots entrecoupés de “ Je vous en suppliiie ”.A un moment, Laurent s’effaça sur le côté.

Lorsqu’elle vit dans le halo livide les marques violacées qui striaient la magnifique poitrine ballottée au gré des coups, Emilie arrondit la bouche dans un “ oh ” de pure horreur.

Pascal interpréta ceci comme un début d’aveu et leva la main pour faire arrêter le supplice. Le regard inflexible de son épouse lui fit lentement reposer le bras.

La torture reprit, les claques lourdes rythmant les rotations et les “ Nooon, assez, pas çaaaa. Je vous en prie, je vous en priiiiiiiiiiiiiiiie ”.

 Kader était très excité…dans ses rêves les plus fous, il n’aurait jamais imaginé pouvoir poser la main sur une femme blanche aussi désirable. Une barre d’acier tentait de se frayer un passage à travers son pantalon. Il ne portait pas de slip.

Il leva les yeux dans une supplique muette. Laurent acquiesça d’un signe de tête en souriant au vu de l’énorme bosse. Lucien avait tout compris. Il fit descendre lentement la chaîne...

Kader dégrafa hâtivement son pantalon, exhibant un vit dressé comme un cimeterre. Il promena immédiatement un gland qui puait le suint de mouton et l’urine sur les lèvres finement ourlées de Marie.

 

CHAPITRE VII : Les seins martyrisés

 

Dès que son membre viril eut atteint son plus grand développement, il le secoua en tapotant la joue de Marie, évoquant irrésistiblement un prêtre donnant l'onction.
Laurent était habitué à la compétence de Kader, Pascal lui, fut surpris et admira avec quelle dextérité il fit ouvrir la bouche à Marie, en en profitant pour aussitôt y planter son membre nerveux, tendu et plus qu'odorant jusqu'à la luette.
La jeune résistante hoqueta, les yeux soudain exorbités, Kader lui manoeuvrait la tête en la repoussant et la tirant par les oreilles, il scrutait le visage déformé, profitant de chaque manifestation de douleur, de suffocation.
Il fit aller et venir longuement sa pine, ses poils pubiens très rêches venant dessiner sous le nez de Marie une fausse moustache qui aurait été comique sans l'horreur de la situation.
Marie ne tarda pas à goûter les premiers filets d'une liqueur séminale âcre et presque aussi épaisse que du sperme. Elle rejeta sa tête en arrière pour échapper à une éjaculation qu'elle pressentait exceptionnelle, mais ce fut Lucien qui maintint sa tête solidement tout contre le ventre de son complice.
Kader fut encore plus excité par cette tentative dérisoire d'échapper à son sort. “ Il est gros, mon zob, il est gros pour toi !!! ”
Il ne put se contenir très longtemps, déchargeant copieusement dans cette bouche probablement vierge. Marie toussa, le sperme ressortit en partie par les narines, son bourreau dégagea son sexe à moitié flaccide, barbouillant sa semence sur le frais minois.
Lucien, pendant ce temps, avait apporté un petit brasero rempli de charbons de bois incandescents.
Il disposa sur la braise deux paires de tenailles à longs manches ainsi que quelques instruments plus ou moins pointus.
Marie fut remontée au bout de sa chaîne, ses seins marqués de bleus et son entrejambe se retrouvant à environ un mètre cinquante du sol. La vulve baillait, luisante, entourée de petits poils blonds frisottés qui ne cachaient presque rien, au dessus, l'anus rose sombre était fripé en étoile.
.
Laurent demanda à Emilie, “ Chère Madame Brun, allez-vous vous décider à parler ?? Votre amie, nous le savons, n'a rien à dire, son sort, une fois de plus, ne tient qu'à votre bonne volonté! ”.
Elle baissa la tête en fermant les yeux, serrant ses petits poings, elle savait que si elle parlait, ce serait beaucoup d'autres personnes qui seraient impliquées...
Dans un sanglot, elle proféra d'une voix forte “ Marie, pardonne-moi ”. Elle ajouta  “ Sois courageuse ”, et se mit à pleurer doucement.
Laurent se tint à côté d'elle, il caressa du dos de la main la robe de grossesse tendue, ajoutant “ en  protégeant votre réseau, vous pouvez attirer des ennuis à d'autres personnes que vous !... ”
Il fit un clin d'oeil complice à Pascal, qui lui répondit de même et, au contraire d'un instinct protecteur, sentit monter en lui, envahissant son bas ventre, une chaleur qu'il connaissait bien depuis l'interrogatoire d'Elsa.
Il souhaita soudain que sa femme se taise !..
Lucien et Kader avaient chacun une paire de tenailles en mains. Les larges mors effilés avaient été tenus sur le foyer depuis un  quart d'heure et leur éclat incandescent illuminait la petite cave voûtée.
Ils avaient trouvé un jour cet instrument de torture médiévale dans la salle d'exposition du musée de la Préfecture de Police, dans le Ve arrondissement, et l'avaient immédiatement réquisitionné au grand dam du Conservateur du Musée.


Egalement connu sous le nom d'Arrache-seins ou Araignée, son application était réservée aux sorcières et aux jeunes mères qui avaient avorté en cachette. Il s'agissait de tenailles à quatre branches, terminées par des pointes recourbées à l'intérieur.
Ils se raclèrent la gorge avec une délectation timide lorsque Laurent leur donna le signal.
Ils s'approchèrent de Marie et commencèrent de promener leurs terrifiants instruments le long des larges mamelles qui se balançaient dans une danse incroyablement érotique pour échapper aux premières brûlures, pourtant ô combien légères.
Lucien pensa irrésistiblement aux poules dont ses parents flambaient la peau avant de les préparer, puis aux canards qu'il sodomisait en les garrottant lorsqu'il était très jeune.
Dès l'apparition des premières cloques, Marie avait commencé de supplier, et ses plaintes lancinantes alternaient avec les convulsions de son beau corps d’une blancheur laiteuse, qui se contractait d'avant en arrière pour fuir la chaleur insoutenable.
Kader se faisait une spécialité de repasser derrière Lucien pour crever les ampoules, et travailler l'épiderme sous-jacent ainsi révélé. Les cris de Marie gagnaient alors un registre suraigu, et la tétanie de ses muscles laissait craindre qu'elle ne parvienne à désarticuler ses membres.
Laurent leva la main pour que Kader et Lucien marquent une pause. “ C’est bien, mon p’tit Lulu, ça suffit ”
Il tenta une ultime intervention en élevant la voix, comme pour faire émerger Emilie d'un cauchemar dont elle ne pourrait sortir seule.

“ Maintenant, ma p'tite dame, ça va pas être joli, joli, vous savez. Après, même son p'tit copain, il va s'enfuir !!! ”.
Emilie ferma les yeux et entonna “ plus près de toi mon Dieu ”, tandis que Pascal passait sa langue sur ses lèvres avec jubilation.

Laurent rabattit son pouce avec le même geste qu'un empereur romain.
Kader et Lucien passèrent chacun sur les flancs de Marie et ouvrirent largement les mâchoires rougies au feu en les approchant des tétons pendants de Marie.
Ils attendirent quelques secondes pour laisser à Marie tout le temps d'anticiper et de manifester son angoisse dans une clameur déchirante :

 “ Nonnononononnonon, pas çaaaaaaaaaaa ”.
Alors seulement, simultanément ils les refermèrent, un grésillement accompagné d'une fumée abondante fut aussitôt suivi d'un cri inhumain, même Elsa n'avait pas crié comme ça, pensa Pascal, qui sentit son sexe se raidir.
Il se tenait derrière sa femme, lui tenant la tête droite afin qu'elle ne puisse pas se dérober au spectacle.
Lucien s'était contenté d'enfoncer profondément les quatre pointes droit dans les côtés de la base du sein, qui enfla soudainement. Autour des tiges, la peau variait du brun sanguinolent au noir de suie. Une odeur de viande brûlée se répandit dans la pièce, évoquant irrésistiblement le parfum  d'une brochette sur le grill, ce qui provoqua un réflexe gustatif parfaitement incongru dans l'assemblée.
Kader avait choisi d'enfoncer moins profondément son instrument pour mieux le faire glisser le long de la glande. Il étira ainsi démesurément la mamelle, la déchirant sur quelques centimètres pour lui donner la forme monstrueuse d'un sac déformé. Moins entamée, la chair n'était pas aussi profondément carbonisée, mais d'abondants filets de sang grésillaient lorsqu 'ils entraient en contact avec la tenaille.
Marie s'était évanouie. Laurent lui pinça le nez et la bouche jusqu'à ce qu'elle suffoque. Lorsqu'elle émergea, Kader et Lucien l'attendaient. Sans lui laisser le moindre répit, ils tournèrent leurs instruments pour saisir la base et le sommet de ses admirables seins de nourrice. Les pointes effilées et encore rougeoyantes s'incrustèrent dans l'épiderme fragile avec un “
ffiiizzzz ” terrifiant. Alors, ils tirèrent sur les imposantes masses mammaires pour les écarter chacun de son côté en les lacérant.
Le rugissement indicible de Marie bouleversa même Pascal. Kader et Lucien s'étaient tourné sur le côté pour qu'Emilie profite pleinement de la vue qui lui était offerte...

 

CHAPITRE VIII : La fin d’une grande résistante

 

Marie et Emilie s’évanouirent pratiquement en même temps. Pascal n’eut que le temps de retenir une statue de pierre qui dégringolait de son socle. Laurent vint immédiatement à son secours, et en prenant Emilie par les épaules, ils la portèrent dans le salon du dentiste encore infecté par le traitement infligé à Elsa.

 

 Sans désemparer, Lucien et Kader avaient branché un fer à repasser qui tenait en équilibre sur une table. Lucien avait ramené un seau d’eau. Il le jeta en plein visage de Marie, qui émergea des ténèbres bienheureux en suffoquant. Après avoir recraché et toussé quelques instants, elle prit conscience de la douleur insensée qui parcourait ses glandes écrasées, percées, lacérées. Elle baissa les yeux dans un gémissement inaudible et contempla les ravages à jamais exercés sur sa poitrine mutilée. Des stries violacées aux bords carbonisés, d’où sourdaient par endroits de minces rigoles de sang, traversaient ses pauvres seins autrefois si fermes et tendres à la fois. Toutefois, ses aréoles et ses bouts de seins étaient encore préservés, et elle ne se sentait pas entièrement dépossédée de l’essence même de sa féminité, puisqu’elle pouvait encore allaiter, elle qui souhaitait tant nourrir un jour un bébé.

 

Emilie reprenait lentement ses esprits, la tête renversée en arrière dans le coude de Pascal, qui caressait lentement ses cheveux. Au bout d’un moment, elle réalisa qu’elle était incommodée par l’odeur pestilentielle qui provenait du fauteuil sur lequel elle reposait. Elle finit par ouvrir les yeux qu’elle maintenait fermés pour échapper au spectacle des atrocités qu’elle venait de voir, aux yeux de fou de Kader, au sourire ignoble de Laurent, à la tranquillité placide de Lucien. Elle se pencha en avant pour vomir sur le bras de Pascal, un long jet mince qui ne la soulagea pas. Pascal craqua brusquement :

“ Chérie, parle, parle maintenant, sinon tu vas perdre le bébé ! ”

Il lança un regard désespéré à Laurent.

 

Après s’être découpé avec son couteau de berger une tranche de pain et un morceau de fromage tirés de sa besace, Lucien mangea sa tartine avec lenteur et application, exactement comme s’il se fût trouvé à table. Lorsqu’il eût terminé, il s’approcha de Marie et souleva sa tête.

“ Dis donc, t’es pas d’la ville, toi… ”

Marie ne répondit pas et continua sa mélopée lancinante entrecoupée de pleurs. Elle transpirait abondamment, tant à cause de la peur lancinante qui la submergeait que de l’atmosphère surchauffée et étouffante. Les doigts de Lucien glissèrent d’abord lorsqu’il tira à pleines mains sur les seins martyrisés qui débordaient de ses paumes rugueuses. Après avoir affermi sa prise, il les secoua violemment en les écrasant. Marie poussa un rugissement insensé “ OOOOhhhhhh, assez, assez, assez, s’il vous plaaaait ”.

Dans les petits yeux de Lucien, une lueur bizarre s’était allumée tandis qu’il s’emparait du fer à repasser.

Il tourna derrière Marie, et flatta son postérieur avec quelques petites claques. “ T’as déjà vu comment on attendrit la viande, hein ? ” Marie hurla, un hurlement farouche et bref tandis que Lucien appuyait le fer à repasser brûlant sur sa fesse gauche.

Les soubresauts extravagants de Marie allongèrent incroyablement ses membres. Elle craignait tant une seconde brûlure que la force incroyable de son second cri traversa les épaisses cloisons des deux appartements.

 

Emilie voulut se relever, mais la main forte de son mari la plaqua sur le dossier du fauteuil. Elle ressentit un élancement brutal dans ses entrailles et elle réalisa brutalement que la vie de son enfant était en danger. D’un seul coup, à cet instant, plus rien ne compta à ses yeux que cette petite vie qui se rappelait à elle, et qu’elle avait le devoir de protéger.

 

La seconde morsure fut plus appuyée, plus intense, car Lucien avait laissé deux secondes de plus la plaque de fer reposer sur sa fesse droite, tout au bord de ses grandes lèvres, faisant grésiller une bonne partie des longs poils dorés et bouclés qui lui composaient une toison pubienne si drue. Marie n’était plus très loin de la démence lorsqu’elle hurla “ Monsieur, Monsieur, Monsieur, Mons…”, comme si elle égrenait un chapelet de toute ses forces.

Lucien fit un pas de côté “ Tu veux que j’arrête ? Alors tu vas faire le cochon. Fais scrouiiii. T’as compris ?  SCROUIIIII”

Il dégrafa sa ceinture et laissa retomber son pantalon sur ses genoux. Il posa la main sur les fesses douloureusement meurtries qu’il pinça fortement quelques instants avant de baisser son slip avec difficulté, car il bandait d’une érection de pierre. Dans la faible clarté rougeoyante, son visage rougeaud et insignifiant de crétin prenait une dimension satanique. Son membre viril, de taille moyenne, était particulièrement épais, avec un gland très gros et presque noir, d’autant plus sombre qu’il n’était jamais lavé.

D’une seule poussée rectiligne, il s’enfonça dans l’anus vierge et rétracté. Marie poussa un cri de bête forcée en se redressant sur ses membres. Lucien la sermonna “ SCROUIIII, bon dieu, j’t’ai dit de faire scrouiiiii ”. Amusé et souhaitant participer aux réjouissances, Kader s’en revint au brasero où des pinces métalliques continuaient de chauffer.

 

Emilie posa la main sur le bras de Pascal en regardant Laurent :

“ Arrêtez ça tout de suite….s’il vous plait…je vais parler ” Elle était presque inaudible à la fin de sa phrase, mais Pascal rassura Laurent d’un clin d’œil.

“ Viens, chérie, on va faire ça là haut ”. Laurent ajouta “ c’est bon, ma pt’ite dame, j’vais leur dire d’arrêter et j’arrive.

Emilie se boucha les oreilles, les yeux baissés en traversant le couloir, pour ne pas entendre les cris de truie étranglée que Marie était obligée de pousser pendant que Lucien la sodomisait.

Ils remontèrent l’escalier pendant que Laurent rejoignait ses sbires.

“ Eh ben, les gars, on s’amuse bien ? Elle a dit quelque chose ? ”

Lucien tourna son visage épaté avec un sourire béat :

“ J’sais pas, j’ai jamais compris les porcs ”.

Laurent s’esclaffa à son tour “ On s’en fout, c’est la bourgeoise de Pascal qui sait tout. Elle va lâcher le morceau ”

Kader s’avança, l’air inquiet “ Alors, faut qu’on arrête, patron ?

“ Et qu’est ce qu’on en fait, après ? Les p’tits gars, faut toujours finir le boulot…amusez-vous bien, mais pas trop longtemps, y a du taf cet après-midi ”.

Laurent sortit rejoindre Emilie et Pascal, tandis que Kader, rassuré, sortait du brasero une courte pince dont les pattes avaient une forme de spatule. Il savait comment aider Lucien à prendre son plaisir…

Préservés par miracle, les délicats mamelons de Marie laissaient dépasser des larges aréoles carmin admirablement dessinées, des bouts de sein larges et très proéminents. Kader redressa sa pince sous les yeux de Marie en l’agitant doucement. Marie se mordit la langue avec force avant même que les mâchoires incandescentes ne se soient refermées sur le fragile bout de chair. La première contraction violente de ses sphincters écrasa presque la bite dilatée de Lucien. Une seconde contraction donna à son tortionnaire l’impression visuelle d’un tube de pâte dentifrice sur lequel on avait fortement pressé. Dressé sur ses talons, il éjacula longuement pendant que la troisième contraction se prolongeait, car cette fois Kader n’avait pas retiré la pince. Le cri d’agonie ” YYYYYYYYYehhhhhhhhhhhhhhh ”, au delà de tout entendement, sembla durer des heures et résonner longuement avant de se muer en gémissements incoercibles, après que Kader eut retiré la pince en emportant un petit morceau de chair carbonisée qui restait lamentablement collé sur le mors.

Emilie finit de parachever sa confession avec un visage las et égaré. Son ventre lui faisait mal et elle s’obligeait à des pensées agréables. Elle n’écouta pas vraiment Laurent, qui disait à Pascal :

“ Bon, ben maintenant, vous redescendez à la campagne et vous vous faites oublier tous les deux. J’arrangerai tout, t’inquiète pas, y aura pas de traces, y a que moi qui sait ”

Avec un regard plein de gratitude, Pascal serra la main de Laurent et sortit en soutenant Emilie par le bras.

Arrivés à la voiture, Emilie demanda à Pascal “  Tu retournes chercher Marie, tout à l’heure, hein ? ” Pascal détourna légèrement les yeux “ Oui, chérie, on va l’emmener à l’hôpital tout à l’heure ”.

Kader procéda à l’ablation de l’autre mamelon tandis que Lucien cherchait un collier de chien. Il le fit glisser le long du cou de Marie et introduisit un tournevis entre le collier et le cou.

Kader prélevait maintenant des lambeaux de chair calcinée sur les mamelles qui gigotaient sous ses yeux hallucinés. Lorsque Lucien commença d’actionner le tourniquet qu’il avait formé, les soubresauts de Marie, occupée à trouver sa respiration, diminuèrent d’intensité. L’affreuse constriction de ses poumons qui le disputait en souffrance à l’atroce mutilation de ses seins, l’empêchait progressivement de bouger ou de crier. Le joli minois était devenu hideux à voir, avec un bouleversant masque de souffrance presque violet, d’où jaillissait entre les dents une langue congestionnée. Des vaisseaux avaient éclaté dans les yeux magnifiques. Kader était revenu avec les grandes tenailles finir d’arracher les restes des tétons saccagés. Tout à la fin, un dernier râle parvint à s’échapper de sa poitrine mutilée au moment où Laurent rentrait dans la pièce.

Pascal conduisait doucement, l’air pensif. Puis il se renversa en arrière sur son siège en songeant aux nouvelles missions qui l’attendaient dans le Vercors, et posa affectueusement la main sur la cuisse d’Emilie.

 

 FIN 

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Rêve de fer, rêve de sang

Toujours la symbolique du Mauser C96, encore une époque délaissée pour raconter ce genre d'histoires, alors que les atrocités des troupes de Franco m'ont fait pas mal fantasmer, malgré l'absence de témoignages, et enfin, c'est un de mes types d'héroine "méritante" que je peux mettre en scène, la femme ou la jeune fille révolutionnaire entre les mains de sadiques militaires -fascistes, c'est un pléonasme.  


 REVE DE FER, REVE DE SANG

Le capitaine - marquis - Francisco Cabeza de Vaca plie soigneusement son pantalon délavé, d’un sable presque blanc. Il le pose avec application sur le dossier ouvragé de la chaise de douairière qui constitue le mobilier principal de son logement. Il accroche ensuite son ceinturon sur l’un des bords, et les recouvre avec la veste de son uniforme. Il déboutonne sa chemise qu’il laisse retomber négligemment sur sa veste. Ses bottes sont déjà sous la chaise.

La nuit dernière, quelques éléments des brigades internationales se sont infiltré dans les faubourgs.

Retranchés dans le bureau de poste, ils mitraillent consciencieusement les murailles inexpugnables de l’Alcazar.

Leurs salves régulières rythment l’exercice de la petite garnison depuis l’aube.

Il s’est approché de la fenêtre grande ouverte en hochant la tête. Le soleil a déjà commencé de cuire les supplétifs marocains et les pierres surchauffées amortissent l’écho des détonations.

Il referme les volets en souriant.

Ses yeux conservent la rémanence de la lumière trop crue, et il lui faut quelques secondes pour distinguer Soledad. C’est d’abord une ombre qui se détache crûment dans la blancheur irréelle des draps du lit à baldaquin. Puis il parvient à distinguer des contours de plus en plus précis, et enfin sa peau très mate, d’où se détache à peine le renflement très sombre de son pubis.

Il vient s’allonger à ses côtés, et il a perçu le frisson qui a secoué sa cuisse. Il pose sa main aux ongles faits dans le creux de l’aine. Les cals de sa paume très sèche râpent l’épiderme soyeux lorsque ses doigts commencent leur exploration. L’index effleure sa toison très brune et la caresse doucement. Il saisit délicatement entre le pouce et l’index les poils collés par la transpiration et joue à les étirer.

Le mont de vénus s’est contracté lorsque le dos de son index a rencontré les bords de ses lèvres. Il les effleure quelques instants, les flatte doucement comme pour les réveiller. Son ongle a trouvé une ouverture pour rabattre doucement la corolle engourdie. Son doigt s’enfonce un peu, remonte lentement, comme s’il tirait sur une fermeture éclair de bas en haut.

Cette fois, Soledad a tiré fortement sur ses poignets.

Les menottes ont cliqueté.

Il passe au dessus d’elle et pose ses mains au milieu de ses côtes. Dieu, que ses seins sont gros mais si fermes. Il les recueille au milieu de ses doigts très écartés et ses paumes se referment en les serrant très fort. Il les repousse très lentement jusqu’à ce que les aréoles à la couleur de café crème aient rejoint la ligne des épaules.

Il fixe intensément le regard paniqué de la jeune anarchiste du POUM. Puis il se laisse retomber d’un seul coup. Son long membre a plongé presque complètement dans la matrice à peine lubrifiée., le bâillon a bloqué le hoquet de surprise. -je te hais, je te hais, je te hais - disent les yeux noirs.

C’est une lutte entre deux volontés qui s'engage. 

Il pince fortement la longue pointe de sein pour l’étirer et referme avidement ses lèvres sur le mamelon. Sa main écrase l’autre sein, ses doigts font rouler la glande sous la peau. Sa barbe naissante pique le sein dont il suce maintenant le bout. Sa langue entoure la pointe où il la mordille très légèrement. L’odeur de cire absorbe les premiers effluves des sécrétions intimes.

Soledad ne peut plus interdire à ses fesses de se soulever.

Il a réuni ses jambes, ses orteils sont crispés comme s’il faisait des pompes à l’exercice. Il veut concentrer toute sa puissance au bout de son gland trop fin. La pointe acérée de son pénis de chien est très dure maintenant.

Non, non, non, je ne veux pas, affirme la crinière brune qui vole en tous sens.

Un rai de clarté barre un instant la bouche crispée de Soledad, juste au dessus de l’épaule très velue.

Antonio referme très lentement la porte. Il tire sur son col et redescend sans bruit l’étroit escalier en colimaçon. Ses lèvres forment une grimace étrange et son regard est fixe. Le fidèle chien de garde se poste assis sur la première marche.

Quand le con de Soledad s’est resserré, il a failli jouir. Vite, il s’est pincé au sang la lèvre inférieure –NON, merde, pas maintenant, pas avant elle- Il parvient à bloquer son éjaculation et se retire. Soledad veut sa victoire. Sa poitrine se soulève à la rencontre de la médaille pieuse qui pend à son cou, mais il se garde de la pénétrer complètement cette fois. 

Maintenant, son gland violet est la tête d’un bélier qui repousse les battants de la porte de sa vulve.

Sans jamais s’enfoncer plus avant, il martèle ses petites lèvres tandis que son index a filé sous son ventre très plat pour masser son clitoris bourgeonnant.

Soledad se cambre longtemps pour résister, puis sa respiration augmente. Une buée de transpiration s’est formée dans ses cils et son pelvis vient à la rencontre du pieu qui se refuse .

Elle cède la première et Francisco a presque entendu son feulement assourdi.

A cette seconde précise ils sont amants.

Il peut maintenant se reposer en la pénétrant complètement. Elle hait son corps qui l’a trahie et se contracte pour échapper à un nouvel orgasme. Il ne bouge pas, cette fois. La portée de son acte l’effleure étrangement à cet instant. Il est assez cultivé pour pressentir dans quel sens la balance de l’histoire penchera, mais il n’en a cure pour l’heure.

Sa bouche a de nouveau encerclé le mamelon droit, mais cette fois, ses doigts ont croché avec rudesse dans la chair tendre de son sein gauche. Elle a un léger sursaut, avec un gémissement atténué lorsque la pression s’accentue. Le plaisir que lui procure la succion de plus en plus forte le dispute à la douleur sourde de son sein écrasé. Elle a senti qu’il était encore plus gros en elle.

Elle hurle en silence. Il l’a mordue. Pas pour jouer. Ses dents se sont progressivement imprimé tout autour de son aréole . Il a le goût de son sang dans la bouche, mêlé au sel de sa peau. Il a nettement perçu la secousse qui a traversé son corps. Ses muqueuses se sont délicieusement resserré avec plus de vigueur que si elle avait joui.

Sa bouche descend un peu. Elle appréhende une nouvelle morsure et se surprend à prier, elle !

Il a pris un gros morceau de peau avec un peu de chair, à la base du sein, et son incisive s’est enfoncé plus profondément. Quelques gouttes de sang voltigent sur les draps lorsqu’elle bombe le torse après qu’il se soit relevé pour la regarder. 

Des cercles brun-bleu avec des trous rougeâtres marquent la peau de Soledad. Il se repaît de la peur absolue au fond de ses yeux et il en jouit en la fixant jusqu’à ce que ses dents aient choisi un autre lambeau de peau à déchirer. Il se relève et ferme les yeux un court instant. Comme un fauve il referme sa mâchoire pour broyer une énorme bouchée, qu’il commence à mâcher sans la détacher.

Le dos de Soledad est une corde de souffrance décollée du lit. Elle l’a soulevé, et c’est comme si elle lui faisait l’amour maintenant. Il se plait à mordre plus ou moins fort pour régler la tension de ses muscles, comme s’il accordait un violon.

Quelques trous profonds ont traversé la glande et un peu de matière s’est mêlé au sang. Pour ces instants magiques de jouissance absolue, il accepte d’avoir perdu son âme. Il se demande seulement s’il va passer le reste de sa vie à les occulter ou bien à les magnifier à chaque instant. Il connaît la réponse, déjà. Il agrippe une dernière fois les tétons martyrisés et les secoue brutalement.

Il se relève. Soledad l’a suivi du regard tant que la brume de ses larme le lui a permis. La porte grince une seconde fois. Il est revenu avec quelque chose dans la main qu’il pose par terre. Il tient un fil au bout du bras qu’il branche dans un générateur avant de le laisser retomber. Il attend quelques instants, puis pose une pointe de fer rougeoyante sur l’œil de l’angelot dessiné en haut du pied du lit.

Soledad ferme les yeux pour qu’il ne puissent plus jamais s’ouvrir. Elle l’entend s’asseoir pesamment à ses côtés. Elle sent d’abord le fil du fer à souder glisser le long de sa cuisse comme un serpent. Elle se mord la lèvre, mais rien ne l’a préparé à cela. Ni la balle qui a traversé sa cuisse l’année dernière, ni la dysenterie qui a failli l’emporter enfant. Elle entend le “ fzzzz ” pendant qu’un éclair aveuglant la traverse.

Il a commencé de cautériser ses plaies par jeu, parce qu’elles formaient une cible visible. Il est légèrement incommodé par l’odeur de viande grillée, et la fumée pique un peu ses yeux, mais il continue de fourrager dans les plaies vives en ménageant quelques instants de repos au corps pantelant. Le charbon des bords carbonisés gagne peu à peu sur le rouge très vif des plaies béantes…

Elle s’est évanouie. Il attend quelques instants et pince ses narines pour la ranimer. Sa bouche tente de s’ouvrir spasmodiquement sous le bâillon comme si elle était noyée. Ses yeux hagards reviennent du néant bienheureux. Ils cillent lorsque la tige de fer effleure son mamelon. Au lieu de la retirer assez rapidement, il la maintient en place “ Fzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz ”. Un claquement le surprend.

Le bras droit de Soledad s’est disloqué au bout de la chaîne. Le bout de sein est pratiquement décapité.

Une odeur épaisse dépasse maintenant des cuisses tétanisées. Avec un froncement dégoûté des narines, il se lève brusquement en cognant la chaise. Le Mauser 96 s’échappe de son holster. Il revient appliquer le fer, droit sur le côté du sein gauche, et l’enfonce en tournant. Il est surpris de la résistance qu’offre la chair un court instant.

Soledad s’est évanouie pour la seconde fois. Il doit la gifler longtemps avant qu’elle revienne en enfer .

Le long canon du Mauser est braqué sous ses yeux quand elle parvient à reprendre conscience Elle souffre tant qu’elle n’est plus tout à fait cohérente et il lui faut un long moment pour appeler la fin.

Elle a voilé son regard, lorsqu’elle sent le canon de l’arme frayer sa route dans son vagin. Elle a trop mal pour ressentir la moindre stimulation sexuelle quand il fait aller et venir le cadeau que lui a fait Kurt, le jour où la légion Condor a rendu les honneurs au Caudillo.

Elle ouvre ses yeux au-delà de la douleur muette et le supplie de toutes ses forces.

“ BANG ”

Antonio a sursauté. Il se lève brutalement et ramasse son calot. Il l’ajuste maladroitement face aux troupes qui font l’exercice et fait le salut de la phalange. La clameur de victoire s’envole jusqu’aux miradors.

 VIVA LA MUERTE ”

 

Posté par lionrobe1 à 20:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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