Récitscruels

Histoires sadiques de l'antiquité aux voyages dans l'espace. ATTENTION : textes extrêmes

24 mars 2007

Captive des indiens

Beaucoup moins "brut" que le précédent, j'ai dialogué avec l'auteur au fur et à mesure de sa création, et peut-être un peu influencé la fin....

 Captive des Indiens

  (Original text by R.V.H.)

-1ere partie

Le troisième jour après qu'ils eurent pillé le campement des colons, les guerriers retournèrent à leur village. Luttant pour suivre derrière, épuisée et dépenaillée par trois jours de marche forcée, tirée par une corde en cuir attachée autour de son cou, Elisabeth Kempton avait cherché sans succès à s'échapper, espérant en vain que les sauveteurs parviendraient jusqu'à elle.

Le coeur lui manqua à la vue du village. La délivrance serait difficile, et probablement trop tardive, une fois que les guerriers l'auraient enfermée dans le rassemblement de tentes en écorce entourées par une palissade grossière.

Comme le parti de guerre approchait, une foule croissante d’hommes, de femmes et d’enfants, sortit pour aller au devant d’eux.

Les guerriers brandissaient leurs lances, décorées des scalps fraîchement pris, exhibaient le butin tiré hors de leurs sacs, de l’habillement, des ustensiles et d'autres petits articles, facilement portables et utiles, qu’ils avaient pris aux blancs.

Elisabeth ne passa pas inaperçue. Un cercle croissant de villageois l'entoura pendant qu'elle trébuchait le long de son parcours. La plupart se contentaient de regarder ou de grimacer, de rire ou de faire des gestes.

Quelques uns, la plupart du temps des adolescents mâles, lui donnaient de petits coups de bâton. Entrant dans le village, le parti de guerre alla directement au centre du campement. Là, près d’un large feu circulaire, un grand homme imposant attendait, bras croisés sur la poitrine. Elisabeth devina qu'il devait être le sachem de la tribu.

Ils stoppèrent devant lui, en l’apostrophant dans leur langue maternelle, qu'Elisabeth ne parlait ni ne comprenait.

Ils lui présentèrent leur butin, puis traînèrent Elisabeth en avant. Ses liens furent détachés. Elle se tint debout, essayant de ne pas trembler, car il la regardait de haut en bas.

Il proféra quelques injonctions d’une voix forte, puis se recula. Les guerriers se reculèrent également.

Soudain, la foule des femmes fondit sur Elisabeth, saisissant et déchirant ses vêtements, mettant en lambeaux ses habits, abîmés après qu’elle ait été à moitié traînée dans la forêt pendant trois jours.

En quelques secondes, jupon, corset et bas furent tirés ou arrachés de son corps. D’une façon ou d'une autre, ses chaussures lui furent pareillement retirées, la pression de la foule la gardant parfaitement debout alors qu’elle ne reposait plus sur ses pieds. La foule se retira, laissant Elisabeth complètement nue devant tout le village.

Le chef émit un autre commandement incompréhensible. Deux des guerriers saisirent Elisabeth par les bras en la portant à moitié sur une courte distance, là où se tenait une sorte de rectangle fait de rondins de bois, une construction simple constituée de deux montants verticaux reliés par une barre transversale.

Ils tournèrent Elisabeth pour faire face au chef et lui élevèrent les bras.

La barre transversale était juste à la bonne taille pour qu'ils puissent lier ses poignets dessus. Son cœur chavira lorsqu'elle contempla ce qu'ils avaient en tête. Alors, chaque guerrier se pencha et saisit une de ses chevilles. Son cœur battit encore plus vite pendant qu'ils écartaient largement ses jambes et les fixaient aux montants.

Le chef prit une torche et l'alluma au feu. Quand elle fut joliment incandescente, il l’approcha d’Elisabeth. Pendant qu'elle l’observait avec horreur, il souleva la torche et la plaça sous son aisselle droite.

Il la déplaça plus près, plus loin, plus près encore, brûlant légèrement avec soin les poils sous son aisselle.

Puis il fit la même chose à son aisselle gauche. Après s’être légèrement reculé, il souleva la torche entre les jambes d'Elisabeth. Elle se mordit la lèvre, en sentant la chaleur contre sa zone la plus sensible. Mais, là encore, il faisait attention dans l'application, en brûlant légèrement de loin sa toison pubienne, déplaçant la torche tout autour pour la supprimer complètement. Quand il eut fini, il jeta la torche dans le bûcher. La foule rassemblée rit et gesticula à la vue de cette femme suspendue, avec une fourche aussi chauve et exposée que celle d’une petite fille. Comme c’est étrange, pensa-t-elle. Ce doit être une grande humiliation à leurs yeux d’être ainsi exposée. Et une fois qu’elle eut pensé cela, et immédiatement après que le soulagement de ne pas avoir vécu pire se fut évaporé, elle commença à se sentir humiliée. Avec ses jambes si largement écartées, la pauvre protection qu’offrait les poils de son pubis envolée, ses parties les plus intimes, la plupart des organes sensibles, se trouvaient ainsi exposés à la vue des sauvages et la rendait tout à fait vulnérable.

On ne la laissa pas longtemps s’apitoyer sur son sort. La foule commença à se rassembler à l'entrée du camp. Chemin faisant, la plupart firent un détour par les huttes et s’en revinrent en portant des baguettes. A l’extérieur de l’entrée, ils formèrent deux lignes. Elisabeth avait entendu assez d'histoires racontées par les hommes de l’ouest pour savoir ce que cela signifiait. Elle serait forcée de relever le gant. Deux guerriers qui étaient restés derrière elle la libérèrent de ses liens. Une corde fut attachée autour de sa taille, et ses poignets furent liés à cette corde derrière son dos.

Ils la menèrent à l'entrée, s'arrêtant juste devant les deux lignes des villageois, où chacun l’attendait avec une baguette de saule.

Deux guerriers se placèrent à l'extrémité opposée de la ruelle ainsi formée.

Le chef donna un ordre. Elisabeth sentit un des guerriers donner un petit coup de lance dans sa croupe. Elle se mit à courir. Les villageois, depuis chacune des rangées, balancèrent des coups de baguettes. Sur la foi des descriptions qu'elle avait entendu, elle espérait être flagellée sur le dos, les fesses et les jambes. Ce que firent certains. Mais peut-être parce qu'elle était une femme, bon nombre d'entre eux visèrent ses seins, son ventre et ses cuisses. Ceux qui étaient rapides parvenaient à la cingler devant et derrière. Le guerrier avec la lance la poussait en avant à travers le tourbillon de baguettes de saule. Tout au bout de l’allée, un guerrier l’attendait. Elle bénéficia d’à peine une seconde pour reprendre son souffle avant qu'il la fasse pivoter sur ses talons et qu’un autre guerrier la pique sur les fesses avec sa lance. A nouveau, elle dut s’engouffrer dans le fourré de baguettes, chacun semblant viser une région sensible. Ses seins aux longues pointes n'étaient pas exceptionnellement développés, mais ils étaient agréablement pleins et quelque peu pendants. Sans soutien, ils rebondissaient douloureusement. La flagellation permanente des baguettes devenait insupportable.

Elle fut renvoyée deux autres fois dans la forêt de baguettes. Déjà près de l'épuisement au début de son épreuve, elle commençait à perdre son équilibre. A la fin, elle s’effondra, pratiquement sans connaissance. Elle entendit à peine les hululements et les clameurs guerrières. Deux guerriers saisirent ses chevilles et commencèrent de la traîner de nouveau dans le village, le visage incliné face au sol. Une jeune adolescente eut la bonté de la saisir par les cheveux pour épargner à son visage la saleté. Les autres villageois saisirent l'occasion d’asséner une dernière fouaillée, une partie visant ses fesses, d'autres visant l’intérieur de ses jambes, bien que la femme prostrée les sente à peine. Quand Elisabeth reprit ses esprits, elle se trouvait sous une petite tente, pieds et poings liés. Une fille, peut-être âgée de douze ans, était agenouillée près d'elle, un tissu humide dans sa main. Elle essuya la saleté sur les contusions et les meurtrissures du corps d'Elisabeth. Compte tenu de la structure de ses traits et de la coloration de son teint, de ses cheveux bouclés, il était clair qu'elle n'était pas une Indienne. Elisabeth la regarda d’un air interrogateur ?

" Je devais m’appeler Becky, je pense, avant qu'ils m'aient amenée ici, " dit la fille dans un anglais hésitant. Elle n’avait pas pratiqué depuis un moment, de toute évidence. " Quel jour sommes nous? " demanda Elisabeth. De par la légère clarté à l’extérieur, elle devinait que c’était la fin de l’après-midi. "Ils vous ont obligé à courir hier. Vous dormez depuis lors. Vous avez faim? ", demanda la fille. Elisabeth inclina la tête. La fille sauta à cloche-pied devant elle et s'éclipsa, revenant un moment plus tard avec une double poignée de grains de maïs cuits. Elle alimenta précautionneusement Elisabeth. " Je n'ose pas vous délier, " expliqua t-elle. Son activité avait attiré l'attention, malheureusement. A peine Elisabeth eut-elle terminé le maigre repas qu'un guerrier au regard effrayant survint, qui souleva le mince toit de la tente pour l’éclairer. Il délia Elisabeth et la jeta à ses pieds. La portant et la traînant à moitié, il la déposa devant le grand bûcher circulaire. Un solide poteau avait été dressé, vis-à-vis de l’estrapade qu'elle avait déjà affrontée.

Le guerrier fixa Elisabeth debout contre le poteau. En pleine confusion et trop effrayée pour lui résister, elle se laissa attacher étroitement ses poignets ensemble derrière le poteau. Alors il se pencha et tira ses chevilles également derrière le poteau, les liant ensemble. Au bout d’un moment, Elisabeth réalisa que cette disposition écartait complètement ses cuisses et poussait son bassin en avant, en exposant son sexe. Le guerrier se plaça devant elle. Il caressa brièvement ses seins. Puis, saisissant sa mamelle gauche et la tirant loin de son corps, il brandit son couteau et le plaça dessous, là où le téton rejoint le torse. Elisabeth se prépara à hurler.

Un cri du chef arrêta le guerrier. Un violent échange s’ensuivit entre les deux. Le guerrier fit de nouveau mine de découper la partie si vulnérable d'Elisabeth. Un commandement énergique du chef le stoppa de nouveau. Le guerrier répondit encore. Alors, ses doigts brutaux plongèrent dans la fente du sexe d'Elisabeth, farfouillant dedans jusqu'à ce qu'il ait trouvé son clitoris. Il le serra étroitement entre le pouce et l'index, tout en préparant son couteau. Les yeux élargis par la crainte, le regard d’Elisabeth allait et revenait du chef au guerrier. Un autre commandement du chef et le guerrier relâcha son étreinte. Tout en grommelant, il s’éloigna, s’arrêtant seulement pour assener quelques claques au passage sur les seins d'Elisabeth avant qu'il soit parti. La foule qui s'était réunie commença de se disperser.

Becky apparut sur le côté d'Elisabeth. Elisabeth posa ses yeux sur elle, avec un regard d'interrogation ." Ah, ce guerrier. Les chasseurs blancs ont massacré son épouse. Il a voulu prendre vos nichons et, elle réfléchit, recherchant le mot, " et prendre votre bourgeon de plaisir pour se venger “ . Mais le chef a dit qu’il risquait de vous tuer. Il veut vous maintenir vivante pour la torture. Pendant longtemps. Il a dit que nous commencerons ce soir." Personne ne prit la peine de libérer Elisabeth, et elle demeura ainsi attachée au poteau pour le reste de l'après-midi, à regarder la fin de la course du soleil et à se demander quelles horreurs le chef avait à l'esprit. Peu de temps après que le soleil se soit couché, comme les derniers rayons de lumière s’étaient éteint, certains des Indiens commencèrent à raviver le feu dans le grand bûcher. Alors, deux guerriers s’approchèrent d’Elisabeth. Ils la délièrent du poteau et, chacun la tenant par un bras, la portèrent jusqu’au rectangle de bois. Là encore, ses poignets furent tirés vers le haut et ficelés à la barre transversale. Ses jambes furent largement écartées et attachées aux montants.

Une vieille femme indienne s'approcha, portant un panier. Elle le plaça par terre devant Elisabeth et en retira une longueur de corde mince faite avec le tendon fendu d’un animal. Elle en noua étroitement une extrémité autour du mamelon droit d'Elisabeth. Elle fit de même avec un autre morceau de corde à son mamelon gauche. Cherchant dans le panier, elle extirpa un gros caillou attaché à l'extrémité d'un lacet en cuir. Elle attacha l'extrémité lâche du lacet à l'extrémité du tendon. Elle attendit un moment de sorte qu'Elisabeth puisse comprendre ce qui allait se produire, puis elle laissa la roche retomber. Quand elle arriva à ses pieds ou presque, celle-ci s’arrêta avec un tel impact qu'Elisabeth eut peur que son mamelon soit déchiré. Faisant une brève pause pour admirer son ouvrage, la femme indienne alla extraire une autre roche et fit la même chose à l'autre mamelon. Elle s'amusa à faire se balancer les rochers, augmentant les souffrances d'Elisabeth.

Mais elle n'en avait pas terminé. De son panier elle sortit un morceau de bois, de peut-être quinze centimètres de long et épais de deux. Le morceau avait été divisé et les deux moitiés réunies ensemble dos à dos puis liées par un lacet en cuir à environ six centimètres d'une extrémité. À l'extrémité la plus courte, la surface intérieure avait été profondément taillée au couteau, laissant un intervalle entre eux. La femme indienne s'accroupit devant Elisabeth. Ses doigts saisirent le capuchon clitoridien, puis elle posa le dispositif en bois juste au-dessus de lui, l’appliquant fermement et emprisonnant ainsi le capuchon et le clitoris entre les deux moitiés. Elle tira une cale en bois hors de sa boite à malices et adapta le bord mince entre les moitiés à l'autre extrémité. Une petite pierre lui servit de marteau pendant qu'elle conduisait la cale vers le haut, écrasant le tendre clitoris d'Elisabeth. Alors, une lanière en cuir fut attachée autour de cette bride primitive, dont pendait un autre petit roc.

 

La vieille squaw laissa doucement retomber cette roche vers le bas. Ensuite, elle testa la poignée de la bride primitive en la soulevant et en la relâchant, plus loin chaque fois. Chaque fois, Elisabeth sentit que son clitoris était sur le point d'être déchiré hors de son corps. Elle étouffait ses cris, mais les larmes roulaient jusqu’en bas de ses joues. Satisfaite de son travail, la femme prit son panier et partit

 

-2eme partie

 

La majeure partie des villageois s’était rassemblée pour observer le tourment de la femme blanche. Plusieurs des Indiens, quelques uns parmi les plus jeunes hommes, et quelques femmes plus âgées, semblaient prendre en charge la torture, les autres se contentant d’observer en riant, peut-être en offrant leurs conseils dans leur langage étrange. Ils commencèrent par faire osciller les rochers, ou en les soulevant légèrement, à les laisser retomber, en s’amusant de sa réaction à ces secousses soudaines. Une femme plus âgée rejoignit le groupe, une branche de saule à la main. Elle commença à fouetter lentement Elisabeth sur les fesses et les cuisses. D'autres se joignirent à elle, frappant à tour de rôle la moitié inférieure du corps nu d'Elisabeth. Et chaque coup entraînait le balancement des poids, qui la tiraient impitoyablement sur ses régions les plus sensibles.

Un guerrier se fraya un chemin dans la foule. A travers les larmes qui baignaient ses yeux, Elisabeth vit qu'il s’agissait de celui qui avait déjà voulu la découper un peu plus tôt. Maintenant, il portait un fer rougi au feu. Il s'arrêta devant elle, lui montrant l'instrument. C'était une mince tige de fer, encastrée dans un manche en bois. L'extrémité rougeoyait faiblement. Un ordre fut aboyé. Elisabeth identifia la voix du chef. Le guerrier tourna la tête et cria une réponse. Puis il se retourna de nouveau vers Elisabeth. Toujours avec autant de légèreté, il apposa l'extrémité du fer au bout exposé de son mamelon gauche. Elle lança brusquement un cri à ce contact. Puis il toucha le mamelon droit et elle cria encore. Une expression encore plus mauvaise s’empara du visage du guerrier et Elisabeth sentit la chaleur du fer s’élevant entre ses jambes. Elle cria par anticipation, son corps se débattant d'une manière folle contre ses liens. Un regard étrange de satisfaction parcourut le visage du guerrier. Il s’esclaffa, tourna les talons et repartit dans la foule sans la toucher. Peut-être que démontrer la poltronnerie de la femme blanche était une vengeance suffisante pour lui.

Malheureusement pour Elisabeth, il passa son instrument de torture à un autre Indien. La tige fut remise au feu et réchauffée, et un petit groupe de tortionnaires prit position derrière Elisabeth. Chacun son tour, ils la touchèrent légèrement et très rapidement sur ses fesses et à l’intérieur de ses cuisses. Il apparut progressivement à Elisabeth que leur but n'était pas tant de la brûler que de la faire tressaillir, parce que chaque fois qu’elle sursautait, les poids se balançaient et elle se torturait elle-même ainsi. Elle essayait de restreindre ses mouvements mais se trouvait incapable d’y parvenir. Au plus léger contact du métal chaud, elle criait et bougeait spasmodiquement et les poids volaient encore et ses mamelons et son clitoris souffraient de nouveau. Le tourment des poids continua pendant ce qui lui sembla être des heures mais était probablement beaucoup moins. La foule commença à perdre son intérêt et le chef donna des ordres. Les poids furent enlevés. Elisabeth fut détachée et déposée comme un paquet sous la potence rectangulaire. Des discussions s’ensuivirent, vraisemblablement sur la prochaine étape de sa torture, lui donnant ainsi une chance de récupérer de l’agonie infligée à ses seins, ses parties intimes et ses fesses.

Des bras forts la saisirent sous les bras et elle fut remise sur ses pieds. Elle fut conduite sous le grand poteau et forcée de se tenir debout de nouveau contre le bois rugueux. Ses bras furent attachés derrière le poteau, puis ses chevilles liées à la base. La foule se rassembla en demi-cercle devant elle. Deux guerriers se frayèrent un chemin à travers la foule. L’un portait un dispositif étrange. C'était une barre en bois poli de trois pieds de long. À chaque extrémité se trouvait une courte croix en forme de T. Du centre de la barre pendaient deux boucles de courroie en cuir. Les guerriers s’approchèrent d’Elisabeth. Ils prirent position à ses côtés. Chacun souleva la barre par une extrémité et ils la disposèrent juste au-dessus de ses seins. Avec leurs mains libres, chacun guida un des seins d'Elisabeth dans une des boucles en cuir. Puis, les deux mains sur les croix, ils commencèrent à faire tourner la barre.

Les courroies s’enroulèrent autour de la barre en bois. Ainsi, les boucles devenaient de plus en plus petites. Le cuir commença à s’enfoncer dans ses seins, les réduisant à l’état de gros melons bien durs. Comme leur résistance augmentait, les guerriers les dégagèrent légèrement, avant de donner une torsion plus dure encore. Les guerriers s’arrêtèrent juste quand Elisabeth sentit que le prochain tour de barre allait soit couper ses seins soit les faire éclater. Mais ils maintenaient la tension sur la barre. La vieille squaw qui avait attaché la première fois les mamelons d'Elisabeth resurgit de la foule. Elle portait une baguette mince et petite, pas plus d'un pied de long et un pouce un quart de large. Elle s'arrêta devant Elisabeth et commença à tapoter légèrement son sein droit. Une deuxième vieille femme la rejoignit, et entreprit de frapper le sein gauche d'Elisabeth avec une autre baguette semblable.

Au début, Elisabeth ne comprit pas ce qu'elles essayaient de faire. La lumière se fit jour en elle petit à petit. En fait, au début, cela aida à la distraire de la douleur provoquée par les courroies serrées qui meurtrissaient ses seins. Mais rapidement, elle changea d'avis pendant que les impacts légers mais constants commençaient à rendre sensible la chair torturée. Quoique les vieilles femmes aient semblé intentionnellement ignorer les mamelons déjà endoloris d'Elisabeth, la douleur dans la zone les entourant croissait. Les baguettes minuscules volaient si vite que le choc de chaque impact, aussi petit soit-il, n'avait pas le temps d’être absorbé avant le prochain coup. Bientôt elle eut l’impression que ses seins étaient en feu. Elle essaya de s'écarter, mais le poteau était juste derrière elle et les guerriers qui tenaient la barre l'empêchaient de se tordre sur les côtés. Bientôt les larmes coulèrent sur son visage. Ses jambes étaient saisies de tremblements incontrôlables. Elle perdit le contrôle de sa vessie et un jet d'urine imbiba les mocassins des vieilles squaws ajoutant à l'amusement de la foule. Les femmes réagirent par des cris de colère gutturaux, avec des claques et des pincements sur les seins d'Elisabeth. Mais elles finirent par arrêter leur infernale flagellation et s’évanouirent de nouveau dans la foule.

Les deux guerriers déroulèrent leur dispositif démoniaque, relâchant sans douceur les seins d'Elisabeth. Ils disparurent dans la foule et furent remplacé par deux autres guerriers. Ceux-ci placèrent une barre en bois d’environ quatre pieds de long contre le poteau au-dessus de la tête d'Elisabeth, parallèlement au sol. Ils la fixèrent fermement en place. Ensuite, ils délièrent les bras d'Elisabeth. Ils lui laissèrent une minute pour lui permettre de soulager ses muscles qui lui faisaient mal. Alors, ils levèrent ses bras au-dessus de sa tête et attachèrent ses poignets au poteau. De nouvelles cordes en cuir furent attachées à ses chevilles. Plusieurs guerriers aidèrent à soulever les jambes d'Elisabeth jusqu’à ce que ses chevilles puissent être fixées à la barre transversale. Elle fut laissée là en paquet, avec ses jambes écartées et ses lèvres entièrement exposées à la foule. En regardant entre ses seins, elle pouvait voir son pubis et le début de la fente de son sexe. Réalisant ce à quoi elle pouvait ressembler pour les sauvages et quels tourments horribles sa vulnérabilité pouvait leur suggérer, elle pria de pouvoir mourir rapidement.

Ses vœux ne furent pas exaucés. Une demi-douzaine d'Indiens s'approcha, mâles et femelles. L’un d'eux portait une bouilloire de fer. Elisabeth réalisa rapidement qu'elle contenait des braises chaudes du feu. Avec les pinces en bois brut, un des Indiens prit une braise brûlante. Il la souleva assez haut au-dessus du ventre d'Elisabeth. Le reste du village s'était serré en rond pour apprécier la suite. Elisabeth observa le petit morceau rougeoyant avec une crainte croissante. L'Indien libéra la braise. Elle sembla rougeoyer davantage pendant qu'elle tombait. Elle toucha Elisabeth juste à la droite de sa fente. Elle lança violemment son ventre en avant pour qu’elle ne puisse rester assez longtemps pour la brûler. La foule se mit à rire et prodigua des encouragements à son tourmenteur.

Une autre braise descendit sur elle. Elle parvint encore à se tortiller et à se tordre pour l’écarter de ses zones les plus sensibles. Elle subissait des projections régulières de braises maintenant que les Indiens prenaient leur tour, certains essayant d’atteindre son sexe, d'autres visant son ventre ou ses seins. Finalement, épuisée et au bord du délire, elle se tordit du mauvais côté. Une braise atterrit sur l'ouverture de sa fente et s’accrocha vers le bas au-dessus de son clitoris et de ses petites lèvres. Elle cria à pleins poumons, et se livra à une danse extravagante dans ses liens. La foule rit et hulula de plaisir. Plusieurs autres braises visèrent la région tourmentée avant que l’une ne ricoche dans le mocassin d’un jeune guerrier. La vue de ses efforts effrénés pour retirer le missile brûlant et le rire et la dérision que cela engendra, semblèrent distraire de l'attention du village la femme blanche pendue au poteau qui sanglotait hystériquement. Lentement, la foule se dissipa.

Plusieurs guerriers plus âgés étaient restés. Quand il fut clair que les villageois avaient eu leur compte de divertissement pour la soirée, ils délièrent Elisabeth et la traînèrent de nouveau pour l’adosser à l’estrapade, où elle fut solidement attachée pour attendre les tourments du jour suivant. Le premier jour après son épreuve, Elisabeth s’astreint à dormir, pour trouver refuge dans l'inconscience et oublier la douleur causée par les nombreuses petites contusions et brûlures qui la marquaient. Elle se réveilla brièvement plusieurs fois pour trouver Becky qui appliquait des herbes sur les plus graves blessures. Le deuxième jour, elle resta éveillée, mais presque immobile, essayant de ne pas attirer l’attention sur elle, ce qui aurait pu mener à une reprise des tortures. Elle se soulevait seulement quand Becky apportait la nourriture et l'eau. Le matin du jour suivant, Elisabeth se réveilla en trouvant Becky à genoux à ses côtés et une femme indienne qui se tenait au-dessus d'elles. En voyant Elisabeth se réveiller, la femme proféra quelques mots brusques et sortit.

"Elle dit que si vous pouvez manger, vous pouvez travailler, " dit Becky. Elle tendit à Elisabeth un petit paquet. "Vous pouvez peut-être utiliser ça comme vêtements". Elisabeth examina la petite pile des chiffons. Une bande de cuir qu'elle attacha autour de sa taille comme ceinture. Il y avait aussi une longue bande de coton pas trop propre, qui aurait pu avoir été le bord d'une robe un jour. Elle la glissa sous la ceinture et la tira entre ses jambes, comme une sorte de slip. Elle grimaça comme ce chiffon rugueux délogeait les petites croûtes qui s’étaient formé là. Elle réfléchit au meilleur usage du morceau restant, long et irrégulier. Finalement, le meilleur agencement lui sembla de le placer dans son dos, le ramener sous ses bras, le croiser au-dessus de ses seins et l’attacher derrière son cou. Cela aurait été un costume scandaleusement minimal dans le campement des colons, mais au moins ses parties privées restaient en quelque sorte couvertes.

À titre d'essai, elle suivit Becky dehors dans le village. Les villageois, qui avaient passé leur temps à l'observer souffrir trois jours avant, semblaient l'ignorer maintenant. Elles passèrent par une petite porte d’une sorte de magasin, qui se trouvait peut-être à un tiers du début de la voie principale. Ce qu'elle vit alors la stupéfia. Elisabeth savait que les Indiens, loin d'être uniquement des chasseurs, faisaient des jardins. Mais elle n'avait absolument aucune idée de leur étendue. Toute la pente douce qui menait vers le bas à partir du magasin était couverte de maïs, d’haricots et de courges de différentes espèces. On pouvait voir des femmes indiennes à perte de vue s’occuper des légumes, tandis que les enfants chassaient les oiseaux et des petits animaux avec des bâtons "Trouvez un bâton", dit Becky. " notre travail, c’est d'effrayer les nuisibles".

Elisabeth suivit l'exemple de Becky. Elles passèrent la journée dans les jardins. Avec un soulagement croissant, Elisabeth nota que personne, adulte ou enfant, ne lui prêtait beaucoup d'attention. Même les quelques hommes, qui de temps en temps traversaient les jardins, ne lui jetaient pas plus qu'un regard en la dépassant. Cela lui donna de l'espoir. Peut-être que les Indiens, après l’avoir tourmentée, seraient maintenant contents de la garder comme esclave à s’occuper de leurs jardins. Cela ne devait pas être.

 

-3eme partie

 

Après deux jours passés à travailler dans les jardins, le sursis d'Elisabeth expira. L'après-midi suivant, une demi-douzaine de jeunes guerriers vinrent la chercher. Avec force commandements aboyés et par gestes, ils lui signifièrent d’avoir à les suivre. N’ayant pas d’autre choix, elle obtempéra.

Ils la menèrent jusqu'à l’espace ouvert juste en dehors de l’entrée de l’enceinte du village. Ils la déshabillèrent rapidement et l’adossèrent à un petit arbre. Le tronc faisait environ six pouces de diamètre et avait été dépouillé de ses branches basses à plusieurs pieds au-dessus de la tête d'Elisabeth. Elle se refusa à penser aux utilisations de l'arbre avant elle. Les bras d'Elisabeth furent tirés derrière le tronc et ses poignets furent liés ensemble. Une corde fut passée autour de sa taille et du tronc, plusieurs fois, puis attachée. Ses jambes furent ligotées ensemble, par les chevilles et les genoux, et ensuite rattachées au tronc. Enfin, une corde fut passée sous chaque bras et repassée derrière les épaules pour être fixée derrière l’arbre, tirant les épaules en arrière et faisant rejaillir ses seins en avant.

Elisabeth regarda autour d’elle pendant que les guerriers marchaient loin d'elle, semblant mesurer une distance. Il y avait des arcs et des flèches qui reposaient sur la terre ainsi que des cercles en osier brut utilisés comme cibles. Elle vit les guerriers rassembler leurs arcs. Alors, l’un d'eux encocha une flèche, banda son arc en arrière et la laissa filer dans sa direction. Elisabeth inspira profondément, ferma ses yeux en espérant que la flèche serait bien tirée et rapidement mortelle. Elle poussa involontairement un cri strident lorsque la flèche heurta son ventre. Et rebondit loin d’elle. Elisabeth ouvrit les yeux, étonnée. Elle baissa la tête pour regarder la flèche. Au lieu de l’habituelle tête pointue comme un rasoir en silex, il y avait une bille de bois. C'était une flèche pour oiseau, du type employé pour chasser de petits volatiles, les assommant par l'impact plutôt que par la pénétration.

Une autre flèche fut décochée sur sa cuisse. C’était comme si quelqu'un l'avait frappée avec juste l'extrémité d'un gourdin en bois. La prochaine l’atteignit sur le bas du ventre. Puis une autre encore toucha son mont-de-vénus. De par la réaction de ses tourmenteurs, Elisabeth déduisit que le mille de la cible que représentait son corps était son triangle pubien. L'un après l'autre, les jeunes hommes visèrent la cible. Leurs acclamations de triomphe et leur expression de dégoût quand leurs projectiles la manquaient ne nécessitaient aucune traduction. Le seul répit d’Elisabeth à cette pluie constante de coups était quand les jeunes guerriers devaient s’arrêter et rassembler leurs flèches. Mais ils ne montraient aucune perte d’enthousiasme pour ce sport.

Et comme l’après-midi s’avançait, leur précision s’améliorait continuellement. De plus en plus de flèches touchaient le bas de son ventre, les parties supérieures des cuisses et son mont-de-vénus. Enfin l’un des tirs fut un coup parfait. Le bout en bois émoussé d’une flèche fraya sa route dans sa fente, punissant sauvagement son clitoris en se logeant entre ses lèvres. Les jeunes hommes applaudirent et encouragèrent leur camarade au spectacle de la pointe qui dépassait entre les cuisses d'Elisabeth. Il s’ensuivit une longue discussion entre les compétiteurs. Deux d'entre eux vinrent libérer Elisabeth de l'arbre. Elle espérait au delà de toute raison que l’épreuve était achevée, mais elle ne l’était pas. Ils la menèrent à une courte distance de là sous la branche basse d’un autre arbre, à hauteur de cuisse. Plusieurs pieux avaient été plantés dans le sol sur les côtés.

Ils tinrent Elisabeth face à la branche. Ses chevilles furent attachées à un pieu. Elle fut alors forcée de se plier au-dessus de la branche, les bras écartés et ligotés à d'autres pieux. Pliée sur ses hanches comme elle l’était, Elisabeth savait exactement ce qu'était le plan des jeunes guerriers. Elle savait bien ce qu’elle montrait. Et ce qui était exposé. Mais elle se refusait à le croire. C'était tout simplement trop obscène de penser qu'ils puissent contempler un assaut si indigne. Elle essayait de se convaincre que ceci ne pouvait pas être jusqu'à ce que la première flèche ait rebondi sur sa fesse gauche. D’autres projectiles suivirent, et encore bien d’autres. Des volées de flèches frappaient son fessier, son anus, sa vulve, son clitoris. Loin d'obtenir une quelconque merci, ses cris perçants semblaient uniquement encourager les guerriers à lâcher leurs traits encore plus rapidement.

Comme dans leur premier jeu, le sport ne s’arrêta que lorsque l’un des jeunes guerriers réussit à loger une flèche en plein dans le sexe d'Elisabeth. A ce moment là, l’obscurité commençait à tomber. Les jeunes hommes rassemblèrent leurs flèches, le vainqueur retirant la sienne hors des grandes lèvres d'Elisabeth sans plus d’égard que s'il l’avait retirée d'une cible en osier. Bavardant avec la même excitation qu’après une bonne séance de sport un après-midi, ils rentrèrent dans le village, en laissant Elisabeth attachée en place et le soin à quelqu’un d'autre de la relâcher. Tard dans l'après-midi du jour suivant, deux femmes s’en chargèrent. Bien qu'elle ne puisse pas comprendre ce qu'elles disaient, elle comprit qu’elle était censée aller avec elles. Elles la menèrent de nouveau jusqu’au jardin à l’intérieur du village. Près de la boucle du feu, Elisabeth remarqua que quatre pieux, chacun d’environ deux pieds de haut, avaient été plantés dans le sol en dessinant un rectangle. Ce qui était inhabituel, c’était qu'ils n’étaient pas assez espacés pour recevoir quelqu'un, et Elisabeth devina que ce quelqu'un serait probablement écartelé dans la position de l’aigle face au sol.

Elles s’arrêtèrent devant les pieux. Les deux femmes indiennes déshabillèrent promptement Elisabeth. Elles la forcèrent ensuite à s’installer entre les quatre pieux. Leur dessein devint évident lorsqu’elles attachèrent d’abord ses poignets et ses genoux aux pieux, puis la lièrent par les cuisses et le haut des bras. Les quatre pieux étaient là pour la maintenir en état de parfaite rigidité. Becky apparut. "Qu’est ce qu’elles vont me faire? “ , demanda Elisabeth avec angoisse. '" OH, le chef de la tribu a dit qu'il était prêt à vous prendre. Il a dit qu'il voulait monter la chèvre blanche. ". Comme si le fait de parler de lui l’avait fait venir, le chef sortit de son teepee. Il s'était défait de son pagne et arborait fièrement une énorme érection. Son membre engorgé et raide, tout rouge, pointait droit devant lui pendant qu'il défilait autour de la boucle du feu. Comme toujours, une petite foule se réunit pour observer le tourment de la femme blanche.

Le chef s’approcha d’Elizabeth, et se tint fièrement devant elle. Elle baissa la tête, regardant la terre. Mais le chef ne pouvait pas être bafoué. Il saisit ses cheveux et souleva sa tête, la forçant à admirer le témoignage de sa fierté et de son plaisir. Il proféra quelques mots d’une voix forte dont Elisabeth devina qu’ils étaient un commentaire peu flatteur sur l'infériorité des proportions des hommes blancs. Après avoir libéré ses cheveux, le chef fit un pas derrière elle. Elle entendit un léger choc pendant qu'il se mettait à genoux. Alors, sans avertissement, il s’introduisit brutalement en elle de toute la longueur de son membre. La saisissant aux épaules, il s’enfonçait et ressortait violemment. À plusieurs reprises, il martela son sexe tendre, venant finalement avec un cri profond, comme s’il avait défait un ennemi dans la bataille. Il se retira, la giflant sur ses fesses, en disant quelque chose à la foule pendant qu'il se remettait sur ses pieds. La foule s’esclaffa.

Becky réapparut. Elisabeth la regarda, humiliée avec les yeux pleins de larmes. '" OH, il a juste dit : comme une chèvre. C’est ce qu’il a dit ", dit Becky , pensant qu'Elisabeth recherchait la traduction. Au moins c’était fini, pensa Elisabeth. Mais elle avait tort. Le chef n’avait pas plus tôt fini qu'un autre guerrier la chevaucha. Sans témoigner plus de gentillesse que le chef, il monta Elisabeth. Il fut suivi par d’autres et puis d’autres encore. Et même certaines femmes se joignirent à eux, s’emparant des seins d'Elisabeth qui se balançaient comme si elles parodiaient la traite des pis d'une chèvre. Il y avait toujours un autre guerrier pour prendre position derrière Elisabeth. Elle avait perdu le compte de tous ceux qui l'avaient pénétrée. Le seul soulagement qui lui était procuré était qu’elle était complètement lubrifiée par leur sperme et les coups de butoir n'étaient plus aussi rugueux. Mais, à un moment, elle sentit des doigts écarter ses fesses. Haletante d'horreur, elle sentit l'intrus se forcer un passage au delà de son sphincter.

Ce nouveau rebondissement raviva l'enthousiasme de la foule. Le volume des rires et des commentaires grossiers enfla. Le guerrier, qui se réjouissait d’être sous les feux de la rampe, joua son rôle à la perfection. Il poussait avec une vigueur sauvage, montrant aux spectateurs comme il s’y prenait bien. Elisabeth, luttant en vain contre ses liens, se sentait comme si elle allait être ouverte ou déchirée. Enfin, ce fut terminé. Plus aucun homme ne se présenta pour abuser d’elle. La foule se dispersa, chacun s’en retourna à ses affaires, leur intérêt pour les tourments d'Elisabeth était assouvi pour le moment. Becky délia Elisabeth. Totalement humiliée, elle marcha d’un pas raide jusqu’au ruisseau pour se baigner. Le jour suivant, Elisabeth fut encore placée dans les jardins, à arracher les mauvaises herbes et à effrayer les petits animaux. Elle commença à observer les autres femmes. Elles semblaient souvent la regarder. Et les regards étaient franchement hostiles. Il n'y avait aucun besoin de traduire ce que leurs regards noirs exprimaient.

"Qu’est ce qui ne va pas. Pourquoi toutes les femmes me regardent? ", demanda-t-elle à voix basse à Becky '" Oh, certaines d'entre elles pensent que leurs maris vous ont trop appréciée", répondit Becky "Elles se sentent insultées". Soudain, Elisabeth fut entourée par les femmes indiennes. Des mains fortes et rugueuses la saisirent par les bras. D'autres la débarrassèrent promptement de ses pauvres oripeaux. Elle fut de force menée de nouveau dans le village et adossée au poteau de torture. Ses chevilles furent attachées à la base.

Un des femmes apporta un gros cône de pin. Elle le tint devant Elisabeth et promena ses doigts sur les nombreuses petites aspérités pointues qui dessinaient des pointillés sur sa surface. Alors Elisabeth fut forcée de se plier en avant au niveau des hanches. Ses bras furent tirés derrière elle. Elle sentit des doigts sonder sa fente. Puis elle sentit que le cône de pin était placé contre sa vulve, piquée par les nombreuses épines pointues. Elle fut repoussée en arrière contre le poteau, emprisonnant le cône de pin dans sa cavité intime. Une corde ligota ses cuisses au poteau et ses poignets furent levés et attachés au poteau. Ceci plaçait le torse d’Elisabeth en position presque parallèle au sol, ses seins pendant librement. Et ce diabolique cône de pin, avec ses pointes épineuses, était enfermé entre le poteau et ses tendres lèvres inférieures.

Les femmes l'entourèrent. Elles proféraient des mots sur un ton qui avait une signification par trop claire. Les femmes commencèrent à la torturer en manipulant et en giflant les seins d'Elisabeth, les tirant dans tous les sens. Elles étirèrent ses mamelons, les pressant et les tordant impitoyablement. Elles apportèrent assez vite les baguettes de saule. Elles étaient diaboliquement ingénieuses pour trouver le meilleur moyen de fouetter ses seins. C’était comme si elles cherchaient à toucher chaque pouce carré de sa peau, de sorte que même la partie la plus minuscule des globes ondulants ne puisse échapper à la punition. Soudain, la partie de plaisir s’arrêta. Mais pas par bonté. Elisabeth sentit que la boucle d’une corde rêche était enfilée au-dessus de son sein droit. Puis une boucle en cuir fut glissée autour de son mamelon droit. Elle tordit la tête pour voir ce qu'elles essayaient de faire. Elle découvrit que des bâtons avaient été passés dans les boucles, pour faire office de tourniquet. Elle sentit que le sein gauche avec son mamelon bénéficiait du même traitement.

Elisabeth s'arc-bouta pour affronter la douleur qui allait survenir. Mais les femmes indiennes étaient plus intelligentes qu'elle. C’est très lentement qu’elles tordirent les cordes et les boucles. D'abord, la pression fut simplement perceptible, à peine inconfortable. Puis, graduellement, elles augmentèrent la pression, en tordant toujours tellement lentement. Mais la sensation alla rapidement de l’inconfort à l’insupportable. En état de panique croissante, Elisabeth commença de croire qu'elles avaient l’intention de tordre les cordes jusqu'à ce que ses organes tendres et charnus aient été arrachés de son corps. "Arrêtez! arrêtez! ", pleura-t-elle au bord de l’hystérie, des larmes coulant à flots sur son visage. Ses cris semblèrent seulement aiguillonner ses tourmenteuses. Elles resserrèrent les liens de plus en plus étroitement. Elles les relâchèrent seulement quand Elisabeth fut réduite à un masque de douleur presque incohérent, tremblante, la tête pendant lourdement. Alors elles défirent les cordes et les tourniquets, laissant Elisabeth meurtrie avec les seins douloureux qui pendaient librement. Les femmes indiennes se retirèrent. Elles discutèrent dans leur langue barbare de quels nouveaux tourments elles pourraient lui infliger. Elles attendirent qu’elle retrouve son calme, pour qu’elle puisse mieux éprouver ce qu’elle allait subir ensuite. Alors elles l’entourèrent encore. Les bras d'Elisabeth furent délivrés des cordes, mais furent fermement maintenus par des mains puissantes et calleuses. Les cordes qui liaient ses jambes au poteau furent retirées. Le cône de pin retomba librement lorsque ses jambes furent retirées de dessous elle. Elisabeth fut rudement penchée en arrière. Ses jambes furent dépliées derrière elle, des genoux s’appuyèrent contre ses seins. Ses bras furent croisés derrière ses genoux et attachés. Une corde fut ligotée à ses chevilles puis au poteau, l'empêchant de retomber. C'était une position terriblement vulnérable pour une femme, l'ovale fendu et dodu de son sexe glabre exposé entre ses cuisses.

Les femmes indiennes firent encore siffler leurs baguettes de saule sur sa chair nue. Elles s’alignèrent de chaque côté, prenant leur tour, alignant les coups à travers ses fesses et ses cuisses. Sur le croisement de ses bras au-dessus de ses cuisses, au-dessus de la courbe de ses fesses, sur la naissance de ses fesses, tellement bas qu'elles devaient se mettre à genoux pour l'atteindre, les femmes indiennes travaillaient le devant et le derrière de son corps avec leurs baguettes de saule. La douleur aveuglait Elizabeth ! Une des femmes se plaça face à Elisabeth et asséna directement un coup sur les lèvres fragiles de son sexe. Elle se déplaça sur le côté pour qu’Elisabeth puisse la voir. Elle était une des plus vieilles des femmes indiennes et elle faisait balancer une courroie en cuir raide sous les yeux d'Elisabeth. Elle proféra quelques ricanements. Puis elle disparut hors de sa vue.

Une douleur aveuglante parcourut de nouveau le corps d'Elisabeth. La femme faisait cingler la courroie de toute la force de ses muscles vieux mais endurcis. La vieille femme la frappa à plusieurs reprises, chaque coup semblant plus dur que le précédent, chacun ayant été décoché avec précision sur sa chair toujours plus sensible. A travers ses cris perçants, Elisabeth entendait les rires moqueurs et des mots barbares d‘encouragement. Elle sentit que ce n’était pas simplement la haine d’une femme indienne pour une femme blanche qui animait la squaw, mais celle d’une vieille femme envieuse du jeune corps sensuel d'Elisabeth. Enfin la vieille femme s'épuisa. La moitié des douze derniers coups passèrent à côté de leur cible. Le dernier la manqua complètement et la vieille femme tomba presque sur Elisabeth. Leur colère assouvie, pour le moment du moins, ses tourmenteuses se détournèrent d’elle, en conversant de manière animée comme s’il se fut agi d’un thé l'après-midi. Elle laissèrent Elisabeth attachée au poteau.

Par la suite, Becky vint pour la délier, après avoir bien attendu hors de leur vue de peur qu'elle deviennent une cible pour le rassemblement de squaws. À peine capable de marcher, Elisabeth revint à la petite tente. Elle résolut de s'échapper la nuit prochaine avant que les sauvages aient pu imaginer des tortures encore pires pour elle.

 

-4eme partie

 

 Il fallut deux jours à Elisabeth avant de pouvoir marcher de nouveau. Il lui fallut trois autres jours avant d’avoir une opportunité. Comme d'habitude, après qu'ils l'aient torturée, les Indiens semblaient avoir perdu tout intérêt pour elle. Elle fut de nouveau affectée à l’entretien des jardins. L’après-midi du cinquième jour après que les femmes l'aient torturée, Elisabeth se retrouva en lisière des jardins, très loin du village. Aucune des femmes ou des enfants indiens ne semblait être dans le voisinage. Elisabeth marcha vers le ruisseau, lentement, comme si elle descendait pour boire de l’eau. Elle s’agenouilla sur le bord et se pencha pour se désaltérer.

Elle regarda autour d’elle avec précaution. Il n’y avait personne en vue. Elle se redressa, fit un premier pas dans l’eau, puis quelques autres jusqu’au milieu du courant. A nouveau, elle se pencha pour prendre une gorgée d’eau. A nouveau, elle regarda avec soin autour d’elle. Il n’y avait toujours personne à l’horizon. Elle marcha lentement dans l’eau jusqu’à l’autre rive du ruisseau, s’arrêta sur le bord et se glissa derrière le tronc d’un saule. Si n’importe qui était venu lui demander ce qu’elle faisait, elle aurait fait comprendre qu’elle se reposait. Elle attendit. Personne ne se manifesta. Elle n’aperçut personne. Elle ne parvenait pas à croire qu’il était si facile de s’échapper du village. Elle se fraya silencieusement un chemin à travers la végétation de ce côté du ruisseau, puis se redressa et s’éloigna de la rive et du village. Elle ne savait pas exactement de quel côté se diriger, mais tout ce qui lui importait était de s’éloigner le plus possible du village. Elle pouvait à peu près se représenter la direction où se trouvait le campement des colons lorsqu’elle s’y trouvait à l’abri de ses ravisseurs. Pendant une heure, elle traversa les bois, en suivant les pistes des animaux, toujours à l’affût pour voir si elle ne revenait pas accidentellement vers le village. Soudain, une silhouette se dessina derrière un grand chêne juste sur sa route. C’était celle d’un des chasseurs du village. Elle se retourna pour s’enfuir, et en trouva un autre derrière elle. Elle se tourna sur sa gauche. Un autre chasseur émergeait des buissons. De quelque côté qu’elle se tourne, l’issue était bloquée par un Indien. Ils se rassemblèrent comme un troupeau, la renfermant à l’intérieur comme pour traquer un animal effrayé. Elle chargea comme un taureau pour passer au milieu de deux d'entre eux avant d’être saisie et rejetée dans les bras d'un troisième. Ils la dénudèrent, arrachant au loin le tissu qui recouvrait ses seins et le slip étroit. Puis ils attachèrent ses poignets devant elle avec une corde en cuir. Un des guerriers, une brute particulièrement grande et forte, se chargea de la corde. Ils s’en revinrent par la forêt, les autres chasseurs marchant tout esbaudis devant eux.

D'abord, ils semblèrent errer sans but. Mais l’un des chasseurs finit par trouver ce qu'ils recherchaient. Il interpella les autres et le groupe tout entier convergea dans la direction d’où venait sa voix. Il se tenait à côté de sa trouvaille, un arbre avec une fourche fendue d’environ dix pieds au dessus du sol. L'extrémité libre de la corde d'Elisabeth fut jetée par dessus la fourche. Quatre des chasseurs s’en emparèrent et tirèrent fortement, décollant les pieds d’Elisabeth. Elle fut plaquée contre le tronc, puis élevée vers le haut tout contre l'écorce rugueuse jusqu’à ce qu'elle se retrouve à plusieurs pieds de la terre. Ses chevilles étaient maintenant saisies et attachées au tronc. La corde de ses poignets subit quelques fortes tractions supplémentaires avant d'être nouée, pour s'assurer qu'elle était bien fermement étirée contre le tronc de l’arbre. Tandis qu'Elisabeth était ainsi préparée, plusieurs Indiens s’en étaient allés. Ils s’en revinrent avec des branches soigneusement choisies, qu'ils repassèrent à leurs camarades.

Le groupe entier prit alors son tour pour fouetter Elisabeth, travaillant son dos, ses fesses et ses cuisses. Ils ne s’arrêtèrent pas avant qu'elle n’ait été couverte d’un réseau de stries. Alors, la corde fut libérée et elle tomba comme un paquet au pied de l'arbre. Ils la remirent sur ses pieds. Ses poignets furent croisés derrière elle en arrière et attachés. Une branche de deux pouces d'épaisseur et deux pieds de long fut alors sanglée à ses poignets. Ensuite, une mince corde faite d’un tendon fut étroitement nouée autour des mamelons d'Elisabeth en les reliant. La branche fut fixée entre ses jambes, dévoilant la fente de ses lèvres inférieures, une corde fut attachée aux extrémités avec une boucle passée au-dessus du tendon qui reliait ses mamelons. Puis elle fut rapportée vers le bas et attachée au bâton. L'Indien chargé d'attacher la corde lui donna plusieurs bonnes secousses pour s’assurer qu’elle était bien serrée. Ainsi, les épaules d'Elisabeth étaient tirées en arrière tandis que ses mamelons étaient allongés en bas, et que la branche creusait dans ses parties intimes. Il n’y avait aucune solution qui lui permette de soulager la pression sur une zone sans l'augmenter quelque part autrement.

Pour finir, une corde en cuir fut attachée autour de son cou. Les Indiens se préparèrent à partir. Elisabeth fut brutalement remise sur ses pieds, mais parvint à regagner son équilibre. C'était un vrai chemin de croix, avec l'écorce rugueuse de la branche qui échauffait ses lèvres charnues à chaque pas. Mais deux des chasseurs, à petits coups de bâtons, avaient pris position derrière elle pour s'assurer qu'elle continuait de marcher. Ils atteignirent le village en quinze minutes. Elisabeth était consternée de voir le peu de distance qu’elle avait couvert dans sa tentative d'évasion. Trébuchant sur ses derniers pas au centre du village, elle s'effondra aux pieds du chef. Celui-ci donna un ordre brusque. Ses liens furent retirés. Puis elle fut redressée par deux guerriers qui restèrent à côté d’elle pour la soutenir. Le chef la contempla longuement. Puis il se lança dans un long discours incompréhensible et violent. Il était visiblement très en colère. Elisabeth regarda à la dérobée pour tenter d’apercevoir Becky mais elle était nulle part.

Après avoir fini de la terroriser, le chef dit à l’évidence " Emmenez-la ", en faisant signe avec son bras. Les deux guerriers traînèrent à moitié Elisabeth une nouvelle fois jusqu’au poteau, où elle fut solidement liée pour la nuit. Tôt dans l'après-midi suivant, Elisabeth fut retirée du poteau, déliée et traînée jusqu’au rectangle de bois pour de nouvelles tortures. Celui-ci avait été modifié légèrement. Il y avait maintenant une deuxième barre de bois en travers. Elle avait été installée à la hauteur de sa taille. Elle fut forcée de se placer dessous. Ses bras furent alignés le long de la barre et attachés par les poignets, les coudes et les épaules. Ses jambes furent alors tirées vers l'arrière, sous elle. Des bras musclés les écartèrent le plus loin possible. Elle perçut que ses chevilles étaient attachées aux pieux enfoncés dans la terre. Quand ils eurent terminé, Elisabeth se retrouva penchée vers l'avant, bras écartés dans la position de l'aigle, avec les seins qui se balançaient.

Un petit groupe d'Indiens, hommes et femmes, portant des petits paquets et deux cuvettes en bois, s’approcha. Ils s’arrêtèrent devant Elisabeth. Un des hommes exhiba une paire de solides et larges brindilles. Un des femmes plongea dans une des cuvettes et en retira une mince bande de cuir vert et humide qu'elle remit à l'homme. Il relia adroitement l’une des extrémités des brindilles ensemble. Puis il attrapa un des mamelons d'Elisabeth et l’introduisit entre elles. Il resserra les brindilles ensemble et attacha les extrémités libres avec une autre bande de cuir vert. Puis il appliqua le même traitement à l'autre mamelon. Les femmes retirèrent ensuite de plus longues et plus épaisses bandes de cuir vert de la cuvette dans laquelle elles s’imbibaient, et elles les remirent à deux autres hommes qui entreprirent de les lier étroitement autour des seins d'Elisabeth. Ils prirent quelques moments pour tester la solidité de leur ouvrage avant de passer à l’entrejambes d'Elisabeth.

Elle sentit que des doigts calleux fourrageaient dans ses parties secrètes. Puis elle sentit que des brindilles rugueuses étaient placées et maintenues étroitement ensemble pour emprisonner ses grandes lèvres. Deux brindilles supplémentaires furent placées à l’extérieur de ses lèvres. Alors l'assemblage entier fut serré ensemble et attaché avec des bandes de cuir vert. Il sembla à Elisabeth qu'elle sentait presque immédiatement les brides de cuir brut se serrer pendant que le cuir vert se desséchait et rétrécissait. Mais le processus était trop lent pour ses tourmenteurs. Ils accumulèrent de petites piles de branchages sous ses seins et sa fourche. Ils apportèrent ensuite du charbon de bois du feu, le placèrent sur les petits foyers et attisèrent la flamme. Ils maintenaient des feux très réduits afin que seulement l'air chaud et la fumée atteignent Elisabeth. Mais ceci accélérait le processus de dessiccation et pendant que le cuir vert séchait, les brides se rétractaient toujours davantage, comprimant inexorablement la plupart des organes sensibles. Et comme la pression augmentait, la douleur croissait également. Elle était régulière et constante. Il n'y avait rien qu’Elisabeth puisse faire sauf grincer des dents et essayer de la supporter.

Des heures plus tard, pendant que le soleil s’estompait, le chef vint examiner le progrès de sa torture. Il caressa la poitrine rouge foncé, soupesa les seins durs et gorgés de sang et donna un ordre. Une par une, les brides et les bandes furent retirées. Les Indiens étaient diaboliquement cruels même en la libérant de ses liens. Chacun était retiré à son tour, puis ils attendaient avant de passer au prochain. Et chaque fois qu’une courroie ou une bride était retirée, Elizabeth sentait une nouvelle vague de douleur la submerger pendant que l'écoulement du sang était restauré, comme si des milliers de broches minuscules avaient été plantées dans sa chair. Ils commencèrent par les courroies autour de ses seins, puis les brides sur ses mamelons. Enfin ses lèvres furent libérées. Elisabeth se tordait furieusement dans un effort insensé pour échapper à ce qu’elle ressentait être comme des milliers d'aiguilles enfoncées dans ses lèvres. Quand elle eut enfin cessé de lutter, Elisabeth fut finalement détachée sans ménagement et reposée par terre. Il n'y avait aucune possibilité qu’elle puisse seulement essayer de s'échapper ou de résister. L'épreuve l'avait laissée vidée.

Tandis qu'Elisabeth restait étendue là, ses tortionnaires allèrent préparer la prochaine étape de sa torture. La barre inférieure, alors ajustée à sa taille, fut remontée. Quand les guerriers trouvèrent la bonne hauteur, celle-ci fut solidement remise en place à nouveau. Quatre guerriers la saisirent alors, un pour chaque bras ou jambe. Elle fut soulevée très haut, puis placée à cheval sur le rondin. Ses poignets furent placés au-dessus de la barre supérieure et attachés ensemble. Puis, pour la touche finale, la dernière torture, ses chevilles furent placées derrière elle le long du rondin inférieur et étroitement maintenues. Ceci forçait Elisabeth à se pencher légèrement vers l'avant, plaçant plus de son poids sur sa vulve et son clitoris. Elle pourrait se soulever légèrement pour soulager la pression mais ses bras ne pourraient pas soutenir le fardeau très longtemps.

Elisabeth resta à cheval sur la barre transversale qui la déchirait toute la nuit et jusqu'au début de l'après-midi suivant. D'ici là, la moitié inférieure entière de son corps s’était engourdie. Quand elle fut finalement enlevée de la barre et remise sur ses pieds, elle s’ effondra dans un semi évanouissement. Il lui fut donné un bref sursis de peut-être une demi-heure, puis elle fut forcée de se tenir sur ses jambes flageolantes. Ses poignets furent encore liés derrière elle tandis qu’elle était menée par l’entrée du village vers le bord de la forêt. Ils l’arrêtèrent juste avant qu'elle ait atteint la lisière de la forêt. Deux jeunes arbres vigoureux, de six à huit pouces de diamètre, se tenaient là à environ six pieds l’un de l’autre. Toutes les branches inférieures avaient été coupées. Deux solides poteaux avaient été posés horizontalement entre eux, l’un à hauteur de poitrine, l'autre à mi-cuisse. Elisabeth fut forcée de se tenir entre les arbres, face aux poteaux. Ses bras et ses jambes furent étirés au maximum et attachés dans la position de l'aigle. Dans cette position, ses seins reposaient sur la barre transversale supérieure tandis que la plus basse croisait ses cuisses entre ses genoux et son tablier glabre. Ses cuisses furent rapidement et étroitement ligotées à la barre. Puis ses seins furent solidement attachés sur la barre supérieure.

Les guerriers se tinrent en arrière et les femmes s’avancèrent. Chacune portait une poignée d'épines. Elles commencèrent d’enfoncer ces épines dans les fesses d'Elisabeth et les parties exposées de ses seins. Elles semblaient particulièrement amusées par le fait de piquer les épines dans la zone périphérique de son anus. En conclusion, quand elles furent satisfaites de leur travail, elle concentrèrent leurs efforts sur le sexe d'Elisabeth. L'une après l'autre, elles prirent leur tour pour enfoncer des épines dans ses lèvres externes et dodues. Les femmes s’écartèrent. Un petit feu avait été allumé près du chemin un peu plus loin. Le vieil ennemi d'Elisabeth, le guerrier dont l’épouse avait été massacrée, se tenait à côté. Il choisit avec soin un brandon enflammé et marcha vers Elisabeth. Avec un visage parfaitement impassible, il le maintint juste au-dessous de l’un de ses mamelons. Elisabeth poussa un hurlement de terreur. Elle fit un effort désespéré pour s’écarter loin de la flamme, mais les liens maintenaient les parties menacées strictement immobiles. Le guerrier déplaça la torche sous l'autre mamelon. Il allait dans les deux sens, martyrisant le premier, puis l'autre. Quand il eut réduit les deux pointes à l’état de ruines carbonisées, il s’en alla plus loin, parfaitement impassible, en jetant le brandon sur le feu.

Alors, un groupe de guerriers s’approcha. Deux d'entre eux délièrent la barre transversale supérieure. Lorsqu’elle fut libérée, ils la tirèrent le plus loin possible d'Elisabeth, étirant par là même son ample poitrine au seuil de la rupture. Deux autres guerriers s'approchèrent, et chacun était porteur d’un long coutelas rouillé. Alors que la foule s’était rapprochée du cercle pour profiter du spectacle, les deux guerriers entreprirent avec lenteur de scier doucement les larges mamelles étirées d'Elisabeth. Les couteaux étaient ébréchés. Ils prirent tout leur temps pour séparer de son torse les bandes de chair tendre et vulnérable.

 Pour Elisabeth, le supplice sembla durer pendant des heures interminables. Quand la dernière bande de peau fut tranchée, la barre transversale, avec ses deux trophées sanglants toujours en place, fut portée haut et exhibée devant les yeux d'Elisabeth avant d'être prise de nouveau et portée au village pour être exposée.

Trois femmes, l’une d'elle étant la vieille squaw qui avait fouetté Elisabeth si sévèrement, s’approchèrent ensuite, car la prochaine étape de la mutilation d'Elisabeth était leur domaine réservé. Elles se mirent à genoux devant sa vulve exposée. Des doigts saisirent avec précision une des petites lèvres d'Elisabeth et l’étirèrent jusqu’à la déchirer. La lame d’un couteau jeta un éclair. Elisabeth hurla encore. Le morceau de chair ensanglanté fut brandi sous les acclamations et les hululements des spectateurs. Puis il fut jeté en pâture à un des nombreux chiens qui s’étaient arrêté autour de la foule. L'autre lèvre intérieure fut amputée, exhibée et jetée. La vieille sorcière entreprit de pincer le misérable clitoris d'Elisabeth entre le pouce et l'index, incrustant le bout de ses ongles dans la chair tendre. Lentement, elle commença de le scier avec son couteau, pour faire durer l’opération et la rendre plus douloureuse. Une fois encore Elisabeth cria, mais brièvement car elle s’évanouit, s'effondrant dans ses liens. Elle ne vit pas ce qui était advenu de son minuscule organe.

Tandis qu’elle reprenait lentement ses esprits, les Indiens retirèrent la barre transversale inférieure. Ils commencèrent également à empiler des bâtons et des branches entre les jambes d'Elisabeth jusqu'à ce que la pile atteigne ses genoux.

Quand Elisabeth fut tout à consciente, le chef donna un ordre. Deux guerriers se dirigèrent vers le petit feu et choisirent des branches enflammées. Ils s’approchèrent d’Elisabeth, tenant haut les pieux flamboyant. Ils passèrent derrière elle. Ils appliquèrent les torches sur la pile de bois entre ses jambes. Le feu prit rapidement. Soudain, elle sentit des mains écarter ses fesses. En réalisant ce qui allait se produire, elle poussa un hurlement sauvage. Une des torches flamboyantes fut poussée violemment vers le haut de son anus. Un moment plus tard, l'autre fut enfoncée dans son vagin. Les guerriers faisaient attention à pousser les bâtons sans éteindre les flammes.

Avec la douleur abominable entre ses jambes, c’est à peine si elle se rendit compte que des mains saisissaient ses cheveux, tirant sa tête en arrière, et qu’un couteau découpait une incision, déchirant profondément son cuir chevelu. Elle espérait seulement que le feu qui léchait ses jambes, ses fesses et sa vulve, augmenterait et la consumerait rapidement pour mettre fin à ses souffrances horribles.

Un mois plus tard, après un sévère engagement avec les indiens hostiles, une force combinée de militaires de carrière et de miliciens entra dans le village abandonné. Charles Kempton, un sergent de la milice, fouillait les teepees quand un régulier lui apporta un scalp de cheveux auburn. Les yeux remplis de larmes, il espéra que sa mort était venue très vite.

 

 FIN

 

 00035439

 Sceau officiel
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  le 02 04 04 à 15:12 (HE)

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Le poteau de torture

Avant d'écrire mes textes, j'ai commencé par des traductions pour un groupe de discussion. Effectivement, je n'avais trouvé que dans les groupes anglophones un écho à mes recherches de textes extrêmes et historiques. Bon, ces auteurs vont droit au but, pas de fioritures perdues en description des caractères ou de la couleur des serviettes dans les bagages de la diligence ! Efficace, quand même...mais je préfére installer des petites pauses pour que le lecteur (qui est encore là -:), s'installe bien dans le décor. Et surtout, je pense que plus l'héroine prend de la substance, plus son supplice sera émouvant (?????....)

  LE POTEAU DE TORTURE

 (original text by Tortura)

 

“ Scalpez-les-tous ”, hurla leur chef de guerre.

Le convoi des colons avait été entièrement anéanti par les apaches. Leurs bagages et les chariots renversés étaient maintenant dispersés dans la plaine.

Ils étaient tous morts, à l’exception de Marie, une voluptueuse maîtresse d’école, et de deux autres jolies jeunes femmes.

Le chef des indiens indiqua par gestes à quelques uns de ses braves de s’emparer d’elles et de les traîner jusqu’à leur camp situé un peu plus loin au bord du fleuve.

Avec leurs mains liées dans le dos par de fines lanières de cuir, elles furent toutes les trois tirées sans ménagement à travers les paysages arides qui menaient au campement apache.

Marie avait très peur, elle était sur le point de délirer.

Elle avait entendu beaucoup de récits où les indiens torturaient et tuaient les jeunes femmes blanches.

Ses pires craintes allaient bientôt s’avérer parfaitement fondées…

Elles furent toutes les trois conduites au milieu du camp et complètement dénudées, puis chacune fut attachée à des mâts hauts d’environ trois mètres, plantés au milieu d’un petit espace plat sous un grand arbre.

“ Voici notre arbre de justice…c’est ici que vous allez mourir aujourd’hui ”.

Les trois jeunes femmes avaient des corps magnifiques.

Louise était une jeune mère rousse qui devait à ses aïeules irlandaises une peau de miel comme les indiens n’en avaient jamais vu et Marie et Rachel étaient toutes deux de très jolies brunettes avec un visage de madone.

La caravane avait subi une infestation de morpions et les trois femmes présentaient un sexe parfaitement rasé, ce qui ne manqua pas de renforcer les indiens dans leur conviction que toutes les femmes blanches étaient de franches catins.

Deux des braves détachèrent Rachel, qui se mit à hurler, pour la traîner sous l’arbre en évitant ses coups de pieds. Ses mains furent de nouveau liées dans son dos. L’un des apaches prit quelque chose qui ressemblait à deux fines bandes en cuir qu’il laissa longuement tremper dans l’eau. Marie savait que le cuir mouillé rétrécissait en séchant et durcissait en se contractant, et elle se demanda si Rachel le savait aussi. L’indien prit alors l’une des cordelettes de cuir et la noua solidement autour de la base du sein droit de Rachel. Puis il infligea le même traitement à son sein gauche. Rachel avait maintenant ses deux tétons étroitement compressés par les bandelettes et ses pointes de seins dardaient comme une offrande. A ce moment, une longue perche d’environ deux mètres fut déposée devant elle.

L’un des sauvages passa dans son dos et la frappa sur les jambes tandis qu’elle s’effondrait en criant. Elle fut solidement ligotée à la perche par les chevilles avec les jambes aussi écartées que possible. Deux cordes, pendant d’une branche basse, furent ensuite nouées à chaque bout de la perche qui pouvait maintenant être soulevée. Rachel se retrouva brutalement dos au sol, les jambes largement écartées avec un vagin béant dont les lèvres luisaient sous le soleil. Elle se rendit compte que ses seins commençaient à être douloureusement meurtris par le cuir des cordelettes, ils étaient en train de devenir complètement bleus.

Sans qu’elle ait pu le remarquer, l’un des indiens avait saisi une canne et il entreprit de la frapper sur ses genitalia. Slash…slash, à chaque cinglée de la tige de rotin, le corps de Rachel, qui hurlait à pleins poumons, se contorsionnait dans tous les sens mais la perche restait implacablement maintenue par deux autres braves qui l’empêchaient de tourner sur elle-même.

Marie et Louise, horrifiées, voyaient leur amie affreusement châtiée dans son intimité. Un quart d’heure après, la bastonnade prit fin. Rachel était suspendue les jambes en l’air, sa vulve rasée maintenant striée par des marques profondes. Du sang coulait par filets le long de ses fesses. Une autre corde fut promptement balancée par dessus une haute branche de l’arbre. A l’un des bouts, cette corde était séparée en forme de V pour recevoir deux petits crochets en acier. Ces crochets furent difficilement insérés sous les lanières de cuir qui s’étaient complètement rétracté autour des tendres globes de chair. Rachel fut alors lentement tirée puis soulevée par ses seins. Elle se mit à hurler en sanglotant tout en prenant garde à ne pas trop bouger de peur que ses mamelles puissent être complètement tranchées à cause de son propre poids. Elle avait maintenant de nouveau la tête au dessus des jambes, et son corps formait un angle d’environ 45 degrés avec le sol. Elle était suspendue en l’air par trois cordes, dont deux étaient fixées à la perche qui maintenait ses jambes largement écartées. C’est alors que vint le vrai moment de plaisir pour la tribu. Un petit tube en bambou creux, d’environ cinq centimètres de diamètre, fut enfoncé profondément dans son anus. Assez profondément pour qu’elle ne puisse pas l’expulser. Un mat acéré fut soigneusement mesuré à la juste hauteur et enfoncé dans la terre exactement sous elle. Le bout pointu du mât fut introduit dans le tube qui dépassait de son fessier. Lorsque Rachel sentit que la pointe aiguë atteignait son colon, elle arqua soudainement ses hanches pour ne plus être empalée. C’était un spectacle aussi drôle qu’excitant et la tribu s’amusait bien à voir comme elle poussait fort sur la perche pour éloigner sa région pelvienne et survivre. Au bout de quelques minutes de ce manège, la tension dans ses jambes et son abdomen fut simplement trop forte et ils purent tous voir le bambou glisser lentement le long du pal. Dès que le bout effilé commença de la transfixier, elle laissa échapper un hurlement aussi bref que soudain et tenta instantanément de soulever son pelvis encore une fois. En haut … en bas, en haut …en bas, c’était particulièrement érotique, et toute la tribu hurlait son plaisir. Au bout d’une quinzaine de minutes, il lui devint impossible de lutter, ses seins étaient devenus presque noirs et elle n’avait jamais souffert ainsi auparavant…elle criait continuellement depuis quelques instants en essayant de maintenir ses fesses aussi hautes et étalées que possible, mais ses muscles ne lui obéissaient plus. Elle abandonna petit à petit et finit par s’asseoir complètement sur le pieu pointu en laissant échapper un cri farouche. La pointe du mât émergea sur la gauche de ses parties sexuelles, au dessus de l’os de son pubis. Le sang coulait à flots de son anus martyrisé mais également de cette nouvelle blessure.

Cependant, elle n’était pas encore morte. Un indien enflamma un chiffon imbibé d’essence et le plaça sous ses fesses. Une fois encore, elle se souleva et se souleva en hurlant continuellement pour échapper à la brûlure, sans obtenir d’autre effet que de s’empaler toujours plus sur le pieu aiguisé. Elle était cette fois presque morte lorsque deux autres apaches sortirent leurs couteaux et commencèrent à découper de petites incisions à la base des mamelles monstrueusement ballonnées. Immédiatement, ces minuscules coupures s’agrandirent et moins d’une minute après, Rachel s’effondra sur le sol privée de ses seins. Ce qui avait été deux beaux tétins pleins et lourds pendait lamentablement aux branches pendant que ses fesses continuaient de rôtir. Arrivé à ce stade, l’un des indiens choisit de la détacher de la perche et de lui trancher la gorge d’un coup bref.

“ Apportez une autre prisonnière ”, commanda le sachem d’une voix forte.

Pendant ce temps, Marie était en plein délire car le soleil cuisait son corps magnifique. Maintenant, c’était le tour de Louise. La bande de sauvages voulait lui infliger le maximum de souffrances, car ils n’avaient jamais vu de femme rousse auparavant. Deux indiens la détachèrent du poteau et la conduisirent sous le large tronc de l’arbre. Ils l’assirent de force par terre et attachèrent ses mains derrière son dos. Louise avait simplement trop peur pour laisser échapper le moindre son et elle se laissa faire sans résistance. Ses mains liées furent fixées au tronc de l’arbre à l’aide de cordes. Ses jambes furent toutes les deux remontées au dessus de sa tête et également fixées au tronc. Louise avait maintenant la tête entre ses genoux qui s’entrechoquaient, et offrait sa fente glabre totalement ouverte. Un des apaches prit un peu de miel dans un pot et en badigeonna longuement son sexe, tant sur sa vulve que dans son puits d’amour, pour être certain de n’épargner aucun endroit. Ses mamelles volumineuses et ses aisselles ne furent pas non plus oubliées. Elle fut laissée là jusqu’à l’arrivée des premières fourmis. Elle ne tarda pas à être bientôt recouverte sur les parties enduites par un tapis ondulant. Les fourmis s’insinuaient partout et la dévoraient pratiquement vive. Elle hurlait de toutes ses forces et balançait ses seins de tous les côtés. Ce spectacle ne pouvait bien sûr que rendre les indiens encore plus cruels. Elle avait beau secouer son buste saccagé dans tous les sens, rien n’y faisait. Pendant que tout ceci se poursuivait, Marie fut à son tour enlevée de son poteau et conduite près de l’arbre au milieu de quatre piquets plantés dans un carré d’un peu plus de trois mètres de côté. Ces piquets étaient reliés deux à deux à environ un mètre et demi du sol par une barre. Malgré ses coups de pied et ses cris, Marie fut soulevée et ses genoux, recourbés au-dessus du pieu, furent fixés ainsi que ses chevilles aux piquets. Elle gisait maintenant avec les jambes totalement distendues et tout son poids qui reposait sur les articulations de ses genoux. Ses mains furent alors tirées devant elle jusqu’à ce que ses cuisses soient parfaitement horizontales et que ses poignets puissent être remontés et liés avec ses chevilles.

La souffrance d’être ainsi brutalement étirée se révéla instantanément trop forte à supporter car elle ne pouvait plus se relâcher.

Pendant ce temps, la vulve et les mamelles épanouies de Louise commençaient à ressembler à une pièce de viande et elle couinait véritablement de douleur sans interruption. Elle fut enfin détachée mais pour être tout de suite placée de la même façon que Marie sur les deux piquets restants. Deux braves revinrent avec un sac plein d’aiguilles qu’ils venaient de prélever sur un cactus. Marie cilla avec horreur lorsqu’elle vit la pile d’épines se déverser sous ses yeux. Louise hurla de toutes ses forces lorsqu’un des braves, qui avait pris une pleine poignée de ces longues épines, ouvrit ses grandes lèvres pour planter une première aiguille au fond de son vagin, puis une seconde, puis encore une autre. Chacune était enfoncée assez profondément pour disparaître à l’intérieur de sa fente. Un peu de sang commençait maintenant à sourdre lentement. Les apaches introduisaient autant d’épines qu’ils le pouvaient partout dans son vagin, sur ses lèvres et son pubis. Il n’y avait que la peau sur l’os pubien pour être épargnée, le reste était de la joie pure. Après le ravage de ses parties intimes, ce fut au tour de la partie visible de son sexe d’être complètement transpercée. Louise secoua frénétiquement sa tête en hurlant sa douleur lorsque les indiens se concentrèrent sur la tâche. Ils s’occupèrent d’abord de sa vulve, puis des petites lèvres, puis du tour de son clitoris, et enfin du bouton du clitoris lui-même. Maintenant, ses parties honteuses et chauves étaient dissimulées par un véritable buisson d’épines. Ses seins de nourrice allaient constituer la prochaine cible. Ils furent bientôt percés de trous, et plus particulièrement sur la peau fine de ses aréoles. Puis vint le tour de ses flancs délicats et enfin du tour de son anus. Les aiguilles étaient enfoncées tout autour de la cavité, et également jusqu’à l’entrée de son vagin. L’un des braves revint des champs porteur d’une sorte de poire remplie de minuscules épines dont la piqûre était insoutenable.

Ce fruit d’une huitaine de centimètres de diamètre fut introduit tout entier dans son col avec un bâton pendant que Louise perdait la voix à s’égosiller. C’est alors que vinrent les vraies souffrances. Quatre apaches, un bâton à la main, entourèrent Louise…et l’un deux asséna un violent coup en travers de ses seins. Ce coup, qui enfonçait également davantage toutes les aiguilles plantées dans sa chair, lui causa une souffrance indicible. Un autre coup fut dirigé sur son sexe, un autre plus sauvagement sur sa croupe. Louise n’était plus maintenant qu’un bloc de souffrances hurlant et gesticulant. A la voir ainsi se débattre et tirer sur ses liens, crier, baver, pendant qu’elle était ainsi flagellée, tous les mâles de l’assistance étaient complètement en érection ! Pendant que tout ceci continuait, Marie, qui était toujours suspendue en l’air les jambes écartées, commença donc d’être violée sans interruption. Pour Marie, c’était une vision infernale que de voir son amie torturée de cette manière à quelques pas d’elle. La flagellation de Louise sur ses seins étirés par leur poids ou sa vulve, se poursuivit tandis qu’elle criait à chaque coup. Bientôt, en manque de respiration, elle ne pouvait plus pousser que de brefs sanglots.

Les indiens la laissèrent en paix quelques instants…, jusqu’à ce que l’un des braves s’approche d’elle avec un couteau à lame large, soulève à pleine main son opulente poitrine et commence à creuser dans l’aréole rose de son sein gauche. Elle put à peine réagir à l’immense douleur qui était cependant bien là. Il procéda méticuleusement à la même opération en découpant le pourtour de son mamelon droit. Ses seins tressautaient à chaque incision, donnant au brave l’idée d’un nouveau supplice. Il cloua sur chacune de ses joues les épines fixées sur les aréoles rougies qu’il venait de découper, en les enfonçant de plusieurs centimètres dans sa bouche. Avec son couteau à découper, il revint ravager ses tétons, prélevant délicatement de petites parcelles de chair tendre à l’intérieur des plaies vives, en prenant soin de préserver la peau. Morceau par morceau, il évidait complètement ses mamelles. Pendant cette torture épouvantable, Louise n’avait plus que la force de gémir sans discontinuer. Bientôt, sa large poitrine fut complètement dégonflée et deux outres vides se substituèrent à ce qui avait été deux seins splendides. Pendant ce temps, Marie, qui avait fini par fermer les yeux, était toujours pendue avec son sexe à l’air. La plupart des braves qui le voulaient avaient pu se répandre en elle. Son vagin baillait et luisait, gluant de sperme qui s’écoulait…arggghhhhh un nouveau cri bref et aigu de Louise traversa son cerveau. Marie ouvrit les yeux pour réaliser que les apaches venaient d’allumer un feu juste sous Louise pour brûler l’intérieur de ses cuisses étirées et ses lèvres vulvaires. Elle fut prise de soubresauts violents au point de désarticuler soudainement un de ses bras avec un “ pop ” sonore, augmentant encore ses souffrances incroyables. ”Jeee vou..ous en priiiie…Laissez moi viiivre ”… en pure perte, ils ne comprenaient rien et avaient comme seule préoccupation d’entretenir le brasier allumé sous ses chairs en train de grésiller doucement…

En attendant, c’était au tour de Marie. Ils voulaient que son supplice soit mémorable. Ils ne voulaient pas la tuer, pour obliger les tuniques bleues à le faire elles-mêmes. L’un des apaches avait apporté deux scolopendres. C’étaient les insectes les plus affreux que Marie ait jamais vus. Elle était à cent lieues de deviner ce qu’il allait bien pouvoir lui faire avec ces insectes. Il promena l’un des scolopendres devant le visage de Marie, qui regardait se tortiller la chose avec effroi. La chose avait une vingtaine de longues pattes et des mandibules avec des crochets venimeux. L’indien prit un morceau de gras et s’en enduisit toute la main. Il introduisit de force ses doigts puis son poing tout entier dans son vagin en le faisant aller et venir plusieurs fois. Lorsqu’il le retira, sa fente resta légèrement béante. Il posa délicatement le scolopendre au bout d’un bâton et enfonça prestement le tout au fond de son vagin. Marie se mit à hurler en agitant rythmiquement ses hanches pour essayer d’expulser de ses chairs un insecte quand même long d’une huitaine de centimètres ! Elle sursautait autant qu’elle pouvait dans tous les sens sous les applaudissements de son public. Elle pouvait sentir la chose ramper dans ses entrailles et ses cris stridents perçaient véritablement les oreilles. Puis elle se souvint qu’un de ses amants lui avait dit une fois que ses muscles vaginaux étaient extrêmement puissants, puisqu’elle arrivait à produire un souffle d’air en les contractant et en poussant ensuite. Tous ses petits amis appréciaient ce tour, parce qu’elle réussissait à souffler une allumette après avoir rétracté son vagin. C’était maintenant pour le plaisir de toute l’assemblée qu’elle allait le faire. Fissst…fisssheed…furttttt…furtttt…l’air qu’elle expulsait résonnait comme une petite détonation à chaque fois que son vagin s’ouvrait et se refermait pour chasser le scolopendre. Marie capturait de l’air en ouvrant largement sa fente et la comprimait ensuite de toutes ses forces. Furtttt…fisssstttt, elle s’acharnait en criant tandis que les indiens secouaient la tête en s’esclaffant. Elle essayait de déplacer ses fesses et ses hanches le plus possible, mais elle était trop étroitement ligotée. Elle parvint tout juste à se redresser un peu à la verticale en tirant sur ses bras. Mais elle ne parvint pas à garder longtemps cette position et elle revint bientôt à la position horizontale qui la déchirait. La créature, trop solidement accrochée pour être délogée, commença de ramper pour explorer son col. Tous les braves étaient fascinés par le spectacle que Marie leur offrait en contractant et en dilatant furieusement son vagin. Elle poussa même si fort une fois qu’ils crurent qu’elle allait faire jaillir son utérus. Ses petites lèvres surgissaient puis disparaissaient d’un coup. Les chairs de sa vulve ressemblaient à une bouche ouverte en quête de nourriture. Ceci se poursuivit pendant un quart d’heure. Rien n’y fit, le scolopendre avait progressé jusqu’au bout et n’était pas près de partir. Son anus s’était élargi, et un peu d’excrément en était sorti. Elle avait poussé si fort qu’elle ne s’était pas rendu compte qu’elle déféquait sur elle. Soudain, elle sentit le feu dans ses entrailles et elle réalisa que le scolopendre avait mordu profondément dans ses organes les plus délicats. Au bout de quelques instants, son pubis rasé se mit à gonfler entièrement, ses parties intimes presque projetées au delà de son hymen. Marie souffrait déjà atrocement mais ses seins connurent le même sort lorsqu’un brave maintint l’autre scolopendre sur ses mamelons saillants. Son buste doubla immédiatement de volume alors qu’elle était prise de convulsions. Un brave prit plusieurs chiffons qu’il imbiba avec du pétrole trouvé dans les chariots. Il en fit une boule avec l’un qu’il poussa avec un bâton dans l’anus de Marie, qui proférait des grognements incohérents. Avec un fin couteau, un autre brave découpa un trou dans ses grandes lèvres complètement dilatées. Le premier fit coulisser dans les ouvertures deux autres chiffons mouillés. Ils s’occupèrent ensuite de ses tétons déjà en feu et comme prêts à éclater. La fine lame fut enfoncée dans la base de ses seins en la faisant ressortir par les pointes brunes ô combien sensibles. D’autres chiffons furent poussés à force dans les plaies jusqu’à ressortir par les bouts mutilés. Un autre trou fut creusé dans le globe jumeau…Marie était maintenant prise de spasmes et les implorait d’arrêter...ce qui ne fit que les encourager à continuer. Elle resta en paix quelques instants jusqu’à ce qu’elle vit un autre apache avec une torche enflammée dans la main. Elle le supplia de ne pas faire ça, mais il approcha le brandon et soudainement des flammes s’élevèrent de son bas-ventre, brûlant les délicats tissus. Elle poussa des hurlements de folle sans discontinuer. Quelques instants après, ils mirent le feu à ses tétons. C’était une scène inoubliable que de la voir se débattre en vain dans ses liens. Pendant ce temps, Louise avait fini par s’évanouir … il faisait sombre et c’est à la lumière des flammes qu’ils entreprirent d’écorcher Marie vivante. Des bandes de peau étaient arrachées de son corps une par une. Partout son épiderme était dépecé, son torse, l’intérieur de ses cuisses, son dos mais pas son visage, partout…Au bout d’une heure, elle n’était plus qu’une masse sanguinolente avec un beau visage au dessus. Elle resta suspendue à gémir ainsi jusqu’à ce que les braves la détachent pour l’asseoir en la maintenant devant une bille de bois. Un mescalero souleva son sein gauche et l’étala sur le billot de bois. Armé d’un lourd gourdin , le sachem asséna plusieurs coups lents et presque solennels jusqu’à ce qu’il ait réduit en pulpe fine le délicat globe de chair, puis l’autre, alors que Marie s’était évanouie à son tour après avoir hurlé comme une bête blessée. Le grand sachem dit alors à la tribu de préparer le départ du camp : la vengeance avait assez duré et le spectacle était terminé. Marie reprit connaissance en gémissant “ je vous en… prie… tuez-moi… tuez-moi ”, mais ils la laissèrent là pantelante pour que les autres blancs la trouvent.

Deux jours après, l’armée arriva sur la scène du massacre et parvint à trouver non seulement les dépouilles des émigrants scalpés, mais aussi la trace du campement apache. Quand ils trouvèrent Marie encore vivante, les soldats ne purent simplement pas croire ce que leurs yeux voyaient. Des vautours picoraient les chairs des trois jeunes femmes. Ils n’arrivaient pas à comprendre pourquoi son sexe semblait avoir pratiquement explosé de l’intérieur. Du pus s’écoulait partout de son corps. Des larves de scolopendre provenant des œufs déposés dans son vagin deux jours plus tôt grouillaient sur sa vulve. Elle bougeait encore par petits spasmes. Deux des cavaliers vomirent devant cette vision répugnante. Le colonel mit pied à terre, leva le canon de son arme et lui tira une balle dans la tempe pour abréger ses souffrances. “ On part, il n’y a plus rien à faire pour nous ici ”

 

 FIN

 

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Les conquérantes d'un Nouveau Monde

Ben oui, clairement inspiré par le film de B.de Mille, et celui avec Spencer Tracy, et aussi "la Amistad" plus quelques autres scènes de ci-de là dans des films comme "Que la fête commence" ou le dernier "Le Bossu". Contexte historique que j'essaie de développer en intro sans être trop pesant. Mon dernier texte, un de mes préférés, j'ai bien envie de m'y remettre le plus tôt possible.

 LES CONQUERANTES D’UN NOUVEAU MONDE

 

La Rochelle, le 30 juillet 1705

 

“ ADELE BLANCHARD ? ”. “ Présente ! ”

“ CATHERINE DIEUMEGARD ? “ Présente….”. Catherine faillit ajouter “ mon capitaine ”, par dérision, mais elle n’en eut pas le courage.

“ MARIE LASSALLE ?”. “ PRESENTE, poussez pas derrière ”. Il y eut des rires dans la foule des filles enchaînées.

“ JEANNE LE LUDEC ? ”. ” Ici, m’sieu ”. Un coup de baguette légère sanctionna la réponse inappropriée, destiné surtout à montrer que les soldats gardaient toujours la main sur le troupeau de femmes sales et échevelées. 

L’air fleurait bon les embruns, mais l’odeur d’iode dissipait à peine les remugles de crasse noire qui cernait les joues et les chevilles des femmes de mauvaise vie, ramassées dans tous les cantons de France et de Navarre par la maréchaussée.

C’est qu’il fallait bien peupler les colonies à coup de déportations de garces destinées à être rachetées une fortune par d’anciens militaires devenus coureurs des bois en Louisiane.

Condamnées à peupler les colonies par la justice royale de Louis le Quatorzième, elles avaient préféré le mariage forcé avec les déserteurs de l’armée ou de la marine. Ils les attendaient sur place comme la suprême récompense au bout du Mississipi, qui s’appelait encore le fleuve Colbert.

Tout était préférable à vingt ans de geôles royales, l’épaule marquée au fer rouge, à croupir dans des eaux saumâtres au milieu des déjections et des rats.

La plupart des filles n’avaient jamais vu la mer, et elles fixaient l’étendue salée et tourmentée avec incrédulité, remontant sur leurs épaules de pauvres frusques balayées par la bise du large. Les plus remontées ne voyaient dans la mer qu’un gros crachat verdâtre de plus sur leurs souffrances, mais d’autres étaient saisies d’un regain d’espoir. Elles tireraient peut-être un bon numéro, leur homme ne serait pas aussi féroce que les autres, et si elles savaient ne pas pouvoir rêver d’un gentil garçon, peut-être prendrait-il son temps pour leur faire l’amour avec un minimum d’attention ?

Elles rêvaient toutes à leur destin, massées sur l’embarcadère par paquets composés des différentes provinces où elles avaient été ramassées.

 

St.Jean de Gardonnenque, le 13 juin 1705. Le combat d’Adèle

 

Adèle Blanchard avança une main aveugle pour repousser l’obscurité suffocante qui la saisissait et les toiles d’araignée qui s’incrustaient dans ses nattes. L’odeur des restes calcinés lui donnait envie de vomir. Elle buta sur un chapeau de paille -trop bien connu- à moitié calciné et s’effondra dans la poussière.

Les missionnaires bottés, comme les désignaient les camisards, n’avaient pas fait dans la dentelle. Ils avaient enfumé la grotte de Camoulès au fond du rieur petit vallon cévenol où s’étaient retranchés le prédicant Simon Abric et ses fidèles. Puis, solidement postés devant l’entrée du misérable refuge, ils avaient tiré comme des lapins les protestants qui déboulaient en ordre dispersé, dans une charge furieuse et désordonnée. Quand le calme fut rétabli, les dragons sabrèrent tranquillement les blessés et rejetèrent les corps des vifs comme des morts au fond de la grotte. Puis ils rapportèrent d’autres buissons de lavande desséchée et quelques troncs dessouchés auxquels ils mirent le feu.

Le parfum des herbes de Provence qui se consumaient donnait une ambiance de fête tragique au massacre.

Le lieutenant Justin de la Mire d’Epoix désigna deux hommes au guet, leur indiquant de s’embusquer pour la nuit derrière un gros chêne liège centenaire en lisière d’une petite colline ombragée qui dominait le val.

Lorsque Adèle s’en repartit au petit matin, les yeux baignés de larmes, elle ne vit pas qu’elle était épiée. Elle restait belle, malgré l’absolu désespoir du tragique trépas de son mari, dans sa trentaine épanouie, avec ses épais cheveux bruns maintenus par un fichu mauve et son profil aquilin qui lui donnaient un air de diseuse de bonne aventure.

Les dragons la suivirent à son insu jusqu’au village de Valleraugue, ne manquant pas de détailler de loin la fine silhouette qui mettait en valeur une superbe poitrine au balancement sensuel lorsqu’elle devait sautiller par dessus un tronc d’arbre ou disperser ses pas le long des pierres arrangées pour franchir un ruisseau.

Elle était parvenue à faire le vide dans son esprit, pour se focaliser sur la mission qui l’attendait au village.

Elle contempla un instant l’éternelle beauté du petit village aux murs d’ocre rose, qui avançait les murs de pierre sèche du cimetière comme un premier rempart. La mer de petites tuiles ondulait dans la chaleur matinale, au rythme de la stridulation des cigales.

Lorsqu’elle parvint devant la porte de sa modeste maison de ville, la troisième à l’entrée du gros bourg particulièrement animé en ce jour de marché coloré - elle se félicitait chaque jour d’être à l’écart - , elle donna quatre petits coups de poing précipités, puis trois plus espacés. Alors, seulement, elle entra.

Abraham Mazel se tenait dans l’encoignure de la porte. Elle en referma vivement le battant et s’inclina avec dévotion devant le chef de l’insurrection qui venait de s’évader des prisons royales trois jours auparavant.

Elle déglutit et ouvrit la bouche pour lui apprendre la tuerie, mais ne put commencer sa phrase.

La porte mal dégrossie avait été repoussée violemment derrière elle.

Elle se retourna.

Les deux dragons gardaient la moustache conquérante malgré les macules de poussière et de feuilles qui saupoudraient les auréoles de sueur détachées sur leur tenue de campagne bleu roi. Leur expression de saisissement ne dura qu’un instant.

 La vision des uniformes honnis la transforma en furie lorsqu’elle vit un mousquet mettre en joue le dernier espoir des réformés.

“ Cours, Abraham, cours ”. La jeune femme transformée en tigresse se saisit d’une pelle et l’abattit sur le calot ennemi.

Le camisard repoussa brutalement les volets en bois et sauta par la fenêtre tandis qu’Adèle s’accrochait comme une harpie aux membres des soldats. Lorsqu’ils parvinrent enfin à la jeter à terre, échevelée et à moitié déshabillée, ils virent de la fenêtre le dos du fugitif disparaître au fond du jardin.

Ils savaient bien qu’il était inutile de traquer à deux un camisard au fond des bois, et ils se retournèrent, les yeux fous de rage.

Adèle tenta tant bien que mal de remettre de l’ordre dans sa tenue, mais le mal était fait, deux seins lourds ballottaient hors du corset, à peine masqués par le fichu mauve miraculeusement préservé.

C’est à genoux, pour implorer le pardon des hommes d’arme, qu’elle dut rester pour recevoir entre ses lèvres fruitées les vits de la soldatesque. Elle fut heureuse d’échapper au viol, car les dragons prenaient pour argent comptant les rumeurs de vérole que laissaient colporter sur leur compte les femmes cévenoles.

Pour manifester sa reconnaissance et abréger la corvée, Adèle s’appliqua à soulager alternativement et consciencieusement les membres malodorants, n’hésitant pas à débarrasser de sa langue les matières qui encombraient les prépuces malpropres, faisant alternativement frétiller la pointe sur le filet ou le méat des gros glands rustiques. Lorsqu’elle sentit qu’il convenait de délivrer les verges vibrantes, elle ajouta la pression de ses doigts avec la finesse d’une claveciniste. Elle pompa puis but sans honte les longs filets de sperme qui dégoulinaient dans sa gorge, consciente de sauver peut-être sa vie, car les dragons voudraient sans aucun doute la conserver pour la bonne bouche dans leur garnison………

 

La Rochelle, le 30 juillet 1705

 

Pendant que les soldats comptaient et recomptaient le maigre butin péniblement extrait de geôles putrides, conservant les jeunes femmes groupées au bout de leurs baïonnettes, un charivari s’éleva de la foule bigarrée des badauds. 

Les nobles qui louaient les chambres des auberges pour profiter tranquillement du spectacle des accortes déportées portèrent précipitamment un mouchoir à leur nez. La poudre de riz parfumée masquait à peine la puanteur presque palpable montant d’un sombre sillon qui fendait lentement la foule.

A la tête de la colonne, monté sur un superbe demi-sang arabe dont la selle était richement damasquinée de gemmes d’un rouge de rubis, paradait un cavalier sarrazin. Il tenait fièrement entre ses bras une escopette dont la crosse était incrustée de coquillages. Sa longue djellaba blanche flottait au vent tel un drapeau annonçant la venue de Ibn Séoud -à genoux mécréants -semblait ordonner le regard d’aigle.

Il précédait une longue colonne d’hommes et de femmes noirs et entièrement nus, des Kikuyus et des Massai pour la plupart. Ils n’étaient pas encore des esclaves, mais ils avaient perdu la liberté depuis deux mois environ.

Les pirates barbaresques qui avaient attaqué leurs camps les entouraient, stimulant de temps à autre les dos de bronze voûtés à coup de cinglées lasses, uniquement par habitude.

“ Ben, nous, on sent pas la rose, mais eux c’est l’horreur ”, murmura Marie à Jeanne.

Le murmure et le reflux de la foule couvrirent ses paroles, tandis que le premier port négrier d’Europe ajoutait un nouveau convoi à ses statistiques.

“ Y vont quand même pas voyager avec nous ? “ demanda naïvement une grosse blonde à la bouche trop rouge.

Juste devant elle, les corps couverts de poussière s’affalèrent sur les pavés comme pour répondre à sa question. Quand le cliquetis des chaînes eut retombé, la foule contempla silencieusement les grands corps superbement découplés des chasseurs des savanes Les femmes étaient magnifiques aussi, certaines devaient allaiter deux mois plus tôt, de toute évidence, et leurs grands yeux pleuraient silencieusement la perte de leurs nouveaux nés, qui avaient été abandonnés sur place. Elles savaient très bien qu’ils avaient nourri depuis longtemps la panse de Simba, mais d’y penser les aidait à surmonter leur effroi devant ces immenses maisons tarabiscotées, aux enduits jaunes entre les colombages, et si hautes qu’elles devaient lever la tête pour apercevoir le soleil nourricier.

Les hommes étaient hagards, meurtris dans leur fierté de guerriers dont les sagaies avaient été impuissantes face aux mousquets des maures.

Les filles contemplaient sans vergogne les grands sexes ballants qui battaient la poussière.

“ Mince, t’as vu çui-là ? ”, pouffa Catherine en donnant un coup de coude dans les côtes de sa voisine. “ ça, j’en ai vu dans ma chienne de vie, crois-moi, mais comme celle-là, jamais ”, répondit Marie. Les yeux du grand noir se portèrent sur elles, captés par l’intensité de leur propre regard sur le sombre gourdin qui ballottait entre ses cuisses. Ce qu’il lut dans les yeux avides le gêna étrangement, lui qui vivait à l’état de nature. Il se retourna et lança quelques mots à la femme la plus proche. L’épouse du chef se redressa sur ses fesses, et fit mine de les chasser de la main comme des mouches. Elle était belle, malgré une opulente poitrine tombante, avec un corps jeune et musclé à peine déformé par une maternité récente. 

Jean Renfroy d’Ormonville -joues porcines et fripées, poitrine cave et bedon obscène- donna un coup de canne impatient sur le ponton d’embarquement. Le prince arabe descendit de sa monture en confiant les rênes à l’un de ses gardes. Il suivit le capitaine qui le précédait et s’engouffra dans la cabine de la frégate.

Il n’y avait pas de petit profit pour le vieux forban, déjà commissionné par la marine royale pour transporter les déportées, et qui allait mettre du beurre sur les épinards en bourrant les cales avec du bois d’ébène.

Il achetait les esclaves puis les revendait trois fois le prix aux riches planteurs de Louisiane. Le temps n’était plus très loin d’une retraite dans ce manoir de Touraine dont il convoitait le titre et la jeune héritière décavée.

 

Août 1705, sur la Batailleuse, la traversée entre La Rochelle et les Amériques (I)

 

La discipline à bord de “La Batailleuse”était inflexible, comme s’en aperçurent très vite les filles.

Elles devaient rester confinées à fond de cale la majeure partie de la journée. Elles bénissaient leurs geôliers de les avoir séparées de ceux qu’elles appelaient les “ sarrazins ”, car elles ne faisaient pas de différence entre les hommes de couleur. Elles restaient néanmoins incommodées des relents de la dernière traversée, bien qu’elles aient du frotter les planchers une journée entière avant de voir appareiller le vaisseau.

Elles ignoraient que ce n’était pas pour leur confort, mais à la demande d’Etienne Ballancourt, aumônier du bord, qu’elles se trouvaient isolées. Il ne pouvait tout simplement pas envisager la promiscuité de femmes blanches dépenaillées avec des sauvages nus qui n’avaient même pas été baptisés.

Elles furent autorisées en fin de soirée à respirer l’air du grand large pour débarrasser leurs bronches des miasmes de l’entrepont. Pour l’heure, ce premier soir, elles étaient bercées par l’accent chantant d’en bas de Marie, qui fleurait bon le cassis et les calanques.

Accoudées sur le bastingage, fouettées par les embruns qui leur donnaient une illusion de propreté, elles rêvèrent au passé de courtisane que leur contait l’expérimentée gourgandine.

 

Menton, château du marquis de Montadour, le 12 juillet 1705. Le tour de France de Marie

 

Les trente ans glorieux de Marie Lassalle étaient visiblement flétris depuis belle lurette dans le long miroir en pied artistiquement décoré de joncs dorés à la feuille. Elle finit de repoudrer son minois de madone avec tristesse. L’ex putain du roi étouffa un bref sanglot en contemplant sans indulgence ses gros seins de brunette encore fermes, mais qui retombaient sur ses flancs sous le poids des ans, trop pétris, trop mordus, comme si chaque baiser avait creusé une empreinte infime mais indélébile. Le futur régent, Philippe d’Orléans lui-même, avait laissé couler une flûte de champagne entre ces seins magnifiques pour mieux laisser coulisser son royal mandrin dans le vaste sillon mammaire.

Elle rajusta seule et tant bien que mal son corset avant de descendre se mêler aux invités du marquis de Montadour. Elle était heureuse d’être autorisée à participer au bal, qui lui donnait l’illusion de sa splendeur retrouvée, quand le régent organisait des parties fines à l’automne dans son pavillon de chasse de Rambouillet. Où étaient toutes les filles de sa génération, maintenant ? Elle ne le savait que trop bien. Comme elle, elles faisaient le tour des bordeaux de France où l’on voulait bien d’elles, comme une sorte de tour de France des compagnons, sauf que c’est à elles que l’on confiait le soin de former les novices avant de les jeter dehors, encore plus pauvres et misérables.

Marie avait laissé filer des fortunes entre ses doigts, revendu les bijoux qui couvraient ses épaules d’albâtre pour faire la fête avec toutes les filles, pour des voyages somptueux en Italie.

Aujourd’hui, elle descendait l’escalier d’un vieux noble de province méchant et avare, qui l’avait ramassée à l’hôtel de Luynes, séduit par les importantes mamelles qui représentaient l’essentiel de son fonds de commerce. Elle était heureuse que le bal fut masqué pour dissimuler les larmes qui revenaient de son passé enfui. Elle raffermit la main sur son loup et descendit majestueusement l’escalier monumental.

Malgré la saison, un feu de cheminée répandait agréablement une douce chaleur enveloppante. Il tenait lieu d’éclairage principal, le marquis étant pingre en bougies.

Le grand vieillard sec et voûté vint au-devant d’elle avec empressement, délaissant le menuet qui rassemblait, au son des violons et clavecins d’un quatuor affamé, une quarantaine de convives.

Les musiciens guignaient le buffet de volailles et de pièces de gibier parfaitement décorées.

Ils espéraient que les danseurs se lasseraient assez vite, mais le fils du marquis était infatigable. C’était un colosse sanguin, qui n’avait pas eu un regard pour Marie lorsque son père l’avait ramenée. Il passa la soirée avec une jeune gitane aux yeux inquiets, à la peau très mate, dont la tenue de flamenco tranchait singulièrement avec la mise discrètement cossue des notables de la région. Les épouses des notaires et des armateurs feignaient de ne rien voir, dans le secret espoir de voir leur héritière porter un jour un nom, et on fermerait bien les yeux sur quelques petites frasques…

Marie n’était pas dans son monde, au milieu de cette bourgeoisie de province étriquée. Elle parvint à tenir son rang en étouffant discrètement quelques bâillements, et en restant aussi évasive que possible sur son passé. Elle profitait de tous les recoins d’ombre que ménageaient les lueurs sautillantes du bûcher pour se cacher de longues minutes, réapparaissant dès qu’une farandole occupait les convives.

Elle fut reconnaissante au vieux barbon fatigué de l’emmener discrètement dans sa chambre.

Le marquis de Montadour fit paisiblement sa petite affaire avec l’aide de Marie. Elle avait pris l’habitude de lui faire humer son con avant de lui prodiguer mécaniquement une petite gâterie qui suffisait au vieux bouc pour obtenir un semblant d’érection. Alors, elle s’empalait sur son long membre racorni comme un sarment de vigne, et le chevauchait avec délicatesse pour maintenir sa tumescence. Au bout de quelques minutes, elle s’agenouillait et profitait de l’ampleur de sa poitrine pour garrotter étroitement le membre sénescent dont elle léchait la tête jusqu’à ce qu’il répande une maigre semence sur sa langue largement étalée pour mieux le recevoir.

Montadour se grattait alors furieusement les testicules avant de s’endormir brutalement d’un sommeil bestial.

Au milieu de la nuit, l’habituel ronflement déchirant réveilla une nouvelle fois Marie.

Cette fois, énervée par la bouteille de Chambertin qu’elle avait pris trop de plaisir à descendre, elle ne se rendormit pas. La gorge desséchée par l’alcool et le feu de cheminée, elle repoussa le bras qui emprisonnait son sein et se releva en quête d’une carafe d’eau.

Malgré la chemise de nuit en coton, elle frissonnait dans l’escalier de pierre qui descendait dans les caves. Son pied nu manqua partir sur une dalle glissante et elle étouffa un juron. Elle se redressa devant deux portes et resta coite Un léger bruit sur sa gauche emporta sa décision, il serait plus facile de trouver un serviteur encore debout qui lui donnerait de l’eau bien fraîche s’il n’était pas ivre.

Elle descendit les marches jusqu’à se trouver devant le cul de basse fosse du château. Elle s’avança pour comprendre comment quelqu’un pouvait se trouver dans l’ancienne geôle seigneuriale à cette heure. Elle rejeta la tête en arrière sitôt qu’elle l’eut passé avec précaution derrière la herse de fer qui tenait lieu de porte de prison.

Elle avait eu le temps de tout voir et de tout comprendre. La bouche ensanglantée de la jeune gitane laissait échapper d’affreux gémissements, car sa langue avait été proprement sectionnée avec la tenaille qui travaillait maintenant les pointes brunes et délicates de ses petits seins en forme de poire. Elle était entièrement nue, pour autant que le corps massif du fils du comte lui permette de deviner. Il l’avait attachée sur une sorte d’estrapade en bois brut, les jambes libres mais alourdies par des poids fixés au bout de ses chevilles afin de profiter du spectacle de ses contorsions.

Un brasero rempli de fers rougis au feu expliquait les tavelures calcinées qui couvraient le ventre et la vulve de la jeune fille.

La main sur la bouche, Marie fit un bond en arrière lorsque le fils du marquis se retourna un court instant. Son pied heurta un seau qui roula avec fracas Le sadique resta un court instant interloqué, ce fut suffisant pour que Marie eut la présence d’esprit de refermer violemment la herse et de tourner en ahanant l’énorme clé dans le pêne rouillé. Elle dévisagea un court instant le masque de haine qui lui faisait face et remonta l’escalier quatre à quatre.

L’aube apparut vers les cinq heures du matin, prometteuse d’une nouvelle journée de canicule.

Marie courait depuis une heure à perdre haleine, ses affaires reprises au vol dans la chambre du marquis, qu’elle n’avait même pas pris le temps d’enfiler sur elle, s’accrochaient souvent dans les ronces et elle les arrachait dans un geste de panique. Du haut du col de Malvoisine, elle avait vu des torches allumées dans la cour du château et entendu aboyer frénétiquement les dogues allemands aux robes rouges et brunes qui étaient l’orgueil de la meute du marquis.

Cabalou se réveillait doucement au son des tambours qui faisaient progresser la file de pénitentes repenties, de catins et de voleuses à la tire qui partait aux colonies comme à l’abattoir.

En raison des chaleurs, la colonne repartait de bonne heure vers le Rhône où les attendait un convoi de barques. La batellerie tirait un bon profit de ces transports dont la sécurité était de plus assurée par la gendarmerie…

Marie précipita son pas. En haut de la colline qu’elle venait de quitter cinq minutes plus tôt, apparurent entre deux rangées d’oliviers trois cavaliers qui forçaient l’allure.

Avec un sanglot de désespoir, Marie finit de dévaler la pente et tomba presque entre les bras d’un sergent rubicond.

“ A moi, la garde, y a une drôlesse qu’a tenté de s’échapper ! ”.

 

Août 1705-Louisiane, à la frontière du territoire des Choctaw et des Natchez, au sud du fort de Chaleau.

 

La jeune femme courait depuis l’aube. Depuis son évasion de la plantation de coton. Elle avait auparavant caché dans le tronc d’un grand épicéa du pemmican séché, du mais et une gourde d’eau. Elle avait laissé de côté toutes les robes de réception et les corsets qui avaient composé sa garde-robe d’épouse de riche planteur, pour revêtir une chemise en coton et un robuste pantalon de travail. Elle avait attaché ses cheveux en chignon dans le cou, libérant l’espace pour sa petite besace qui contenait en outre un minuscule pistolet, son acte de naissance, des médailles pieuses ainsi que des bijoux et quelques écus.

Elle se reposait par instants en reprenant son souffle, adossée contre le tronc d’un arbre, et au bout de quelques instants, reprenait sa fuite éperdue mais si gracieuse qu’un elfe semblait survoler les énormes racines et glisser le long des talus à l’humus détrempé.

Lorsqu’une clairière laissa apparaître quelques rayons de soleil, elle ralentit sa course pour s’orienter avec sa minuscule boussole en argent. Elle n’avait toujours pas dérivé de sa course, droit vers le sud, la Floride, la Nouvelle-Orléans, où elle espérait trouver un bateau en partance pour la France dont le capitaine accepterait ses bijoux pour le prix de son voyage.

Cette ligne suivait les marécages qui formaient une frontière naturelle entre les terres des Choctaw et celle des Natchez, et c’était le plus sûr moyen de les éviter, même si aucune des deux nations n’était en guerre avec les Français.

Elle eut un court instant une brève pensée pour les esclaves noirs qu’elle abandonnait à leur condition effroyable, puis elle rouvrit les yeux en se convainquant qu’elle pourrait faire plus pour leur sort dans les salons parisiens que dans les bras de son époux. Cette pensée la fit frissonner et elle reprit sa course infatigable, telle une jolie cavale un jour de steeple-chase à Longchamps.

Un souffle rauque la fit se retourner.

A une centaine de pas, un grotesque carcajou suivait sa piste. La bête, qui tenait du ragondin et du chat sauvage, était exceptionnelement grosse et se mouvait très vite. Avec un sanglot d’horreur, la jeune femme quitta la terre ferme sans réfléchir pour chercher son salut dans la végétation luxuriante du marais.

Très vite, elle ne trouva plus que la vase sous ses pieds, et dut progresser sur les gigantesques troncs d’arbres noircis et éventrés, abattus par l’âge ou les cyclones, qui se décomposaient depuis la nuit des temps. L’odeur des fougères, des acacias et des mousses mêlée aux relents de pourriture l’étourdirent quelques secondes, puis elle raffermit son pas. La pénombre l’obligeait à se concentrer sur les souches qui s’enfonçaient mollement et qu’elle devait éviter de confondre avec le dos brun d’un alligator.

Au bout de quelques minutes, le feulement redoutable s’évanouit dans le chuchotement des secrets du marais scandé par le clapotement de ses pas dans les flaques du sable près de l’autre rive. Elle se trouvait maintenant dans une jungle, repoussant devant son visage des lianes épaisses qui la désorientaient. Elle dut se rendre à l’évidence, elle était perdue, et l’obscurité lui interdisait de lire sa boussole. Elle partit au hasard droit devant elle, croyant trouver une improbable clairière au bout du côté le moins sombre.

A la fin de la journée, elle pria pour que la lisière de la forêt qu’elle apercevait ne débouche pas tout droit sur la plantation qu’elle avait abandonnée le matin-même. La fumée d’un feu la stoppa net, et elle avança très lentement, à couvert, le cœur pompant follement. Elle entendit la voix des trappeurs avant de discerner leurs visages et se mit à courir avec allégresse.

Les trois hommes des bois reposèrent lentement leurs armes.

“Tiens, tiens, tiens, regardez la belle poulette égarée qui nous rend visite”, proféra celui qui la tenait encore en joue avec un curieux pistolet prolongé par une hache…

La pensée d’avoir commis une tragique erreur traversa fugitivement l’esprit de la jeune femme lorsqu’elle vit une main à laquelle manquaient deux doigts dresser un index interrogateur “Et elle vient d’où la demoiselle ?”. Elle s’avança pour répondre bravement “Messieurs, mon guide et moi avons été attaqués par les indiens, on se dirigeait vers la Nouvelle Orléans”. “Messieurs ? ah, ah, ah…t’entends, l’breton, v’là qu’on t’donne du MONSIEUR, maintenant !”.La jeune femme sourit aux trois visages balafrés et hirsutes pour dissimuler sa peur, s’efforçant de détacher son regard d’une cicatrice particulièrement abominable qui partageait un œil crevé.

Elle ajouta précipitamment “J’ai de l’argent pour vous payer, vous savez, si vous me sortez du marais”. Les coureurs des bois dressèrent l’oreille. L’homme aux doigts coupés la contourna imperceptiblement pendant que les deux autres se rapprochaient. Consciente d’avoir commis sa deuxième erreur, la jeune femme ajouta très vite “Je viens du fort de Chaleau, je vais rejoindre mon époux qui est commandant de la garnison à la Nouvelle Orléans”. L’homme au pistolet se fendit d’un large sourire qui le défigura encore davantage “Y a pas de commandant depuis un an à la Nouvelle Orléans”. Le trappeur à l’œil crevé ajouta “ça s’rait’ y pas plutôt une de ces catins qui nous viennent de France ? Faut qu’on la ramène au fort, à c’t’ heure”. La jeune femme qui ne cessait de reculer buta sur une racine et tomba en arrière. Sa soudaine vulnérabilite déclencha tout sans que les trappeurs aient eu besoin de se concerter davantage. La jeune femme rampa précipitamment dans l’herbe mouillée, glissant dans la tourbe lorsqu’elle tentait de se relever et le chemisier béant et humide plaqué sur ses seins moula étroitement ses brunes aréoles. Elle se sentit brutalement soulevée les quatre fers en l’air, et tandis qu’elle était solidement maintenue par les coudes, deux des bêtes humaines qui lui faisaient face tirèrent sur son pantalon. Elle se débatit vigoureusement sans pouvoir empêcher la chute de tous ses effets. Allongée sur le sol, bras plaqués par deux genoux, elle sentit ses seins douloureusement manipulés tandis que le trappeur qui avait posé son arme se défaisait sous ses yeux égarés. Elle poussa un long hurlement pour refuser son viol, mais l’homme s’installa tranquillement entre ses jambes et présenta dans sa main son membre à l’orée de sa féminité. Il se manipula quelques instants pour forcer le con resserré et s’introduisit d’une seule poussée qui arracha un cri de douleur à la jeune femme. Elle ferma les yeux pour prier un court instant, se refusant à admettre ce nouveau malheur. L’homme qui puait affreusement le fauve en rut grogna quelques instants sans pouvoir se retenir bien longtemps. Il l’inonda au bout de quelques coups de rein sauvages, les mains crispées sur ses seins écorchés par les poignes. Elle rouvrit les yeux pour lui cracher son mépris, mais il s’était déjà dérobé sous les rires moqueurs de ses compagnons. Ses chevilles furent violemment tordues pour l’obliger à se retourner, et elle n’en comprit la raison qu’en sentant une branche fouiller les bords de sa rosette. Ce n’était point une branche, mais elle poussa un cri démentiel lorsqu’une pointe gluante s’immisça dans son anus. Elle n’avait jamais été visitée de ce côté, et la sodomie était autant un grave péché qu’un viol pour elle. Elle baratta avec désespoir, mais inexorablement ses cuisses furent desserrées, et la verge bandée fraya vigoureusement son chemin. Des phalanges amputées soulevèrent son téton imprimé dans le sol visqueux, et ce fut le pire moment, car elle pensa fugitivement que son tourmenteur était lépreux. Elle rua comme un cheval, mais le trappeur se contrôlait parfaitement, maitrisant les soubresauts de son fessier et contenant sa jouissance malgré ses contractions pour l’expulser de son rectum. Il dura si longtemps qu’elle laissa reposer son ventre, vaincue et sanglotante, tandis que le membre dilaté continuait d’aller et venir. Son chignon fut brutalement tiré en arrière, et après un cri sauvage, elle dut refermer ses mâchoires sur le tranchant de la crosse du pistolet. Le regard hideux de lubricité de l’homme à l’œil crevé la tétanisa. Il ne pouvait plus attendre son tour et il s’enfonça directement dans la bouche écartée de force. Elle ne put vomir, car les deux mains du dernier trappeur garrotaient étroitement son cou. Sa bouche fut violée au même rythme que son anus, et elle reçut ensemble les chaudes giclées de foutre. Les hommes s’écartèrent, le souffle court, tandis qu’elle rampait en pleurant, essayant de ramener sur sa poitrine ses pauvres vêtements déchirés. Un cri de surprise lui fit lever la tête.

“Bon dieu, les gars, v’nez voir ça”. Elle tenta de se relever pour reprendre sa besace, mais elle était trop faible et le coup de pied dans son épaule la projeta sur un buisson de fougères.

“C’est y pas vrai, une vraie dame de la haute, qu’on a même bien eu du plaisir à connaitre” se moqua l’homme aux doigts coupés en singeant un baise-main sur son acte de naissance. “Imbécile, qu’est ce qu’on fait maintenant ? Tu veux te faire couper les doigts qui te restent en la ramenant au fort? “. Le visage grave, les hommes se consultèrent du regard “ça fait longtemps qu’on est pas en guerre avec les Choctaw, hein ?”. Ils s’étaient compris, et ce n’était pas la première fois qu’ils allaient accomplir leur horrible forfait. La jeune femme qui avait rassemblé ses forces s’élança brusquement. Dans son dos, l’un des trappeurs défit tranquillement de la selle de son cheval un arc. La flèche empennée pour la guerre siffla un court instant avant de se ficher dans sa cuisse.

Lorsqu’elle se réveilla, elle vit le sol sous ses yeux, un amas de branchages et de feuilles, à travers un brouillard sanglant. Une traînée de feu cernait son crâne, une douleur au-delà de tout entendement. Elle crut qu’elle était tombée sur la tête et que la plaie saignait abondamment. Elle réalisa qu’elle pendait la tête en bas, poignets et chevilles liés ensemble depuis la branche basse d’un grand sapin. Elle sentit un linge mouillé essuyer avec application son front. Puis, les jambes des hommes s’écartèrent, et elle n’eut pas la force de lever la tête plus haut que leurs ceinturons. Lorsqu’elle vit le trophée sanguinolent qui était piqué en terre au bout d’une perche, elle poussa un long hurlement animal, interminable. L’un des trappeurs s’approcha, une torche à la main. Il la jeta dans le foyer, et retourna s’asseoir avec les autres. Les effroyables soubresauts de la jeune femme firent l’objet de paris, tandis que le feu était méticuleusement entretenu. Elle s’affaiblit peu à peu et ses balancements frénétiques pour soustraire son corps à la morsure des flammes se firent de moins en moins nombreux. La sangle abdominale rompue, elle se contenta de gémir inlassablement tandis qu’elle était lentement rôtie vive. Puis ce fut le vent qui déplaça son pauvre torse carbonisé.

 

Août 1705, sur la Batailleuse, la traversée entre La Rochelle et les Amériques (II)

 

La marquise de Brinvilliers hoqueta bruyamment “ Non, pas encogreuarrrrr ”. Elle vomit un flot d’eau et de bile qui ne soulagea pas pour autant son ventre effroyablement distendu. Les membres tendus à l’extrême, son corps dessinait une rectiligne croix de Saint André, étirée à 45° au dessus de la paille qui protégeait le sol de ses vomissures. Etienne Ballancourt, premier assesseur commis auprès du juge Thibaut de Varenfroy, s’efforçait de dissimuler le trouble que lui procurait le corps nu et blafard, tendu à se rompre entre les piliers de grès qui suintaient le souffre de la salle d’interrogatoire. Il se réfugiait dans une écriture saccadée de jeune moinillon, dont la plume crissait pour consigner les borborygmes les plus indéchiffrables de la plus célèbre empoisonneuse du royaume.

Elle avait déjà avalé ou recraché dix litres d’une eau corrompue, les narines bouchées par de l’étoupe, la bouche ouverte spasmodiquement pour aspirer goulûment de l’air quand l’infernal entonnoir était retiré.

Vint un moment où les convulsions lascives le mirent dans un émoi trop visible, et il fut heureux que sa charge l’autorise à rester assis, son sexe collé au ventre demeurant ainsi invisible.

Le bourreau perdit patience. C’était un grand homme musculeux au visage recouvert d’un demi masque de cuir couleur sang de bœuf qui cernait des yeux coléreux. Il s’empara d’une cadouille et apparut dans le champ de vision de la marquise.

“ La Brinvilliers, pour la dernière fois, le nom de tes complices ! ”.

Le juge Varenfroy, Président de la chambre spéciale d’accusation, renchérit ”Marquise, des noms ! Il vous appartient de mettre fin à ce supplice barbare ”.

La bouche de la grosse mégère resta obstinément close. Son tourmenteur leva le fin battoir et l’abattit violemment sur les volumineux tétons offerts. Un “ aaaaargh ” de pure agonie s’éleva dans la salle, immédiatement bloqué par un coup vicieux assené droit sur le nombril qui saillait du ventre plein comme une outre. Etienne Ballancourt guetta le prochain coup, le souffle court…..

Trente ans plus tard, ces pensées impies tournaient encore dans sa tête et leur vigueur alimentait

ses frénétiques masturbations. Il n’avait jamais pu par la suite se rapprocher aussi près de scènes de question, tant la justice royale était devenue peu à peu moins barbare, mais lui disait plus faible.

Le troupeau de femelles dépravées qui sommeillait dans les soutes du vaisseau lui remuait les sangs plus qu’il n’aurait du. En son for intérieur, il savait bien qu’en quémandant la charge d’aumônier général pour le secteur du fort de Chaleau, c’est ce contact qu’il recherchait. Il se sentait prêt pour de grandes aventures où il pourrait enfin apporter sa pleine mesure à l’évangélisation de ces filles perdues et à celle de ces sauvages emplumés qui provoquaient les petits cris d’effroi des nobles dames de la cour. Après vingt ans passés à se morfondre dans l’ombre des fastes de Madame de Maintenon en tant que son confesseur, le jésuite rêvait déjà de son retour triomphant à la cour du Roi Soleil, savourant par anticipation la gloire que lui vaudrait les récits de son voyage au pays des Têtes Plates.

Il avait pris l’habitude d’épier discrètement les quatre filles qui se rassemblaient tous les soirs sous les haubans de la grande vergue. Alors que les autres traînées arpentaient le pont à la recherche d’un mauvais coup, les quatre plus belles femelles du bord avaient coutume de s’asseoir sur des piles de cordages et d’échanger leurs confidences d’où émergeaient parfois des rires trop haut perchés. Persuadé de pouvoir ouïr d’une peccadille vénielle ou mieux encore d’un vrai péché, le Père Ballancourt avait coutume de se poster incognito dans la dunette qui dominait le petit groupe, lui procurant de surcroît une vision avantageuse sur les larges décolletés que la moiteur presque tropicale encourageait à bâiller. Il entendit avec le plus vif intérêt le début du récit de la rouquine dont les yeux verts le mettaient en émoi. Le grand corps sec qui lui donnait l’apparence d’un héron libidineux se pencha en avant, l’oreille aux aguets. 

 

Poitiers, couvent “ Les dames blanches ” le 8 juin 1705. Le voyage vers l’aventure de Catherine.

 

La vénérable abbesse Telchilde de Montessus (monte et suce, pouffait toujours Catherine), ne laissait à aucune des sœurs cacochymes le soin de flageller les postérieurs impubères qui étaient confiés à sa sainte garde.

La renommée du couvent “ Les dames blanches ”, pour mater les jeunes filles indisciplinées, avait franchi les frontières du département depuis un quart de siècle.

Sa dernière nuit de débauche à la faculté de médecine, après avoir escaladé nuitamment les hauts murs réprobateurs, avait valu à Catherine de se retrouver quatre mois plus tôt, par un petit matin frissonnant, toute nue dans la cour intérieure du vieux bâtiment conventuel.

Elle avait du se dévêtir devant toute la congrégation.

Les autres novices mal réveillées, dont les yeux clignaient de fatigue, et les bonnes sœurs chenues, avaient été hâtivement rassemblées dans la cour en ce frileux mois de février. Catherine était sortie du déambulatoire dans la chemise de lin informe qui dissimulait à grand-peine ses formes trop épanouies pour la solennité du lieu. Elle se défit d’abord de sa cornette avant de laisser lentement descendre le rugueux vêtement. Elle parvenait à transformer sa punition en une choquante exhibition devant le corps crucifié du Christ de pierre juché sur une grande stèle au beau milieu de la cour. Sa nudité totalement révélée, son épais buisson d’un fauve profond et sa poitrine trop largement développée, en faisaient l’incarnation blasphématoire d’une divinité païenne symbole de luxure et de stupre. 

Deux ans auparavant, l’expérience de la Mère Supérieure lui avait soufflé que la diablesse rousse de vingt deux printemps, qui la dévisageait effrontément, ne lui vaudrait que des déboires. Mais comment résister à la rente royale qui accompagnait la lettre de cachet brandie par un mystérieux chevalier au pourpoint noir et aux traits masqués qui escortait la sauvageonne ? Elle assurait l’avenir de la petite congrégation des Ursulines tout le temps de la réclusion de la jeune bâtarde insolente dont les frasques avaient failli éclabousser la cour.

Consciente de sa différence, la trop bien née Catherine était néanmoins autant aimée des autres novices, dont elle était l’idole en secret, qu’elle était haie des sœurs, vieilles bigotes jalouses de ses effets de prix, de la qualité de son éducation et par dessus tout de son corps trop parfait ciselé de désirables tâches de rousseur. Elles allaient enfin tenir leur vengeance des mains de la Révèrente Mère Telchilde.

Les bras liés au crucifix de grès, Catherine semblait implorer Jésus, et son “ han ” de douleur la précipita lascivement sur la colonne finement sculptée. Le cilice se releva une seconde fois, abandonnant le dos bien charpenté pour fouetter violemment les fesses rebondies.

“ Aaaaah ”, étouffa Catherine pour diminuer le plaisir des vieilles pies qui coassaient dans son dos. Deux profondes zébrures rayaient parallèlement la ligne de ses épaules et sa croupe lascive.

Elle aimait dérider l’atmosphère moite et rance des cellules de prière avec des formules comme “ mieux vaut se faire confesser que fesser le con ”, qui soulevait des houles de rires contenus dans les rangs des jeunes filles. Aujourd’hui, elle devait faire appel à toutes ses forces pour ne pas trop se cambrer sous les cinglées répétées qui trouvaient ses reins, effleuraient les bords de son torse, et marquaient sa peau de lait de stries sanglantes. Telchilde de Montessus semblait prise d’une frénésie de haine pour rompre le courage de la donzelle qui l’insupportait. Puis les forces lui manquèrent juste avant que Catherine ne laisse échapper un hurlement de bête pour crier grâce. Elle avait encore renforcé sa légende, car aucune des jeunes novices n’aurait pu résister aussi longtemps, de fort loin, au baiser sanglant du cilice brandi comme une folle par l’abbesse.

Elle fut ramenée et isolée dans sa cellule tout l’hiver et le printemps.

Le cinq juin, elle fut réveillée par la Mère Abbesse de bon matin. Elle tenait une lettre qu’elle se fit le plaisir de lui lire.

“ Ma bien chère sœur, je ne dispose que de quelques instants pour t’écrire cette lettre avec la complicité de notre bonne Cunégonde, notre nourrice est bien la seule à qui je puisse encore faire confiance. On m’a mariée de force au baron Loupiac, ils m’ont droguée pour que je dise oui. Quand tu liras cette lettre, je serai sur une corvette royale, en route vers les Amériques. Préviens le chevalier de Castelnau et dis lui que je n’aimerais jamais que lui. Je hais le baron et son fils, jamais je ne deviendrai une de ces femmes de planteurs. Plutôt sauter par dessus bord ou m’enfuir chez les indiens, Dieu ait mon âme, que devenir son épouse.

Ta Louise ”.

Catherine releva un regard égaré. Le baron Loupiac était laid, vieux et avait la réputation d’être sadique.

 “ Il faut que je la rejoigne ”, dit-elle doucement après avoir fait le vide dans sa tête.

Avec un rire sec et méchant, Telchilde de Montessus ajouta "Petite gueuse, il n'y a que les filles de mauvaise vie qui se font offrir le voyage par notre bien aimé Louis le Quatorzième, Dieu l'ait en sa sainte garde ! ".

Trois jours plus tard, Catherine s'évadait et, dépenaillée et décoiffée, s'insinuait le plus naturellement du monde dans un convoi de déportées.

 

Août 1705, sur la Batailleuse, la traversée entre La Rochelle et les Amériques (III)

 

Au douzième jour de la traversée, les filles notèrent un amaigrissement soudain des rations. Les biscuits d'ordinaire immangeables étaient franchement corrompus. Elles s'accommodaient difficilement des jambons secs qui résistaient mieux à la décomposition ambiante, car l'eau était rare, et les plus assoiffées en étaient réduites à humecter leurs lèvres avec la rosée matinale qui gouttait en bas des voiles.

A voir l'embonpoint réjoui de Renfroy d'Ormonville, tout le monde ne se serrait point la ceinture de la même façon. Une délégation des drôlesses les plus dégourdies se fit vertement rabrouer à coups de seaux d'aisance déversés depuis le carré des officiers.

Les filles ignoraient que la révolte grondait dans les soutes, car les noirs n'étaient plus nourris depuis trois jours.

Elles l'auraient su qu'elles n'auraient point cherché à aguicher en vain les cuisiniers en quête d'une pitance supplémentaire. Non qu'ils fussent pédérastes comme des focs, mais la situation était bien trop grave, le scélérat capitaine ayant rogné comme à son habitude sur les vivres de la cambuse. Il avait toujours le même sinistre plan en réserve.

Une fin d'après-midi, un branle-bas de combat remua le fond des cales. Lentement, comme émergeant de l'enfer, clignant des yeux sous la réverbération incendiaire, le troupeau noir apparut sur le pont.

Les filles s'étaient massées par curiosité, avec un soupçon de plaisir de voir que d'autres étaient plus mal lotis qu'elles

Une vingtaine d'esclaves, hommes et femmes, qui semblaient très mal en point, furent arrachés à leurs frères à coup de crosses par les marins. Après de cyniques et brèves palpations, le médecin de l’équipage, qui avait jeté par dessus bord son serment d'Hippocrate depuis longtemps, les sépara en deux groupes.

Le chef massai, dont les filles reconnurent d’abord l'énorme sexe, s'avança et gronda dans sa langue. Derrière lui, les grands noirs se redressèrent. Aussi épuisés qu'ils fussent, ils étaient au bord de la rébellion, prêts à mourir s'il le fallait, même les femmes.

Ashaina, l'épouse du chef qui avait toisé les filles sur le quai d'embarquement, s'avança à son tour, plus loin que son homme, jusqu'au pied de la dunette où Renfroy d'Ormonville et ses officiers paradaient.

Les événements se précipitèrent, lorsqu'un gigantesque filet lourdement lesté d'ancres tomba des plus hautes vergues pour encercler les africains dans un paquet informe. Tandis qu'ils se débattaient en vaines contorsions qui avaient pour seul effet de les emprisonner inextricablement, cinq des plus maigres noirs qui avaient été mis à l'écart furent ligotés à une ancre que deux marins hissèrent en ahanant au bord d'une vanne ouverte. Au moment de la basculer dans l'océan, ils furent assaillis par une Junon noire. Ashaina ne pouvait pas laisser partir ainsi sa meilleure amie, si affaiblie qu'elle n'avait même pas protesté devant son sort par trop évident. Elle s'empara du long coutelas d'un marin quinquagénaire aux réflexes trop lents pour se retourner assez vite. 

Sous un ciel qui devenait d'encre devant tant d'horreurs, les filles poussèrent ensemble un hurlement d'effroi tandis que les autres marins se ruaient sur la furie. Tous les coups du large coutelas qu'elle avait portés étaient mortels, et ce ne fut qu'assommée par une gaffe que la tigresse noire s'effondra. Après l'avoir jetée à fond de cale, les marins évacuèrent le mort et forcèrent les filles à laver le pont de ses macules sanglantes. Lorsqu'elles en eurent fini en frissonnant de dégoût, l'équipage s'employa à achever sa sinistre besogne. Les pitoyables cordées qui constituaient la variable d'ajustement des rations s'évanouirent l'une après l'autre dans l'océan secoué par le début d'une tempête. Les esclaves avaient le plus souvent les membres rompus à coup de masse pour détacher leurs doigts enfoncés comme des serres sur la moindre prise qu'offraient les sabords.

Les corps sanguinolents lancés à la baille attirèrent bien vite deux grands requins blancs, et plus d'un fut promptement broyé par les puissantes mâchoires des squales avant même d'être noyé.

La bande de survivants était restée apathique et silencieuse, impuissante dans l'enchevêtrement

des mailles et des noeuds du grand filet plombé. Seul le chef, colosse redressé au torse bombé, promenait un regard inquiet en direction de l'entrepont où avait disparu sa compagne. Il gronda "ASHAINA !!".

Un orage tropical éclata enfin, sombre et brutal, qui fit retomber la tension palpable. Les torrents providentiels furent collectés par les marins dans tous les récipients qu'ils trouvèrent. Les esclaves et les filles se redressèrent pour communier dans la même soif, bras et bouches grand ouverts pour étreindre et aspirer en riant les cataractes d'eau qui les aspergeaient comme un don du ciel. Puis, enfin désaltérées, les nuages évanouis, les filles prirent conscience de leurs vêtements trempés qui les dénudaient au vu de sauvages que la plupart distinguaient à peine des légendaires gorilles. Avec un mélange de trouble devant quelques virilités qui se déployaient majestueusement, et de honte devant la pourpre cardinalice de la chasuble du Père Ballancourt, les filles se regroupèrent pour aller se sécher à l'écart.

Le soir venu, ce fut au tour de Jeanne de de raconter son histoire. Ballancourt s'était juché dans la dunette à l'insu du petit groupe, comme à son habitude.

 

Pontcallec, auberge du Cheval Blanc le 10 mai 1705. Les infortunes de Jeanne.

 

Le daim tourna d’un quart de tour sur sa broche. Robert Mallet, propriétaire depuis vingt- trois ans de l’auberge du Cheval Blanc, se saisit du tranchoir et découpa adroitement un rôt saisi à point. Il regarda pensivement la lame acérée en souhaitant de toutes ses forces ne pas avoir à s’en servir ce soir….

Le vigoureux tenancier se dirigea bravement vers la table des soldats. Les quatre gardes suisses aux tenues chamarrées avaient déjà descendu une dizaine de bouteilles de chablis et ils riaient de plus en plus fort en lançant les dés. Robert savait d’expérience que le jeu et la boisson finissaient immanquablement en rixe ou en duel, et il tenait toujours prêt sous son comptoir un maillet en plomb prêt à voler au secours de son mobilier et à refouler les ivrognes.

Ce n’était pourtant point l’escorte bon enfant, mais les nobles qu’elle accompagnait, qui l’inquiétaient.

"Oignez vilain, il vous poindra, poignez vilain, il vous oindra". Le baron Des Touches laissa violemment retomber son onzième pichet de bourgogne, la trogne cramoisie. Il était d'une petite noblesse de robe, ce qui le conduisait toujours à en rajouter dans ses équipées nocturnes avec son vieux complice, le comte de Rohan. Le pichet en terre cuite roula lentement jusqu’au bord de la table en chêne et éclata sur les tomettes du plancher avec un bruit sourd. Les deux nobles éclatèrent de rire.

“ Foutredieu, n’y a-t-il point de drôlesse dans ce trou à rats pour prendre soin de deux gentilhommes de qualité ? Réponds, bougre de couillon ! ”.

Robert pria le ciel pour que Suzon et Félicie arrivent le plus vite possible.

Las, la porte qui s’ouvrit laissa place à la plus jolie jeune fille que l’auberge ait jamais accueilli.

Enguerrand des Touches ouvrit une bouche qui dessina un “ ô ” muet. Jeanne était dans la splendeur de ses dix-huit ans, une bouche rieuse encadrée par deux fossettes mutines, de profonds yeux verts qui semblaient sertis à l’intérieur d’une cascade de miel qui retombait sur une jolie poitrine un peu forte, maIs admirablement galbée.

Sans paraître remarquer l’effet que son intrusion avait déclenchée, Jeanne s’assit avec un ouf de soulagement près de la porte et posa son pauvre bagage. Son père avait été démasqué comme faux saulnier et attendait d’être jugé au fond des geôles croupissantes de la prison de Nantes. Elle faisait le voyage tous les quinze jours, mais n’avait pas le moindre espoir d’échapper à une solitude annoncée depuis la mort de sa mère. La contrebande du sel était l’un des crimes les plus sévèrement réprimés, Gaël Le Ludec finirait aux galères.

Elle remuait ces tristes pensées quand deux bonnes femmes au visage dissimulé par de grossiers fichus firent leur entrée. Elles les dénouèrent, révélant le visage usé par le temps et les orgies de vieilles ribaudes au corps déformé. N’eut été leur maquillage outrancier et l’assurance de leur démarche effrontée, elles eussent passé pour de braves villageoises en quête d’une halte pour se reposer.

Robert fut brièvement soulagé lorsqu’elles se dirigèrent sans hésiter vers les deux tablées masculines. Suzon s’assit sur les genoux d’un homme d'arme qui déserta une partie de lansquenet, commençant directement une fricassée de museau, alors que Félicie passait devant la jeune inconnue pour se pencher devant les deux nobles attablés. Il comprit que les ennuis n’étaient pas terminés lorsque Des Touches, sans un regard pour les pis complaisamment exhibés, repoussa sur le côté la vieille catin. Sans mot dire, en haussant les épaules, elle vint rejoindre son amie dont le rire haut perché trahissait l’agacement de sa vulve sous le doigt inquisiteur du reître.

Amaury, onzième comte de Rohan, proféra sentencieusement avec un clin d'oeil sibyllin :

"Mon cher, vous avez raison, il ne faut jamais se fier aux appas rances !".

Des Touches ne l’écoutait plus. Il se leva en renversant son siège sans se soucier d’ajouter au tapage ambiant. Jeanne aurait voulu disparaître dans un trou de souris, elle avait bien conscience d’être l’objet de l’attention de toute l’assemblée depuis que chacun s’était tu pour suivre la progression chancelante du gros homme encore plus écarlate que son pourpoint. Les dents cariées et l’haleine avinée entraînèrent un recul involontaire de Jeanne lorsque Des Touches se pencha sur elle.

“ Holà, ma belle, il ne convient pas de rester seule dans un endroit aussi mal famé ”. Il rit…

“ Venez vous joindre à la table de deux gentilhommes…AUBERGISTE ! Du vin pour la gente dame….et pour nous aussi, mordieu ”. Il saisit le bras de Jeanne dans une invite qui se voulait galante, et fut surpris de la résistance qu’elle lui opposa. Il tira plus fort, mais Jeanne s’arc-bouta sur la table. Ce fut la manche qui céda, laissant partir les quatre fers en l’air le pervers aristocrate.

La face livide de rage, il se releva et proféra dans un silence de mort :

"Sangdieu, du diable si mon vit ne prendra pas céans le pucelage de cette mijaurée, ne suis-je pas icelui le seigneur des lieux ?".

Sur un signe autoritaire, les gens d'arme repoussèrent les ribaudes qui s’accrochaient à leurs basques pour s’emparer promptement de Jeanne. Robert Mallet ne trouva pas le courage d’intervenir, Des Touches était le seigneur des lieux, et malheur à qui se trouvait en travers de son chemin.

Toutes émoustillées à l’idée du viol annoncé, les bougresses se prêtèrent avec enthousiasme à l’effeuillage de la jeune fille renversée sur la table.

 “ Diable, il est temps que l’oisillon goûte au mâle, formée comme elle l’est. Ce serait péché que de l’en priver  ” gloussa Suzon 

“ Dieu, qu’elle est bien fendue, mon prince, voyez par vous même cette belle motte qui cache des lèvres aussi charnues ” renchérit Félicie. La vérité est que le corps parfait de la vierge les remplissait de haine et de regrets, et qu’elles se complaisaient à l’idée de le voir souillé dans quelques instants.

Jeanne hurlait si fort que ses cris traversaient le foulard qui bâillonnait sa bouche. Les bras en croix solidement maintenus par deux gardes suisses, elle ne put empêcher que ses chevilles fussent promptement attachées aux pieds de la table.

Des Touches se défit lentement, il avait mélangé ses boutons lorsqu’il avait pissé son vin une demi-heure plus tôt. Suzon vint hardiment à son secours, s’agenouillant pour dégrafer le pourpoint pris dans les chausses. Elle contempla quelques instants après un membre dont la vigueur s'embrumait dans les vapeurs de l’alcool.

“ Félicie, au travail, prépare la petite pendant que j’astique sa Majesté ”.

Félicie promena dans la motte de blé un doigt expérimenté qui ne tarda pas à ramener un liquide chaud au grand dam de la pauvre pucelle, qui gémissait de se sentir déshonorée et trahie par son corps devant tous ces rustres, ces femmes de mauvaise vie et ces soudards.

Suzon manipulait vigoureusement le membre d’un brun douteux qui sentait comme l’étal d’un poissonnier. Elle en avait flairé d’autres, Dieu merci, et elle n’hésitait pas à aspirer de temps à autre la pointe virile au fumet malodorant.

Lorsqu’elle sentit que la noble jouissance était proche mais risquait aussi de s’enfuir définitivement, elle guida gentiment la queue dilatée droit sur sa cible. Le cri de honte déchirée aurait fait frémir une bête, mais Destouches était noble et donc au-dessus de ces considérations, seul lui importait d’avoir rétabli le droit de cuissage sur ses terres. Il abattit ses grosses paluches sur la forte poitrine offerte à sa convoitise et massa à pleines mains les délicats roberts en tirant sur les bouts nacrés. Il poussa quelques instants pour trouver sa voie dans le con lubrifié mais particulièrement étroit de la pucelle. Lorsqu’il eut pris ses aises malgré les soubresauts pitoyables qui ne faisaient qu’attiser son excitation, le dard infâme ne tarda point à se confronter au fragile hymen. Après deux poussées plus vigoureuses, le dernier rempart se renversa sous un flot de semence que le libertin éjacula en poussant un grognement d’aisance qui évoqua à tous le porc montant la truie.

Il se releva sans un regard pour Jeanne, tandis que ses sbires la relâchaient comme un sac de pomme de terre. Jeanne se redressa lentement comme si elle se réveillait d’un cauchemar. La partie de dés reprit comme si rien ne s’était passé. Suzon entreprit de nettoyer de sa langue mercenaire les filets de sperme perdus dans les poils de Des Touches, qui avait la tête renversée en arrière pour boire à même le pichet. Il ne vit qu’au dernier moment le tranchoir de l’aubergiste dans la main qui venait de perdre toute innocence. Suzon eut le temps d’écarter la tête pour laisser la large lame acérée s’abattre sur la verge encore redressée sous ses caresses. Un flot de sang jaillit du membre sectionné tandis que Destouches s’évanouissait. Le premier moment de stupeur passée, Suzon et Félicie s’empressèrent de ligaturer le moignon sanglant qui émergeait de l’entre-jambes.

Rohan prit rapidement les choses en main et leur fit la leçon à tous :

“ Il ne s’est rien passé ce soir. Il n’ y aura pas de scandale. Toi, tu pars demain aux Amériques, les colonies vont te dresser un peu….et tu y seras sûrement plus en sécurité qu’ici. Allez, emmenez-là à Nantes, remettez- la à la prévôté de ma part ”.

 

Août 1705, sur la Batailleuse, la traversée entre La Rochelle et les Amériques (IV)

 

Tôt le lendemain matin, les filles furent réveillées par un lugubre roulement de tambour. Deux garde-chiourmes s’infiltrèrent entre leurs paillasses pour les branlebater à coups de matraques délivrés sur les fesses qui ne s’ébrouaient pas assez vite.

Encore engourdies par le sommeil, elles durent remonter sur le pont en se frottant les yeux sous le soleil rasant. Celles qui prenaient le temps de frissonner d’horreur étaient brutalement repoussées sur les côtés à coups de crosses pour laisser émerger les suivantes.

Catherine nota d’abord sur le côté un jeune officier en tenue d’apparat préposé à consigner sur le livre de bord le quotidien de la frégate. Puis, Adèle détourna son attention d’un coup de coude en direction de l’effroyable scène qui se tramait au milieu du pont.

Jean Renfroy d’Ormonville avait bien l’intention de marquer les esprits pour le reste de la traversée par un terrible exemple. 

Au milieu du pont, la reine noire pendait par les pieds, écartelée entre deux vergues abaissées. Ses poignets aussi étaient étroitement ligaturés à deux anneaux fixés de part et d’autre de l’écoutille, et ses membres affreusement étirés par les roulis dessinaient une tragique croix de Saint André enchâssée entre les deux voiles blanches qui effleuraient le pont. Elle révélait à l’envi sa fente broussailleuse et frisée, dont le mauve couleur de khôl des grandes lèvres étirées tranchait sur sa carnation. Ses cheveux balayaient le sol tant elle se débattait violemment pour échapper à son sort, avec pour seul effet le balancement rythmique de ses généreuses mamelles. Tous les hommes semblaient hypnotisés par le ballet des longues pointes brunes qui ne tenaient pas en place, des seins qui ondulaient grâcieusement de la bouche aux épaules et des glandes fermes qui semblaient chercher leur place dans la douce gaine de chair.

Les africains avaient été placés sur un côté du carré, l’équipage les encadrait le doigt sur le mousquet, et les filles furent placées par une forme de perversion exactement face à la suppliciée.

Lorsqu’elles furent installées, front résigné et regard réprobateur, elles attendirent la sentence que Renfroy d’Ormonville allait prononcer. Un grognement détourna leur attention. Le compagnon d’Ashaina se débattait sur la dunette, mains liées, bouche baîllonnée, licol de fer autour du cou, avec la fureur du mâle qui veut protéger sa femelle. Ses formidables convulsions pour échapper à ses liens l’étranglaient, une énorme veine apparut sur son front luisant sous l’effort et il s’évanouit.

Catherine sourit à Jeanne pour la réconforter. La jeunesse roulait des yeux atterrés, elle n’avait jamais assisté à la moindre éxécution publique, ni même au plus petit tourment, car elle fuyait ce genre de spectacle dont se repaissaient pourtant les badauds des villes.

Marie et Adèle, plus endurcies, furent néanmoins choquées d’entendre qu’Ashaina allait être fouettée à mort. Toutes les filles restèrent assommées, elles avaient pensé que la jeune noire aurait été fouettée et peut-être pendue, et des sanglots s’élevèrent à l’énoncé de l’inique châtiment.

Les filles refluèrent ensemble lorsque le gabier fit siffler son fouet. La bande de cuir, dure et épaisse, était finement sculptée et ses arêtes étaient aussi vives que du métal.

Renfroy d’Ormonville leur intima l’ordre de se rapprocher de nouveau si elles ne voulaient pas prendre la place de la femme du chef.

 Le gabier fit le tour de la vulnérabilité partout exposée qui lui était offerte. Il aurait pu en une vingtaine de coups bien assénés abréger les souffrances de la jeune femme, mais il avait bien sûr l’intention de prolonger son agonie pour le plus grand plaisir de l’équipage.

Les fesses fermes et musclées subirent le premier impact.

SMACKKT!

“UUHHHNN!”

"Ben, c'est pas un gars bien, ce gabier, essaya tragiquement de pouffer Catherine, une boule dans la gorge, mais sa plaisanterie retomba tristement à plat au milieu des filles.Le gabier asséna trois coups bien dirigés sans les appuyer sur les fermes rotondités. Il se rapprocha et caressa de ses doigts experts la texture de la peau pour voir comment elle résistait. Ashaina mordait ses lèvres pour ne pas offrir aux cochons blancs le plaisir de ses pleurs.

SWACKKT!

HUUUUUNNNNNNNNNN! AAAAAAAAHHHHHHHHHH!

Trois autres coups se succédèrent sur les cuisses, dessinant de profondes zébrures en travers des membres distendus. Catherine ferma les yeux un court instant, notant la lividité du teint de Jeanne. Le gabier lissa sa moustache en se tournant vers le carré des offciers, guettant une approbation. Renfroy d’Ormonville lui fit signe de la main de continuer.

Le gabier remonta jusqu’aux chevilles, tout en cherchant la plante des pieds beaucoup moins pigmentée.

 AAAAAAHHHHHHHHH!

“HHHHHUUUUUNNNNNN!”.

Il avait frappé sans retenue cette fois, et le premier sang fut versé, deux minces filets qui s’écoulèrent lentement le long des cuisses tendues comme des lianes.Elles se mélangèrent aux épaisses gouttes de sueur qui dégoulinaient des aisselles touffues.

SSSCRACKT!

“AAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH!”

Le scélérat revint frapper les tendres cuisses, avec beaucoup plus de force cette fois, et toutes les filles se raidirent en même temps qu’Ashaina. Le sang perla des nouvelles traces cruellement imprimées dans les muscles bandés.

HIIIIEEEEEEEEAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH!

Aussi léger fut-il pour le premier viol de son intimité, le premier coup assené sur la fente largement baîllante suffoqua la belle africaine. Pour avoir du subir les fantaisies de quelques nobles particulièrement dépravés, Marie savait à quel point Ashaina devait souffrir d’un coup même faiblement dosé, et elle se rapprocha instinctivement d’Adèle.

noOOOOOOOOWWWWWWWWWWAAAHHHHH!

Le second coup fut beaucoup plus vigoureux, comme si le premier n’avait servi qu’à éveiller les chairs et à préparer le sexe à une atroce mutilation. Un déglutis se fit entendre, et les filles s’écartèrent précipitamment lorsque l’une d’elles vomit. Elle fut promptement traînée par les bras hors du cercle des déportées.

EEEEEEEEEEEEAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH.

Le ventre souple, puis les épaules sculpturales, se creusèrent sous deux cinglées impitoyables qui étaient pourtant une rémission pour le puits meurtri de la superbe esclave. Ballancourt souriait aux côtés de Renfroy d’Ormonville, et les filles le hairent à jamais pour cela.

“HIEEEEAAAAAAAAAHHHHHHHH! AAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH!

Les seins tressautèrent violemment sous le premier impact qui les maria dans le même baiser. L’exécuteur des basses œuvres frappa trois fois en travers, sans chercher à mutiler les vastes mamelles pour l’instant. Néanmoins, toutes les filles portèrent les mains à leurs seins pour mieux les protéger.

AAAAAAOOOOOOOWWWWWWWWWWWW.

Le dixième coup de fouet sur les fesses rebondies provoqua le premier évanouissement d’Ashaina. Un matelot s’avança avec une éponge imbibée d’eau de mer et de vinaigre. Il la promena sur le visage de la malheureuse, puis l’égoutta au-dessus de ses narines jusqu’à ce qu’elle émerge du néant salvateur en toussant atrocement.

SCRACKKKT! “IIIIIIIIIEEEEEEEEEEEEEAAAAAAAAAAAAHHHHHHH!.

Le corps magnifique et horriblement châtié vaporisait des gouttes de sang et de sueur qui voletaient dans l’air, nimbant la scène d’un halo fantastique. Les longues traînées sanglantes se détachaient par contraste dans l’azur d’un ciel idyllique. La puissante lanière s’enfonçait implacablement dans la chair tendre des tétons qui oscillaient follement, fustigeant les aréoles délicates dont les pointes se flétrissaient.

SWACKKT! “OOOOOOOWWWWWWWWWWWW

Les africains entonnèrent un chant qui venait du fond des âges, plutôt un murmure rauque qui montait du fond de leur poitrine et franchissait leurs lèvres closes, où il était question de mort, de courage et de renaissance.

Les borborygmes étouffés dela jeune noire indiquèrent clairement qu’elle s’était tranché la langue sans pouvoir s’étouffer dans son sang pour autant. Les filles étaient livides. Le gabier accéléra le rythme et la puissance de ses coups pour que la supplicié puisse être convenablement mutilée avant de trépasser. Frappant cette fois la base complaisamment offerte des larges mamelles tressautantes, il s’appliqua à les détacher du tronc en quelques coups bien frappés. Le sang éclaboussa celles qui étaient au premier rang. Jeanne s’évanouit dans les bras de Catherine, le visage maculé de gouttes vermillon. Les autres filles, pâles comme la mort, ne valaient guère mieux.

Un râle profond souleva la poitrine décapitée, tandis que les lèvres et le clitoris de la malheureuse étaient hâchés menus sous les fouaillées impitoyables.

Le fouet se leva pour la dernière fois alors que la statue de sang se balançait mollement au gré du roulis depuis quelques instants déjà.

Les prisonniers baîllonnés par le choc regagnèrent les cales sous les cris des cormorans qui guettaient une proie appétissante. Toutefois, ce furent les deux grands requin blancs qui suivaient à la trace la frégate qui furent régalés.

 

Août 1705-Louisiane, sur les terres des Choctaw, à trois jours de marche du fort de Chaleau.

 

Les brumes épaisses dessinaient les contours fantômatiques des teepees. Le sommet des huttes faiblement éclairé par une demi-lune émergeait comme un amas de branchages échoué sur la mer.

Une flèche siffla doucement dans la nuit tranquille avant de retomber mollement juste devant le campement choctaw. Des boulettes échappées d’une grande blague à tabac crevée roulèrent sur l’herbe. Deux chiens se redressèrent, l’oreille aux aguets, avant de venir flairer la viande subtilement empoisonnée. Ils furent bientôt une demi-douzaine à goûter les appats mortels.

Au bout d’une heure, leurs convulsions cessèrent.

Jacques la Hachette, ainsi surnommé à cause de son curieux pistolet dont la crosse formait hache, posa son index sur sa bouche, avant de le relever pour l’agiter en cercles concentriques. Une centaine de trappeurs et de miliciens du fort de Chaleau se relevèrent silencieusement des hautes herbes où la plupart somnolaient. Ils avaient en commun des visages couturés de cicatrices, des barbes hirsutes et des toques de fourrure dont la queue de castor retombait sur des vestes de peau brune ou des tissus écossais.

Ils savaient que la plupart des guerriers de la tribu étaient partis la veille pour un raid de représailles contre les Natchez qui leur avaient volé une dizaine de poneys. Les exclus du parti de guerre, vieillards ou guerriers affaiblis, n’opposèrent qu’une faible résistance. Après quelques détonations et coups de sabres dont le charivari donna l’illusion d’un engagement, le silence retomba. Des cris et des supplications s’élevèrent parmi les bruits de course éperdus. Beaucoup de papooses trouvèrent leur salut dans leur petite taille, qui leur permit de s’enfuir invisibles dans le brouillard qui collait aux buissons. Des squaws qui vivaient dans les teepees les plus éloignés purent les accompagner et se cacher dans la forêt proche. Tous ceux qui restaient furent massacrés à coup de crosses ou de haches pour économiser la poudre des fusils. Tous, sauf une dizaine de squaws parmi les plus belles des survivantes du premier assaut.

Les trappeurs arrachèrent les robes de peau sous la menace de leurs mousquets. Les brunes jeunes femmes durent révéler en pleurant le secret de leur féminité cuivrée, les seins dissimulés sous leurs longues chevelures de jais et la main posée sur leurs sombres fentes. Certaines se tinrent droites et fières devant les visages pâles, mais durent rapidement en rabattre lorsque les trappeurs les conduisirent en les poussant avec le plat de leurs sabres dans l’enclos des chevaux. Ils détachèrent les rênes des montures qu’ils allaient voler d’une longue poutre de bois posée horizontalement sur deux rondins. Puis ils forcèrent leurs captives à incliner le torse au dessus de la poutre, bras allongés le long de l’épais tronc d’arbre, mamelles pendant dans le vide. Ils entreprirent alors d’entraver solidement les bras qui reposaient sur la poutre. Les jeunes femmes avaient conscience d’offrir impudiquement le spectacle de leurs orifices les plus intimes à la vue de la race honnie et elles sanglotaient de honte et de terreur.

Au même instant, un corps qui trébuchait sur une jambe blessée se redressa lentement parmi les cadavres qui parsemaient la clairière. Un trappeur se pencha sur lui pour scalper vif l’adolescent bien découplé, mais l’un des éclaireurs Natchez le stoppa d’une voix gutturale et s’adressa rapidement dans son dialecte à Pierre Trois-Doigts, le second de Jacques la Hachette.

Petite Plume, qui avait échappé par miracle au premier massacre, devait la vie sauve à celui qui l’avait reconnu comme le fils du chef des Choctaw. Sous bonne escorte, il partit rejoindre en claudiquant les chevaux, car les trappeurs étaient certains de tirer une bonne rançon de l’héritier d’Osceola. 

Après cet intermède, trappeurs et miliciens, français ou métis, prirent le temps de s’enfiler quelques rasades de gnôle, la vache posée sur les coudes relevés repassant plusieurs fois humecter les gosiers assoiffés par le combat et les premiers rayons de soleil. Ils étaient gais et fredonnaient des chansons paillardes émaillées de jurons et de gros rires pour saluer la victoire et le viol des indiennes qui pouvait débuter.

Il restait à assujettir fermement les squaws à l’épais rondin en sapin. Chaque trappeur qui possédait dans ses effets quelques épais clous de charpentier s’avança. L’une après l’autre, les jeunes femmes terrifiées connurent le supplice d’une pointe rouillée posée sur chaque sein sadiquement caressé et étiré au préalable, puis d’un casse-tête levé pendant un temps interminable, avant de ressentir la douleur atroce qui transfixiait la chair de leurs glandes. Chaque coup porté creusait un peu plus un profond sillon dans les fragiles lobules, et l’onde de choc accentuait la douleur résiduelle. Les hurlements atroces couvraient les cris de vengeance des colons.

“C'est votre tour maintenant, chiennes que vous êtes, vos hommes sauront qu’on ne touche pas impunément aux femmes blanches !!!”. C’est Jacques la Hachette qui avait vociféré le dernier en brandissant la médaille du portrait de sa victime.

L’expédition punitive se défit de ses guêtres sauf une demi-douzaine de guetteurs. Lorsqu’un homme avait fini, un autre tombait le pantalon juste derrière les femmes hurlantes. Nombre furent connues aussi en leur fondement, et certaines, le visage défait par des larmes de douleur incommensurable, furent forcées de lécher sur les membres fétides leurs propres déjections, bavant et vomissant leur dégoût. Les moins chanceuses étaient impitoyablement chevauchées et tirées vicieusement en arrière pour déchirer davantage leurs pauvres mamelles. Les fauves affamés de sexe les décollaient du sol sous de puissants coups de boutoir qui leur faisaient perdre l’équilible en gémissant. Après tant et tant de viols inondant les cavités secrètes d’un flot de sperme qui gluait sur les cuisses, les derniers servis n’éprouvaient plus de sensations et devaient stimuler vigoureusement leurs montures, arracher encore davantage les tétons mutilés pour sentir les fentes dilatées se resserrer délicieusement sur leurs virilités congestionnées. 

Progressivement, une femme, puis une autre, enfin toutes, finirent sur le sol, inertes, mortes ou presque.

Elles furent transportées, inconscientes ou gémissantes, dans le grand teepee central où les Choctaw tenaient leur conseil. Quelques branches furent jetées à l’intérieur, une torche fut jetée, et le bûcher sinistre engloutit le témoignage des barbaries.

Les survivants cachés en lisière des premiers bosquets de la forêt de pins attendirent le départ de la longue colonne avant de s’approcher en silence des vestiges de leur campement.

 

Août 1705, sur la Batailleuse, la traversée entre La Rochelle et les Amériques (V)

 

Les filles contemplaient avec horreur la tache de sang qui s’élargissait sur la robe de Jeanne. La jeune fille toujours inconsciente était agitée de spasmes, le front baigné de sueur qu’épongeait tendrement Adèle.

“Elle est grosse, ma doué, quelle misère” constata tristement Adèle. “Ce ne sera pas une perte de se débarasser du bâtard de ce chien” lança impulsivement Marie…

“Qu’est ce qu’on fait maintenant ?” hasarda timidement Catherine en la regardant…

“Qu’est ce que tu crois ? Si j’avais pondu tous les mioches qu’on m’a fait, mes mamelles traineraient par terre ! T’en fais pas, je connais la musique. Laissez-moi seule, maintenant.

Les filles sortirent et après avoir maigrement dîné, profitèrent de l’après-midi de liberté sur le pont que le capitaine avait accordé aux déportées pour qu’elles se remettent de leur effroyable matinée. Adèle et Catherine prenaient l’air du grand large à pleins poumons, espérant que le rétablissement de Jeanne inaugurerait la fin de leurs calvaires respectifs. A un moment, Catherine mit ses mains en visière devant ses yeux “Regardez, on dirait un aigle, qu’est-ce qu’il fait par ici ? “. Elle avait crié à tue-tête, et tout le monde leva les yeux avec étonnement sans rien apercevoir dans l’azur infini, car personne n’avait une aussi bonne vue qu’elle.

En fin de soirée, Adèle et Catherine virent apparaître avec soulagement leurs amies.

Le Père Ballancourt guettait son heure. Posté comme à l’accoutumée, il se grattait furieusement l’oignon après avoir passé l’après-midi à péter en marchant.

Marie soutenait Jeanne, et elles s’abritèrent sous la dunette, à l’abri des regards indiscrets.

Bien que très pâle, Jeanne eut la force de sourire, avant d’annoncer “ça y est, il est passé. C’était horrible, pauvre petite chose” “Elle respira un bon coup, et Marie reprit à sa place ”c’est juste un caillot de sang, au fond, c’est s’qu’y faut s’dire”. Les filles compatirent en l’embrassant “c’est pas de ta faute et de toute façon, c’est mieux comme ça”. Marie ajouta “Et tu l’aurais élevé comment ? T’aurais jamais trouvé un mari en étant prise”.

Un craquement plus accentué étouffé par les voiles leur fit lever la tête. Elles ne distinguèrent rien de notable et recommencèrent à babiller, heureuses à l’idée de tourner la page sur la tragique traversée.

Comme un diable surgi de sa boite, Ballancourt apparut au milieu de la scène. Ses yeux révélaient une joie mauvaise, et avant même de l’avoir entendu, les filles surent que la représentation de nouveaux malheurs se dressait devant elles.

“TOI” “OUI TOI”

“Fille perdue”, reprit-il sur un ton plus modéré en s’adressant à Jeanne, heureux de voir que les filles étaient terrorisées.

“As-tu seulement conscience de la gravité de ton péché ? La vie est un don de Dieu, et tu viens de commettre un assassinat !”. Jeanne tomba à genoux en joignant les mains dans une prière muette. 

Les gants posés fermement sur les épaules de la jeune fille la relevèrent sans ménagement.

“Mon père, c’est pas ma faute”.

”SILENCE, fille impure, tu seras jugée pour infanticide dès que nous serons à terre !!”.

Marie était trop avertie des conséquences du procès pour rester muette. Elle s’interposa vigoureusement. “Mon père, croyez-nous, c’était presque décroché, ça aurait donné un monstre, pas une créature de Dieu !”.

“Ce n’était pas à vous d’en juger. Et taisez-vous toutes les trois, ou je vous fais aussi juger pour complicité.” Les filles échangèrent un regard consterné, et la même idée de faire passer par dessus bord le vieux fou hystérique leur traversa l’esprit. Catherine lança un œil par-dessus l’épaule du prêtre fanatique, et pendant que Marie passait dans son dos en s’accroupissant, elle se jeta les deux bras en avant.

 C’est à ce moment que la vigie cria “TERRE”.



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