24 mars 2007
Captive des indiens
Beaucoup moins "brut" que le précédent, j'ai dialogué avec l'auteur au fur et à mesure de sa création, et peut-être un peu influencé la fin....
Captive des Indiens
(Original text by R.V.H.)
-1ere partie
Le troisième jour après qu'ils eurent pillé le campement des
colons, les guerriers retournèrent à leur village. Luttant pour suivre
derrière, épuisée et dépenaillée par trois jours de marche forcée, tirée par
une corde en cuir attachée autour de son cou, Elisabeth Kempton avait cherché sans succès à s'échapper,
espérant en vain que les sauveteurs parviendraient jusqu'à elle.
Le coeur lui manqua à la vue du village. La délivrance
serait difficile, et probablement trop tardive, une fois que les guerriers
l'auraient enfermée dans le rassemblement de tentes en écorce entourées par une
palissade grossière.
Comme le parti de guerre approchait, une foule croissante
d’hommes, de femmes et d’enfants, sortit pour aller au devant d’eux.
Les guerriers brandissaient leurs lances, décorées des
scalps fraîchement pris, exhibaient le butin tiré hors de leurs sacs, de
l’habillement, des ustensiles et d'autres petits articles, facilement portables
et utiles, qu’ils avaient pris aux blancs.
Elisabeth ne passa pas inaperçue. Un cercle croissant de
villageois l'entoura pendant qu'elle trébuchait le long de son parcours. La
plupart se contentaient de regarder ou de grimacer, de rire ou de faire des
gestes.
Quelques uns, la plupart du temps des adolescents mâles, lui
donnaient de petits coups de bâton. Entrant dans le village, le parti de guerre
alla directement au centre du campement. Là, près d’un large feu circulaire, un
grand homme imposant attendait, bras croisés sur la poitrine. Elisabeth devina
qu'il devait être le sachem de la tribu.
Ils stoppèrent devant lui, en l’apostrophant dans leur
langue maternelle, qu'Elisabeth ne parlait ni ne comprenait.
Ils lui présentèrent leur butin, puis traînèrent Elisabeth
en avant. Ses liens furent détachés. Elle se tint debout, essayant de ne pas
trembler, car il la regardait de haut en bas.
Il proféra quelques injonctions d’une voix forte, puis se
recula. Les guerriers se reculèrent également.
Soudain, la foule des femmes fondit sur Elisabeth,
saisissant et déchirant ses vêtements, mettant en lambeaux ses habits, abîmés
après qu’elle ait été à moitié traînée dans la forêt pendant trois jours.
En quelques secondes, jupon, corset et bas furent tirés ou
arrachés de son corps. D’une façon ou d'une autre, ses chaussures lui furent
pareillement retirées, la pression de la foule la gardant parfaitement debout
alors qu’elle ne reposait plus sur ses pieds. La foule se retira, laissant
Elisabeth complètement nue devant tout le village.
Le chef émit un autre commandement incompréhensible. Deux
des guerriers saisirent Elisabeth par les bras en la portant à moitié sur une
courte distance, là où se tenait une sorte de rectangle fait de rondins de
bois, une construction simple constituée de deux montants verticaux reliés par
une barre transversale.
Ils tournèrent Elisabeth pour faire face au chef et lui
élevèrent les bras.
La barre transversale était juste à la bonne taille pour
qu'ils puissent lier ses poignets dessus. Son cœur chavira lorsqu'elle
contempla ce qu'ils avaient en tête. Alors, chaque guerrier se pencha et saisit
une de ses chevilles. Son cœur battit encore plus vite pendant qu'ils
écartaient largement ses jambes et les fixaient aux montants.
Le chef prit une torche et l'alluma au feu. Quand elle fut
joliment incandescente, il l’approcha d’Elisabeth. Pendant qu'elle l’observait
avec horreur, il souleva la torche et la plaça sous son aisselle droite.
Il la déplaça plus près, plus loin, plus près encore, brûlant
légèrement avec soin les poils sous son aisselle.
Puis il fit la même chose à son aisselle gauche. Après
s’être légèrement reculé, il souleva la torche entre les jambes d'Elisabeth.
Elle se mordit la lèvre, en sentant la chaleur contre sa zone la plus sensible.
Mais, là encore, il faisait attention dans l'application, en brûlant légèrement
de loin sa toison pubienne, déplaçant la torche tout autour pour la supprimer
complètement. Quand il eut fini, il jeta la torche dans le bûcher. La foule
rassemblée rit et gesticula à la vue de cette femme suspendue, avec une fourche
aussi chauve et exposée que celle d’une petite fille. Comme c’est étrange,
pensa-t-elle. Ce doit être une grande humiliation à leurs yeux d’être ainsi
exposée. Et une fois qu’elle eut pensé cela, et immédiatement après que le
soulagement de ne pas avoir vécu pire se fut évaporé, elle commença à se sentir
humiliée. Avec ses jambes si largement écartées, la pauvre protection
qu’offrait les poils de son pubis envolée, ses parties les plus intimes, la
plupart des organes sensibles, se trouvaient ainsi exposés à la vue des
sauvages et la rendait tout à fait vulnérable.
On ne la laissa pas longtemps s’apitoyer sur son sort. La
foule commença à se rassembler à l'entrée du camp. Chemin faisant, la plupart
firent un détour par les huttes et s’en revinrent en portant des baguettes. A
l’extérieur de l’entrée, ils formèrent deux lignes. Elisabeth avait entendu
assez d'histoires racontées par les hommes de l’ouest pour savoir ce que cela
signifiait. Elle serait forcée de relever le gant. Deux guerriers qui
étaient restés derrière elle la libérèrent de ses liens. Une corde fut attachée
autour de sa taille, et ses poignets furent liés à cette corde derrière son
dos.
Ils la menèrent à l'entrée, s'arrêtant juste devant les deux
lignes des villageois, où chacun l’attendait avec une baguette de saule.
Deux guerriers se placèrent à l'extrémité opposée de la
ruelle ainsi formée.
Le chef donna un ordre. Elisabeth sentit un des guerriers
donner un petit coup de lance dans sa croupe. Elle se mit à courir. Les
villageois, depuis chacune des rangées, balancèrent des coups de baguettes. Sur
la foi des descriptions qu'elle avait entendu, elle espérait être flagellée sur
le dos, les fesses et les jambes. Ce que firent certains. Mais peut-être parce
qu'elle était une femme, bon nombre d'entre eux visèrent ses seins, son ventre
et ses cuisses. Ceux qui étaient rapides parvenaient à la cingler devant et
derrière. Le guerrier avec la lance la poussait en avant à travers le tourbillon
de baguettes de saule. Tout au bout de l’allée, un guerrier l’attendait. Elle
bénéficia d’à peine une seconde pour reprendre son souffle avant qu'il la fasse
pivoter sur ses talons et qu’un autre guerrier la pique sur les fesses avec sa
lance. A nouveau, elle dut s’engouffrer dans le fourré de baguettes, chacun
semblant viser une région sensible. Ses seins aux longues pointes n'étaient pas
exceptionnellement développés, mais ils étaient agréablement pleins et quelque
peu pendants. Sans soutien, ils rebondissaient douloureusement. La flagellation
permanente des baguettes devenait insupportable.
Elle fut renvoyée deux autres fois dans la forêt de
baguettes. Déjà près de l'épuisement au début de son épreuve, elle commençait à
perdre son équilibre. A la fin, elle s’effondra, pratiquement sans
connaissance. Elle entendit à peine les hululements et les clameurs guerrières.
Deux guerriers saisirent ses chevilles et commencèrent de la traîner de nouveau
dans le village, le visage incliné face au sol. Une jeune adolescente eut la
bonté de la saisir par les cheveux pour épargner à son visage la saleté. Les
autres villageois saisirent l'occasion d’asséner une dernière fouaillée, une
partie visant ses fesses, d'autres visant l’intérieur de ses jambes, bien que
la femme prostrée les sente à peine. Quand Elisabeth reprit ses esprits, elle
se trouvait sous une petite tente, pieds et poings liés. Une fille, peut-être
âgée de douze ans, était agenouillée près d'elle, un tissu humide dans sa main.
Elle essuya la saleté sur les contusions et les meurtrissures du corps
d'Elisabeth. Compte tenu de la structure de ses traits et de la coloration de
son teint, de ses cheveux bouclés, il était clair qu'elle n'était pas une
Indienne. Elisabeth la regarda d’un air interrogateur ?
" Je devais m’appeler Becky, je pense, avant qu'ils
m'aient amenée ici, " dit la fille dans un anglais hésitant. Elle n’avait
pas pratiqué depuis un moment, de toute évidence. " Quel jour sommes nous?
" demanda Elisabeth. De par la légère clarté à l’extérieur, elle devinait
que c’était la fin de l’après-midi. "Ils vous ont obligé à courir hier.
Vous dormez depuis lors. Vous avez faim? ", demanda la fille. Elisabeth
inclina la tête. La fille sauta à cloche-pied devant elle et s'éclipsa,
revenant un moment plus tard avec une double poignée de grains de maïs cuits.
Elle alimenta précautionneusement Elisabeth. " Je n'ose pas vous délier,
" expliqua t-elle. Son activité avait attiré l'attention, malheureusement.
A peine Elisabeth eut-elle terminé le maigre repas qu'un guerrier au regard
effrayant survint, qui souleva le mince toit de la tente pour l’éclairer. Il
délia Elisabeth et la jeta à ses pieds. La portant et la traînant à moitié, il
la déposa devant le grand bûcher circulaire. Un solide poteau avait été dressé,
vis-à-vis de l’estrapade qu'elle avait déjà affrontée.
Le guerrier fixa Elisabeth debout contre le poteau. En
pleine confusion et trop effrayée pour lui résister, elle se laissa attacher
étroitement ses poignets ensemble derrière le poteau. Alors il se pencha et
tira ses chevilles également derrière le poteau, les liant ensemble. Au bout
d’un moment, Elisabeth réalisa que cette disposition écartait complètement ses
cuisses et poussait son bassin en avant, en exposant son sexe. Le guerrier se
plaça devant elle. Il caressa brièvement
ses seins. Puis, saisissant sa mamelle gauche et la tirant loin de son corps,
il brandit son couteau et le plaça dessous, là où le téton rejoint le torse.
Elisabeth se prépara à hurler.
Un cri du chef arrêta le guerrier. Un violent échange
s’ensuivit entre les deux. Le guerrier fit de nouveau mine de découper la
partie si vulnérable d'Elisabeth. Un commandement énergique du chef le stoppa
de nouveau. Le guerrier répondit encore. Alors, ses doigts brutaux plongèrent
dans la fente du sexe d'Elisabeth, farfouillant dedans jusqu'à ce qu'il ait
trouvé son clitoris. Il le serra étroitement entre le pouce et l'index, tout en
préparant son couteau. Les yeux élargis par la crainte, le regard d’Elisabeth
allait et revenait du chef au guerrier. Un autre commandement du chef et le
guerrier relâcha son étreinte. Tout en grommelant, il s’éloigna, s’arrêtant
seulement pour assener quelques claques au passage sur les seins d'Elisabeth
avant qu'il soit parti. La foule qui s'était réunie commença de se disperser.
Becky apparut sur le côté d'Elisabeth. Elisabeth posa ses
yeux sur elle, avec un regard d'interrogation ." Ah, ce guerrier. Les
chasseurs blancs ont massacré son épouse. Il a voulu prendre vos nichons et,
elle réfléchit, recherchant le mot, " et prendre votre bourgeon de plaisir
pour se venger “ . Mais le chef a dit qu’il risquait de vous tuer. Il
veut vous maintenir vivante pour la torture. Pendant longtemps. Il a dit que
nous commencerons ce soir." Personne ne prit la peine de libérer Elisabeth, et elle demeura ainsi attachée au
poteau pour le reste de l'après-midi, à regarder la fin de la course du soleil
et à se demander quelles horreurs le chef avait à l'esprit. Peu de temps après
que le soleil se soit couché, comme les derniers rayons de lumière s’étaient
éteint, certains des Indiens commencèrent à raviver le feu dans le grand
bûcher. Alors, deux guerriers s’approchèrent d’Elisabeth. Ils la délièrent du
poteau et, chacun la tenant par un bras, la portèrent jusqu’au rectangle de
bois. Là encore, ses poignets furent tirés vers le haut et ficelés à la barre
transversale. Ses jambes furent largement écartées et attachées aux montants.
Une vieille femme indienne s'approcha, portant un panier.
Elle le plaça par terre devant Elisabeth et en retira une longueur de corde
mince faite avec le tendon fendu d’un animal. Elle en noua étroitement une
extrémité autour du mamelon droit d'Elisabeth. Elle fit de même avec un autre
morceau de corde à son mamelon gauche. Cherchant dans le panier, elle extirpa
un gros caillou attaché à l'extrémité d'un lacet en cuir. Elle attacha
l'extrémité lâche du lacet à l'extrémité du tendon. Elle attendit un moment de
sorte qu'Elisabeth puisse comprendre ce qui allait se produire, puis elle
laissa la roche retomber. Quand elle arriva à ses pieds ou presque, celle-ci
s’arrêta avec un tel impact qu'Elisabeth eut peur que son mamelon soit déchiré.
Faisant une brève pause pour admirer son ouvrage, la femme indienne alla
extraire une autre roche et fit la même chose à l'autre mamelon. Elle s'amusa à
faire se balancer les rochers, augmentant les souffrances d'Elisabeth.
Mais elle n'en avait pas terminé. De son panier elle sortit
un morceau de bois, de peut-être quinze centimètres de long et épais de deux.
Le morceau avait été divisé et les deux moitiés réunies ensemble dos à dos puis
liées par un lacet en cuir à environ six centimètres d'une extrémité. À
l'extrémité la plus courte, la surface intérieure avait été profondément
taillée au couteau, laissant un intervalle entre eux. La femme indienne
s'accroupit devant Elisabeth. Ses doigts saisirent le capuchon clitoridien,
puis elle posa le dispositif en bois juste au-dessus de lui, l’appliquant
fermement et emprisonnant ainsi le capuchon et le clitoris entre les deux
moitiés. Elle tira une cale en bois hors de sa boite à malices et adapta le
bord mince entre les moitiés à l'autre extrémité. Une petite pierre lui servit
de marteau pendant qu'elle conduisait la cale vers le haut, écrasant le tendre
clitoris d'Elisabeth. Alors, une lanière en cuir fut attachée autour de cette
bride primitive, dont pendait un autre petit roc.
La vieille squaw laissa doucement retomber cette roche vers
le bas. Ensuite, elle testa la poignée de la bride primitive en la soulevant et
en la relâchant, plus loin chaque fois. Chaque fois, Elisabeth sentit que son
clitoris était sur le point d'être déchiré hors de son corps. Elle étouffait
ses cris, mais les larmes roulaient jusqu’en bas de ses joues. Satisfaite de
son travail, la femme prit son panier et partit
-2eme partie
La majeure partie des villageois s’était rassemblée pour
observer le tourment de la femme blanche. Plusieurs des Indiens, quelques uns
parmi les plus jeunes hommes, et quelques femmes plus âgées, semblaient prendre
en charge la torture, les autres se contentant d’observer en riant, peut-être
en offrant leurs conseils dans leur langage étrange. Ils commencèrent par faire
osciller les rochers, ou en les soulevant légèrement, à les laisser retomber,
en s’amusant de sa réaction à ces secousses soudaines. Une femme plus âgée
rejoignit le groupe, une branche de saule à la main. Elle commença à fouetter
lentement Elisabeth sur les fesses et les cuisses. D'autres se joignirent à
elle, frappant à tour de rôle la moitié inférieure du corps nu d'Elisabeth. Et
chaque coup entraînait le balancement des poids, qui la tiraient
impitoyablement sur ses régions les plus sensibles.
Un guerrier se fraya un chemin dans la foule. A travers les
larmes qui baignaient ses yeux, Elisabeth vit qu'il s’agissait de celui qui
avait déjà voulu la découper un peu plus tôt. Maintenant, il portait un fer
rougi au feu. Il s'arrêta devant elle, lui montrant l'instrument. C'était une
mince tige de fer, encastrée dans un manche en bois. L'extrémité rougeoyait
faiblement. Un ordre fut aboyé. Elisabeth identifia la voix du chef. Le
guerrier tourna la tête et cria une réponse. Puis il se retourna de nouveau
vers Elisabeth. Toujours avec autant de légèreté, il apposa l'extrémité du fer
au bout exposé de son mamelon gauche. Elle lança brusquement un cri à ce
contact. Puis il toucha le mamelon droit et elle cria encore. Une expression
encore plus mauvaise s’empara du visage du guerrier et Elisabeth sentit la
chaleur du fer s’élevant entre ses jambes. Elle cria par anticipation, son
corps se débattant d'une manière folle contre ses liens. Un regard étrange de
satisfaction parcourut le visage du guerrier. Il s’esclaffa, tourna les talons
et repartit dans la foule sans la toucher. Peut-être que démontrer la
poltronnerie de la femme blanche était une vengeance suffisante pour lui.
Malheureusement pour Elisabeth, il passa son instrument de
torture à un autre Indien. La tige fut remise au feu et réchauffée, et un petit
groupe de tortionnaires prit position derrière Elisabeth. Chacun son tour, ils
la touchèrent légèrement et très rapidement sur ses fesses et à l’intérieur de
ses cuisses. Il apparut progressivement à Elisabeth que leur but n'était pas
tant de la brûler que de la faire tressaillir, parce que chaque fois qu’elle
sursautait, les poids se balançaient et elle se torturait elle-même ainsi. Elle
essayait de restreindre ses mouvements mais se trouvait incapable d’y parvenir.
Au plus léger contact du métal chaud, elle criait et bougeait spasmodiquement
et les poids volaient encore et ses mamelons et son clitoris souffraient de nouveau. Le tourment des poids
continua pendant ce qui lui sembla être des heures mais était probablement
beaucoup moins. La foule commença à perdre son intérêt et le chef donna des
ordres. Les poids furent enlevés. Elisabeth fut détachée et déposée comme un
paquet sous la potence rectangulaire. Des discussions s’ensuivirent,
vraisemblablement sur la prochaine étape de sa torture, lui donnant ainsi une
chance de récupérer de l’agonie infligée à ses seins, ses parties intimes et
ses fesses.
Des bras forts la saisirent sous les bras et elle fut remise
sur ses pieds. Elle fut conduite sous le grand poteau et forcée de se tenir
debout de nouveau contre le bois rugueux. Ses bras furent attachés derrière le
poteau, puis ses chevilles liées à la base. La foule se rassembla en
demi-cercle devant elle. Deux guerriers se frayèrent un chemin à travers la
foule. L’un portait un dispositif étrange. C'était une barre en bois poli de
trois pieds de long. À chaque extrémité se trouvait une courte croix en forme
de T. Du centre de la barre pendaient deux boucles de courroie en cuir. Les
guerriers s’approchèrent d’Elisabeth. Ils prirent position à ses côtés. Chacun
souleva la barre par une extrémité et ils la disposèrent juste au-dessus de ses
seins. Avec leurs mains libres, chacun guida un des seins d'Elisabeth dans une
des boucles en cuir. Puis, les deux mains sur les croix, ils commencèrent à
faire tourner la barre.
Les courroies s’enroulèrent autour de la barre en bois.
Ainsi, les boucles devenaient de plus en plus petites. Le cuir commença à
s’enfoncer dans ses seins, les réduisant à l’état de gros melons bien durs. Comme leur
résistance augmentait, les guerriers les dégagèrent légèrement, avant de donner
une torsion plus dure encore. Les guerriers s’arrêtèrent juste quand Elisabeth
sentit que le prochain tour de barre allait soit couper ses seins soit les
faire éclater. Mais ils maintenaient la tension sur la barre. La vieille squaw
qui avait attaché la première fois les mamelons d'Elisabeth resurgit de la
foule. Elle portait une baguette mince et petite, pas plus d'un pied de long et
un pouce un quart de large. Elle s'arrêta devant Elisabeth et commença à
tapoter légèrement son sein droit. Une deuxième vieille femme la rejoignit, et
entreprit de frapper le sein gauche d'Elisabeth avec une autre baguette
semblable.
Au début, Elisabeth ne comprit pas ce qu'elles essayaient de
faire. La lumière se fit jour en elle petit à petit. En fait, au début, cela
aida à la distraire de la douleur provoquée par les courroies serrées qui
meurtrissaient ses seins. Mais rapidement, elle changea d'avis pendant que les
impacts légers mais constants commençaient à rendre sensible la chair torturée.
Quoique les vieilles femmes aient semblé intentionnellement ignorer les
mamelons déjà endoloris d'Elisabeth, la douleur dans la zone les entourant
croissait. Les baguettes minuscules volaient si vite que le choc de chaque
impact, aussi petit soit-il, n'avait pas le temps d’être absorbé avant le
prochain coup. Bientôt elle eut l’impression que ses seins étaient en feu. Elle
essaya de s'écarter, mais le poteau était juste derrière elle et les guerriers
qui tenaient la barre l'empêchaient de se tordre sur les côtés. Bientôt les
larmes coulèrent sur son visage. Ses jambes étaient saisies de tremblements
incontrôlables. Elle perdit le contrôle de sa vessie et un jet d'urine imbiba
les mocassins des vieilles squaws ajoutant à l'amusement de la foule. Les
femmes réagirent par des cris de colère gutturaux, avec des claques et des
pincements sur les seins d'Elisabeth. Mais elles finirent par arrêter leur
infernale flagellation et s’évanouirent de nouveau dans la foule.
Les deux guerriers déroulèrent leur dispositif démoniaque,
relâchant sans douceur les seins d'Elisabeth. Ils disparurent dans la foule et
furent remplacé par deux autres guerriers. Ceux-ci placèrent une barre en bois
d’environ quatre pieds de long contre le poteau au-dessus de la tête
d'Elisabeth, parallèlement au sol. Ils la fixèrent fermement en place. Ensuite,
ils délièrent les bras d'Elisabeth. Ils lui laissèrent une minute pour lui
permettre de soulager ses muscles qui lui faisaient mal. Alors, ils levèrent
ses bras au-dessus de sa tête et attachèrent ses poignets au poteau. De
nouvelles cordes en cuir furent attachées à ses chevilles. Plusieurs guerriers
aidèrent à soulever les jambes d'Elisabeth jusqu’à ce que ses chevilles
puissent être fixées à la barre transversale. Elle fut laissée là en paquet,
avec ses jambes écartées et ses lèvres entièrement exposées à la foule. En
regardant entre ses seins, elle pouvait voir son pubis et le début de la fente
de son sexe. Réalisant ce à quoi elle pouvait ressembler pour les sauvages et
quels tourments horribles sa vulnérabilité pouvait leur suggérer, elle pria de
pouvoir mourir rapidement.
Ses vœux ne furent pas exaucés. Une demi-douzaine d'Indiens
s'approcha, mâles et femelles. L’un d'eux portait une bouilloire de fer.
Elisabeth réalisa rapidement qu'elle contenait des braises chaudes du feu. Avec
les pinces en bois brut, un des Indiens prit une braise brûlante. Il la souleva
assez haut au-dessus du ventre d'Elisabeth. Le reste du village s'était serré
en rond pour apprécier la suite. Elisabeth observa le petit morceau rougeoyant
avec une crainte croissante. L'Indien libéra la braise. Elle sembla rougeoyer davantage pendant qu'elle
tombait. Elle toucha Elisabeth juste à la droite de sa fente. Elle lança
violemment son ventre en avant pour qu’elle ne puisse rester assez longtemps
pour la brûler. La foule se mit à rire
et prodigua des encouragements à son tourmenteur.
Une autre braise descendit sur elle. Elle parvint encore à
se tortiller et à se tordre pour l’écarter de ses zones les plus sensibles.
Elle subissait des projections régulières de braises maintenant que les Indiens prenaient leur
tour, certains essayant d’atteindre son sexe, d'autres visant son ventre ou ses
seins. Finalement, épuisée et au bord du délire, elle se tordit du mauvais
côté. Une braise atterrit sur l'ouverture de sa fente et s’accrocha vers le bas
au-dessus de son clitoris et de ses petites lèvres. Elle cria à pleins poumons,
et se livra à une danse extravagante dans ses liens. La foule rit et hulula de
plaisir. Plusieurs autres braises visèrent la région tourmentée avant que l’une ne ricoche dans le
mocassin d’un jeune guerrier. La vue de ses efforts effrénés pour retirer le
missile brûlant et le rire et la dérision que cela engendra, semblèrent
distraire de l'attention du village la femme blanche pendue au poteau qui
sanglotait hystériquement. Lentement, la foule se dissipa.
Plusieurs guerriers plus âgés étaient restés. Quand il fut
clair que les villageois avaient eu leur compte de divertissement pour la
soirée, ils délièrent Elisabeth et la traînèrent de nouveau pour l’adosser à
l’estrapade, où elle fut solidement attachée pour attendre les tourments du
jour suivant. Le premier jour après son épreuve, Elisabeth s’astreint à dormir,
pour trouver refuge dans l'inconscience et oublier la douleur causée par les
nombreuses petites contusions et brûlures qui la marquaient. Elle se réveilla
brièvement plusieurs fois pour trouver Becky qui appliquait des herbes sur les
plus graves blessures. Le deuxième jour, elle resta éveillée, mais presque
immobile, essayant de ne pas attirer l’attention sur elle, ce qui aurait pu
mener à une reprise des tortures. Elle se soulevait seulement quand Becky
apportait la nourriture et l'eau. Le matin du jour suivant, Elisabeth se
réveilla en trouvant Becky à genoux à ses côtés et une femme indienne qui se
tenait au-dessus d'elles. En voyant Elisabeth se réveiller, la femme proféra
quelques mots brusques et sortit.
"Elle dit que si vous pouvez manger, vous pouvez
travailler, " dit Becky. Elle tendit à Elisabeth un petit paquet. "Vous
pouvez peut-être utiliser ça comme vêtements". Elisabeth examina la petite
pile des chiffons. Une bande de cuir qu'elle attacha autour de sa taille comme
ceinture. Il y avait aussi une longue bande de coton pas trop propre, qui
aurait pu avoir été le bord d'une robe un jour. Elle la glissa sous la ceinture
et la tira entre ses jambes, comme une sorte de slip. Elle grimaça comme ce
chiffon rugueux délogeait les petites croûtes qui s’étaient formé là. Elle
réfléchit au meilleur usage du morceau restant, long et irrégulier. Finalement,
le meilleur agencement lui sembla de le placer dans son dos, le ramener sous
ses bras, le croiser au-dessus de ses seins et l’attacher derrière son cou.
Cela aurait été un costume scandaleusement minimal dans le campement des
colons, mais au moins ses parties privées restaient en quelque sorte couvertes.
À titre d'essai, elle suivit Becky dehors dans le village.
Les villageois, qui avaient passé leur temps à l'observer souffrir trois jours
avant, semblaient l'ignorer maintenant. Elles passèrent par une petite porte
d’une sorte de magasin, qui se trouvait peut-être à un tiers du début de la
voie principale. Ce qu'elle vit alors la stupéfia. Elisabeth savait que les
Indiens, loin d'être uniquement des chasseurs, faisaient des jardins. Mais elle
n'avait absolument aucune idée de leur étendue. Toute la pente douce qui menait
vers le bas à partir du magasin était couverte de maïs, d’haricots et de
courges de différentes espèces. On pouvait voir des femmes indiennes à perte de
vue s’occuper des légumes, tandis que les enfants chassaient les oiseaux et des
petits animaux avec des bâtons "Trouvez un bâton", dit Becky. "
notre travail, c’est d'effrayer les nuisibles".
Elisabeth suivit l'exemple de Becky. Elles passèrent la
journée dans les jardins. Avec un soulagement croissant, Elisabeth nota que
personne, adulte ou enfant, ne lui prêtait beaucoup d'attention. Même les
quelques hommes, qui de temps en temps traversaient les jardins, ne lui
jetaient pas plus qu'un regard en la dépassant. Cela lui donna de l'espoir.
Peut-être que les Indiens, après l’avoir tourmentée, seraient maintenant
contents de la garder comme esclave à s’occuper de leurs jardins. Cela ne
devait pas être.
-3eme partie
Après deux jours passés à travailler dans les jardins, le
sursis d'Elisabeth expira. L'après-midi suivant, une demi-douzaine de jeunes
guerriers vinrent la chercher. Avec force commandements aboyés et par gestes,
ils lui signifièrent d’avoir à les suivre. N’ayant pas d’autre choix, elle
obtempéra.
Ils la menèrent jusqu'à l’espace ouvert juste en dehors de
l’entrée de l’enceinte du village. Ils la déshabillèrent rapidement et
l’adossèrent à un petit arbre. Le tronc faisait environ six pouces de diamètre
et avait été dépouillé de ses branches basses à plusieurs pieds au-dessus de la
tête d'Elisabeth. Elle se refusa à penser aux utilisations de l'arbre avant
elle. Les bras d'Elisabeth furent tirés derrière le tronc et ses poignets
furent liés ensemble. Une corde fut passée autour de sa taille et du tronc, plusieurs
fois, puis attachée. Ses jambes furent ligotées ensemble, par les chevilles et
les genoux, et ensuite rattachées au tronc. Enfin, une corde fut passée sous
chaque bras et repassée derrière les épaules pour être fixée derrière l’arbre,
tirant les épaules en arrière et faisant rejaillir ses seins en avant.
Elisabeth regarda autour d’elle pendant que les guerriers
marchaient loin d'elle, semblant mesurer une distance. Il y avait des arcs et
des flèches qui reposaient sur la terre ainsi que des cercles en osier brut
utilisés comme cibles. Elle vit les guerriers rassembler leurs arcs. Alors,
l’un d'eux encocha une flèche, banda son arc en arrière et la laissa filer dans
sa direction. Elisabeth inspira profondément, ferma ses yeux en espérant que la
flèche serait bien tirée et rapidement mortelle. Elle poussa involontairement
un cri strident lorsque la flèche heurta son ventre. Et rebondit loin d’elle.
Elisabeth ouvrit les yeux, étonnée. Elle baissa la tête pour regarder la
flèche. Au lieu de l’habituelle tête pointue comme un rasoir en silex, il y
avait une bille de bois. C'était une flèche pour oiseau, du type employé pour
chasser de petits volatiles, les assommant par l'impact plutôt que par la
pénétration.
Une autre flèche fut décochée sur sa cuisse. C’était comme
si quelqu'un l'avait frappée avec juste l'extrémité d'un gourdin en bois. La
prochaine l’atteignit sur le bas du ventre. Puis une autre encore toucha son
mont-de-vénus. De par la réaction de ses tourmenteurs, Elisabeth déduisit que
le mille de la cible que représentait son corps était son triangle pubien. L'un
après l'autre, les jeunes hommes visèrent la cible. Leurs acclamations de
triomphe et leur expression de dégoût quand leurs projectiles la manquaient ne
nécessitaient aucune traduction. Le seul répit d’Elisabeth à cette pluie
constante de coups était quand les jeunes guerriers devaient s’arrêter et
rassembler leurs flèches. Mais ils ne montraient aucune perte d’enthousiasme
pour ce sport.
Et comme l’après-midi s’avançait, leur précision s’améliorait
continuellement. De plus en plus de flèches touchaient le bas de son ventre,
les parties supérieures des cuisses et son mont-de-vénus. Enfin l’un des tirs
fut un coup parfait. Le bout en bois émoussé d’une flèche fraya sa route dans
sa fente, punissant sauvagement son clitoris en se logeant entre ses lèvres.
Les jeunes hommes applaudirent et encouragèrent leur camarade au spectacle de
la pointe qui dépassait entre les cuisses d'Elisabeth. Il s’ensuivit une longue
discussion entre les compétiteurs. Deux d'entre eux vinrent libérer Elisabeth
de l'arbre. Elle espérait au delà de toute raison que l’épreuve était achevée,
mais elle ne l’était pas. Ils la menèrent à une courte distance de là sous la
branche basse d’un autre arbre, à hauteur de cuisse. Plusieurs pieux avaient
été plantés dans le sol sur les côtés.
Ils tinrent Elisabeth face à la branche. Ses chevilles
furent attachées à un pieu. Elle fut alors forcée de se plier au-dessus de la
branche, les bras écartés et ligotés à d'autres pieux. Pliée sur ses hanches
comme elle l’était, Elisabeth savait exactement ce qu'était le plan des jeunes
guerriers. Elle savait bien ce qu’elle montrait. Et ce qui était exposé. Mais
elle se refusait à le croire. C'était tout simplement trop obscène de penser
qu'ils puissent contempler un assaut si indigne. Elle essayait de se convaincre
que ceci ne pouvait pas être jusqu'à ce que la première flèche ait rebondi sur
sa fesse gauche. D’autres projectiles suivirent, et encore bien d’autres. Des
volées de flèches frappaient son fessier, son anus, sa vulve, son clitoris.
Loin d'obtenir une quelconque merci, ses cris perçants semblaient uniquement
encourager les guerriers à lâcher leurs traits encore plus rapidement.
Comme dans leur premier jeu, le sport ne s’arrêta que lorsque
l’un des jeunes guerriers réussit à loger une flèche en plein dans le sexe
d'Elisabeth. A ce moment là, l’obscurité commençait à tomber. Les jeunes hommes
rassemblèrent leurs flèches, le vainqueur retirant la sienne hors des grandes
lèvres d'Elisabeth sans plus d’égard que s'il l’avait retirée d'une cible en
osier. Bavardant avec la même excitation qu’après une bonne séance de sport un
après-midi, ils rentrèrent dans le village, en laissant Elisabeth attachée en
place et le soin à quelqu’un d'autre de la relâcher. Tard dans l'après-midi du
jour suivant, deux femmes s’en chargèrent. Bien qu'elle ne puisse pas
comprendre ce qu'elles disaient, elle comprit qu’elle était censée aller avec
elles. Elles la menèrent de nouveau jusqu’au jardin à l’intérieur du village.
Près de la boucle du feu, Elisabeth remarqua que quatre pieux, chacun d’environ
deux pieds de haut, avaient été plantés dans le sol en dessinant un rectangle.
Ce qui était inhabituel, c’était qu'ils n’étaient pas assez espacés pour
recevoir quelqu'un, et Elisabeth devina que ce quelqu'un serait probablement
écartelé dans la position de l’aigle face au sol.
Elles s’arrêtèrent devant les pieux. Les deux femmes
indiennes déshabillèrent promptement Elisabeth. Elles la forcèrent ensuite à
s’installer entre les quatre pieux. Leur dessein devint évident lorsqu’elles
attachèrent d’abord ses poignets et ses genoux aux pieux, puis la lièrent par
les cuisses et le haut des bras. Les quatre pieux étaient là pour la maintenir
en état de parfaite rigidité. Becky apparut. "Qu’est ce qu’elles vont me
faire? “ , demanda Elisabeth avec angoisse. '" OH, le chef de la
tribu a dit qu'il était prêt à vous prendre. Il a dit qu'il voulait monter la chèvre blanche. ". Comme si le
fait de parler de lui l’avait fait venir, le chef sortit de son teepee. Il
s'était défait de son pagne et arborait fièrement une énorme érection. Son
membre engorgé et raide, tout rouge, pointait droit devant lui pendant qu'il
défilait autour de la boucle du feu. Comme toujours, une petite foule se réunit
pour observer le tourment de la femme blanche.
Le chef s’approcha d’Elizabeth, et se tint fièrement devant
elle. Elle baissa la tête, regardant la terre. Mais le chef ne pouvait pas être
bafoué. Il saisit ses cheveux et souleva sa tête, la forçant à admirer le
témoignage de sa fierté et de son plaisir. Il proféra quelques mots d’une voix
forte dont Elisabeth devina qu’ils étaient un commentaire peu flatteur sur
l'infériorité des proportions des hommes blancs. Après avoir libéré ses
cheveux, le chef fit un pas derrière elle. Elle entendit un léger choc pendant
qu'il se mettait à genoux. Alors, sans avertissement, il s’introduisit
brutalement en elle de toute la longueur de son membre. La saisissant aux
épaules, il s’enfonçait et ressortait violemment. À plusieurs reprises, il
martela son sexe tendre, venant finalement avec un cri profond, comme s’il
avait défait un ennemi dans la bataille. Il se retira, la giflant sur ses
fesses, en disant quelque chose à la foule pendant qu'il se remettait sur ses
pieds. La foule s’esclaffa.
Becky réapparut. Elisabeth la regarda, humiliée avec les
yeux pleins de larmes. '" OH, il a juste dit : comme une chèvre.
C’est ce qu’il a dit ", dit Becky , pensant qu'Elisabeth recherchait la
traduction. Au moins c’était fini, pensa Elisabeth. Mais elle avait tort. Le
chef n’avait pas plus tôt fini qu'un autre guerrier la chevaucha. Sans
témoigner plus de gentillesse que le chef, il monta Elisabeth. Il fut suivi par
d’autres et puis d’autres encore. Et même certaines femmes se joignirent à eux,
s’emparant des seins d'Elisabeth qui se balançaient comme si elles parodiaient
la traite des pis d'une chèvre. Il y avait toujours un autre guerrier pour
prendre position derrière Elisabeth. Elle avait perdu le compte de tous ceux
qui l'avaient pénétrée. Le seul soulagement qui lui était procuré était qu’elle
était complètement lubrifiée par leur sperme et les coups de butoir n'étaient
plus aussi rugueux. Mais, à un moment, elle sentit des doigts écarter ses
fesses. Haletante d'horreur, elle sentit l'intrus se forcer un passage au delà
de son sphincter.
Ce nouveau rebondissement raviva l'enthousiasme de la foule.
Le volume des rires et des commentaires grossiers enfla. Le guerrier, qui se
réjouissait d’être sous les feux de la rampe, joua son rôle à la perfection. Il
poussait avec une vigueur sauvage, montrant aux spectateurs comme il s’y
prenait bien. Elisabeth, luttant en vain contre ses liens, se sentait comme si
elle allait être ouverte ou déchirée. Enfin, ce fut terminé. Plus aucun homme ne
se présenta pour abuser d’elle. La foule se dispersa, chacun s’en retourna à
ses affaires, leur intérêt pour les tourments d'Elisabeth était assouvi pour le
moment. Becky délia Elisabeth. Totalement humiliée, elle marcha d’un pas raide
jusqu’au ruisseau pour se baigner. Le jour suivant, Elisabeth fut encore placée
dans les jardins, à arracher les mauvaises herbes et à effrayer les petits
animaux. Elle commença à observer les autres femmes. Elles semblaient souvent
la regarder. Et les regards étaient franchement hostiles. Il n'y avait aucun
besoin de traduire ce que leurs regards noirs exprimaient.
"Qu’est ce qui ne va pas. Pourquoi toutes les femmes me
regardent? ", demanda-t-elle à voix basse à Becky '" Oh, certaines
d'entre elles pensent que leurs maris vous ont trop appréciée", répondit
Becky "Elles se sentent
insultées". Soudain, Elisabeth fut entourée par les femmes indiennes. Des
mains fortes et rugueuses la saisirent par les bras. D'autres la débarrassèrent promptement de ses pauvres oripeaux. Elle fut
de force menée de nouveau dans le village et adossée au poteau de torture. Ses
chevilles furent attachées à la base.
Un des femmes apporta un gros cône de pin. Elle le tint
devant Elisabeth et promena ses doigts sur les nombreuses petites aspérités
pointues qui dessinaient des pointillés sur sa surface. Alors Elisabeth fut
forcée de se plier en avant au niveau des hanches. Ses bras furent tirés derrière elle. Elle sentit des
doigts sonder sa fente. Puis elle sentit que le cône de pin était placé contre sa
vulve, piquée par les nombreuses épines pointues. Elle fut repoussée en arrière
contre le poteau, emprisonnant le cône de pin dans sa cavité intime. Une corde
ligota ses cuisses au poteau et ses poignets furent levés et attachés au
poteau. Ceci plaçait le torse d’Elisabeth en position presque parallèle au sol,
ses seins pendant librement. Et ce diabolique cône de pin, avec ses pointes
épineuses, était enfermé entre le poteau et ses tendres lèvres inférieures.
Les femmes l'entourèrent. Elles proféraient des mots sur un
ton qui avait une signification par trop claire. Les femmes commencèrent à la
torturer en manipulant et en giflant les seins d'Elisabeth, les tirant dans
tous les sens. Elles étirèrent ses mamelons, les pressant et les tordant
impitoyablement. Elles apportèrent assez vite les baguettes de saule. Elles
étaient diaboliquement ingénieuses pour trouver le meilleur moyen de fouetter
ses seins. C’était comme si elles cherchaient à toucher chaque pouce carré de
sa peau, de sorte que même la partie la plus minuscule des globes ondulants ne
puisse échapper à la punition. Soudain, la partie de plaisir s’arrêta. Mais pas
par bonté. Elisabeth sentit que la boucle d’une corde rêche était enfilée
au-dessus de son sein droit. Puis une boucle en cuir fut glissée autour de son
mamelon droit. Elle tordit la tête pour voir ce qu'elles essayaient de faire.
Elle découvrit que des bâtons avaient été passés dans les boucles, pour faire
office de tourniquet. Elle sentit que le sein gauche avec son mamelon
bénéficiait du même traitement.
Elisabeth s'arc-bouta pour affronter la douleur qui allait
survenir. Mais les femmes indiennes étaient plus intelligentes qu'elle. C’est
très lentement qu’elles tordirent les cordes et les boucles. D'abord, la
pression fut simplement perceptible, à peine inconfortable. Puis,
graduellement, elles augmentèrent la pression, en tordant toujours tellement
lentement. Mais la sensation alla rapidement de l’inconfort à l’insupportable.
En état de panique croissante, Elisabeth commença de croire qu'elles avaient
l’intention de tordre les cordes jusqu'à ce que ses organes tendres et charnus
aient été arrachés de son corps. "Arrêtez! arrêtez! ", pleura-t-elle
au bord de l’hystérie, des larmes coulant à flots sur son visage. Ses cris semblèrent
seulement aiguillonner ses tourmenteuses. Elles resserrèrent les liens de plus
en plus étroitement. Elles les relâchèrent seulement quand Elisabeth fut
réduite à un masque de douleur presque incohérent, tremblante, la tête pendant
lourdement. Alors elles défirent les cordes et les tourniquets, laissant
Elisabeth meurtrie avec les seins douloureux qui pendaient librement. Les
femmes indiennes se retirèrent. Elles discutèrent dans leur langue barbare de
quels nouveaux tourments elles pourraient lui infliger. Elles attendirent
qu’elle retrouve son calme, pour qu’elle puisse mieux éprouver ce qu’elle
allait subir ensuite. Alors elles l’entourèrent encore. Les bras d'Elisabeth
furent délivrés des cordes, mais furent fermement maintenus par des mains
puissantes et calleuses. Les cordes qui liaient ses jambes au poteau furent
retirées. Le cône de pin retomba librement lorsque ses jambes furent retirées
de dessous elle. Elisabeth fut rudement penchée en arrière. Ses jambes furent
dépliées derrière elle, des genoux s’appuyèrent contre ses seins. Ses bras
furent croisés derrière ses genoux et attachés. Une corde fut ligotée à ses
chevilles puis au poteau, l'empêchant de retomber. C'était une position
terriblement vulnérable pour une femme, l'ovale fendu et dodu de son sexe glabre
exposé entre ses cuisses.
Les femmes indiennes firent encore siffler leurs baguettes
de saule sur sa chair nue. Elles s’alignèrent de chaque côté, prenant leur
tour, alignant les coups à travers ses fesses et ses cuisses. Sur le croisement
de ses bras au-dessus de ses cuisses, au-dessus de la courbe de ses fesses, sur
la naissance de ses fesses, tellement bas qu'elles devaient se mettre à genoux
pour l'atteindre, les femmes indiennes travaillaient le devant et le derrière
de son corps avec leurs baguettes de saule. La douleur aveuglait Elizabeth !
Une des femmes se plaça face à Elisabeth et asséna directement un coup sur les
lèvres fragiles de son sexe. Elle se déplaça sur le côté pour qu’Elisabeth
puisse la voir. Elle était une des plus vieilles des femmes indiennes et elle
faisait balancer une courroie en cuir raide sous les yeux d'Elisabeth. Elle
proféra quelques ricanements. Puis elle disparut hors de sa vue.
Une douleur aveuglante parcourut de nouveau le corps
d'Elisabeth. La femme faisait cingler la courroie de toute la force de ses
muscles vieux mais endurcis. La vieille femme la frappa à plusieurs reprises,
chaque coup semblant plus dur que le précédent, chacun ayant été décoché avec
précision sur sa chair toujours plus sensible. A travers ses cris perçants,
Elisabeth entendait les rires moqueurs et des mots barbares d‘encouragement. Elle sentit que ce n’était
pas simplement la haine d’une femme indienne pour une femme blanche qui animait
la squaw, mais celle d’une vieille femme envieuse du jeune corps sensuel
d'Elisabeth. Enfin la vieille femme s'épuisa. La moitié des douze derniers
coups passèrent à côté de leur cible. Le dernier la manqua complètement et la
vieille femme tomba presque sur Elisabeth. Leur colère assouvie, pour le moment
du moins, ses tourmenteuses se détournèrent d’elle, en conversant de manière
animée comme s’il se fut agi d’un thé l'après-midi. Elle laissèrent Elisabeth
attachée au poteau.
Par la suite, Becky vint pour la délier, après avoir bien
attendu hors de leur vue de peur qu'elle deviennent une cible pour le
rassemblement de squaws. À peine capable de marcher, Elisabeth revint à la
petite tente. Elle résolut de s'échapper la nuit prochaine avant que les
sauvages aient pu imaginer des tortures encore pires pour elle.
-4eme partie
Il fallut deux
jours à Elisabeth avant de pouvoir
marcher de nouveau. Il lui fallut trois autres jours avant d’avoir une
opportunité. Comme d'habitude, après qu'ils l'aient torturée, les Indiens
semblaient avoir perdu tout intérêt pour elle. Elle fut de nouveau affectée à
l’entretien des jardins. L’après-midi du cinquième jour après que les femmes
l'aient torturée, Elisabeth se retrouva en lisière des jardins, très loin du
village. Aucune des femmes ou des enfants indiens ne semblait être dans le
voisinage. Elisabeth marcha vers le ruisseau, lentement, comme si elle
descendait pour boire de l’eau. Elle s’agenouilla sur le bord et se pencha pour
se désaltérer.
Elle regarda autour d’elle avec précaution. Il n’y avait
personne en vue. Elle se redressa, fit un premier pas dans l’eau, puis quelques
autres jusqu’au milieu du courant. A nouveau, elle se pencha pour prendre une
gorgée d’eau. A nouveau, elle regarda avec soin autour d’elle. Il n’y avait
toujours personne à l’horizon. Elle marcha lentement dans l’eau jusqu’à l’autre
rive du ruisseau, s’arrêta sur le bord et se glissa derrière le tronc d’un
saule. Si n’importe qui était venu lui demander ce qu’elle faisait, elle aurait
fait comprendre qu’elle se reposait. Elle attendit. Personne ne se manifesta.
Elle n’aperçut personne. Elle ne parvenait pas à croire qu’il était si facile
de s’échapper du village. Elle se fraya silencieusement un chemin à travers la
végétation de ce côté du ruisseau, puis se redressa et s’éloigna de la rive et
du village. Elle ne savait pas exactement de quel côté se diriger, mais tout ce
qui lui importait était de s’éloigner le plus possible du village. Elle pouvait
à peu près se représenter la direction où se trouvait le campement des colons
lorsqu’elle s’y trouvait à l’abri de ses ravisseurs. Pendant une heure, elle
traversa les bois, en suivant les pistes des animaux, toujours à l’affût pour
voir si elle ne revenait pas accidentellement vers le village. Soudain, une
silhouette se dessina derrière un grand chêne juste sur sa route. C’était celle
d’un des chasseurs du village. Elle se retourna pour s’enfuir, et en trouva un
autre derrière elle. Elle se tourna sur sa gauche. Un autre chasseur émergeait
des buissons. De quelque côté qu’elle se tourne, l’issue était bloquée par un
Indien. Ils se rassemblèrent comme un troupeau, la renfermant à l’intérieur
comme pour traquer un animal effrayé. Elle chargea comme un taureau pour passer
au milieu de deux d'entre eux avant d’être saisie et rejetée dans les bras d'un
troisième. Ils la dénudèrent, arrachant au loin le tissu qui recouvrait ses
seins et le slip étroit. Puis ils attachèrent ses poignets devant elle avec une
corde en cuir. Un des guerriers, une brute particulièrement grande et forte, se
chargea de la corde. Ils s’en revinrent par la forêt, les autres chasseurs
marchant tout esbaudis devant eux.
D'abord, ils semblèrent errer sans but. Mais l’un des
chasseurs finit par trouver ce qu'ils recherchaient. Il interpella les autres
et le groupe tout entier convergea dans la direction d’où venait sa voix. Il se
tenait à côté de sa trouvaille, un arbre avec une fourche fendue d’environ dix
pieds au dessus du sol. L'extrémité libre de la corde d'Elisabeth fut jetée par
dessus la fourche. Quatre des chasseurs s’en emparèrent et tirèrent fortement,
décollant les pieds d’Elisabeth. Elle fut plaquée contre le tronc, puis élevée
vers le haut tout contre l'écorce rugueuse jusqu’à ce qu'elle se retrouve à
plusieurs pieds de la terre. Ses chevilles étaient maintenant saisies et
attachées au tronc. La corde de ses poignets subit quelques fortes tractions
supplémentaires avant d'être nouée, pour s'assurer qu'elle était bien fermement
étirée contre le tronc de l’arbre. Tandis qu'Elisabeth était ainsi préparée,
plusieurs Indiens s’en étaient allés. Ils s’en revinrent avec des branches
soigneusement choisies, qu'ils repassèrent à leurs camarades.
Le groupe entier prit alors son tour pour fouetter
Elisabeth, travaillant son dos, ses fesses et ses cuisses. Ils ne s’arrêtèrent
pas avant qu'elle n’ait été couverte d’un réseau de stries. Alors, la corde fut
libérée et elle tomba comme un paquet au pied de l'arbre. Ils la remirent sur
ses pieds. Ses poignets furent croisés derrière elle en arrière et attachés.
Une branche de deux pouces d'épaisseur et deux pieds de long fut alors sanglée
à ses poignets. Ensuite, une mince corde faite d’un tendon fut étroitement
nouée autour des mamelons d'Elisabeth en les reliant. La branche fut fixée
entre ses jambes, dévoilant la fente de ses lèvres inférieures, une corde fut attachée
aux extrémités avec une boucle passée au-dessus du tendon qui reliait ses
mamelons. Puis elle fut rapportée vers le bas et attachée au bâton. L'Indien
chargé d'attacher la corde lui donna plusieurs bonnes secousses pour s’assurer
qu’elle était bien serrée. Ainsi, les épaules d'Elisabeth étaient tirées en
arrière tandis que ses mamelons étaient allongés en bas, et que la branche
creusait dans ses parties intimes. Il n’y avait aucune solution qui lui
permette de soulager la pression sur une zone sans l'augmenter quelque part
autrement.
Pour finir, une corde en cuir fut attachée autour de son
cou. Les Indiens se préparèrent à partir. Elisabeth fut brutalement remise sur ses pieds, mais parvint à regagner son
équilibre. C'était un vrai chemin de croix, avec l'écorce rugueuse de la
branche qui échauffait ses lèvres charnues à chaque pas. Mais deux des
chasseurs, à petits coups de bâtons, avaient pris position derrière elle pour
s'assurer qu'elle continuait de marcher. Ils atteignirent le village en quinze
minutes. Elisabeth était consternée de voir le peu de distance qu’elle avait
couvert dans sa tentative d'évasion. Trébuchant sur ses derniers pas au centre
du village, elle s'effondra aux pieds du chef. Celui-ci donna un ordre brusque.
Ses liens furent retirés. Puis elle fut redressée par deux guerriers qui
restèrent à côté d’elle pour la soutenir. Le chef la contempla longuement. Puis
il se lança dans un long discours incompréhensible et violent. Il était
visiblement très en colère. Elisabeth regarda à la dérobée pour tenter
d’apercevoir Becky mais elle était nulle part.
Après avoir fini de la terroriser, le chef dit à l’évidence
" Emmenez-la ", en faisant signe avec son bras. Les deux guerriers
traînèrent à moitié Elisabeth une nouvelle fois jusqu’au poteau, où elle fut
solidement liée pour la nuit. Tôt dans l'après-midi suivant, Elisabeth fut
retirée du poteau, déliée et traînée jusqu’au rectangle de bois pour de
nouvelles tortures. Celui-ci avait été modifié légèrement. Il y avait
maintenant une deuxième barre de bois en travers. Elle avait été installée à la
hauteur de sa taille. Elle fut forcée de se placer dessous. Ses bras furent
alignés le long de la barre et attachés par les poignets, les coudes et les
épaules. Ses jambes furent alors tirées vers l'arrière, sous elle. Des bras
musclés les écartèrent le plus loin possible. Elle perçut que ses chevilles
étaient attachées aux pieux enfoncés dans la terre. Quand ils eurent terminé,
Elisabeth se retrouva penchée vers l'avant, bras écartés dans la position de
l'aigle, avec les seins qui se balançaient.
Un petit groupe d'Indiens, hommes et femmes, portant des
petits paquets et deux cuvettes en bois, s’approcha. Ils s’arrêtèrent devant
Elisabeth. Un des hommes exhiba une paire de solides et larges brindilles. Un
des femmes plongea dans une des cuvettes et en retira une mince bande de cuir
vert et humide qu'elle remit à l'homme. Il relia adroitement l’une des
extrémités des brindilles ensemble. Puis il attrapa un des mamelons d'Elisabeth et l’introduisit entre elles. Il resserra les
brindilles ensemble et attacha les extrémités libres avec une autre bande de
cuir vert. Puis il appliqua le même traitement à l'autre mamelon. Les
femmes retirèrent ensuite de plus
longues et plus épaisses bandes de cuir vert de la cuvette dans laquelle elles
s’imbibaient, et elles les remirent à deux autres hommes qui entreprirent de
les lier étroitement autour des seins d'Elisabeth. Ils prirent quelques moments
pour tester la solidité de leur ouvrage avant de passer à l’entrejambes
d'Elisabeth.
Elle sentit que des doigts calleux fourrageaient dans ses
parties secrètes. Puis elle sentit que des brindilles rugueuses étaient placées
et maintenues étroitement ensemble pour emprisonner ses grandes lèvres. Deux
brindilles supplémentaires furent placées à l’extérieur de ses lèvres. Alors
l'assemblage entier fut serré ensemble et attaché avec des bandes de cuir vert.
Il sembla à Elisabeth qu'elle sentait presque immédiatement les brides de cuir
brut se serrer pendant que le cuir vert se desséchait et rétrécissait. Mais le
processus était trop lent pour ses tourmenteurs. Ils accumulèrent de petites
piles de branchages sous ses seins et sa fourche. Ils apportèrent ensuite du
charbon de bois du feu, le placèrent sur les petits foyers et attisèrent la flamme. Ils maintenaient des feux très
réduits afin que seulement l'air chaud et la fumée atteignent Elisabeth. Mais
ceci accélérait le processus de dessiccation et pendant que le cuir vert
séchait, les brides se rétractaient toujours davantage, comprimant
inexorablement la plupart des organes sensibles. Et comme la pression
augmentait, la douleur croissait également. Elle était régulière et constante.
Il n'y avait rien qu’Elisabeth puisse faire sauf grincer des dents et essayer
de la supporter.
Des heures plus tard, pendant que le soleil s’estompait, le
chef vint examiner le progrès de sa torture. Il caressa la poitrine rouge
foncé, soupesa les seins durs et gorgés
de sang et donna un ordre. Une par une, les brides et les bandes furent
retirées. Les Indiens étaient diaboliquement cruels même en la libérant de ses
liens. Chacun était retiré à son tour, puis ils attendaient avant de passer au
prochain. Et chaque fois qu’une courroie ou une bride était retirée, Elizabeth
sentait une nouvelle vague de douleur la submerger pendant que l'écoulement du
sang était restauré, comme si des milliers de broches minuscules avaient été
plantées dans sa chair. Ils commencèrent par les courroies autour de ses seins,
puis les brides sur ses mamelons. Enfin ses lèvres furent libérées. Elisabeth
se tordait furieusement dans un effort insensé pour échapper à ce qu’elle
ressentait être comme des milliers d'aiguilles enfoncées dans ses lèvres. Quand
elle eut enfin cessé de lutter, Elisabeth fut finalement détachée sans ménagement
et reposée par terre. Il n'y avait aucune possibilité qu’elle puisse seulement
essayer de s'échapper ou de résister. L'épreuve l'avait laissée vidée.
Tandis qu'Elisabeth restait étendue là, ses tortionnaires
allèrent préparer la prochaine étape de sa torture. La barre inférieure, alors
ajustée à sa taille, fut remontée. Quand les guerriers trouvèrent la bonne
hauteur, celle-ci fut solidement remise en place à nouveau. Quatre guerriers la
saisirent alors, un pour chaque bras ou jambe. Elle fut soulevée très haut,
puis placée à cheval sur le rondin. Ses poignets furent placés au-dessus de la
barre supérieure et attachés ensemble. Puis, pour la touche finale, la dernière
torture, ses chevilles furent placées derrière elle le long du rondin inférieur
et étroitement maintenues. Ceci forçait Elisabeth à se pencher légèrement vers
l'avant, plaçant plus de son poids sur sa vulve et son clitoris. Elle pourrait
se soulever légèrement pour soulager la pression mais ses bras ne pourraient
pas soutenir le fardeau très longtemps.
Elisabeth resta à cheval sur la barre transversale qui la
déchirait toute la nuit et jusqu'au début de l'après-midi suivant. D'ici là, la
moitié inférieure entière de son corps s’était engourdie. Quand elle fut
finalement enlevée de la barre et remise sur ses pieds, elle s’ effondra dans
un semi évanouissement. Il lui fut donné un bref sursis de peut-être une
demi-heure, puis elle fut forcée de se tenir sur ses jambes flageolantes. Ses
poignets furent encore liés derrière elle tandis qu’elle était menée par
l’entrée du village vers le bord de la forêt. Ils l’arrêtèrent juste avant
qu'elle ait atteint la lisière de la forêt. Deux jeunes arbres vigoureux, de
six à huit pouces de diamètre, se tenaient là à environ six pieds l’un de
l’autre. Toutes les branches inférieures avaient été coupées. Deux solides
poteaux avaient été posés
horizontalement entre eux, l’un à hauteur de poitrine, l'autre à mi-cuisse.
Elisabeth fut forcée de se tenir entre les arbres, face aux poteaux. Ses bras
et ses jambes furent étirés au maximum et attachés dans la position de l'aigle.
Dans cette position, ses seins reposaient sur la barre transversale supérieure
tandis que la plus basse croisait ses cuisses entre ses genoux et son tablier
glabre. Ses cuisses furent rapidement et étroitement ligotées à la barre. Puis
ses seins furent solidement attachés sur la barre supérieure.
Les guerriers se tinrent en arrière et les femmes
s’avancèrent. Chacune portait une poignée d'épines. Elles commencèrent
d’enfoncer ces épines dans les fesses d'Elisabeth et les parties exposées de
ses seins. Elles semblaient particulièrement amusées par le fait de piquer les
épines dans la zone périphérique de son anus. En conclusion, quand elles furent
satisfaites de leur travail, elle concentrèrent leurs efforts sur le sexe
d'Elisabeth. L'une après l'autre, elles prirent leur tour pour enfoncer des
épines dans ses lèvres externes et dodues. Les femmes s’écartèrent. Un petit
feu avait été allumé près du chemin un peu plus loin. Le vieil ennemi d'Elisabeth,
le guerrier dont l’épouse avait été massacrée, se tenait à côté. Il choisit
avec soin un brandon enflammé et marcha vers Elisabeth. Avec un visage
parfaitement impassible, il le maintint juste au-dessous de l’un de ses
mamelons. Elisabeth poussa un hurlement de terreur. Elle fit un effort
désespéré pour s’écarter loin de la flamme, mais les liens maintenaient les
parties menacées strictement immobiles. Le guerrier déplaça la torche sous
l'autre mamelon. Il allait dans les deux sens, martyrisant le premier, puis
l'autre. Quand il eut réduit les deux pointes à l’état de ruines carbonisées,
il s’en alla plus loin, parfaitement impassible, en jetant le brandon sur le
feu.
Alors, un groupe de guerriers s’approcha. Deux d'entre eux
délièrent la barre transversale supérieure. Lorsqu’elle fut libérée, ils la
tirèrent le plus loin possible d'Elisabeth, étirant par là même son ample
poitrine au seuil de la rupture. Deux autres guerriers s'approchèrent, et
chacun était porteur d’un long coutelas rouillé. Alors que la foule s’était
rapprochée du cercle pour profiter du spectacle, les deux guerriers
entreprirent avec lenteur de scier doucement les larges mamelles étirées
d'Elisabeth. Les couteaux étaient ébréchés. Ils prirent tout leur temps pour
séparer de son torse les bandes de chair tendre et vulnérable.
Pour Elisabeth, le
supplice sembla durer pendant des heures interminables. Quand la dernière bande
de peau fut tranchée, la barre transversale, avec ses deux trophées sanglants
toujours en place, fut portée haut et exhibée devant les yeux d'Elisabeth avant
d'être prise de nouveau et portée au village pour être exposée.
Trois femmes, l’une d'elle étant la vieille squaw qui avait
fouetté Elisabeth si sévèrement, s’approchèrent ensuite, car la prochaine étape
de la mutilation d'Elisabeth était leur domaine réservé. Elles se mirent à
genoux devant sa vulve exposée. Des doigts saisirent avec précision une des
petites lèvres d'Elisabeth et l’étirèrent jusqu’à la déchirer. La lame d’un
couteau jeta un éclair. Elisabeth hurla encore. Le morceau de chair ensanglanté
fut brandi sous les acclamations et les hululements des spectateurs. Puis il
fut jeté en pâture à un des nombreux chiens qui s’étaient arrêté autour de la
foule. L'autre lèvre intérieure fut amputée, exhibée et jetée. La vieille
sorcière entreprit de pincer le misérable clitoris d'Elisabeth entre le pouce
et l'index, incrustant le bout de ses ongles dans la chair tendre. Lentement,
elle commença de le scier avec son couteau, pour faire durer l’opération et la rendre
plus douloureuse. Une fois encore Elisabeth cria, mais brièvement car elle
s’évanouit, s'effondrant dans ses liens. Elle ne vit pas ce qui était advenu de
son minuscule organe.
Tandis qu’elle reprenait lentement ses esprits, les Indiens
retirèrent la barre transversale inférieure. Ils commencèrent également à
empiler des bâtons et des branches entre les jambes d'Elisabeth jusqu'à ce que
la pile atteigne ses genoux.
Quand Elisabeth fut tout à consciente, le chef donna un
ordre. Deux guerriers se dirigèrent vers le petit feu et choisirent des
branches enflammées. Ils s’approchèrent d’Elisabeth, tenant haut les pieux
flamboyant. Ils passèrent derrière elle. Ils appliquèrent les torches sur la
pile de bois entre ses jambes. Le feu
prit rapidement. Soudain, elle sentit des mains écarter ses fesses. En
réalisant ce qui allait se produire, elle poussa un hurlement sauvage. Une des
torches flamboyantes fut poussée
violemment vers le haut de son anus. Un moment plus tard, l'autre fut enfoncée
dans son vagin. Les guerriers faisaient attention à pousser les bâtons sans éteindre les
flammes.
Avec la douleur abominable entre ses jambes, c’est à peine
si elle se rendit compte que des mains saisissaient ses cheveux, tirant sa tête
en arrière, et qu’un couteau découpait une incision, déchirant profondément son
cuir chevelu. Elle espérait seulement que le feu qui léchait ses jambes, ses
fesses et sa vulve, augmenterait et la consumerait rapidement pour mettre fin à
ses souffrances horribles.
Un mois plus tard, après un sévère engagement avec les
indiens hostiles, une force combinée de militaires de carrière et de miliciens
entra dans le village abandonné. Charles Kempton, un sergent de la milice,
fouillait les teepees quand un régulier lui apporta un scalp de cheveux auburn.
Les yeux remplis de larmes, il espéra que sa mort était venue très vite.
FIN
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Le poteau de torture
Avant d'écrire mes textes, j'ai commencé par des traductions pour un groupe de discussion. Effectivement, je n'avais trouvé que dans les groupes anglophones un écho à mes recherches de textes extrêmes et historiques. Bon, ces auteurs vont droit au but, pas de fioritures perdues en description des caractères ou de la couleur des serviettes dans les bagages de la diligence ! Efficace, quand même...mais je préfére installer des petites pauses pour que le lecteur (qui est encore là -:), s'installe bien dans le décor. Et surtout, je pense que plus l'héroine prend de la substance, plus son supplice sera émouvant (?????....)
LE POTEAU
DE TORTURE
(original text by Tortura)
“ Scalpez-les-tous ”, hurla leur chef de guerre.
Le convoi des colons avait été entièrement anéanti par les
apaches. Leurs bagages et les chariots renversés étaient maintenant dispersés
dans la plaine.
Ils étaient tous morts, à l’exception de Marie, une
voluptueuse maîtresse d’école, et de deux autres jolies jeunes femmes.
Le chef des indiens indiqua par gestes à quelques uns de ses
braves de s’emparer d’elles et de les traîner jusqu’à leur camp situé un peu
plus loin au bord du fleuve.
Avec leurs mains liées dans le dos par de fines lanières de
cuir, elles furent toutes les trois tirées sans ménagement à travers les
paysages arides qui menaient au campement apache.
Marie avait très peur, elle était sur le point de délirer.
Elle avait entendu beaucoup de récits où les indiens
torturaient et tuaient les jeunes femmes blanches.
Ses pires craintes allaient bientôt s’avérer parfaitement
fondées…
Elles furent toutes les trois conduites au milieu du camp et
complètement dénudées, puis chacune fut attachée à des mâts hauts d’environ
trois mètres, plantés au milieu d’un petit espace plat sous un grand arbre.
“ Voici notre arbre de justice…c’est ici que vous allez
mourir aujourd’hui ”.
Les trois jeunes femmes avaient des corps magnifiques.
Louise était une jeune mère rousse qui devait à ses aïeules
irlandaises une peau de miel comme les indiens n’en avaient jamais vu et Marie
et Rachel étaient toutes deux de très jolies brunettes avec un visage de
madone.
La caravane avait subi une infestation de morpions et les
trois femmes présentaient un sexe parfaitement rasé, ce qui ne manqua pas de
renforcer les indiens dans leur conviction que toutes les femmes blanches étaient
de franches catins.
Deux des braves détachèrent Rachel, qui se mit à hurler,
pour la traîner sous l’arbre en évitant ses coups de pieds. Ses mains furent de
nouveau liées dans son dos. L’un des apaches prit quelque chose qui ressemblait
à deux fines bandes en cuir qu’il laissa longuement tremper dans l’eau. Marie
savait que le cuir mouillé rétrécissait en séchant et durcissait en se
contractant, et elle se demanda si Rachel le savait aussi. L’indien prit alors
l’une des cordelettes de cuir et la noua solidement autour de la base du sein
droit de Rachel. Puis il infligea le même traitement à son sein gauche. Rachel
avait maintenant ses deux tétons étroitement compressés par les bandelettes et
ses pointes de seins dardaient comme une offrande. A ce moment, une longue
perche d’environ deux mètres fut déposée devant elle.
L’un des sauvages passa dans son dos et la frappa sur les
jambes tandis qu’elle s’effondrait en criant. Elle fut solidement ligotée à la
perche par les chevilles avec les jambes aussi écartées que possible. Deux
cordes, pendant d’une branche basse, furent ensuite nouées à chaque bout de la perche qui pouvait maintenant être
soulevée. Rachel se retrouva brutalement dos au sol, les jambes largement écartées
avec un vagin béant dont les lèvres luisaient sous le soleil. Elle se rendit
compte que ses seins commençaient à être douloureusement meurtris par le cuir
des cordelettes, ils étaient en train de devenir complètement bleus.
Sans qu’elle ait pu le remarquer, l’un des indiens avait
saisi une canne et il entreprit de la frapper sur ses genitalia. Slash…slash, à
chaque cinglée de la tige de rotin, le corps de Rachel, qui hurlait à pleins
poumons, se contorsionnait dans tous les sens mais la perche restait
implacablement maintenue par deux autres braves qui l’empêchaient de tourner
sur elle-même.
Marie et Louise, horrifiées, voyaient leur amie affreusement
châtiée dans son intimité. Un quart d’heure après, la bastonnade prit fin.
Rachel était suspendue les jambes en l’air, sa vulve rasée maintenant striée
par des marques profondes. Du sang coulait par filets le long de ses fesses.
Une autre corde fut promptement balancée par dessus une haute branche de
l’arbre. A l’un des bouts, cette corde était séparée en forme de V pour
recevoir deux petits crochets en acier. Ces crochets furent difficilement
insérés sous les lanières de cuir qui s’étaient complètement rétracté autour
des tendres globes de chair. Rachel fut alors lentement tirée puis soulevée par
ses seins. Elle se mit à hurler en sanglotant tout en prenant garde à ne pas
trop bouger de peur que ses mamelles puissent être complètement tranchées à
cause de son propre poids. Elle avait maintenant de nouveau la tête au dessus
des jambes, et son corps formait un angle d’environ 45 degrés avec le sol. Elle
était suspendue en l’air par trois cordes, dont deux étaient fixées à la perche
qui maintenait ses jambes largement écartées. C’est alors que vint le vrai
moment de plaisir pour la tribu. Un petit tube en bambou creux, d’environ cinq
centimètres de diamètre, fut enfoncé profondément dans son anus. Assez
profondément pour qu’elle ne puisse pas l’expulser. Un mat acéré fut
soigneusement mesuré à la juste hauteur et enfoncé dans la terre exactement
sous elle. Le bout pointu du mât fut introduit dans le tube qui dépassait de
son fessier. Lorsque Rachel sentit que la pointe aiguë atteignait son colon,
elle arqua soudainement ses hanches pour ne plus être empalée. C’était un
spectacle aussi drôle qu’excitant et la tribu s’amusait bien à voir comme elle
poussait fort sur la perche pour éloigner sa région pelvienne et survivre. Au
bout de quelques minutes de ce manège, la tension dans ses jambes et son
abdomen fut simplement trop forte et ils purent tous voir le bambou glisser
lentement le long du pal. Dès que le bout effilé commença de la transfixier,
elle laissa échapper un hurlement aussi bref que soudain et tenta
instantanément de soulever son pelvis encore une fois. En haut … en bas, en
haut …en bas, c’était particulièrement érotique, et toute la tribu hurlait son
plaisir. Au bout d’une quinzaine de minutes, il lui devint impossible de
lutter, ses seins étaient devenus presque noirs et elle n’avait jamais souffert
ainsi auparavant…elle criait continuellement depuis quelques instants en
essayant de maintenir ses fesses aussi hautes et étalées que possible, mais ses
muscles ne lui obéissaient plus. Elle abandonna petit à petit et finit par
s’asseoir complètement sur le pieu pointu en laissant échapper un cri farouche.
La pointe du mât émergea sur la gauche de ses parties sexuelles, au dessus de
l’os de son pubis. Le sang coulait à flots de son anus martyrisé mais également
de cette nouvelle blessure.
Cependant, elle n’était pas encore morte. Un indien enflamma
un chiffon imbibé d’essence et le plaça sous ses fesses. Une fois encore, elle
se souleva et se souleva en hurlant continuellement pour échapper à la brûlure,
sans obtenir d’autre effet que de s’empaler toujours plus sur le pieu aiguisé.
Elle était cette fois presque morte lorsque deux autres apaches sortirent leurs
couteaux et commencèrent à découper de petites incisions à la base des mamelles
monstrueusement ballonnées. Immédiatement, ces minuscules coupures
s’agrandirent et moins d’une minute après, Rachel s’effondra sur le sol privée
de ses seins. Ce qui avait été deux beaux tétins pleins et lourds pendait
lamentablement aux branches pendant que ses fesses continuaient de rôtir.
Arrivé à ce stade, l’un des indiens choisit de la détacher de la perche et de
lui trancher la gorge d’un coup bref.
“ Apportez une autre prisonnière ”, commanda le
sachem d’une voix forte.
Pendant ce temps, Marie était en plein délire car le soleil
cuisait son corps magnifique. Maintenant, c’était le tour de Louise. La bande
de sauvages voulait lui infliger le maximum de souffrances, car ils n’avaient
jamais vu de femme rousse auparavant. Deux indiens la détachèrent du poteau et
la conduisirent sous le large tronc de l’arbre. Ils l’assirent de force par
terre et attachèrent ses mains derrière son dos. Louise avait simplement trop peur
pour laisser échapper le moindre son et elle se laissa faire sans résistance.
Ses mains liées furent fixées au tronc de l’arbre à l’aide de cordes. Ses
jambes furent toutes les deux remontées au dessus de sa tête et également
fixées au tronc. Louise avait maintenant la tête entre ses genoux qui
s’entrechoquaient, et offrait sa fente glabre totalement ouverte. Un des
apaches prit un peu de miel dans un pot et en badigeonna longuement son sexe,
tant sur sa vulve que dans son puits d’amour, pour être certain de n’épargner
aucun endroit. Ses mamelles volumineuses et ses aisselles ne furent pas non
plus oubliées. Elle fut laissée là jusqu’à l’arrivée des premières fourmis.
Elle ne tarda pas à être bientôt recouverte sur les parties enduites par un
tapis ondulant. Les fourmis s’insinuaient partout et la dévoraient pratiquement
vive. Elle hurlait de toutes ses forces et balançait ses seins de tous les
côtés. Ce spectacle ne pouvait bien sûr que rendre les indiens encore plus
cruels. Elle avait beau secouer son buste saccagé dans tous les sens, rien n’y
faisait. Pendant que tout ceci se poursuivait, Marie fut à son tour enlevée de
son poteau et conduite près de l’arbre au milieu de quatre piquets plantés dans
un carré d’un peu plus de trois mètres de côté. Ces piquets étaient reliés deux
à deux à environ un mètre et demi du sol par une barre. Malgré ses coups de
pied et ses cris, Marie fut soulevée et ses genoux, recourbés au-dessus du
pieu, furent fixés ainsi que ses chevilles aux piquets. Elle gisait maintenant avec
les jambes totalement distendues et tout son poids qui reposait sur les
articulations de ses genoux. Ses mains furent alors tirées devant elle jusqu’à
ce que ses cuisses soient parfaitement horizontales et que ses poignets
puissent être remontés et liés avec ses chevilles.
La souffrance d’être ainsi brutalement étirée se révéla
instantanément trop forte à supporter car elle ne pouvait plus se relâcher.
Pendant ce temps, la vulve et les mamelles épanouies de
Louise commençaient à ressembler à une pièce de viande et elle couinait
véritablement de douleur sans interruption. Elle fut enfin détachée mais pour
être tout de suite placée de la même façon que Marie sur les deux piquets
restants. Deux braves revinrent avec un sac plein d’aiguilles qu’ils venaient
de prélever sur un cactus. Marie cilla avec horreur lorsqu’elle vit la pile
d’épines se déverser sous ses yeux. Louise hurla de toutes ses forces lorsqu’un
des braves, qui avait pris une pleine poignée de ces longues épines, ouvrit ses
grandes lèvres pour planter une première aiguille au fond de son vagin, puis
une seconde, puis encore une autre. Chacune était enfoncée assez profondément
pour disparaître à l’intérieur de sa fente. Un peu de sang commençait
maintenant à sourdre lentement. Les apaches introduisaient autant d’épines
qu’ils le pouvaient partout dans son vagin, sur ses lèvres et son pubis. Il n’y
avait que la peau sur l’os pubien pour être épargnée, le reste était de la joie
pure. Après le ravage de ses parties intimes, ce fut au tour de la partie
visible de son sexe d’être complètement transpercée. Louise secoua
frénétiquement sa tête en hurlant sa douleur lorsque les indiens se
concentrèrent sur la tâche. Ils s’occupèrent d’abord de sa vulve, puis des
petites lèvres, puis du tour de son clitoris, et enfin du bouton du clitoris
lui-même. Maintenant, ses parties honteuses et chauves étaient dissimulées par
un véritable buisson d’épines. Ses seins de nourrice allaient constituer la
prochaine cible. Ils furent bientôt percés de trous, et plus particulièrement
sur la peau fine de ses aréoles. Puis vint le tour de ses flancs délicats et
enfin du tour de son anus. Les aiguilles étaient enfoncées tout autour de la
cavité, et également jusqu’à l’entrée de son vagin. L’un des braves revint des
champs porteur d’une sorte de poire remplie de minuscules épines dont la piqûre
était insoutenable.
Ce fruit d’une huitaine de centimètres de diamètre fut
introduit tout entier dans son col avec un bâton pendant que Louise perdait la
voix à s’égosiller. C’est alors que vinrent les vraies souffrances. Quatre
apaches, un bâton à la main, entourèrent Louise…et l’un deux asséna un violent
coup en travers de ses seins. Ce coup, qui enfonçait également davantage toutes
les aiguilles plantées dans sa chair, lui causa une souffrance indicible. Un
autre coup fut dirigé sur son sexe, un autre plus sauvagement sur sa croupe.
Louise n’était plus maintenant qu’un bloc de souffrances hurlant et
gesticulant. A la voir ainsi se débattre et tirer sur ses liens, crier, baver,
pendant qu’elle était ainsi flagellée, tous les mâles de l’assistance étaient
complètement en érection ! Pendant que tout ceci continuait, Marie, qui
était toujours suspendue en l’air les jambes écartées, commença donc d’être
violée sans interruption. Pour Marie, c’était une vision infernale que de voir
son amie torturée de cette manière à quelques pas d’elle. La flagellation de
Louise sur ses seins étirés par leur poids ou sa vulve, se poursuivit tandis
qu’elle criait à chaque coup. Bientôt, en manque de respiration, elle ne
pouvait plus pousser que de brefs sanglots.
Les indiens la laissèrent en paix quelques instants…,
jusqu’à ce que l’un des braves s’approche d’elle avec un couteau à lame large,
soulève à pleine main son opulente poitrine et commence à creuser dans l’aréole
rose de son sein gauche. Elle put à peine réagir à l’immense douleur qui était
cependant bien là. Il procéda méticuleusement à la même opération en découpant
le pourtour de son mamelon droit. Ses seins tressautaient à chaque incision,
donnant au brave l’idée d’un nouveau supplice. Il cloua sur chacune de ses
joues les épines fixées sur les aréoles rougies qu’il venait de découper, en
les enfonçant de plusieurs centimètres dans sa bouche. Avec son couteau à
découper, il revint ravager ses tétons, prélevant délicatement de petites
parcelles de chair tendre à l’intérieur des plaies vives, en prenant soin de
préserver la peau. Morceau par morceau, il évidait complètement ses mamelles.
Pendant cette torture épouvantable, Louise n’avait plus que la force de gémir
sans discontinuer. Bientôt, sa large poitrine fut complètement dégonflée et
deux outres vides se substituèrent à ce qui avait été deux seins splendides.
Pendant ce temps, Marie, qui avait fini par fermer les yeux, était toujours
pendue avec son sexe à l’air. La plupart des braves qui le voulaient avaient pu se répandre en
elle. Son vagin baillait et luisait, gluant de sperme qui s’écoulait…arggghhhhh
un nouveau cri bref et aigu de Louise traversa son cerveau. Marie ouvrit les
yeux pour réaliser que les apaches venaient d’allumer un feu juste sous Louise
pour brûler l’intérieur de ses cuisses étirées et ses lèvres vulvaires. Elle
fut prise de soubresauts violents au point de désarticuler soudainement un de
ses bras avec un “ pop ” sonore, augmentant encore ses souffrances
incroyables. ”Jeee vou..ous en priiiie…Laissez moi viiivre ”… en pure
perte, ils ne comprenaient rien et avaient comme seule préoccupation
d’entretenir le brasier allumé sous ses chairs en train de grésiller doucement…
En attendant, c’était au tour de Marie. Ils voulaient que
son supplice soit mémorable. Ils ne voulaient pas la tuer, pour obliger les
tuniques bleues à le faire elles-mêmes. L’un des apaches avait apporté deux
scolopendres. C’étaient les insectes les plus affreux que Marie ait jamais vus.
Elle était à cent lieues de deviner ce qu’il allait bien pouvoir lui faire avec
ces insectes. Il promena l’un des scolopendres devant le visage de Marie, qui
regardait se tortiller la chose avec effroi. La chose avait une vingtaine de
longues pattes et des mandibules avec des crochets venimeux. L’indien prit un
morceau de gras et s’en enduisit toute la main. Il introduisit de force ses
doigts puis son poing tout entier dans son vagin en le faisant aller et venir
plusieurs fois. Lorsqu’il le retira, sa fente resta légèrement béante. Il posa
délicatement le scolopendre au bout d’un bâton et enfonça prestement le tout au
fond de son vagin. Marie se mit à hurler en agitant rythmiquement ses hanches
pour essayer d’expulser de ses chairs un insecte quand même long d’une huitaine
de centimètres ! Elle sursautait autant qu’elle pouvait dans tous les sens sous les applaudissements de
son public. Elle pouvait sentir la chose ramper dans ses entrailles et ses cris
stridents perçaient véritablement les oreilles. Puis elle se souvint qu’un de
ses amants lui avait dit une fois que ses muscles vaginaux étaient extrêmement
puissants, puisqu’elle arrivait à produire un souffle d’air en les contractant
et en poussant ensuite. Tous ses petits amis appréciaient ce tour, parce
qu’elle réussissait à souffler une allumette après avoir rétracté son vagin.
C’était maintenant pour le plaisir de toute l’assemblée qu’elle allait le
faire. Fissst…fisssheed…furttttt…furtttt…l’air qu’elle expulsait résonnait
comme une petite détonation à chaque fois que son vagin s’ouvrait et se
refermait pour chasser le scolopendre. Marie capturait de l’air en ouvrant
largement sa fente et la comprimait ensuite de toutes ses forces.
Furtttt…fisssstttt, elle s’acharnait en criant tandis que les indiens
secouaient la tête en s’esclaffant. Elle essayait de déplacer ses fesses et ses
hanches le plus possible, mais elle était trop étroitement ligotée. Elle
parvint tout juste à se redresser un peu à la verticale en tirant sur ses bras.
Mais elle ne parvint pas à garder longtemps cette position et elle revint
bientôt à la position horizontale qui la déchirait. La créature, trop
solidement accrochée pour être délogée, commença de ramper pour explorer son
col. Tous les braves étaient fascinés par le spectacle que Marie leur
offrait en contractant et en dilatant
furieusement son vagin. Elle poussa même si fort une fois qu’ils crurent
qu’elle allait faire jaillir son utérus. Ses petites lèvres surgissaient puis
disparaissaient d’un coup. Les chairs de
sa vulve ressemblaient à une bouche ouverte en quête de nourriture. Ceci se
poursuivit pendant un quart d’heure. Rien n’y fit, le scolopendre avait
progressé jusqu’au bout et n’était pas près de partir. Son anus s’était élargi,
et un peu d’excrément en était sorti. Elle avait poussé si fort qu’elle ne
s’était pas rendu compte qu’elle déféquait sur elle. Soudain, elle sentit le
feu dans ses entrailles et elle réalisa que le scolopendre avait mordu
profondément dans ses organes les plus délicats. Au bout de quelques instants,
son pubis rasé se mit à gonfler entièrement, ses parties intimes presque
projetées au delà de son hymen. Marie souffrait déjà atrocement mais ses seins
connurent le même sort lorsqu’un brave maintint l’autre scolopendre sur ses mamelons
saillants. Son buste doubla immédiatement de volume alors qu’elle était prise
de convulsions. Un brave prit plusieurs
chiffons qu’il imbiba avec du pétrole trouvé dans les chariots. Il en fit une
boule avec l’un qu’il poussa avec un bâton dans l’anus de Marie, qui proférait
des grognements incohérents. Avec un fin couteau, un autre brave découpa un
trou dans ses grandes lèvres complètement dilatées. Le premier fit coulisser
dans les ouvertures deux autres chiffons mouillés. Ils s’occupèrent ensuite de
ses tétons déjà en feu et comme prêts à
éclater. La fine lame fut enfoncée dans la base de ses seins en la faisant
ressortir par les pointes brunes ô combien sensibles. D’autres chiffons furent
poussés à force dans les plaies jusqu’à ressortir par les bouts mutilés. Un
autre trou fut creusé dans le globe jumeau…Marie était maintenant prise de
spasmes et les implorait d’arrêter...ce qui ne fit que les encourager à
continuer. Elle resta en paix quelques instants jusqu’à ce qu’elle vit un autre
apache avec une torche enflammée dans la main. Elle le supplia de ne pas faire
ça, mais il approcha le brandon et soudainement des flammes s’élevèrent de son
bas-ventre, brûlant les délicats tissus. Elle poussa des hurlements de folle
sans discontinuer. Quelques instants après, ils mirent le feu à ses tétons.
C’était une scène inoubliable que de la voir se débattre en vain dans ses
liens. Pendant ce temps, Louise avait fini par s’évanouir … il faisait sombre
et c’est à la lumière des flammes qu’ils entreprirent d’écorcher Marie vivante.
Des bandes de peau étaient arrachées de son corps une par une. Partout son
épiderme était dépecé, son torse, l’intérieur de ses cuisses, son dos mais pas
son visage, partout…Au bout d’une heure, elle n’était plus qu’une masse
sanguinolente avec un beau visage au dessus. Elle resta suspendue à gémir ainsi
jusqu’à ce que les braves la détachent pour l’asseoir en la maintenant devant
une bille de bois. Un mescalero souleva son sein gauche et l’étala sur le
billot de bois. Armé d’un lourd gourdin , le sachem asséna plusieurs coups
lents et presque solennels jusqu’à ce qu’il ait réduit en pulpe fine le délicat
globe de chair, puis l’autre, alors que Marie s’était évanouie à son tour après
avoir hurlé comme une bête blessée. Le grand sachem dit alors à la tribu de
préparer le départ du camp : la vengeance avait assez duré et le spectacle
était terminé. Marie reprit connaissance en gémissant “ je vous en… prie…
tuez-moi… tuez-moi ”, mais ils la laissèrent là pantelante pour que les
autres blancs la trouvent.
Deux jours après, l’armée arriva sur la scène du massacre et
parvint à trouver non seulement les dépouilles des émigrants scalpés, mais
aussi la trace du campement apache. Quand ils trouvèrent Marie encore vivante,
les soldats ne purent simplement pas croire ce que leurs yeux voyaient. Des
vautours picoraient les chairs des trois jeunes femmes. Ils n’arrivaient pas à
comprendre pourquoi son sexe semblait avoir pratiquement explosé de
l’intérieur. Du pus s’écoulait partout de son corps. Des larves de scolopendre
provenant des œufs déposés dans son vagin deux jours plus tôt grouillaient sur
sa vulve. Elle bougeait encore par petits spasmes. Deux des cavaliers vomirent
devant cette vision répugnante. Le colonel mit pied à terre, leva le canon de
son arme et lui tira une balle dans la tempe pour abréger ses souffrances.
“ On part, il n’y a plus rien à faire pour nous ici ”
FIN
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Les conquérantes d'un Nouveau Monde
Ben oui, clairement inspiré par le film de B.de Mille, et celui avec Spencer Tracy, et aussi "la Amistad" plus quelques autres scènes de ci-de là dans des films comme "Que la fête commence" ou le dernier "Le Bossu". Contexte historique que j'essaie de développer en intro sans être trop pesant. Mon dernier texte, un de mes préférés, j'ai bien envie de m'y remettre le plus tôt possible.
LES CONQUERANTES D’UN NOUVEAU MONDE
La Rochelle, le 30 juillet 1705
“ ADELE BLANCHARD ? ”. “ Présente ! ”
“ CATHERINE DIEUMEGARD ? “ Présente….”. Catherine faillit
ajouter “ mon capitaine ”, par dérision, mais elle n’en eut pas le courage.
“ MARIE LASSALLE ?”. “ PRESENTE, poussez pas derrière ”.
Il y eut des rires dans la foule des filles enchaînées.
“ JEANNE LE LUDEC ? ”. ” Ici, m’sieu ”. Un coup de
baguette légère sanctionna la réponse inappropriée, destiné surtout à montrer
que les soldats gardaient toujours la main sur le troupeau de femmes sales et
échevelées.
L’air fleurait bon les embruns, mais l’odeur d’iode
dissipait à peine les remugles de crasse noire qui cernait les joues et les
chevilles des femmes de mauvaise vie, ramassées dans tous les cantons de France
et de Navarre par la maréchaussée.
C’est qu’il fallait bien peupler les colonies à coup de
déportations de garces destinées à être rachetées une fortune par d’anciens
militaires devenus coureurs des bois en Louisiane.
Condamnées à peupler les colonies par la justice royale de
Louis le Quatorzième, elles avaient préféré le mariage forcé avec les
déserteurs de l’armée ou de la marine. Ils les attendaient sur place comme la
suprême récompense au bout du Mississipi, qui s’appelait encore le fleuve
Colbert.
Tout était préférable à vingt ans de geôles royales,
l’épaule marquée au fer rouge, à croupir dans des eaux saumâtres au milieu des
déjections et des rats.
La plupart des filles n’avaient jamais vu la mer, et elles
fixaient l’étendue salée et tourmentée avec incrédulité, remontant sur leurs
épaules de pauvres frusques balayées par la bise du large. Les plus remontées
ne voyaient dans la mer qu’un gros crachat verdâtre de plus sur leurs
souffrances, mais d’autres étaient saisies d’un regain d’espoir. Elles
tireraient peut-être un bon numéro, leur homme ne serait pas aussi féroce que
les autres, et si elles savaient ne pas pouvoir rêver d’un gentil garçon,
peut-être prendrait-il son temps pour leur faire l’amour avec un minimum d’attention
?
Elles rêvaient toutes à leur destin, massées sur
l’embarcadère par paquets composés des différentes provinces où elles avaient
été ramassées.
St.Jean de Gardonnenque, le 13 juin 1705. Le combat d’Adèle
Adèle Blanchard avança une main aveugle pour repousser
l’obscurité suffocante qui la saisissait et les toiles d’araignée qui
s’incrustaient dans ses nattes. L’odeur des restes calcinés lui donnait envie
de vomir. Elle buta sur un chapeau de paille -trop bien connu- à moitié calciné
et s’effondra dans la poussière.
Les missionnaires bottés, comme les désignaient les
camisards, n’avaient pas fait dans la dentelle. Ils avaient enfumé la grotte de
Camoulès au fond du rieur petit vallon cévenol où s’étaient retranchés le
prédicant Simon Abric et ses fidèles. Puis, solidement postés devant l’entrée
du misérable refuge, ils avaient tiré comme des lapins les protestants qui
déboulaient en ordre dispersé, dans une charge furieuse et désordonnée. Quand
le calme fut rétabli, les dragons sabrèrent tranquillement les blessés et
rejetèrent les corps des vifs comme des morts au fond de la grotte. Puis ils
rapportèrent d’autres buissons de lavande desséchée et quelques troncs
dessouchés auxquels ils mirent le feu.
Le parfum des herbes de Provence qui se consumaient
donnait une ambiance de fête tragique au massacre.
Le lieutenant Justin de la Mire d’Epoix désigna deux
hommes au guet, leur indiquant de s’embusquer pour la nuit derrière un gros
chêne liège centenaire en lisière d’une petite colline ombragée qui dominait le
val.
Lorsque Adèle s’en repartit au petit matin, les yeux
baignés de larmes, elle ne vit pas qu’elle était épiée. Elle restait belle,
malgré l’absolu désespoir du tragique trépas de son mari, dans sa trentaine
épanouie, avec ses épais cheveux bruns maintenus par un fichu mauve et son
profil aquilin qui lui donnaient un air de diseuse de bonne aventure.
Les dragons la suivirent à son insu jusqu’au village de
Valleraugue, ne manquant pas de détailler de loin la fine silhouette qui
mettait en valeur une superbe poitrine au balancement sensuel lorsqu’elle
devait sautiller par dessus un tronc d’arbre ou disperser ses pas le long des
pierres arrangées pour franchir un ruisseau.
Elle était parvenue à faire le vide dans son esprit, pour
se focaliser sur la mission qui l’attendait au village.
Elle contempla un instant l’éternelle beauté du petit
village aux murs d’ocre rose, qui avançait les murs de pierre sèche du
cimetière comme un premier rempart. La mer de petites tuiles ondulait dans la
chaleur matinale, au rythme de la stridulation des cigales.
Lorsqu’elle parvint devant la porte de sa modeste maison
de ville, la troisième à l’entrée du gros bourg particulièrement animé en ce
jour de marché coloré - elle se félicitait chaque jour d’être à l’écart - ,
elle donna quatre petits coups de poing précipités, puis trois plus espacés.
Alors, seulement, elle entra.
Abraham Mazel se tenait dans l’encoignure de la porte.
Elle en referma vivement le battant et s’inclina avec dévotion devant le chef
de l’insurrection qui venait de s’évader des prisons royales trois jours
auparavant.
Elle déglutit et ouvrit la bouche pour lui apprendre la
tuerie, mais ne put commencer sa phrase.
La porte mal dégrossie avait été repoussée violemment
derrière elle.
Elle se retourna.
Les deux dragons gardaient la moustache conquérante malgré
les macules de poussière et de feuilles qui saupoudraient les auréoles de sueur
détachées sur leur tenue de campagne bleu roi. Leur expression de saisissement
ne dura qu’un instant.
La vision des
uniformes honnis la transforma en furie lorsqu’elle vit un mousquet mettre en
joue le dernier espoir des réformés.
“ Cours, Abraham, cours ”. La jeune femme transformée en
tigresse se saisit d’une pelle et l’abattit sur le calot ennemi.
Le camisard repoussa brutalement les volets en bois et
sauta par la fenêtre tandis qu’Adèle s’accrochait comme une harpie aux membres
des soldats. Lorsqu’ils parvinrent enfin à la jeter à terre, échevelée et à
moitié déshabillée, ils virent de la fenêtre le dos du fugitif disparaître au
fond du jardin.
Ils savaient bien qu’il était inutile de traquer à deux un
camisard au fond des bois, et ils se retournèrent, les yeux fous de rage.
Adèle tenta tant bien que mal de remettre de l’ordre dans
sa tenue, mais le mal était fait, deux seins lourds ballottaient hors du
corset, à peine masqués par le fichu mauve miraculeusement préservé.
C’est à genoux, pour implorer le pardon des hommes d’arme,
qu’elle dut rester pour recevoir entre ses lèvres fruitées les vits de la
soldatesque. Elle fut heureuse d’échapper au viol, car les dragons prenaient
pour argent comptant les rumeurs de vérole que laissaient colporter sur leur
compte les femmes cévenoles.
Pour manifester sa reconnaissance et abréger la corvée,
Adèle s’appliqua à soulager alternativement et consciencieusement les membres
malodorants, n’hésitant pas à débarrasser de sa langue les matières qui
encombraient les prépuces malpropres, faisant alternativement frétiller la
pointe sur le filet ou le méat des gros glands rustiques. Lorsqu’elle sentit
qu’il convenait de délivrer les verges vibrantes, elle ajouta la pression de
ses doigts avec la finesse d’une claveciniste. Elle pompa puis but sans honte
les longs filets de sperme qui dégoulinaient dans sa gorge, consciente de sauver
peut-être sa vie, car les dragons voudraient sans aucun doute la conserver pour
la bonne bouche dans leur garnison………
La Rochelle, le 30 juillet 1705
Pendant que les soldats comptaient et recomptaient le
maigre butin péniblement extrait de geôles putrides, conservant les jeunes
femmes groupées au bout de leurs baïonnettes, un charivari s’éleva de la foule
bigarrée des badauds.
Les nobles qui louaient les chambres des auberges pour
profiter tranquillement du spectacle des accortes déportées portèrent précipitamment
un mouchoir à leur nez. La poudre de riz parfumée masquait à peine la puanteur
presque palpable montant d’un sombre sillon qui fendait lentement la foule.
A la tête de la colonne, monté sur un superbe demi-sang
arabe dont la selle était richement damasquinée de gemmes d’un rouge de rubis,
paradait un cavalier sarrazin. Il tenait fièrement entre ses bras une escopette
dont la crosse était incrustée de coquillages. Sa longue djellaba blanche
flottait au vent tel un drapeau annonçant la venue de Ibn Séoud -à genoux
mécréants -semblait ordonner le regard d’aigle.
Il précédait une longue colonne d’hommes et de femmes
noirs et entièrement nus, des Kikuyus et des Massai pour la plupart. Ils
n’étaient pas encore des esclaves, mais ils avaient perdu la liberté depuis
deux mois environ.
Les pirates barbaresques qui avaient attaqué leurs camps
les entouraient, stimulant de temps à autre les dos de bronze voûtés à coup de
cinglées lasses, uniquement par habitude.
“ Ben, nous, on sent pas la rose, mais eux c’est l’horreur
”, murmura Marie à Jeanne.
Le murmure et le reflux de la foule couvrirent ses
paroles, tandis que le premier port négrier d’Europe ajoutait un nouveau convoi
à ses statistiques.
“ Y vont quand même pas voyager avec nous ? “ demanda
naïvement une grosse blonde à la bouche trop rouge.
Juste devant elle, les corps couverts de poussière
s’affalèrent sur les pavés comme pour répondre à sa question. Quand le
cliquetis des chaînes eut retombé, la foule contempla silencieusement les
grands corps superbement découplés des chasseurs des savanes Les femmes étaient
magnifiques aussi, certaines devaient allaiter deux mois plus tôt, de toute
évidence, et leurs grands yeux pleuraient silencieusement la perte de leurs
nouveaux nés, qui avaient été abandonnés sur place. Elles savaient très bien
qu’ils avaient nourri depuis longtemps la panse de Simba, mais d’y penser les
aidait à surmonter leur effroi devant ces immenses maisons tarabiscotées, aux
enduits jaunes entre les colombages, et si hautes qu’elles devaient lever la
tête pour apercevoir le soleil nourricier.
Les hommes étaient hagards, meurtris dans leur fierté de
guerriers dont les sagaies avaient été impuissantes face aux mousquets des
maures.
Les filles contemplaient sans vergogne les grands sexes ballants
qui battaient la poussière.
“ Mince, t’as vu çui-là ? ”, pouffa Catherine en donnant
un coup de coude dans les côtes de sa voisine. “ ça, j’en ai vu dans ma chienne
de vie, crois-moi, mais comme celle-là, jamais ”, répondit Marie. Les yeux du
grand noir se portèrent sur elles, captés par l’intensité de leur propre regard
sur le sombre gourdin qui ballottait entre ses cuisses. Ce qu’il lut dans les
yeux avides le gêna étrangement, lui qui vivait à l’état de nature. Il se
retourna et lança quelques mots à la femme la plus proche. L’épouse du chef se
redressa sur ses fesses, et fit mine de les chasser de la main comme des
mouches. Elle était belle, malgré une opulente poitrine tombante, avec un corps
jeune et musclé à peine déformé par une maternité récente.
Jean Renfroy d’Ormonville -joues porcines et fripées,
poitrine cave et bedon obscène- donna un coup de canne impatient sur le ponton
d’embarquement. Le prince arabe descendit de sa monture en confiant les rênes à
l’un de ses gardes. Il suivit le capitaine qui le précédait et s’engouffra dans
la cabine de la frégate.
Il n’y avait pas de petit profit pour le vieux forban,
déjà commissionné par la marine royale pour transporter les déportées, et qui
allait mettre du beurre sur les épinards en bourrant les cales avec du bois
d’ébène.
Il achetait les esclaves puis les revendait trois fois le
prix aux riches planteurs de Louisiane. Le temps n’était plus très loin d’une
retraite dans ce manoir de Touraine dont il convoitait le titre et la jeune
héritière décavée.
Août 1705, sur la
Batailleuse, la traversée entre La Rochelle et les Amériques (I)
La discipline à bord de “La Batailleuse”était inflexible,
comme s’en aperçurent très vite les filles.
Elles devaient rester confinées à fond de cale la majeure
partie de la journée. Elles bénissaient leurs geôliers de les avoir séparées de
ceux qu’elles appelaient les “ sarrazins ”, car elles ne faisaient pas de
différence entre les hommes de couleur. Elles restaient néanmoins incommodées
des relents de la dernière traversée, bien qu’elles aient du frotter les
planchers une journée entière avant de voir appareiller le vaisseau.
Elles ignoraient que ce n’était pas pour leur confort,
mais à la demande d’Etienne Ballancourt, aumônier du bord, qu’elles se
trouvaient isolées. Il ne pouvait tout simplement pas envisager la promiscuité
de femmes blanches dépenaillées avec des sauvages nus qui n’avaient même pas
été baptisés.
Elles furent autorisées en fin de soirée à respirer l’air
du grand large pour débarrasser leurs bronches des miasmes de l’entrepont. Pour
l’heure, ce premier soir, elles étaient bercées par l’accent chantant d’en bas
de Marie, qui fleurait bon le cassis et les calanques.
Accoudées sur le bastingage, fouettées par les embruns qui
leur donnaient une illusion de propreté, elles rêvèrent au passé de courtisane
que leur contait l’expérimentée gourgandine.
Menton, château du marquis de Montadour, le 12 juillet 1705. Le tour de
France de Marie
Les trente ans glorieux de Marie Lassalle étaient
visiblement flétris depuis belle lurette
dans le long miroir en pied artistiquement décoré de joncs dorés à la feuille.
Elle finit de repoudrer son minois de madone avec tristesse. L’ex putain du roi
étouffa un bref sanglot en contemplant sans indulgence ses gros seins de
brunette encore fermes, mais qui retombaient sur ses flancs sous le poids des
ans, trop pétris, trop mordus, comme si chaque baiser avait creusé une
empreinte infime mais indélébile. Le futur régent, Philippe d’Orléans lui-même,
avait laissé couler une flûte de champagne entre ces seins magnifiques pour
mieux laisser coulisser son royal mandrin dans le vaste sillon mammaire.
Elle rajusta seule et tant bien que mal son corset avant
de descendre se mêler aux invités du marquis de Montadour. Elle était heureuse
d’être autorisée à participer au bal, qui lui donnait l’illusion de sa
splendeur retrouvée, quand le régent organisait des parties fines à l’automne
dans son pavillon de chasse de Rambouillet. Où étaient toutes les filles de sa
génération, maintenant ? Elle ne le savait que trop bien. Comme elle, elles
faisaient le tour des bordeaux de France où l’on voulait bien d’elles, comme
une sorte de tour de France des compagnons, sauf que c’est à elles que l’on
confiait le soin de former les novices avant de les jeter dehors, encore plus
pauvres et misérables.
Marie avait laissé filer des fortunes entre ses doigts,
revendu les bijoux qui couvraient ses épaules d’albâtre pour faire la fête avec
toutes les filles, pour des voyages somptueux en Italie.
Aujourd’hui, elle descendait l’escalier d’un vieux noble
de province méchant et avare, qui l’avait ramassée à l’hôtel de Luynes, séduit
par les importantes mamelles qui représentaient l’essentiel de son fonds de
commerce. Elle était heureuse que le bal fut masqué pour dissimuler les larmes
qui revenaient de son passé enfui. Elle raffermit la main sur son loup et
descendit majestueusement l’escalier monumental.
Malgré la saison, un feu de cheminée répandait
agréablement une douce chaleur enveloppante. Il tenait lieu d’éclairage
principal, le marquis étant pingre en bougies.
Le grand vieillard sec et voûté vint au-devant d’elle avec
empressement, délaissant le menuet qui rassemblait, au son des violons et
clavecins d’un quatuor affamé, une quarantaine de convives.
Les musiciens guignaient le buffet de volailles et de
pièces de gibier parfaitement décorées.
Ils espéraient que les danseurs se lasseraient assez vite,
mais le fils du marquis était infatigable. C’était un colosse sanguin, qui n’avait
pas eu un regard pour Marie lorsque son père l’avait ramenée. Il passa la
soirée avec une jeune gitane aux yeux inquiets, à la peau très mate, dont la
tenue de flamenco tranchait singulièrement avec la mise discrètement cossue des
notables de la région. Les épouses des notaires et des armateurs feignaient de
ne rien voir, dans le secret espoir de voir leur héritière porter un jour un
nom, et on fermerait bien les yeux sur quelques petites frasques…
Marie n’était pas dans son monde, au milieu de cette
bourgeoisie de province étriquée. Elle parvint à tenir son rang en étouffant
discrètement quelques bâillements, et en restant aussi évasive que possible sur
son passé. Elle profitait de tous les recoins d’ombre que ménageaient les
lueurs sautillantes du bûcher pour se cacher de longues minutes, réapparaissant
dès qu’une farandole occupait les convives.
Elle fut reconnaissante au vieux barbon fatigué de
l’emmener discrètement dans sa chambre.
Le marquis de Montadour fit paisiblement sa petite affaire
avec l’aide de Marie. Elle avait pris l’habitude de lui faire humer son con
avant de lui prodiguer mécaniquement une petite gâterie qui suffisait au vieux
bouc pour obtenir un semblant d’érection. Alors, elle s’empalait sur son long
membre racorni comme un sarment de vigne, et le chevauchait avec délicatesse
pour maintenir sa tumescence. Au bout de quelques minutes, elle s’agenouillait
et profitait de l’ampleur de sa poitrine pour garrotter étroitement le membre
sénescent dont elle léchait la tête jusqu’à ce qu’il répande une maigre semence
sur sa langue largement étalée pour mieux le recevoir.
Montadour se grattait alors furieusement les testicules
avant de s’endormir brutalement d’un sommeil bestial.
Au milieu de la nuit, l’habituel ronflement déchirant
réveilla une nouvelle fois Marie.
Cette fois, énervée par la bouteille de Chambertin qu’elle
avait pris trop de plaisir à descendre, elle ne se rendormit pas. La gorge
desséchée par l’alcool et le feu de cheminée, elle repoussa le bras qui
emprisonnait son sein et se releva en quête d’une carafe d’eau.
Malgré la chemise de nuit en coton, elle frissonnait dans
l’escalier de pierre qui descendait dans les caves. Son pied nu manqua partir
sur une dalle glissante et elle étouffa un juron. Elle se redressa devant deux
portes et resta coite Un léger bruit sur sa gauche emporta sa décision, il
serait plus facile de trouver un serviteur encore debout qui lui donnerait de
l’eau bien fraîche s’il n’était pas ivre.
Elle descendit les marches jusqu’à se trouver devant le
cul de basse fosse du château. Elle s’avança pour comprendre comment quelqu’un
pouvait se trouver dans l’ancienne geôle seigneuriale à cette heure. Elle
rejeta la tête en arrière sitôt qu’elle l’eut passé avec précaution derrière la
herse de fer qui tenait lieu de porte de prison.
Elle avait eu le temps de tout voir et de tout comprendre.
La bouche ensanglantée de la jeune gitane laissait échapper d’affreux
gémissements, car sa langue avait été proprement sectionnée avec la tenaille
qui travaillait maintenant les pointes brunes et délicates de ses petits seins
en forme de poire. Elle était entièrement nue, pour autant que le corps massif
du fils du comte lui permette de deviner. Il l’avait attachée sur une sorte
d’estrapade en bois brut, les jambes libres mais alourdies par des poids fixés
au bout de ses chevilles afin de profiter du spectacle de ses contorsions.
Un brasero rempli de fers rougis au feu expliquait les
tavelures calcinées qui couvraient le ventre et la vulve de la jeune fille.
La main sur la bouche, Marie fit un bond en arrière
lorsque le fils du marquis se retourna un court instant. Son pied heurta un
seau qui roula avec fracas Le sadique resta un court instant interloqué, ce fut
suffisant pour que Marie eut la présence d’esprit de refermer violemment la
herse et de tourner en ahanant l’énorme clé dans le pêne rouillé. Elle
dévisagea un court instant le masque de haine qui lui faisait face et remonta
l’escalier quatre à quatre.
L’aube apparut vers les cinq heures du matin, prometteuse
d’une nouvelle journée de canicule.
Marie courait depuis une heure à perdre haleine, ses
affaires reprises au vol dans la chambre du marquis, qu’elle n’avait même pas
pris le temps d’enfiler sur elle, s’accrochaient souvent dans les ronces et
elle les arrachait dans un geste de panique. Du haut du col de Malvoisine, elle
avait vu des torches allumées dans la cour du château et entendu aboyer
frénétiquement les dogues allemands aux robes rouges et brunes qui étaient l’orgueil
de la meute du marquis.
Cabalou se réveillait doucement au son des tambours qui
faisaient progresser la file de pénitentes repenties, de catins et de voleuses
à la tire qui partait aux colonies comme à l’abattoir.
En raison des chaleurs, la colonne repartait de bonne
heure vers le Rhône où les attendait un convoi de barques. La batellerie tirait
un bon profit de ces transports dont la sécurité était de plus assurée par la
gendarmerie…
Marie précipita son pas. En haut de la colline qu’elle
venait de quitter cinq minutes plus tôt, apparurent entre deux rangées
d’oliviers trois cavaliers qui forçaient l’allure.
Avec un sanglot de désespoir, Marie finit de dévaler la
pente et tomba presque entre les bras d’un sergent rubicond.
“ A moi, la garde, y a une drôlesse qu’a tenté de
s’échapper ! ”.
Août 1705-Louisiane,
à la frontière du territoire des Choctaw et des Natchez, au sud du fort de
Chaleau.
La jeune femme courait depuis l’aube. Depuis son évasion de la plantation de coton. Elle avait auparavant caché dans le tronc d’un grand épicéa du pemmican séché, du mais et une gourde d’eau. Elle avait laissé de côté toutes les robes de réception et les corsets qui avaient composé sa garde-robe d’épouse de riche planteur, pour revêtir une chemise en coton et un robuste pantalon de travail. Elle avait attaché ses cheveux en chignon dans le cou, libérant l’espace pour sa petite besace qui contenait en outre un minuscule pistolet, son acte de naissance, des médailles pieuses ainsi que des bijoux et quelques écus.
Elle se reposait par instants en reprenant son souffle, adossée contre le tronc d’un arbre, et au bout de quelques instants, reprenait sa fuite éperdue mais si gracieuse qu’un elfe semblait survoler les énormes racines et glisser le long des talus à l’humus détrempé.
Lorsqu’une clairière laissa apparaître quelques rayons de
soleil, elle ralentit sa course pour s’orienter avec sa minuscule boussole en
argent. Elle n’avait toujours pas dérivé de sa course, droit vers le sud, la
Floride, la Nouvelle-Orléans, où elle espérait trouver un bateau en partance
pour la France dont le capitaine accepterait ses bijoux pour le prix de son
voyage.
Cette ligne suivait les marécages qui formaient une
frontière naturelle entre les terres des Choctaw et celle des Natchez, et c’était
le plus sûr moyen de les éviter, même si aucune des deux nations n’était en
guerre avec les Français.
Elle eut un court instant une brève pensée pour les
esclaves noirs qu’elle abandonnait à leur condition effroyable, puis elle
rouvrit les yeux en se convainquant qu’elle pourrait faire plus pour leur sort
dans les salons parisiens que dans les bras de son époux. Cette pensée la fit
frissonner et elle reprit sa course infatigable, telle une jolie cavale un jour
de steeple-chase à Longchamps.
Un souffle rauque la fit se retourner.
A une centaine de pas, un grotesque carcajou suivait sa
piste. La bête, qui tenait du ragondin et du chat sauvage, était
exceptionnelement grosse et se mouvait très vite. Avec un sanglot d’horreur, la
jeune femme quitta la terre ferme sans réfléchir pour chercher son salut dans
la végétation luxuriante du marais.
Très vite, elle ne trouva plus que la vase sous ses pieds,
et dut progresser sur les gigantesques troncs d’arbres noircis et éventrés,
abattus par l’âge ou les cyclones, qui se décomposaient depuis la nuit des
temps. L’odeur des fougères, des acacias et des mousses mêlée aux relents de
pourriture l’étourdirent quelques secondes, puis elle raffermit son pas. La
pénombre l’obligeait à se concentrer sur les souches qui s’enfonçaient
mollement et qu’elle devait éviter de confondre avec le dos brun d’un
alligator.
Au bout de quelques minutes, le feulement redoutable
s’évanouit dans le chuchotement des secrets du marais scandé par le clapotement
de ses pas dans les flaques du sable près de l’autre rive. Elle se trouvait
maintenant dans une jungle, repoussant devant son visage des lianes épaisses
qui la désorientaient. Elle dut se rendre à l’évidence, elle était perdue, et
l’obscurité lui interdisait de lire sa boussole. Elle partit au hasard droit
devant elle, croyant trouver une improbable clairière au bout du côté le moins
sombre.
A la fin de la journée, elle pria pour que la lisière de
la forêt qu’elle apercevait ne débouche pas tout droit sur la plantation
qu’elle avait abandonnée le matin-même. La fumée d’un feu la stoppa net, et
elle avança très lentement, à couvert, le cœur pompant follement. Elle entendit
la voix des trappeurs avant de discerner leurs visages et se mit à courir avec
allégresse.
Les trois hommes des bois reposèrent lentement leurs
armes.
“Tiens, tiens, tiens, regardez la belle poulette égarée
qui nous rend visite”, proféra celui qui la tenait encore en joue avec un
curieux pistolet prolongé par une hache…
La pensée d’avoir commis une tragique erreur traversa
fugitivement l’esprit de la jeune femme lorsqu’elle vit une main à laquelle
manquaient deux doigts dresser un index interrogateur “Et elle vient d’où la
demoiselle ?”. Elle s’avança pour répondre bravement “Messieurs, mon guide et
moi avons été attaqués par les indiens, on se dirigeait vers la Nouvelle
Orléans”. “Messieurs ? ah, ah, ah…t’entends, l’breton, v’là qu’on t’donne du
MONSIEUR, maintenant !”.La jeune femme sourit aux trois visages balafrés et
hirsutes pour dissimuler sa peur, s’efforçant de détacher son regard d’une
cicatrice particulièrement abominable qui partageait un œil crevé.
Elle ajouta précipitamment “J’ai de l’argent pour vous
payer, vous savez, si vous me sortez du marais”. Les coureurs des bois dressèrent
l’oreille. L’homme aux doigts coupés la contourna imperceptiblement pendant que
les deux autres se rapprochaient. Consciente d’avoir commis sa deuxième erreur,
la jeune femme ajouta très vite “Je viens du fort de Chaleau, je vais rejoindre
mon époux qui est commandant de la garnison à la Nouvelle Orléans”. L’homme au
pistolet se fendit d’un large sourire qui le défigura encore davantage “Y a pas
de commandant depuis un an à la Nouvelle Orléans”. Le trappeur à l’œil crevé
ajouta “ça s’rait’ y pas plutôt une de ces catins qui nous viennent de France ?
Faut qu’on la ramène au fort, à c’t’ heure”. La jeune femme qui ne cessait de
reculer buta sur une racine et tomba en arrière. Sa soudaine vulnérabilite
déclencha tout sans que les trappeurs aient eu besoin de se concerter
davantage. La jeune femme rampa précipitamment dans l’herbe mouillée, glissant
dans la tourbe lorsqu’elle tentait de se relever et le chemisier béant et
humide plaqué sur ses seins moula étroitement ses brunes aréoles. Elle se
sentit brutalement soulevée les quatre fers en l’air, et tandis qu’elle était
solidement maintenue par les coudes, deux des bêtes humaines qui lui faisaient
face tirèrent sur son pantalon. Elle se débatit vigoureusement sans pouvoir
empêcher la chute de tous ses effets. Allongée sur le sol, bras plaqués par
deux genoux, elle sentit ses seins douloureusement manipulés tandis que le
trappeur qui avait posé son arme se défaisait sous ses yeux égarés. Elle poussa
un long hurlement pour refuser son viol, mais l’homme s’installa tranquillement
entre ses jambes et présenta dans sa main son membre à l’orée de sa féminité.
Il se manipula quelques instants pour forcer le con resserré et s’introduisit
d’une seule poussée qui arracha un cri de douleur à la jeune femme. Elle ferma
les yeux pour prier un court instant, se refusant à admettre ce nouveau
malheur. L’homme qui puait affreusement le fauve en rut grogna quelques
instants sans pouvoir se retenir bien longtemps. Il l’inonda au bout de
quelques coups de rein sauvages, les mains crispées sur ses seins écorchés par
les poignes. Elle rouvrit les yeux pour lui cracher son mépris, mais il s’était
déjà dérobé sous les rires moqueurs de ses compagnons. Ses chevilles furent
violemment tordues pour l’obliger à se retourner, et elle n’en comprit la
raison qu’en sentant une branche fouiller les bords de sa rosette. Ce n’était
point une branche, mais elle poussa un cri démentiel lorsqu’une pointe gluante
s’immisça dans son anus. Elle n’avait jamais été visitée de ce côté, et la
sodomie était autant un grave péché qu’un viol pour elle. Elle baratta avec
désespoir, mais inexorablement ses cuisses furent desserrées, et la verge
bandée fraya vigoureusement son chemin. Des phalanges amputées soulevèrent son
téton imprimé dans le sol visqueux, et ce fut le pire moment, car elle pensa
fugitivement que son tourmenteur était lépreux. Elle rua comme un cheval, mais
le trappeur se contrôlait parfaitement, maitrisant les soubresauts de son
fessier et contenant sa jouissance malgré ses contractions pour l’expulser de
son rectum. Il dura si longtemps qu’elle laissa reposer son ventre, vaincue et
sanglotante, tandis que le membre dilaté continuait d’aller et venir. Son
chignon fut brutalement tiré en arrière, et après un cri sauvage, elle dut
refermer ses mâchoires sur le tranchant de la crosse du pistolet. Le regard
hideux de lubricité de l’homme à l’œil crevé la tétanisa. Il ne pouvait plus
attendre son tour et il s’enfonça directement dans la bouche écartée de force.
Elle ne put vomir, car les deux mains du dernier trappeur garrotaient
étroitement son cou. Sa bouche fut violée au même rythme que son anus, et elle
reçut ensemble les chaudes giclées de foutre. Les hommes s’écartèrent, le
souffle court, tandis qu’elle rampait en pleurant, essayant de ramener sur sa
poitrine ses pauvres vêtements déchirés. Un cri de surprise lui fit lever la
tête.
“Bon dieu, les gars, v’nez voir ça”. Elle tenta de se
relever pour reprendre sa besace, mais elle était trop faible et le coup de
pied dans son épaule la projeta sur un buisson de fougères.
“C’est y pas vrai, une vraie dame de la haute, qu’on a
même bien eu du plaisir à connaitre” se moqua l’homme aux doigts coupés en
singeant un baise-main sur son acte de naissance. “Imbécile, qu’est ce qu’on
fait maintenant ? Tu veux te faire couper les doigts qui te restent en la
ramenant au fort? “. Le visage grave, les hommes se consultèrent du regard “ça
fait longtemps qu’on est pas en guerre avec les Choctaw, hein ?”. Ils s’étaient
compris, et ce n’était pas la première fois qu’ils allaient accomplir leur
horrible forfait. La jeune femme qui avait rassemblé ses forces s’élança
brusquement. Dans son dos, l’un des trappeurs défit tranquillement de la selle
de son cheval un arc. La flèche empennée pour la guerre siffla un court instant
avant de se ficher dans sa cuisse.
Lorsqu’elle se réveilla, elle vit le sol sous ses
yeux, un amas de branchages et de
feuilles, à travers un brouillard sanglant. Une traînée de feu cernait son
crâne, une douleur au-delà de tout entendement. Elle crut qu’elle était tombée
sur la tête et que la plaie saignait abondamment. Elle réalisa qu’elle pendait
la tête en bas, poignets et chevilles liés ensemble depuis la branche basse
d’un grand sapin. Elle sentit un linge mouillé essuyer avec application son front.
Puis, les jambes des hommes s’écartèrent, et elle n’eut pas la force de lever
la tête plus haut que leurs ceinturons. Lorsqu’elle vit le trophée sanguinolent
qui était piqué en terre au bout d’une perche, elle poussa un long hurlement
animal, interminable. L’un des trappeurs s’approcha, une torche à la main. Il
la jeta dans le foyer, et retourna s’asseoir avec les autres. Les effroyables
soubresauts de la jeune femme firent l’objet de paris, tandis que le feu était
méticuleusement entretenu. Elle s’affaiblit peu à peu et ses balancements
frénétiques pour soustraire son corps à la morsure des flammes se firent de
moins en moins nombreux. La sangle abdominale rompue, elle se contenta de gémir
inlassablement tandis qu’elle était lentement rôtie vive. Puis ce fut le vent
qui déplaça son pauvre torse carbonisé.
Août 1705, sur la
Batailleuse, la traversée entre La Rochelle et les Amériques (II)
La marquise de Brinvilliers hoqueta bruyamment “ Non, pas
encogreuarrrrr ”. Elle vomit un flot d’eau et de bile qui ne soulagea pas pour
autant son ventre effroyablement distendu. Les membres tendus à l’extrême, son
corps dessinait une rectiligne croix de Saint André, étirée à 45° au dessus de
la paille qui protégeait le sol de ses vomissures. Etienne Ballancourt, premier
assesseur commis auprès du juge Thibaut de Varenfroy, s’efforçait de dissimuler
le trouble que lui procurait le corps nu et blafard, tendu à se rompre entre
les piliers de grès qui suintaient le souffre de la salle d’interrogatoire. Il
se réfugiait dans une écriture saccadée de jeune moinillon, dont la plume
crissait pour consigner les borborygmes les plus indéchiffrables de la plus
célèbre empoisonneuse du royaume.
Elle avait déjà avalé ou recraché dix litres d’une eau
corrompue, les narines bouchées par de l’étoupe, la bouche ouverte
spasmodiquement pour aspirer goulûment de l’air quand l’infernal entonnoir
était retiré.
Vint un moment où les convulsions lascives le mirent dans
un émoi trop visible, et il fut heureux que sa charge l’autorise à rester
assis, son sexe collé au ventre demeurant ainsi invisible.
Le bourreau perdit patience. C’était un grand homme
musculeux au visage recouvert d’un demi masque de cuir couleur sang de bœuf qui
cernait des yeux coléreux. Il s’empara d’une cadouille et apparut dans le champ
de vision de la marquise.
“ La Brinvilliers, pour la dernière fois, le nom de tes
complices ! ”.
Le juge Varenfroy, Président de la chambre spéciale
d’accusation, renchérit ”Marquise, des noms ! Il vous appartient de mettre fin
à ce supplice barbare ”.
La bouche de la grosse mégère resta obstinément close. Son
tourmenteur leva le fin battoir et l’abattit violemment sur les volumineux
tétons offerts. Un “ aaaaargh ” de pure agonie s’éleva dans la salle,
immédiatement bloqué par un coup vicieux assené droit sur le nombril qui
saillait du ventre plein comme une outre. Etienne Ballancourt guetta le
prochain coup, le souffle court…..
Trente ans plus tard, ces pensées impies tournaient encore
dans sa tête et leur vigueur alimentait
ses frénétiques masturbations. Il n’avait jamais pu par la
suite se rapprocher aussi près de scènes de question, tant la justice royale
était devenue peu à peu moins barbare, mais lui disait plus faible.
Le troupeau de femelles dépravées qui sommeillait dans les
soutes du vaisseau lui remuait les sangs plus qu’il n’aurait du. En son for
intérieur, il savait bien qu’en quémandant la charge d’aumônier général pour le
secteur du fort de Chaleau, c’est ce contact qu’il recherchait. Il se sentait
prêt pour de grandes aventures où il pourrait enfin apporter sa pleine mesure à
l’évangélisation de ces filles perdues et à celle de ces sauvages emplumés qui
provoquaient les petits cris d’effroi des nobles dames de la cour. Après vingt
ans passés à se morfondre dans l’ombre des fastes de Madame de Maintenon en tant que son confesseur, le
jésuite rêvait déjà de son retour triomphant à la cour du Roi Soleil, savourant
par anticipation la gloire que lui vaudrait les récits de son voyage au pays des
Têtes Plates.
Il avait pris l’habitude d’épier discrètement les quatre
filles qui se rassemblaient tous les soirs sous les haubans de la grande
vergue. Alors que les autres traînées arpentaient le pont à la recherche d’un
mauvais coup, les quatre plus belles femelles du bord avaient coutume de
s’asseoir sur des piles de cordages et d’échanger leurs confidences d’où
émergeaient parfois des rires trop haut perchés. Persuadé de pouvoir ouïr d’une
peccadille vénielle ou mieux encore d’un vrai péché, le Père Ballancourt avait
coutume de se poster incognito dans la dunette qui dominait le petit groupe,
lui procurant de surcroît une vision
avantageuse sur les larges décolletés que la moiteur presque tropicale
encourageait à bâiller. Il entendit avec le plus vif intérêt le début du récit
de la rouquine dont les yeux verts le mettaient en émoi. Le grand corps sec qui
lui donnait l’apparence d’un héron libidineux se pencha en avant, l’oreille aux
aguets.
Poitiers, couvent “
Les dames blanches ” le 8 juin 1705. Le voyage vers l’aventure de Catherine.
La vénérable abbesse Telchilde de Montessus (monte et
suce, pouffait toujours Catherine), ne laissait à aucune des sœurs cacochymes
le soin de flageller les postérieurs impubères qui étaient confiés à sa sainte
garde.
La renommée du couvent “ Les dames blanches ”, pour mater
les jeunes filles indisciplinées, avait franchi les frontières du département
depuis un quart de siècle.
Sa dernière nuit de débauche à la faculté de médecine,
après avoir escaladé nuitamment les hauts murs réprobateurs, avait valu à Catherine
de se retrouver quatre mois plus tôt, par un petit matin frissonnant, toute nue
dans la cour intérieure du vieux bâtiment conventuel.
Elle avait du se dévêtir devant toute la congrégation.
Les autres novices mal réveillées, dont les yeux clignaient
de fatigue, et les bonnes sœurs chenues, avaient été hâtivement rassemblées
dans la cour en ce frileux mois de février. Catherine était sortie du
déambulatoire dans la chemise de lin informe qui dissimulait à grand-peine ses
formes trop épanouies pour la solennité du lieu. Elle se défit d’abord de sa
cornette avant de laisser lentement descendre le rugueux vêtement. Elle
parvenait à transformer sa punition en une choquante exhibition devant le corps
crucifié du Christ de pierre juché sur une grande stèle au beau milieu de la
cour. Sa nudité totalement révélée, son épais buisson d’un fauve profond et sa
poitrine trop largement développée, en faisaient l’incarnation blasphématoire
d’une divinité païenne symbole de luxure et de stupre.
Deux ans auparavant, l’expérience de la Mère Supérieure
lui avait soufflé que la diablesse rousse de vingt deux printemps, qui la
dévisageait effrontément, ne lui vaudrait que des déboires. Mais comment
résister à la rente royale qui accompagnait la lettre de cachet brandie par un
mystérieux chevalier au pourpoint noir et aux traits masqués qui escortait la
sauvageonne ? Elle assurait l’avenir de la petite congrégation des Ursulines
tout le temps de la réclusion de la jeune bâtarde insolente dont les frasques
avaient failli éclabousser la cour.
Consciente de sa différence, la trop bien née Catherine
était néanmoins autant aimée des autres novices, dont elle était l’idole en
secret, qu’elle était haie des sœurs, vieilles bigotes jalouses de ses effets
de prix, de la qualité de son éducation et par dessus tout de son corps trop
parfait ciselé de désirables tâches de rousseur. Elles allaient enfin tenir
leur vengeance des mains de la Révèrente Mère Telchilde.
Les bras liés au crucifix de grès, Catherine semblait
implorer Jésus, et son “ han ” de douleur la précipita lascivement sur la
colonne finement sculptée. Le cilice se releva une seconde fois, abandonnant le
dos bien charpenté pour fouetter violemment les fesses rebondies.
“ Aaaaah ”, étouffa Catherine pour diminuer le plaisir des
vieilles pies qui coassaient dans son dos. Deux profondes zébrures rayaient
parallèlement la ligne de ses épaules et sa croupe lascive.
Elle aimait dérider l’atmosphère moite et rance des
cellules de prière avec des formules comme “ mieux vaut se faire confesser que
fesser le con ”, qui soulevait des houles de rires contenus dans les rangs des
jeunes filles. Aujourd’hui, elle devait faire appel à toutes ses forces pour ne
pas trop se cambrer sous les cinglées répétées qui trouvaient ses reins,
effleuraient les bords de son torse, et marquaient sa peau de lait de stries
sanglantes. Telchilde de Montessus semblait prise d’une frénésie de haine pour
rompre le courage de la donzelle qui l’insupportait. Puis les forces lui
manquèrent juste avant que Catherine ne laisse échapper un hurlement de bête
pour crier grâce. Elle avait encore renforcé sa légende, car aucune des jeunes
novices n’aurait pu résister aussi longtemps, de fort loin, au baiser sanglant
du cilice brandi comme une folle par l’abbesse.
Elle fut ramenée et isolée dans sa cellule tout l’hiver et
le printemps.
Le cinq juin, elle fut réveillée par la Mère Abbesse de
bon matin. Elle tenait une lettre qu’elle se fit le plaisir de lui lire.
“ Ma bien chère sœur, je ne dispose que de quelques
instants pour t’écrire cette lettre avec la complicité de notre bonne
Cunégonde, notre nourrice est bien la seule à qui je puisse encore faire
confiance. On m’a mariée de force au baron Loupiac, ils m’ont droguée pour que
je dise oui. Quand tu liras cette lettre, je serai sur une corvette royale, en
route vers les Amériques. Préviens le chevalier de Castelnau et dis lui que je
n’aimerais jamais que lui. Je hais le baron et son fils, jamais je ne
deviendrai une de ces femmes de planteurs. Plutôt sauter par dessus bord ou
m’enfuir chez les indiens, Dieu ait mon âme, que devenir son épouse.
Ta Louise ”.
Catherine releva un regard égaré. Le baron Loupiac était
laid, vieux et avait la réputation d’être sadique.
“ Il faut que je la
rejoigne ”, dit-elle doucement après avoir fait le vide dans sa tête.
Avec un rire sec et méchant, Telchilde de Montessus ajouta
"Petite gueuse, il n'y a que les filles de mauvaise vie qui se font offrir
le voyage par notre bien aimé Louis le Quatorzième, Dieu l'ait en sa sainte
garde ! ".
Trois jours plus tard, Catherine s'évadait et, dépenaillée
et décoiffée, s'insinuait le plus naturellement du monde dans un convoi de
déportées.
Août 1705, sur la
Batailleuse, la traversée entre La Rochelle et les Amériques (III)
Au douzième jour de la traversée, les filles notèrent un
amaigrissement soudain des rations. Les biscuits d'ordinaire immangeables
étaient franchement corrompus. Elles s'accommodaient difficilement des jambons
secs qui résistaient mieux à la décomposition ambiante, car l'eau était rare,
et les plus assoiffées en étaient réduites à humecter leurs lèvres avec la
rosée matinale qui gouttait en bas des voiles.
A voir l'embonpoint réjoui de Renfroy d'Ormonville, tout
le monde ne se serrait point la ceinture de la même façon. Une délégation des
drôlesses les plus dégourdies se fit vertement rabrouer à coups de seaux
d'aisance déversés depuis le carré des officiers.
Les filles ignoraient que la révolte grondait dans les
soutes, car les noirs n'étaient plus nourris depuis trois jours.
Elles l'auraient su qu'elles n'auraient point cherché à
aguicher en vain les cuisiniers en quête d'une pitance supplémentaire. Non
qu'ils fussent pédérastes comme des focs, mais la situation était bien trop
grave, le scélérat capitaine ayant rogné comme à son habitude sur les vivres de
la cambuse. Il avait toujours le même sinistre plan en réserve.
Une fin d'après-midi, un branle-bas de combat remua le
fond des cales. Lentement, comme émergeant de l'enfer, clignant des yeux sous
la réverbération incendiaire, le troupeau noir apparut sur le pont.
Les filles s'étaient massées par curiosité, avec un
soupçon de plaisir de voir que d'autres étaient plus mal lotis qu'elles
Une vingtaine d'esclaves, hommes et femmes, qui semblaient
très mal en point, furent arrachés à leurs frères à coup de crosses par les
marins. Après de cyniques et brèves palpations, le médecin de l’équipage, qui
avait jeté par dessus bord son serment d'Hippocrate depuis longtemps, les
sépara en deux groupes.
Le chef massai, dont les filles reconnurent d’abord
l'énorme sexe, s'avança et gronda dans sa langue. Derrière lui, les grands
noirs se redressèrent. Aussi épuisés qu'ils fussent, ils étaient au bord de la
rébellion, prêts à mourir s'il le fallait, même les femmes.
Ashaina, l'épouse du chef qui avait toisé les filles sur
le quai d'embarquement, s'avança à son tour, plus loin que son homme, jusqu'au
pied de la dunette où Renfroy d'Ormonville et ses officiers paradaient.
Les événements se précipitèrent, lorsqu'un gigantesque
filet lourdement lesté d'ancres tomba des plus hautes vergues pour encercler
les africains dans un paquet informe. Tandis qu'ils se débattaient en vaines
contorsions qui avaient pour seul effet de les emprisonner inextricablement,
cinq des plus maigres noirs qui avaient été mis à l'écart furent ligotés à une
ancre que deux marins hissèrent en ahanant au bord d'une vanne ouverte. Au
moment de la basculer dans l'océan, ils furent assaillis par une Junon noire.
Ashaina ne pouvait pas laisser partir ainsi sa meilleure amie, si affaiblie
qu'elle n'avait même pas protesté devant son sort par trop évident. Elle
s'empara du long coutelas d'un marin quinquagénaire aux réflexes trop lents
pour se retourner assez vite.
Sous un ciel qui devenait d'encre devant tant d'horreurs,
les filles poussèrent ensemble un hurlement d'effroi tandis que les autres
marins se ruaient sur la furie. Tous les coups du large coutelas qu'elle avait
portés étaient mortels, et ce ne fut qu'assommée par une gaffe que la tigresse
noire s'effondra. Après l'avoir jetée à fond de cale, les marins évacuèrent le
mort et forcèrent les filles à laver le pont de ses macules sanglantes.
Lorsqu'elles en eurent fini en frissonnant de dégoût, l'équipage s'employa à
achever sa sinistre besogne. Les pitoyables cordées qui constituaient la
variable d'ajustement des rations s'évanouirent l'une après l'autre dans
l'océan secoué par le début d'une tempête. Les esclaves avaient le plus souvent
les membres rompus à coup de masse pour détacher leurs doigts enfoncés comme
des serres sur la moindre prise qu'offraient les sabords.
Les corps sanguinolents lancés à la baille attirèrent bien
vite deux grands requins blancs, et plus d'un fut promptement broyé par les
puissantes mâchoires des squales avant même d'être noyé.
La bande de survivants était restée apathique et
silencieuse, impuissante dans l'enchevêtrement
des mailles et des noeuds du grand filet plombé. Seul le
chef, colosse redressé au torse bombé, promenait un regard inquiet en direction
de l'entrepont où avait disparu sa compagne. Il gronda "ASHAINA !!".
Un orage tropical éclata enfin, sombre et brutal, qui fit
retomber la tension palpable. Les torrents providentiels furent collectés par
les marins dans tous les récipients qu'ils trouvèrent. Les esclaves et les
filles se redressèrent pour communier dans la même soif, bras et bouches grand
ouverts pour étreindre et aspirer en riant les cataractes d'eau qui les
aspergeaient comme un don du ciel. Puis, enfin désaltérées, les nuages
évanouis, les filles prirent conscience de leurs vêtements trempés qui les
dénudaient au vu de sauvages que la plupart distinguaient à peine des
légendaires gorilles. Avec un mélange de trouble devant quelques virilités qui
se déployaient majestueusement, et de honte devant la pourpre cardinalice de la
chasuble du Père Ballancourt, les filles se regroupèrent pour aller se sécher à
l'écart.
Le soir venu, ce fut au tour de Jeanne de de raconter son
histoire. Ballancourt s'était juché dans la dunette à l'insu du petit groupe,
comme à son habitude.
Pontcallec, auberge
du Cheval Blanc le 10 mai 1705. Les infortunes de Jeanne.
Le daim tourna d’un quart de tour sur sa broche. Robert
Mallet, propriétaire depuis vingt- trois ans de l’auberge du Cheval Blanc, se
saisit du tranchoir et découpa adroitement un rôt saisi à point. Il regarda
pensivement la lame acérée en souhaitant de toutes ses forces ne pas avoir à
s’en servir ce soir….
Le vigoureux tenancier se dirigea bravement vers la table
des soldats. Les quatre gardes suisses aux tenues chamarrées avaient déjà
descendu une dizaine de bouteilles de chablis et ils riaient de plus en plus
fort en lançant les dés. Robert savait d’expérience que le jeu et la boisson
finissaient immanquablement en rixe ou en duel, et il tenait toujours prêt sous
son comptoir un maillet en plomb prêt à voler au secours de son mobilier et à
refouler les ivrognes.
Ce n’était pourtant point l’escorte bon enfant, mais les
nobles qu’elle accompagnait, qui l’inquiétaient.
"Oignez vilain, il vous poindra, poignez vilain, il
vous oindra". Le baron Des Touches laissa violemment retomber son onzième
pichet de bourgogne, la trogne cramoisie. Il était d'une petite noblesse de
robe, ce qui le conduisait toujours à en rajouter dans ses équipées nocturnes
avec son vieux complice, le comte de Rohan. Le pichet en terre cuite roula
lentement jusqu’au bord de la table en chêne et éclata sur les tomettes du
plancher avec un bruit sourd. Les deux nobles éclatèrent de rire.
“ Foutredieu, n’y a-t-il point de drôlesse dans ce trou à
rats pour prendre soin de deux gentilhommes de qualité ? Réponds, bougre de
couillon ! ”.
Robert pria le ciel pour que Suzon et Félicie arrivent le
plus vite possible.
Las, la porte qui s’ouvrit laissa place à la plus jolie
jeune fille que l’auberge ait jamais accueilli.
Enguerrand des Touches ouvrit une bouche qui dessina un
“ ô ” muet. Jeanne était dans la splendeur de ses dix-huit ans, une
bouche rieuse encadrée par deux fossettes mutines, de profonds yeux verts qui
semblaient sertis à l’intérieur d’une cascade de miel qui retombait sur une
jolie poitrine un peu forte, maIs admirablement galbée.
Sans paraître remarquer l’effet que son intrusion avait
déclenchée, Jeanne s’assit avec un ouf de soulagement près de la porte et posa
son pauvre bagage. Son père avait été démasqué comme faux saulnier et attendait
d’être jugé au fond des geôles croupissantes de la prison de Nantes. Elle
faisait le voyage tous les quinze jours, mais n’avait pas le moindre espoir
d’échapper à une solitude annoncée depuis la mort de sa mère. La contrebande du
sel était l’un des crimes les plus sévèrement réprimés, Gaël Le Ludec finirait
aux galères.
Elle remuait ces tristes pensées quand deux bonnes femmes
au visage dissimulé par de grossiers fichus firent leur entrée. Elles les
dénouèrent, révélant le visage usé par le temps et les orgies de vieilles
ribaudes au corps déformé. N’eut été leur maquillage outrancier et l’assurance
de leur démarche effrontée, elles eussent passé pour de braves villageoises en
quête d’une halte pour se reposer.
Robert fut brièvement soulagé lorsqu’elles se dirigèrent
sans hésiter vers les deux tablées masculines. Suzon s’assit sur les genoux
d’un homme d'arme qui déserta une partie de lansquenet, commençant directement
une fricassée de museau, alors que Félicie passait devant la jeune inconnue
pour se pencher devant les deux nobles attablés. Il comprit que les ennuis
n’étaient pas terminés lorsque Des Touches, sans un regard pour les pis
complaisamment exhibés, repoussa sur le côté la vieille catin. Sans mot dire,
en haussant les épaules, elle vint rejoindre son amie dont le rire haut perché
trahissait l’agacement de sa vulve sous le doigt inquisiteur du reître.
Amaury, onzième comte de Rohan, proféra sentencieusement
avec un clin d'oeil sibyllin :
"Mon cher, vous avez raison, il ne faut jamais se
fier aux appas rances !".
Des Touches ne l’écoutait plus. Il se leva en renversant
son siège sans se soucier d’ajouter au tapage ambiant. Jeanne aurait voulu
disparaître dans un trou de souris, elle avait bien conscience d’être l’objet de l’attention de toute
l’assemblée depuis que chacun s’était tu
pour suivre la progression chancelante du gros homme encore plus écarlate que
son pourpoint. Les dents cariées et l’haleine avinée entraînèrent un recul
involontaire de Jeanne lorsque Des Touches se pencha sur elle.
“ Holà, ma belle, il ne convient pas de rester seule
dans un endroit aussi mal famé ”. Il rit…
“ Venez vous joindre à la table de deux
gentilhommes…AUBERGISTE ! Du vin pour la gente dame….et pour nous aussi,
mordieu ”. Il saisit le bras de Jeanne dans une invite qui se voulait galante, et fut surpris de la
résistance qu’elle lui opposa. Il tira plus fort, mais Jeanne s’arc-bouta sur
la table. Ce fut la manche qui céda, laissant partir les quatre fers en l’air
le pervers aristocrate.
La face livide de rage, il se releva et proféra dans un
silence de mort :
"Sangdieu, du diable si mon vit ne prendra pas céans
le pucelage de cette mijaurée, ne suis-je pas icelui le seigneur des
lieux ?".
Sur un signe autoritaire, les gens d'arme repoussèrent les
ribaudes qui s’accrochaient à leurs basques pour s’emparer promptement de
Jeanne. Robert Mallet ne trouva pas le courage d’intervenir, Des Touches était
le seigneur des lieux, et malheur à qui se trouvait en travers de son chemin.
Toutes émoustillées à l’idée du viol annoncé, les
bougresses se prêtèrent avec enthousiasme à l’effeuillage de la jeune fille
renversée sur la table.
“ Diable, il
est temps que l’oisillon goûte au mâle, formée comme elle l’est. Ce serait
péché que de l’en priver ” gloussa Suzon
“ Dieu, qu’elle est bien fendue, mon prince, voyez
par vous même cette belle motte qui cache des lèvres aussi charnues ”
renchérit Félicie. La vérité est que le corps parfait de la vierge les
remplissait de haine et de regrets, et qu’elles se complaisaient à l’idée de le
voir souillé dans quelques instants.
Jeanne hurlait si fort que ses cris traversaient le
foulard qui bâillonnait sa bouche. Les bras en croix solidement maintenus par
deux gardes suisses, elle ne put empêcher que ses chevilles fussent promptement
attachées aux pieds de la table.
Des Touches se défit lentement, il avait mélangé ses
boutons lorsqu’il avait pissé son vin une demi-heure plus tôt. Suzon vint
hardiment à son secours, s’agenouillant pour dégrafer le pourpoint pris dans
les chausses. Elle contempla quelques instants après un membre dont la vigueur
s'embrumait dans les vapeurs de l’alcool.
“ Félicie, au travail, prépare la petite pendant que
j’astique sa Majesté ”.
Félicie promena dans la motte de blé un doigt expérimenté
qui ne tarda pas à ramener un liquide chaud au grand dam de la pauvre pucelle,
qui gémissait de se sentir déshonorée et trahie par son corps devant tous ces
rustres, ces femmes de mauvaise vie et ces soudards.
Suzon manipulait vigoureusement le membre d’un brun
douteux qui sentait comme l’étal d’un poissonnier. Elle en avait flairé
d’autres, Dieu merci, et elle n’hésitait pas à aspirer de temps à autre la
pointe virile au fumet malodorant.
Lorsqu’elle sentit que la noble jouissance était proche
mais risquait aussi de s’enfuir définitivement, elle guida gentiment la queue
dilatée droit sur sa cible. Le cri de honte déchirée aurait fait frémir une
bête, mais Destouches était noble et donc au-dessus de ces considérations, seul
lui importait d’avoir rétabli le droit de cuissage sur ses terres. Il abattit
ses grosses paluches sur la forte poitrine offerte à sa convoitise et massa à
pleines mains les délicats roberts en tirant sur les bouts nacrés. Il poussa
quelques instants pour trouver sa voie dans le con lubrifié mais
particulièrement étroit de la pucelle. Lorsqu’il eut pris ses aises malgré les
soubresauts pitoyables qui ne faisaient qu’attiser son excitation, le dard
infâme ne tarda point à se confronter au fragile hymen. Après deux poussées
plus vigoureuses, le dernier rempart se renversa sous un flot de semence que le
libertin éjacula en poussant un grognement d’aisance qui évoqua à tous le porc
montant la truie.
Il se releva sans un regard pour Jeanne, tandis que ses
sbires la relâchaient comme un sac de pomme de terre. Jeanne se redressa
lentement comme si elle se réveillait d’un cauchemar. La partie de dés reprit
comme si rien ne s’était passé. Suzon entreprit de nettoyer de sa langue
mercenaire les filets de sperme perdus dans les poils de Des Touches, qui avait
la tête renversée en arrière pour boire à même le pichet. Il ne vit qu’au
dernier moment le tranchoir de l’aubergiste dans la main qui venait de perdre
toute innocence. Suzon eut le temps d’écarter la tête pour laisser la large
lame acérée s’abattre sur la verge encore redressée sous ses caresses. Un flot
de sang jaillit du membre sectionné tandis que Destouches s’évanouissait. Le
premier moment de stupeur passée, Suzon et Félicie s’empressèrent de ligaturer
le moignon sanglant qui émergeait de l’entre-jambes.
Rohan prit rapidement les choses en main et leur fit la
leçon à tous :
“ Il ne s’est rien passé ce soir. Il n’ y aura pas de
scandale. Toi, tu pars demain aux Amériques, les colonies vont te dresser un
peu….et tu y seras sûrement plus en sécurité qu’ici. Allez, emmenez-là à
Nantes, remettez- la à la prévôté de ma part ”.
Août 1705, sur la
Batailleuse, la traversée entre La Rochelle et les Amériques (IV)
Tôt le lendemain matin, les filles furent réveillées par
un lugubre roulement de tambour. Deux garde-chiourmes s’infiltrèrent entre
leurs paillasses pour les branlebater à coups de matraques délivrés sur les
fesses qui ne s’ébrouaient pas assez vite.
Encore engourdies par le sommeil, elles durent remonter
sur le pont en se frottant les yeux sous le soleil rasant. Celles qui prenaient
le temps de frissonner d’horreur étaient brutalement repoussées sur les côtés à
coups de crosses pour laisser émerger les suivantes.
Catherine nota d’abord sur le côté un jeune officier en tenue
d’apparat préposé à consigner sur le livre de bord le quotidien de la frégate.
Puis, Adèle détourna son attention d’un coup de coude en direction de
l’effroyable scène qui se tramait au milieu du pont.
Jean Renfroy d’Ormonville avait bien l’intention de
marquer les esprits pour le reste de la traversée par un terrible exemple.
Au milieu du pont, la reine noire pendait par les pieds,
écartelée entre deux vergues abaissées. Ses poignets aussi étaient étroitement
ligaturés à deux anneaux fixés de part et d’autre de l’écoutille, et ses
membres affreusement étirés par les roulis dessinaient une tragique croix de
Saint André enchâssée entre les deux voiles blanches qui effleuraient le pont.
Elle révélait à l’envi sa fente broussailleuse et frisée, dont le mauve couleur
de khôl des grandes lèvres étirées tranchait sur sa carnation. Ses cheveux
balayaient le sol tant elle se débattait violemment pour échapper à son sort,
avec pour seul effet le balancement rythmique de ses généreuses mamelles. Tous
les hommes semblaient hypnotisés par le ballet des longues pointes brunes qui
ne tenaient pas en place, des seins qui ondulaient grâcieusement de la bouche
aux épaules et des glandes fermes qui semblaient chercher leur place dans la
douce gaine de chair.
Les africains avaient été placés sur un côté du carré,
l’équipage les encadrait le doigt sur le mousquet, et les filles furent placées
par une forme de perversion exactement face à la suppliciée.
Lorsqu’elles furent installées, front résigné et regard
réprobateur, elles attendirent la sentence que Renfroy d’Ormonville allait
prononcer. Un grognement détourna leur attention. Le compagnon d’Ashaina se
débattait sur la dunette, mains liées, bouche baîllonnée, licol de fer autour
du cou, avec la fureur du mâle qui veut protéger sa femelle. Ses formidables
convulsions pour échapper à ses liens l’étranglaient, une énorme veine apparut
sur son front luisant sous l’effort et il s’évanouit.
Catherine sourit à Jeanne pour la réconforter. La jeunesse
roulait des yeux atterrés, elle n’avait jamais assisté à la moindre éxécution
publique, ni même au plus petit tourment, car elle fuyait ce genre de spectacle
dont se repaissaient pourtant les badauds des villes.
Marie et Adèle, plus endurcies, furent néanmoins choquées
d’entendre qu’Ashaina allait être fouettée à mort. Toutes les filles restèrent
assommées, elles avaient pensé que la jeune noire aurait été fouettée et
peut-être pendue, et des sanglots s’élevèrent à l’énoncé de l’inique châtiment.
Les filles refluèrent ensemble lorsque le gabier fit
siffler son fouet. La bande de cuir, dure et épaisse, était finement sculptée
et ses arêtes étaient aussi vives que du métal.
Renfroy d’Ormonville leur intima l’ordre de se rapprocher
de nouveau si elles ne voulaient pas prendre la place de la femme du chef.
Le gabier fit le
tour de la vulnérabilité partout exposée qui lui était offerte. Il aurait pu en
une vingtaine de coups bien assénés abréger les souffrances de la jeune femme,
mais il avait bien sûr l’intention de prolonger son agonie pour le plus grand
plaisir de l’équipage.
Les fesses fermes et musclées subirent le premier impact.
SMACKKT!
“UUHHHNN!”
"Ben, c'est pas un gars bien, ce gabier, essaya
tragiquement de pouffer Catherine, une boule dans la gorge, mais sa
plaisanterie retomba tristement à plat au milieu des filles.Le gabier asséna
trois coups bien dirigés sans les appuyer sur les fermes rotondités. Il se
rapprocha et caressa de ses doigts experts la texture de la peau pour voir
comment elle résistait. Ashaina mordait ses lèvres pour ne pas offrir aux
cochons blancs le plaisir de ses pleurs.
SWACKKT!
HUUUUUNNNNNNNNNN! AAAAAAAAHHHHHHHHHH!
Trois autres coups se succédèrent sur les cuisses,
dessinant de profondes zébrures en travers des membres distendus. Catherine
ferma les yeux un court instant, notant la lividité du teint de Jeanne. Le
gabier lissa sa moustache en se tournant vers le carré des offciers, guettant
une approbation. Renfroy d’Ormonville lui fit signe de la main de continuer.
Le gabier remonta jusqu’aux chevilles, tout en cherchant
la plante des pieds beaucoup moins pigmentée.
AAAAAAHHHHHHHHH!
“HHHHHUUUUUNNNNNN!”.
Il avait frappé sans retenue cette fois, et le premier
sang fut versé, deux minces filets qui s’écoulèrent lentement le long des
cuisses tendues comme des lianes.Elles se mélangèrent aux épaisses gouttes de
sueur qui dégoulinaient des aisselles touffues.
SSSCRACKT!
“AAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH!”
Le scélérat revint frapper les tendres cuisses, avec
beaucoup plus de force cette fois, et toutes les filles se raidirent en même
temps qu’Ashaina. Le sang perla des nouvelles traces cruellement imprimées dans
les muscles bandés.
HIIIIEEEEEEEEAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH!
Aussi léger fut-il pour le premier viol de son intimité,
le premier coup assené sur la fente largement baîllante suffoqua la belle
africaine. Pour avoir du subir les fantaisies de quelques nobles
particulièrement dépravés, Marie savait à quel point Ashaina devait souffrir
d’un coup même faiblement dosé, et elle se rapprocha instinctivement d’Adèle.
noOOOOOOOOWWWWWWWWWWAAAHHHHH!
Le second coup fut beaucoup plus vigoureux, comme si le
premier n’avait servi qu’à éveiller les chairs et à préparer le sexe à une
atroce mutilation. Un déglutis se fit entendre, et les filles s’écartèrent
précipitamment lorsque l’une d’elles vomit. Elle fut promptement traînée par
les bras hors du cercle des déportées.
EEEEEEEEEEEEAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH.
Le ventre souple, puis les épaules sculpturales, se
creusèrent sous deux cinglées impitoyables qui étaient pourtant une rémission
pour le puits meurtri de la superbe esclave. Ballancourt souriait aux côtés de
Renfroy d’Ormonville, et les filles le hairent à jamais pour cela.
“HIEEEEAAAAAAAAAHHHHHHHH! AAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH!
Les seins tressautèrent violemment sous le premier impact
qui les maria dans le même baiser. L’exécuteur des basses œuvres frappa trois fois en travers, sans chercher à
mutiler les vastes mamelles pour l’instant. Néanmoins, toutes les filles
portèrent les mains à leurs seins pour mieux les protéger.
AAAAAAOOOOOOOWWWWWWWWWWWW.
Le dixième coup de fouet sur les fesses rebondies provoqua
le premier évanouissement d’Ashaina. Un matelot s’avança avec une éponge
imbibée d’eau de mer et de vinaigre. Il la promena sur le visage de la
malheureuse, puis l’égoutta au-dessus de ses narines jusqu’à ce qu’elle émerge
du néant salvateur en toussant atrocement.
SCRACKKKT! “IIIIIIIIIEEEEEEEEEEEEEAAAAAAAAAAAAHHHHHHH!.
Le corps magnifique et horriblement châtié vaporisait des
gouttes de sang et de sueur qui voletaient dans l’air, nimbant la scène d’un
halo fantastique. Les longues traînées sanglantes se détachaient par contraste
dans l’azur d’un ciel idyllique. La puissante lanière s’enfonçait implacablement
dans la chair tendre des tétons qui oscillaient follement, fustigeant les
aréoles délicates dont les pointes se flétrissaient.
SWACKKT! “OOOOOOOWWWWWWWWWWWW
Les africains entonnèrent un chant qui venait du fond des
âges, plutôt un murmure rauque qui montait du fond de leur poitrine et
franchissait leurs lèvres closes, où il était question de mort, de courage et
de renaissance.
Les borborygmes étouffés dela jeune noire indiquèrent
clairement qu’elle s’était tranché la langue sans pouvoir s’étouffer dans son
sang pour autant. Les filles étaient livides. Le gabier accéléra le rythme et
la puissance de ses coups pour que la supplicié puisse être convenablement
mutilée avant de trépasser. Frappant cette fois la base complaisamment offerte
des larges mamelles tressautantes, il s’appliqua à les détacher du tronc en
quelques coups bien frappés. Le sang éclaboussa celles qui étaient au premier
rang. Jeanne s’évanouit dans les bras de Catherine, le visage maculé de gouttes
vermillon. Les autres filles, pâles comme la mort, ne valaient guère mieux.
Un râle profond souleva la poitrine décapitée, tandis que
les lèvres et le clitoris de la malheureuse étaient hâchés menus sous les
fouaillées impitoyables.
Le fouet se leva pour la dernière fois alors que la statue
de sang se balançait mollement au gré du
roulis depuis quelques instants déjà.
Les prisonniers baîllonnés par le choc regagnèrent les
cales sous les cris des cormorans qui guettaient une proie appétissante.
Toutefois, ce furent les deux grands requin blancs qui suivaient à la trace la
frégate qui furent régalés.
Août
1705-Louisiane, sur les terres des
Choctaw, à trois jours de marche du fort de Chaleau.
Les brumes épaisses dessinaient les contours fantômatiques
des teepees. Le sommet des huttes faiblement éclairé par une demi-lune
émergeait comme un amas de branchages échoué sur la mer.
Une flèche siffla doucement dans la nuit tranquille avant
de retomber mollement juste devant le campement choctaw. Des boulettes échappées d’une grande blague à tabac crevée
roulèrent sur l’herbe. Deux chiens se redressèrent, l’oreille aux aguets, avant
de venir flairer la viande subtilement empoisonnée. Ils furent bientôt une
demi-douzaine à goûter les appats mortels.
Au bout d’une heure, leurs convulsions cessèrent.
Jacques la Hachette, ainsi surnommé à cause de son curieux
pistolet dont la crosse formait hache, posa son index sur sa bouche, avant de
le relever pour l’agiter en cercles concentriques. Une centaine de trappeurs et
de miliciens du fort de Chaleau se relevèrent silencieusement des hautes herbes
où la plupart somnolaient. Ils avaient en commun des visages couturés de
cicatrices, des barbes hirsutes et des toques de fourrure dont la queue de
castor retombait sur des vestes de peau brune ou des tissus écossais.
Ils savaient que la plupart des guerriers de la tribu
étaient partis la veille pour un raid de représailles contre les Natchez qui
leur avaient volé une dizaine de poneys. Les exclus du parti de guerre, vieillards
ou guerriers affaiblis, n’opposèrent qu’une faible résistance. Après quelques
détonations et coups de sabres dont le charivari donna l’illusion d’un
engagement, le silence retomba. Des cris et des supplications s’élevèrent parmi
les bruits de course éperdus. Beaucoup de papooses trouvèrent leur salut dans
leur petite taille, qui leur permit de s’enfuir invisibles dans le brouillard
qui collait aux buissons. Des squaws qui vivaient dans les teepees les plus
éloignés purent les accompagner et se cacher dans la forêt proche. Tous ceux
qui restaient furent massacrés à coup de crosses ou de haches pour économiser
la poudre des fusils. Tous, sauf une dizaine de squaws parmi les plus belles
des survivantes du premier assaut.
Les trappeurs arrachèrent les robes de peau sous la menace
de leurs mousquets. Les brunes jeunes femmes durent révéler en pleurant le
secret de leur féminité cuivrée, les seins dissimulés sous leurs longues
chevelures de jais et la main posée sur leurs sombres fentes. Certaines se tinrent
droites et fières devant les visages pâles, mais durent rapidement en rabattre
lorsque les trappeurs les conduisirent en les poussant avec le plat de leurs
sabres dans l’enclos des chevaux. Ils détachèrent les rênes des montures qu’ils
allaient voler d’une longue poutre de bois posée horizontalement sur deux
rondins. Puis ils forcèrent leurs captives à incliner le torse au dessus de la
poutre, bras allongés le long de l’épais tronc d’arbre, mamelles pendant dans
le vide. Ils entreprirent alors d’entraver solidement les bras qui reposaient
sur la poutre. Les jeunes femmes avaient conscience d’offrir impudiquement le
spectacle de leurs orifices les plus intimes à la vue de la race honnie et
elles sanglotaient de honte et de terreur.
Au même instant, un corps qui trébuchait sur une jambe
blessée se redressa lentement parmi les cadavres qui parsemaient la clairière.
Un trappeur se pencha sur lui pour
scalper vif l’adolescent bien découplé, mais l’un des éclaireurs Natchez le
stoppa d’une voix gutturale et s’adressa rapidement dans son dialecte à Pierre
Trois-Doigts, le second de Jacques la Hachette.
Petite Plume, qui avait échappé par miracle au premier
massacre, devait la vie sauve à celui qui l’avait reconnu comme le fils du chef
des Choctaw. Sous bonne escorte, il partit rejoindre en claudiquant les
chevaux, car les trappeurs étaient certains de tirer une bonne rançon de
l’héritier d’Osceola.
Après cet intermède, trappeurs et miliciens, français ou
métis, prirent le temps de s’enfiler quelques rasades de gnôle, la vache posée
sur les coudes relevés repassant plusieurs fois humecter les gosiers assoiffés
par le combat et les premiers rayons de soleil. Ils étaient gais et
fredonnaient des chansons paillardes émaillées de jurons et de gros rires pour
saluer la victoire et le viol des indiennes qui pouvait débuter.
Il restait à assujettir fermement les squaws à l’épais
rondin en sapin. Chaque trappeur qui possédait dans ses effets quelques épais
clous de charpentier s’avança. L’une après l’autre, les jeunes femmes
terrifiées connurent le supplice d’une pointe rouillée posée sur chaque sein
sadiquement caressé et étiré au préalable, puis d’un casse-tête levé pendant un
temps interminable, avant de ressentir la douleur atroce qui transfixiait la
chair de leurs glandes. Chaque coup porté creusait un peu plus un profond
sillon dans les fragiles lobules, et l’onde de choc accentuait la douleur
résiduelle. Les hurlements atroces couvraient les cris de vengeance des colons.
“C'est votre tour maintenant, chiennes que vous êtes, vos
hommes sauront qu’on ne touche pas impunément aux femmes blanches !!!”. C’est
Jacques la Hachette qui avait vociféré le dernier en brandissant la médaille du
portrait de sa victime.
L’expédition punitive se défit de ses guêtres sauf une
demi-douzaine de guetteurs. Lorsqu’un homme avait fini, un autre tombait le
pantalon juste derrière les femmes hurlantes. Nombre furent connues aussi en
leur fondement, et certaines, le visage défait par des larmes de douleur
incommensurable, furent forcées de lécher sur les membres fétides leurs propres
déjections, bavant et vomissant leur dégoût. Les moins chanceuses étaient
impitoyablement chevauchées et tirées vicieusement en arrière pour déchirer
davantage leurs pauvres mamelles. Les fauves affamés de sexe les décollaient du
sol sous de puissants coups de boutoir qui leur faisaient perdre l’équilible en
gémissant. Après tant et tant de viols inondant les cavités secrètes d’un flot
de sperme qui gluait sur les cuisses, les derniers servis n’éprouvaient plus de
sensations et devaient stimuler vigoureusement leurs montures, arracher encore
davantage les tétons mutilés pour sentir les fentes dilatées se resserrer
délicieusement sur leurs virilités congestionnées.
Progressivement, une femme, puis une autre, enfin toutes,
finirent sur le sol, inertes, mortes ou presque.
Elles furent transportées, inconscientes ou gémissantes,
dans le grand teepee central où les Choctaw tenaient leur conseil. Quelques
branches furent jetées à l’intérieur, une torche fut jetée, et le bûcher
sinistre engloutit le témoignage des barbaries.
Les survivants cachés en lisière des premiers bosquets de
la forêt de pins attendirent le départ de la longue colonne avant de
s’approcher en silence des vestiges de leur campement.
Août 1705, sur la
Batailleuse, la traversée entre La Rochelle et les Amériques (V)
Les filles contemplaient avec horreur la tache de sang qui
s’élargissait sur la robe de Jeanne. La jeune fille toujours inconsciente était
agitée de spasmes, le front baigné de sueur qu’épongeait tendrement Adèle.
“Elle est grosse, ma doué, quelle misère” constata
tristement Adèle. “Ce ne sera pas une perte de se débarasser du bâtard de ce
chien” lança impulsivement Marie…
“Qu’est ce qu’on fait maintenant ?” hasarda timidement
Catherine en la regardant…
“Qu’est ce que tu crois ? Si j’avais pondu tous les
mioches qu’on m’a fait, mes mamelles traineraient par terre ! T’en fais pas, je
connais la musique. Laissez-moi seule, maintenant.
Les filles sortirent et après avoir maigrement dîné,
profitèrent de l’après-midi de liberté sur le pont que le capitaine avait
accordé aux déportées pour qu’elles se remettent de leur effroyable matinée.
Adèle et Catherine prenaient l’air du grand large à pleins poumons, espérant
que le rétablissement de Jeanne inaugurerait la fin de leurs calvaires
respectifs. A un moment, Catherine mit ses mains en visière devant ses yeux
“Regardez, on dirait un aigle, qu’est-ce qu’il fait par ici ? “. Elle avait
crié à tue-tête, et tout le monde leva les yeux avec étonnement sans rien
apercevoir dans l’azur infini, car personne n’avait une aussi bonne vue
qu’elle.
En fin de soirée, Adèle et Catherine virent apparaître
avec soulagement leurs amies.
Le Père Ballancourt guettait son heure. Posté comme à
l’accoutumée, il se grattait furieusement l’oignon après avoir passé
l’après-midi à péter en marchant.
Marie soutenait Jeanne, et elles s’abritèrent sous la
dunette, à l’abri des regards indiscrets.
Bien que très pâle, Jeanne eut la force de sourire, avant
d’annoncer “ça y est, il est passé. C’était horrible, pauvre petite chose”
“Elle respira un bon coup, et Marie reprit à sa place ”c’est juste un caillot
de sang, au fond, c’est s’qu’y faut s’dire”. Les filles compatirent en
l’embrassant “c’est pas de ta faute et de toute façon, c’est mieux comme ça”.
Marie ajouta “Et tu l’aurais élevé comment ? T’aurais jamais trouvé un mari en
étant prise”.
Un craquement plus accentué étouffé par les voiles leur
fit lever la tête. Elles ne distinguèrent rien de notable et recommencèrent à
babiller, heureuses à l’idée de tourner la page sur la tragique traversée.
Comme un diable surgi de sa boite, Ballancourt apparut au
milieu de la scène. Ses yeux révélaient une joie mauvaise, et avant même de
l’avoir entendu, les filles surent que la représentation de nouveaux malheurs
se dressait devant elles.
“TOI” “OUI TOI”
“Fille perdue”, reprit-il sur un ton plus modéré en
s’adressant à Jeanne, heureux de voir que les filles étaient terrorisées.
“As-tu seulement conscience de la gravité de ton péché ?
La vie est un don de Dieu, et tu viens de commettre un assassinat !”. Jeanne
tomba à genoux en joignant les mains dans une prière muette.
Les gants posés fermement sur les épaules de la jeune
fille la relevèrent sans ménagement.
“Mon père, c’est pas ma faute”.
”SILENCE, fille impure, tu seras jugée pour infanticide
dès que nous serons à terre !!”.
Marie était trop avertie des conséquences du procès pour rester muette. Elle s’interposa
vigoureusement. “Mon père, croyez-nous, c’était presque décroché, ça aurait
donné un monstre, pas une créature de Dieu !”.
“Ce n’était pas à vous d’en juger. Et taisez-vous toutes
les trois, ou je vous fais aussi juger pour complicité.” Les filles échangèrent
un regard consterné, et la même idée de faire passer par dessus bord le vieux
fou hystérique leur traversa l’esprit. Catherine lança un œil par-dessus
l’épaule du prêtre fanatique, et pendant que Marie passait dans son dos en
s’accroupissant, elle se jeta les deux bras en avant.
C’est à ce moment
que la vigie cria “TERRE”.
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