22 mars 2007
Spartacus
L'un des tous premiers, et le plus ancien dans la chronologie du "cycle". Pas mon préféré, loin s'en faut, trop sec, trop historique, pas assez imaginatif.
Spartacus
Chapitre I : Spartacus
Spartacus s’est évanoui. Quelques
secondes. Jamais plus de quelques secondes. Des secondes qui ont duré une
éternité fulgurante. Il a émergé à chaque fois du néant la bouche ouverte sur
un cri, dressé sur ses talons pour vider l’air vicié de ses poumons atrophiés
et appeler une nouvelle respiration.
Cet homme, cet esclave, a failli changer
le cours de l’histoire.
Il tire maintenant sur ses poignets pour soulager ses jambes, diminuer
la tension qui fait tressauter ses muscles. Une souffrance indicible traverse
ses poignets transfixiés par deux
épaisses chevilles de bois épointées. Mais il sait qu’il lui faut répartir le
poids de son corps, cette machine à tuer, cette charge de souffrance qu’il hait
à porter.
Ce soldat, ce chef de guerre, s’est
trouvé à moins d’une journée de marche de Rome.
Il voudrait mourir, mais il sait qu’il
verra encore au moins une autre fois rosir l’horizon. Il ne veut pas mourir, il a une raison pour
cela.
Il prend conscience de son sexe dressé.
Il se soulage comme un animal, en
poussant sur ses fesses pour écarter de ses membres le liquide chaud qui fume
dans les premières lueurs de l’aube.
Arc-boutés sur les premières boucles du
Tibre, les vétérans de Crassus ont stoppé la horde de gladiateurs et d’esclaves
révoltés.
Il s’est déjà pissé dessus quand ils ont
éclaté d’un coup de marteau précipité la première cheville enfoncée dans son poignet
gauche. Elle est de moitié plus courte que l’autre, mais ils ont su préserver
néanmoins son artère et aucune hémorragie salvatrice n’est venue abréger ses
souffrances.
Quelques gouttes se rejoignent dans une
rigole qui contourne les croûtes de sang sec sur ses chevilles. Malgré leur
épaisseur, elle sont bientôt traversées. Ses plaies gourdes se réveillent.
L’anesthésie bénéfique de la nuit se dissipe doucement. Il prend conscience de
l’évaporation des gouttes de rosée qui parsèment encore son corps christique.
Quelque chose manque. Il n’a pas
exactement conscience de quoi dans un premier temps. Les trilles de la mésange
qui donne la becquée détournent son attention quelques instants. Puis il sait.
Il relève avec précaution sa tête.
David ne gémit plus. Sa tête est
inclinée sur sa poitrine. La ligne des ses épaules est beaucoup plus basse. Il s’est adressé pour la dernière fois à
Spartacus en disant “ pourquoi avons nous perdu ?”
Il ont perdu parce que Crixus et les
germains sont partis rapiner les riches propriétés des sénateurs. Ils ont perdu
parce que Rome ne peut tout simplement pas être vaincue, que Rome se donnera
des siècles plus tard quand elle ne sera plus Rome, quand l’intoxication
saturnine provenant du plomb des canalisations aura anémié le sang de ses
armées et vicié les sens de ses empereurs.
Pour l’heure, c’est une armée de
vainqueurs qui est en train de descendre les flancs de la colline dont les
contreforts apparaissent au delà de la cime du champ d’oliviers.
Pour mieux deviner les cohortes masquées
par le nuage de poussière grise, le regard de Spartacus a remonté tout le long
de la route. L’immensité du désastre le submerge. Les romains ont cloué vifs et
face à face deux de ses hommes tous les cent pas. Tragiques sémaphores à la
gloire de Crassus, ils peuvent voir ainsi le reflet de leur propre agonie.
Les premières colonnes se rapprochent.
Les étendards de la 5e légion claquent dans le vent frais et
rythment le pas cadencé des légionnaires. Leur lourd pilum en l’air, ils composent
une vivante forêt d’épieux sur laquelle même les gladiateurs de l’école de
Capoue se sont brisés.
Les premiers rangs défilent devant Spartacus,
dans un étrange silence fait de curiosité et de crainte respectueuse. A trois
contre un, ils ont failli être emportés.
La charrette d’un riche marchand remonte
les colonnes dans les cinglées du fouet impatient de son conducteur. Gracchus
est en train de sauver la raison de vivre de Spartacus.
Spartacus s’est complètement redressé
sur ses talons mutilés. Le char a ralenti dans le dernier virage. Il ne reprend
pas sa course folle.
Varinia s’est penché légèrement en
avant . Dans un cri muet, ses lèvres ont jeté “ je t’aime ”, ses
yeux ont répondu “ vis ”.
Il a eu le temps d’apercevoir un petit
paquet langé de draps blancs blotti derrière Varinia. Longtemps après que le
martèlement des roues sur les pierres se soit estompé, ses pupilles dilatées
restent fixées sur la rémanence du char disparu.
Le temps est maintenant venu de la
longue attente, du soleil qui se lève indolent pour le réchauffer d’abord,
avant de meurtrir ses yeux clos au zénith de sa course.
Ses lèvres sont desséchées.
Il porte précautionneusement à sa bouche
une lampée de l’eau du ruisseau dans lequel se baigne Varinia. Il se dévêt joyeusement
et la rejoint en quelques brasses.
Sur la croix, son sexe s’est
douloureusement redressé pour la prendre encore une fois.
Son corps affaibli ne peut plus tout à
fait supporter cet émoi. Son cœur a manqué défaillir, ses muscles sont un bloc
de douleur, il ne respire plus qu’avec de petits souffles comme les vieillards
que l’on protège sous les roues des charrettes. Son membre retombe bientôt,
sans même qu’ait pu perler son désir.
Il relève le front et hurle
“ Crixus, pourquoi m’as tu abandonné ?”
Chapitre II : Crassus
Dans la torpeur de l’après-midi, les
calcaires aveugles réfractent une luminosité éblouissante qui empêche Spartacus
de sombrer dans les ténèbres apaisantes. Soudain, il perçoit la progression régulière d’un galop, puis
d’un trot. Il soulève sa tête si lourde avec peine :
Crassus se tient en selle devant lui.
Crassus ne dit rien. Son cheval hennit,
secoue sa crinière, il se dérobe. Crassus reprend le mors, tire sur ses
naseaux, flatte son encolure. Il s’est légèrement redressé sur sa selle.
Crassus est très grand, presque maigre.
La noblesse de ses traits patriciens compose avec des traits anguleux qu’on
dirait taillés à coup de glaive. Il porte une profonde cicatrice en travers de
la pommette depuis Carthage.
Il est encore un chef de guerre et pas tout à
fait un dictateur. Ses braies sentent le cuir usagé, la crinière et le suint.
Il s’est forcé pour quitter son oppidum, son camp retranché, et venir saluer
les sénateurs qu’il méprise. Les crèmes de soins au parfum écoeurant dont ils
enduisent tous leurs visages blafards lui ont donné la nausée.
Il aurait voulu se mesurer à Spartacus,
glaive contre glaive, force contre force, monde contre monde. Il a failli se
diriger vers lui pendant la bataille, quand le thrace s’est retrouvé à cent pas
de ses couleurs.
Il regarde derrière lui. Deux centurions
tirent par les cheveux une femme descendue d’une charrette. Sa charrette. Elle
se traîne dans la poussière Sa tunique est en lambeaux. Ils finissent de
l’arracher. Elle se redresse.
Varinia contemple son bien-aimé. Des
larmes de poussière strient ses joues. Elle cligne plusieurs fois les
paupières. Son gémissement prolongé de petite fille fait écho au grondement qui
soulève la poitrine de Spartacus.
“ Crassus, je t’en supplie, laisse
la partir. Tu m’as vaincu, prends ma vie, mais laisse la partir…pour notre
fils, je t’en prie ” Il a pleuré, lui le tueur des arènes, avant de dire
“ je t’en prie ”.
Les lèvres très minces de Crassus se
soulèvent légèrement. Il a pour Spartacus un long regard volontairement ennuyé,
puis le porte sur Varinia qui se tient nue devant lui. Il contemple ce corps
presque parfait malgré une maternité récente, ce corps qu’il a pénétré mais qui
s’est refusé à lui.
“ Moi, j’ai déjà ta vie. Toi, tu n’as
plus de fils ” Ce seront les premiers et les derniers mots de Crassus à
Spartacus.
D’un signe bref de la main, Crassus a
indiqué aux soldats d’avoir à délier David.
Le premier- appelons le Demetrius,
retiendra en pleurant ses intestins répandus sur le sable de Numibie dans
quelques mois. Le deuxième, Tertius le mal nommé, a joué son tour de garde aux
dés, mais il est content d’avoir perdu et de pouvoir ainsi disposer librement
d’une belle femme.
Ils tranchent simplement à coup de
glaive les chevilles puis les poignets de David. Varinia a détourné les yeux
mais elle a entendu la chute du corps flasque. Tertius repousse à coups de pied
les restes de David dans le fossé.
Il retourne aider Demetrius qui a
soulevé la croix. A deux, ils la retournent pour l’inverser. Varinia sera
crucifiée la tête en bas mais simplement liée. La terrible souffrance de la
crucifixion lui est épargnée uniquement pour qu’elle ne se vide pas trop vite
de son sang.
La première partie de son terrible
supplice commence :
Crassus se tourne vers les deux
légionnaires “ Souillez-la ”
Un sourire illumine le visage de
Demetrius. Ils s’emparent de Varinia, Varinia hébétée dans la chaleur, vide
d’avoir perdu son fils et sa liberté, mais qui trouve la force de se débattre
avant d’être pratiquement assommée d’un coup de poing.
Demetrius et Tertius ont soulevé leur
pagne. Demetrius avance de deux pas, soulève sa verge et commence à uriner.
Le jet très dense est d’abord dirigé sur
l’épais tablier. Il vise à irriguer les pétales de la rose nichée dans le
buisson.
Demetrius braque tout de suite sa lance
sur les gouttes odorantes qui dégoulinent sur les seins de Varinia et se
mélangent aux petites giclées de lait qui sont apparues lorsque ses seins
nourriciers sont pesamment retombés sur son menton.
Il les traque jusque sur son visage.
Elle secoue convulsivement sa tête sans que ses narines puissent se dérober à
l’intrusion des vagues musquées.
Elle suffoque, tousse, et les premières
gouttes légèrement sucrées envahissent son palais. Elle crache son dégoût, mais
doit conserver son goût.
Les derniers filets s’écoulent dans ses
cheveux épars rassemblés maintenant en longues tresses mouillées.
Tertius possède un membre
exceptionnellement long et fin, avec un gland anormalement développé dont le
rose se détache sur la peau burinée du légionnaire, et qui a grossi dans son
émotion.
Son regard interrogateur se porte sur
Crassus. Un battement de paupières est vite perçu comme un encouragement. Un
sourire hilare complète le regard de Tertius.
Crassus détourne la tête pour rompre
cette complicité qui crée une intimité impossible avec un homme de troupe.
C’est un cobra qui s’est redressé, dont
le col enfle avec sa colère, et qui commence de se lover entre les seins de
Varinia. Tertius les réunit d’une main ferme, il les presse le long de son vit.
Il les guide par les pointes turgescentes qui ont reconnu le contact familier.
Sa verge descend puis le gland émerge,
avec un méat de plus en plus ouvert comme la bouche d’un noyé cherche de l’air,
sous les yeux fascinés de Crassus et Démétrius ;
Son sexe dardé comme une flèche cherche
bientôt une autre cible. Tertius ouvre et bloque la mâchoire de Varinia avec le
manche de son couteau.
Il promène quelques instants son prépuce
sur les lèvres rouges et pleines de Varinia, le capuchon de chair palpite
quelques instants et il essuie les premières gouttes translucides sur ses
joues.
Il enfonce brutalement son membre viril
au fond de sa gorge.
Sous ce choc brutal, la gorge de Varinia
s’est brusquement rétracté, elle qui n’aime rien tant que prodiguer une
“ fellatio ” apaisante.
Sa langue s’interpose pour dresser un
barrage. Tertius a ralenti son rythme pour lui laisser le temps d’organiser une
si plaisante défense. Son sexe va, vient mais disparaît moins souvent derrière
les lèvres purpurines.
Varinia a compris qu’en accélérant ses
petits coup de langue, elle bloquait ce beau fruit à l’orée de sa bouche.
Sa langue balaie frénétiquement le long
filet qui lui est présenté à l’envers de l’habitude, parcourt le tour complet
du prépuce et se fiche dans le méat béant.
Un long combat s’engage, où le moindre
relâchement de sa part est puni par une poussée qui l’étrangle. Car les
testicules qui retombent lourdement sur son nez l’étouffent et les poils
chatouillent ses narines à l’occasion.
Après avoir résisté tant et tant,
Tertius se rend, dressé sur ses chevilles, les mains refermées autour des
cheveux de Varinia.
Mais les dernières gouttes sont
éjaculées droit sur le visage de Varinia. Il se relève, presse la base de sa
verge et la nettoie sur ses mamelles comme pour un dernier hommage.
Chapitre III Varinia
Varinia a peur, très peur.
Elle a tressauté d’horreur quand ses
poignets sont rentré en contact avec les restes de David
Sans doute aurait elle supplié Crassus,
peut-être lui aurait elle même demandé de la reprendre, si elle n’avait pas vu
Spartacus, si elle n’avait pas capté dans ses yeux son amour et sa souffrance.
Elle puise dans ce désespoir le courage
d’affronter la sentence inéluctable de Crassus.
Demetrius et Tertius ont ironiquement
aligné ses cothurnes au pied de la croix, comme si elle attendait de pouvoir
les chausser de nouveau.
Les légionnaires ont repéré plus haut
dans le virage un bosquet impénétrable composé d’orties blanches à larges
feuilles. L’éclat incandescent du soleil se réverbère dans leurs cuirasses et
leurs casques, ils s’éloignent quelque instants, géants de lumière dans un halo
dilaté.
Ils reviennent en fredonnant un chant
militaire qui exalte Rome et ses conquêtes. C’est une belle journée de vie, de
sexe et de mort, celle là même pour laquelle ils se sont engagés dans la
légion. Demetrius se verrait bien décurion d’ici deux ou trois ans.
Crassus a jeté sa toge mauve sur son
avant-bras et contemple Varinia avec dégoût. Elle aurait pu être son esclave en
amour seulement, tenir sa latifundia, sa riche maison de campagne sur les
hauteurs de Capoue.
Elle gît maintenant sur cette croix avec son
fin visage qui a commencé de se congestionner un peu. Des macules de sperme qui
ont déjà séché pendent dans ses cheveux
réunis en tresses par l’urine.
Spartacus s’est humilié pour la dernière
fois, car il connaît maintenant leur destin inexorable. Les yeux fermés, il est
pour l’heure écrasé par la chaleur et les élancements dans ses tendons sont de
plus en plus insupportables.
Il croit être encore renversé sous son
cheval, tant est grande l’oppression sur sa poitrine. Mais, plus que tout,
c’est un immense chagrin qui le submerge, la perte de ses réunions intimes avec
Varinia près des feux de camp tard dans la nuit, ne plus revoir ce petit bout
de lui qu’il a pu tenir dans ses bras pendant quelques jours avant la bataille.
Il a commencé de mordre sa langue pour
précipiter sa fin.
Demetrius et Tertius portent au bout de
leurs épais gants de cuir plusieurs solides brassées de ces orties très
urtiquantes. Ils se placent sous les ordres de Crassus, aux côtés de
Varinia.
Leurs visages présentent un front
solidaire et inébranlable. Ils sont les protecteurs et les défenseurs de leur
peuple. Demetrius se tient le dos voûté légèrement en avant, les bras collés le
long du corps. Son attitude exprime une grande confiance en soi, de
l’agressivité et un mélange de tension et d’excitation. Il réajuste rapidement
ses culottes, et ce ne peut être que pour faciliter une érection.
Au signal de Crassus, les premiers coups
pleuvent, sur les fesses d’abord, ils se sont légèrement décalés pour cela. Les
orties sont lourdes et flexibles, la fouaillée aisée.
Varinia a poussé un premier cri bref,
affaibli par la constriction de ses poumons, mais très vite elle gémit
continuellement en suppliant Crassus.
Son large fessier est très vite labouré,
mais les stries sanglantes ont presque immédiatement bourgeonné sous l’action
du suc vésicant.
Au bout de quelques instants, les
légionnaires savent qu’ils ne pourront plus ajouter de douleurs
supplémentaires. Ils composent un nouveau bouquet d’orties fraîches, reviennent
se poster devant elle et frottent un long moment les lèvres vulvaires.
Varinia s’est tue, submergée par
l’afflux du venin brûlant dans ses muqueuses déjà congestionnées.
Tertius enfonce la boule d’épines dans
son vagin ravagé, écarte ses doigts, ferme son poing et avec un
“ Han ” d’effort, applique le tampon sur le col de son utérus.
Demetrius profite de l’ouverture encore
béante pour caler une plus grosse boule qui saille maintenant comme si elle
poussait depuis la féminité de Varinia.
Le jour a accompli plus des trois
cinquième de sa courbe. Les romains déposent leurs casques, préférant la
morsure du soleil au contact du cuir noir et bouilli qui les tapisse.
Ils ont constitué des faisceaux beaucoup
plus épais, presque des branches, car ils veulent autant battre que fouetter
ces mamelles gorgées de lait, très lourdes, de plus en plus allongées par la
pesanteur de leur poids et les soubresauts incessants de Varinia.
Ce sont de véritables cadouilles qui
flagellent atrocement les mamelles ensanglantées. Les centurions attaquent la
base des seins, et petit à petit, sous leurs cinglées féroces, les glandes sont
repoussées de plus en plus bas, au sommet des poches, faisant se darder les
mamelons.
Les longues pointes brunes et tétanisées
ne sont point épargnées à leur tour. Les aréoles s’élargissent démesurément et
les petits grains de peau qui les parsèment finissent par leur composer une
couronne d’épis éclatés.
Les seins claquent contre les côtes sous
les gifles impitoyables, et Varinia pourrait maintenant téter sans effort les
giclées de lait tant les bouts de seins se sont rapprochés de ses lèvres. Sa
bouche est ouverte sur un long cri muet bâillonné par l’extraordinaire fréquence de la bastonnade.
Crassus s’abstrait difficilement d’un spectacle
comme les jeux du cirque ne lui ont jamais offert. Mais des bandes de pillards
accrochées aux basques de Spartacus traînent encore dans la région.
“ Je pars inspecter la relève de la 6e
légion, commencez à la torturer, je reviens dans vingt minutes ”. Il
fouille quelques instants dans les sacoches de sa selle et leur jette deux
peignes de fer.
Il élève la voix en dressant son index “ je les veux
vivants à mon retour ” et part rejoindre le castrum, son avant poste
retranché.
Le peigne de fer est une sorte de court
râteau dont la herse est large comme la main, et dont les dents en forme de
croc sont constituées de courts poignards effilés munis de rigoles
d’écoulement.
Après un court conciliabule ponctué de
rires étouffés, il s’approchent de la rebelle, dont ils palpent le corps
légèrement replet dans sa maternité récente, empoignant à pleines mains les
seins volumineux, la peau de son ventre et de ses cuisses partiellement
envahies par la cellulite.
“ les peignes auront de quoi
mordre, dit Demetrius d’un ton entendu ”.
“ On n’aura pas besoin de lui
arracher les côtes, à celle-là, renchérit Tertius ”
L’esclave attachée sur la croix est
tellement angoissée à l’idée de ce qui l’attend qu’elle ne sent même pas les
pinces sur ses chairs.
Puis elle pousse un hurlement de terreur
lorsqu’elle voit qu’un de ses tourmenteurs approche le sinistre peigne de sa
cheville droite
Les lames chuintent dans la chair
glissante, dans le derme luisant de transpiration et des premières gouttes de
sang. Les tendons sont mis à nu, les os apparaissent par endroits lorsque les
premières bandes de peau se déroulent doucement.
“ YYYYYYAAAAAAHHH ”
“ NOOOOOOOOOOOOOON ”
La gorge soudainement bloquée, Varinia
est en état de choc. L’afflux de sang à son cerveau lui interdit le bienfait de
l’évanouissement.
Les peignes se réunissent sur son
ventre, mais ne vont pas percer ses entrailles. Tertius jardine quelques
secondes dans l’épais buisson brun et bouclé et sépare en deux
l’impressionnante toison pubienne.
Il pose précautionneusement l’extrémité
d’une dent sur le capuchon du clitoris et tire brutalement.
Varinia a poussé un gémissement de bête
mutilée, arc-boutée sur ses coudes, le dos tendu à se rompre. Elle est
maintenant une cathédrale de sang dont les longs hurlements ont baissé
d’intensité.
C’est une enfant qui sent les pointes
crocher dans la chair tendre de ses seins, décoller l’épiderme de ses côtes.
Quand les lames déchirent les lobules des glandes fragiles, que le sang envahit
les alvéoles, quelque chose se rompt dans son cerveau.
C’est d’un corps sans vie que tombent
deux pis décharnés
Les yeux mi-clos, Spartacus entrevoit un
instant son visage déformé par la souffrance.
Varinia est devenu une fleur
monstrueuse, pétales rouges et charnus qui retombent sur sa tête, autour du
pistil vert qui sourd de son sexe et autour de sa poitrine décapitée.
Spartacus mâche sa langue depuis de
longues minutes. Il vient de finir de la trancher et la recrache dans un geyser
de sang. Le sang bouillonne dans sa bouche. Il le laisse envahir ses poumons,
suffoque, crache, s’asphyxie. Il est trop faible. Avec des aboiements rauques,
il se noie dans son propre sang, qui finit de couler en spasmes ténus.
Ses yeux se sont déjà voilés. Il a
entendu un trot soutenu, mais il ne voit pas Crassus, Crassus le regard
terrible qui fixe les centurions- trente coups de fouet- ils le savent, ils
sont heureux de s’en tirer à si bon compte.
Crassus ajuste son casque, éprouve de
ses doigts fins la caresse du métal lisse et brûlant, et donne de l’éperon.
FIN
00035439
Sceau
officiel CopyrightDepot.com émis
le 02 04 04 à 15:12 (HE)
Consulter le site CopyrightDepot.com
Pourquoi ces textes ?
Un certain nombre de films et de lectures m'ont profondément
impressionné entre disons 11 et 14 ans. Films grand public, livres d'histoire,
comportant des descriptions d'actes de torture envers des femmes dans des
univers "H"istoriques, scènes d'autant plus frappantes que présentées
ou simplement suggérées avec un talent qui excluait tout voyeurisme. Je pense à
des films comme "les conquérantes d'un nouveau monde" ou
'l'impératrice rouge". Un peu plus âgé, je me suis à rechercher ces scènes
de façon pressante, jusqu'à trouver dans une sex-shop rue St.Denis des ouvrages
écrits de façon ampoulée qui décrivaient pour une clientèle spécialisée,
avant-guerre, des supplices exotiques infligés aux femmes blanches (l'hacienda
cruelle, sous le joug des barbares et autres Nana-Sahib).
En souvenir du jeune homme que j'ai été, je me suis à écrire depuis quelques
temps les nouvelles que j'aurais aimé lire à l'époque et j'espère faire
partager mes émois à d'autres.
Il y aura donc progressivement présenté dans le Blog les 17 textes que j'ai
entrepris et pour la plupart achevés, ainsi que des albums photos qui
permettront d'illustrer le contexte qui a nourri chacun de ces textes.
Sachant ce que vous trouverez -des récits de torture extrême dans un style
mi-parodique des "vieux"auteurs de ce genre, il ne conviendra de
m'interpeller qu'afin de me dire si mon intention -installer par un luxe de
détails mon lecteur au coeur d'un film- a été ou pas couronnée de succès en ce
qui vous concerne .....
Selon l'écho, je compte reprendre les textes inachevés, l'Ecole Mishima en priorité.
SOMMAIRE : Attention : tous ces
textes sont à classer dans la catégorie M/f, non consensuel/torture/mort.
Spartacus :
commence pour Varinia quand finit le
film de Kubrik ((3498 mots)
Moriturae te salutant
………………………………………………..
Persécutions des chrétiennes sous Néron
((20 060 mots)
Un procès de
sorcellerie en Alsace …………………………….
Il ne faisait pas bon être jeune et
belle en Alsace au XVIe siècle
(9 060 mots).
Les conquérantes d'un
Nouveau-Monde (Août 1705, première partie) …………………………….
Inspiré par le film du même nom, le
tragique destin de quatre françaises déportées en Louisiane en 1705.
Le poteau de torture.……(traduction)……..……………………
d’après la nouvelle de Tortura
« Mary’s ordeal ». Pionnières torturées par les indiens (3 624
mots)
Prisonnière des Apaches………(traduction)………
Traduction d’après : inconnu.
Torture d’une jeune pionnière
(6 820 mots
Captive des indiens ……(traduction)……..………………………
d’après la nouvelle de RVH
« captive of indians ». Tortures indiennes (9 898 mots)
Natacha et le
pistolero français……………………………….…
Méchants tzins, bons shadow-eyes, la
part de Laurent pour la saga coécrite avec Arpone, Thor et Zarathoustra, en
1896, les aventures d’un français et d’une danseuse russe poursuivis par une
horde d’apaches renégats (13 597 mots)
Nuit de chine…………………………………………………………
Massacre d’une Mission chrétienne par
les Boxers en 1900
(14 698 mots)
Septembre 14……………………………………………
Suite des aventures de Roland le pistolero en
France pendant la première bataille de la Marne (18 070 mots)
Rêve de fer, rêve de
sang……………………………………………
Jeune anarchiste torturée par un
capitaine franquiste pendant le siège de l’Alcazar de Tolède (1 829 mots)
Un hiver 42…………………………………………………………….
Pascal et Laurent torturent avec la
Gestapo française (9 869 mots)
Une sale journée…………………………….
L’ »horizontale » Martine
Faugier durement châtiée à la libération (3 961 mots)
Ecole Mishima……………………………………………
Les 12 premiers chapitres d’un
snuff-movie tourné en 1970 dans l’école d’arts martiaux du célèbre écrivain
japonais (16 056 mots)
La jeune fille et la
mort……………………………………………..
inspiré du film du même nom, la
dictature de Banzer en Bolivie (1
255 mots)
La traductrice………………………
Comment améliorer les performances
d'une traductrice peu douée, dans une maison isolée au fond des bois(5 798 mots)
La dernière goutte………………………
Le voyage interplanétaire d’un
vaisseau-colonie au XXVe siècle ou comment contrôler les naissances (2
482 mots)
TOTAL 137 334 MOTS
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